Cet été, faites le plein de culture aux Archives et visitez l'exposition Filmer les procès, un enjeu social ! Et découvrez déjà le teaser de l'exposition !

 

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À noter : les Archives départementales de la Gironde seront fermées au public les 14 et 15 juillet prochains.

Projection - Séance Mistinguett

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Statuette en plâtre peint de Mistinguett.

Dans le cadre de l'exposition « Ils y viennent tous... au cinéma ! », les Archives départementales de la Gironde ont proposé la projection de films mettant en avant la comédienne vedette Mistinguett.

Lorsque Mistinguett entre en cinéma en 1908, elle a déjà fréquenté de nombreuses salles de music-hall à Paris mais aussi en France ou en Angleterre. Elle a une solide réputation de danseuse « épileptique » qui l’oblige à assurer des numéros frénétiques où son corps athlétique est intensément sollicité. C’est avec la même énergie qu’elle s’empare des rôles que lui offre le cinéma : descendant le long d’une façade, sautant d’un pont ou d’une voiture ou devenant un poulbot vendeur de journaux alors qu’elle a plus de 40 ans ! Mais c’est aussi son corps d’artiste qu’elle met en scène multipliant les mises en abîme de son statut de vedette des plus belles salles de spectacle. Une bête de scène crève l’écran !

Il n’est pas question de choisir entre l’une ou l’autre carrière pour Mistinguett mais de mener de front les deux : la scène et l’écran, ce que la brièveté des tournages permet en ce début des années 1910. En journée ou en période de relâche des salles de spectacle, elle se rend dans les studios de prise de vues, ceux de Pathé à Vincennes principalement, et est présente le soir sur les planches du Moulin Rouge ou de l’Olympia tel le personnage qu’elle interprète dans Chignon d’or d’André Hugon. Cette mise en abîme de sa vie et de son parcours est d’ailleurs une des caractéristiques des films qu’elle interprète pour ce réalisateur. Elle assiste ainsi avec enthousiasme à l’un de ses propres numéros dans Fleur de Paris, se travestit en apache (et en jeune vendeur de journaux alors qu’elle a 40 ans) pour « infiltrer » une bande de voyous et l’étudier afin de préparer un rôle à l’Olympia dans Chignon d’or ; elle devient espionne dans les deux opus de Mistinguett détective (1917) comme elle le fut pendant la guerre pour arracher la liberté de son amant, Maurice Chevalier, prisonnier des Allemands. Ces qualités athlétiques sont amplement sollicitées dans ces oeuvres où elle n’hésite pas à se battre, sauter d’un pont, glisser le long d’une gouttière : l’école du music-hall fait ici merveille.

Découvrez ou redécouvrez :

  • Chignon d’or d'André Hugon et Louis Paglieri (1915, 50 min)
  • Mistinguett détective II d'André Hugon et Louis Paglieri (1917, 30 min)