Compte tenu des nouvelles consignes sanitaires, l'accès à la salle de lecture et le nombre de communications par jour restent soumis à réservation préalable trois jours ouvrables avant la date souhaitée, dans la limite de 15 personnes et de 10 documents maximum (5 en réservation et 5 sur place). Vous retrouverez dans la rubrique pratique le détail des modalités d’accès.

Pour rappel, la salle de lecture sera fermée les 13 et 14 mai prochains.

Notice descriptive

Généralités, préparation militaire et recrutement - 1 R 1-133, 137-136, 139-719, 723-722, 736-1238, 1391-1401, 1407-1423, 1431-1444, 1450-1466, 1474-1487, 1494-1510, 1517-1528, 1535-1552, 1559-1574, 1581-1596, 1603-1618, 1625-1643, 1650-1660, 1666-1676, 1682-1692, 1698-1708, 1714-1724, 1730-1739, 1745-1755, 1761-1770, 1775-1786, 1792-1802, 1808-1817, 1823-1832, 1837-1390, 1402-1406, 1424-1430, 1445-1449, 1467-1473, 1488-1493, 1511-1516, 1529-1534, 1553-1558, 1575-1580, 1597-1602, 1619-1624, 1644-1649, 1661-1665, 1677-1681, 1693-1697, 1709-1713, 1725-1729, 1740-1744, 1756-1760, 1771-1774, 1787-1791, 1803-1807, 1818-1822, 1833-1836, 1847-1946 (1791-1940)
Présentation du producteur :

1 R A. - Ecoles militaires (2).

1° Ecole Polytechnique : l'Ecole centrale des Travaux publics, créée en 1794, devint le 1" septembre 1795 l'Ecole Polytechnique; elle fut organisée sur le plan militaire; nous possédons pour la Gironde les dossiers des candidats au concours et de demandes de bourses et trousseaux de 1800 (à 1930.

2° Ecole militaire spéciale de Saint-Cyr : fondée en 1808, elle cessa de fonctionner entre 1814 et 1847; nous possédons les dossiers des candidats aux concours de 1822 à 1931.

3° Prytanée militaire de La Flèche : des quatre prytanées militaires fondés en 1800 pour accueillir les fils d'officiers morts à l'ennemi et de fonctionnaires décédés dans l'exercice de leurs fonctions, il n'en subsiste qu'un transféré en 1808 à La Flèche.

4° Ecole de cavalerie de Saumur : l'école d'instruction des troupes à cheval établie à Saumur en 1815 succédait à deux écoles de cavalerie établies à Versailles et Saint-Germain-en-Laye. En 1825, l'école de Saumur devint " Ecole royale de cavalerie ". Elle fut réorganisée par ordonnance du 7 novembre 1845.

5° Collège royal de la Marine, puis Ecole Navale : le collège royal de la Marine fut organisé à Angoulême par ordonnance du 31 janvier 1816; par ordonnance du 1er novembre 1830, il devint l'Ecole navale qui fut transférée là Brest; nous possédons les dossiers de candidats aux concours d'entrée pour les concours de 1864 à 1931 (lacune : 1919-1925).

6° Ecole du service de santé militaire : l'Ecole, créée en 1856, fut rattachée 'à la faculté de médecine de Strasbourg; supprimée par la guerre de 1870, elle sera rétablie à Lyon en 1888. Un projet avait été mis sur pied pour la réorganisation de l'Ecole à Bordeaux en 1883.

7° Ecole principale du Service de Santé de la Marine (Santé Navale).

Succédant aux Ecoles de médecine navale de Rochefort et de Toulon (créées en 1721) et de Brest (créée en 1731), l'Ecole principale du Service de Santé de la Marine fut créée par la loi du 10 avril 1890. Elle fut installée à Bordeaux par décret du 22 juillet 1890, dans les locaux de l'Asile d'aliénés transféré 'à Châteaù-Picon.

Les écoles antérieures subsistèrent comme écoles annexes, puis les cours d'application furent centralisés à Toulon en 1896. Une école d'application du Service de Santé des Troupes coloniales conçu en 1902 fut créée en 1905 au Pharo, à Marseille.

B. - La préparation militaire et le sport.

La préparation militaire, la gymnastique, le tir et d'une façon générale le sport se sont développés après la guerre de 1870-1871 dans l'esprit de la " Revanche ". En 1872, se fondent à Bordeaux deux sociétés de gymnastique; Bordeaux-Longchamps et la Société de gymnastique de Bordeaux, ainsi qu'une société de tir, les Tirs régionaux (3). Le mouvement se généralise, et, en 1883, est créée la Fédération des Sociétés de Gymnastique et d'Instruction militaire du Sud-Ouest. Le Conseil général de la Gironde encouragea les exercices de tir en créant, le 6 septembre 1882, des prix sous forme de subvention aux sociétés de tir participant aux concours annuels. De son côté, l'armée encourageait le tir en délivrant aux sociétés de tir des cartouches à titre gratuit (instructions ministérielles des 9 octobre 1885 et 29 avril 1892). Les sociétés sportives dans leur ensemble devaient être soumises à l'agrément du ministère de la Guerre (instruction du 7 novembre 1908). C'est pourquoi toutes les sociétés sportives, y compris celles qui avaient été primitivement classées dans la série M, ont été regroupées dans la sous-série 1 R, même si certains sports, comme le tennis, semblent avoir peu de relations avec la préparation militaire proprement dite. De toute façon, la notion de sport " désintéressé " n'existe pas à la fin du XIXe siècle : " Faites nous des hommes, nous en ferons des soldats ", telle est la mission que le général Chanzy assignait aux sociétés de gymnastique lors d'un congrès fédéral à Reims en 1882 (4).

