A compter du 30 juin, ouverture de la salle de lecture en accès libre avec ou sans réservation dans la limite des places disponibles et consultation de 10 documents maximum par jour dont un en réservation si souhaité. Il est fortement conseillé de réserver préalablement sa place via le formulaire de réservation. Les gestes barrières doivent être impérativement respectés et le port du masque reste obligatoire. Vous retrouverez dans la rubrique pratique le détail des modalités d’accès.

Pour rappel, les Archives départementales seront fermées au public du 9 au 13 août 2021.

 

Concours de la Flamme de l'égalité

Le concours national "La Flamme de l’égalité" propose aux enseignants du primaire et du secondaire de mener une réflexion avec leurs élèves sur l'histoire des traites et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l'abolition, sur leurs survivances, leurs effets et leurs héritages contemporains. Leurs travaux aboutissent à une production collective dont la mise en forme finale est libre : récit, documentaire audiovisuel, projet artistique, numérique, etc. Enfin, ce concours aspire à conforter la construction d'une mémoire collective autour de valeurs partagées, afin d'étayer le sentiment d’une appartenance commune et d’enrichir la mémoire nationale.

Dans ce cadre, la Fab'EAC propose aux élèves, un travail d'historien à partir de quelques documents d'archives extraits des fonds conservés aux Archives départementales de la Gironde. Cette sélection de sources met en lumière le recours à la traite et à l'esclavage comme étant un indispensable au système économique colonialiste du XVIIIe siècle. L'analyse de ces documents a pour vocation d'initier les scolaires au questionnement, d'exercer leur esprit critique et de développer leurs connaissances historiques.

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Le maître et son esclave par E. Bondeux.

Les documents proposés sont les suivants :


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En liberté comme toi... par Bonneville.

  • Extrait des registres du Conseil d’Etat, 21 mars 1768 (C 4383, pièce 26). A partir du milieu du XVIIIe siècle, on assiste à l’essor d’une politique d’encouragement de la traite. En raison du manque de moyens des compagnies, la traite avait été déclarée libre en 1725 dans plusieurs grands ports français, tels Le Havre, La Rochelle, Nantes ou Bordeaux. La Compagnie des Indes (créée en 1719) accorde aux armateurs particuliers le droit de faire la traite moyennant 10 livres par captif. Par intervention royale, les négociants et armateurs peuvent même être exemptés de cette taxe.
  • Jugement rendu à propos d’une bande de Nègres marrons par la chambre criminelle du Conseil supérieur de la ville du Cap Français à Saint Domingue, 2 octobre 1777 (4 J 1227). Depuis 1674, les Antilles ne sont plus administrées par la Compagnie des Indes mais par le roi : un lieutenant général pour le roi et un intendant résident à Port-au-Prince, capitale de Saint Domingue et de toutes les Antilles françaises. Chaque île a en outre son gouverneur particulier. Un conseil souverain composé de notables et d’administrateurs se réunit une fois par mois. Sa fonction est de juger au criminel. Lors d’une procédure extraordinaire, le Conseil souverain du Cap rend à Fort-Dauphin un jugement des plus cruels concernant « la bande de Canga ».

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Le droit de visite à bord d'un vaisseau négrier d'après M. Biard, extrait de L'Illustration.