C. - Le recrutement (5).

La conscription fut crée par la loi du 19 fructidor an VI (5 septembre 1798), dite loi Jourdan. Elle frappait tous les Français de 20 à 25 ans. Le service était de cinq ans; les conscrits étaient divisés en cinq classes, une par armée. Chaque commune devait tenir à jour un tableau des français soumis au tirage au sort et ces tableaux communaux étaient regroupés par canton et arrondissement.

La conscription fut abolie par la Charte de 1814 et fut (remplacée par l'appel (loi Gouvion Saint-Cyr du 10 mars 1818). En fait, devant le manque de volontaires, la conscription fut à moitié rétablie : " L'armée se recrute par des engagements volontaires et, en cas d'insuffisance, par des appels suivants les règles prescrites. Les appels de 40 000 hommes au départ furent ensuite portés à 60 et 80 000 hommes en 1824 et 1832. Les engagements et appels (6 ans dans l'infanterie, 8 ans dans les autres corps) virent leur durée uniformisée à 8 ans en 1824, puis réduite là 7 ans en 1832, puis à cinq ans d'active et quatre ans de réserve en 1868 (loi Niel).

La loi Niel (1er février 1868), outre le fait qu'elle abaissait la durée du service actif à cinq ans, créait la garde nationale mobile qui en temps de paix ne faisait qu'une période de 15 jours, et une réserve de quatre ans.

La loi du 17 juillet 1870 appela la mobile à l'activité. Les 24 et 25 août suivants, des conseils de révision spéciaux à la mobile fonctionnèrent dans chaque arrondissement. En Gironde, quatre bataillons furent créés, comprenant chacun huit compagnies :

-1er bataillon (commandant d'Antin) : arrondissements de Bazas et La Réole;

-2e bataillon (commandants de Pinaud, puis Basterot des Granges) : arrondissements de Blaye et de Lesparre;

-3 e bataillon (commandant Horeau) : arrondissement de Libourne et partie de l'arrondissement de La Réole.

Ces quatre bataillons furent réunis en un régiment, le 25e (colonel Dartigolle).

Après la capitulation de Metz, deux nouveaux bataillons furent formés :

-5e bataillon (commandant Arnould) : dépôts de Bordeaux et Bazas;

-6e bataillon (commandant Cautereau) : arrondissements de Lesparre, Blaye et Libourne et cantons de Monségur, Pellegrue, Targon, Castelnau, Carbon-Blanc et Saint-André-de-Cubzac.

La loi du 27 juillet 1872 établissait le principe du service universel de 20 à 40 ans :

- active : 5 ans;

- réserve de l'active : 4 ans;

- territoriale : 5 ans;

- réserve de la territoriale : 6 ans.

Dans les faits, le tirage au sort fut maintenu, et les " bons numéros " ne faisaient qu'un an de service actif; de larges dispenses (4 hommes sur 10) furent accordées aux enseignants, séminaristes, etc.

Ce fut la loi du 21 mars 1905 qui supprima définitivement le tirage au sort et fixa la durée du service actif à deux ans. En 1913, le service fut porté à trois ans. En 1923, il fut réduit à un an et demi et en 1928 à un an.

Le remplacement fut autorisé au départ (loi du 8 mars 1800) pour des raisons de santé ou d'étude. Sous la Restauration, il fut autorisé par tous les conscrits. Des compagnies d'assurances et des particuliers se chargèrent bientôt de fournir un remplaçant à ceux qui avaient tiré un mauvais numéro, moyennant un versement qui restait à la compagnie si l'intéressé tirait un bon numéro. La loi du 26 avril 1855 transforma le système par l'exonération du service contre le paiement de sommes à une Caisse de dotation de l'armée chargée de fournir des remplaçants, par voie de rengagement des anciens militaires (6).

(2)Cf. Ministère des Armées, E.M.A.T., Service historique, Guide bibliographique sommaire d'histoire militairs et coloniale française, Paris, Impr. Nat., 1969, gr. in-8°, 522 p. (pp. 48-51).

(3) On trouvera des notices sur les principales sociétés de gymnastique et de tir de Bordeaux dans : Bordeaux, aperçu historique, sol, population, industrie, commerce, administration, ouvrage publié par la municipalité bordelaise, Paris, Hachette, Bordeaux, Féret et Fils, t. III, 1912, in-4°, 573 p. (pp. 524-528).

(4)Cité par M. Ch. DAUBIGNY, dans l'Introduction au Répertoire de la série R des Archives de l'Aube, p. 15.

(5)Guide sommaire., op. cit., p. 30.

(6)Sur le remplacement, on consultera le livre de Bernard SCHNAPPER, Le remplacement militaire en France. Quelques aspects politiques, économiques et sociaux du recrutement au XIXe siècle, Paris, S.E.V.P.E.N., 1968, gr. in-8°, 326 p. (Bibl. gén. de l'Ec. des Hautes Etudes, VIe sect.). L'auteur a spécialement étudié le remplacement en Gironde, où nous disposons d'une série d'actes administratifs de remplacements de 1830 à 1856.