Archives Départementales de la Gironde








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PATRIMOINE DE L'ESTUAIRE : le phare de Cordouan, Versailles de la mer

Sciences et techniques au service de la navigation

La tour de louis de Foix


















La tour de Louis de Foix
Sanguine de Gustave Labat, 1886.

Archives départementales de la Gironde, 162 T 5


Signaler le littoral le plus loin possible, donner des points de repère aux marins à l’approche des côtes, les guider dans les passages dangereux, du premier feu de bois allumé sur la grève au puissant phare électrique : depuis la plus haute Antiquité, les hommes ont cherché à rendre la navigation plus sûre.

Exemple célèbre entre tous : la fameuse tour de l’île Pharos, qui, au IIIe siècle avant Jésus Christ, signalait l’entrée du port d’Alexandrie. Considérée par les Anciens comme la 7e merveille du monde, elle a tellement marqué l’imaginaire que le nom de l’île a donné le nom commun désignant toute tour de ce type : le phare.
Au cours des siècles, la nécessité d’améliorer les conditions de navigation a poussé les architectes à construire des phares de plus en plus hauts et les ingénieurs à inventer des fanaux visibles de plus en plus loin.Description du phare de Cordouan,
C’est au XVIIe siècle que commence une ère nouvelle. Tandis que des vaisseaux de plus en plus perfectionnés partent à la conquête des océans, les conditions de navigation connaissent de rapides progrès : outre ceux de la cartographie et de l’hydrographie qui contribuent à rendre plus sûrs les atterrages et le cabotage, la signalisation des côtes s’améliore avec l’érection de nombreux phares.
Dans le même temps s’opère une évolution remarquable de leurs modes d’éclairage. Les phares doivent être vus de loin ; ils doivent également être identifiables par la spécificité de leurs signaux.


Description du phare de Cordouan, détail,
Archives départementales de la Gironde, 3 J Z 21

Les efforts portent sur l’augmentation de la puissance lumineuse des installations. Cela passe d’abord par le combustible choisi. Jusqu’au XVIIIe siècle, des feux de bois, de tourbe ou de houille brûlent à l’air libre au sommet des phares. Il faut attendre le début des années 1770 pour que l’on commence à utiliser des bougies dans des lanternes vitrées, ce qui évite que le vent n’éteigne le phare. En 1780, on les remplace par des lampes à huile végétale et/ou animale auxquelles succèdent, au XIXe siècle, des lampes à pétrole, avant que n’arrive, au XXe siècle, la fée électricité.Placard, 2e édition d'aprés les dessins Henry Bagouet, géométre, Chaumas Gayet, libraire,Bordeaux, 1850


L’augmentation de la puissance lumineuse passe également par le perfectionnement des systèmes de réflexion de la lumière. Au traditionnel feu stationnaire en usage depuis l’Antiquité, l’on substitue des feux à réverbères, des feux à réflecteurs paraboliques, des feux tournants à éclipses, et enfin le système lenticulaire de Fresnel, expérimenté pour la première fois à Cordouan en 1823, et depuis, après perfectionnements, toujours utilisé.


Description du phare de Cordouan
Placard,
2e édition d'après les dessins d'Henry Bagouet, géométre, Chaumas Gayet, libraire,Bordeaux, 1850
Archives départementales de la Gironde, 3 J Z 21
Le phare de Cordouan

Si le phare de Cordouan, le plus vieux de France, a connu, au cours des siècles, comme tous les autres phares, des mutations techniques et a même parfois servi de lieu d’expérimentation aux innovations technologiques, c’est surtout dans l’histoire de l’architecture qu’il occupe une place à part.
Fait unique depuis l’Antiquité, il n’est pas seulement un ouvrage d’art utilitaire, mais aussi un monument, ce qui établit sa filiation directe avec le phare d’Alexandrie. Il a été d’ailleurs, avec Notre-Dame de Paris, le premier bâtiment classé monument historique en France en 1862.

Conçu comme un monument par Louis de Foix, lequel a persuadé le roi Henri IV de construire « un merveilleux édifice » symbole de la royauté, ce phare providentiel doit conduire les Français et les assurer « contre la rage future et les furieux abois des tempestes et orages nonpareils… ».

Au cours des quatre siècles suivants, les restaurations et modifications, rendues nécessaires par l’état de dégradation du phare et l’évolution des techniques d’éclairage, ont grandement modifié son aspect initial. Cependant, l’essentiel du chef-d’œuvre de Louis de Foix a été respecté.
Les origines
plan de la rivière de Bordeaux en 1545 d'aprés un manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France, reproduit dans Royan et la tour de Cordouan de Gustave Labat, Bordeaux, 1893.



Plan de la rivière de Bordeaux en 1545
dressé par Gustave Labat, d’après un manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France, pour illustrer son ouvrage Royan et la tour de Cordouan, Bordeaux, 1893

Archives départementales de la Gironde, bibliothèque historique, BIB I/J  59

Situé à 7 kilomètres au nord-ouest de la pointe de Grave, à l’entrée de l’estuaire de la Gironde, l’ancienne « Rivière de Bourdeaulx », l’îlot de Cordouan est mentionné sous le nom de « Cordam » sur diverses cartes en 1313, 1436 et 1550.
En 1545, dans la Cosmographie de Jehan Allonfonsce et Paulin Secalart, il est désigné sous le nom de « Ricordame ». C’est la première fois que l’on mentionne l’existence d’une tour au sommet de laquelle brûle un brasier.
En 1570, dans La vraye et entière description du royaume de France de Guillaume Postel, la tour apparaît sous le nom de « Tour de Corben ».

Ruines de la tour dite du Prince Noir, détail de la planche gravée de tassin, 1636
Plusieurs tours ont vraisemblablement précédé celle édifiée vers le milieu du XIVe siècle sous le Prince Noir, Edouard prince de Galles (1330-1376), fils aîné du roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, Edouard III, qui l’a nommé gouverneur à vie de la Guyenne.

De forme octogonale, cette tour de 16 mètres de haut est terminée par une plate-forme sur laquelle brûle un feu de bois. L’entretien du feu est confié à des ermites logés dans les dépendances d’une chapelle dédiée à Notre-Dame de Cordouan.

En 1580, Biron, gouverneur de Guyenne, signale au roi que la tour menaçant ruine, les ermites ne veulent plus entretenir le feu. En conséquence, les naufrages sont plus fréquents.



Ruines de la tour dite du Prince Noir, détail de la planche gravée de Tassin, 1636
Archives départementales de la Gironde, bibliothèque historique, BIB L 271


La tour de Louis de Foix : "le phare des rois, le roi des phares"


A la fin de 1581 ou au début de 1582, une commission d’experts nommée par le roi Henri III est envoyée à Cordouan.
L'un de ses membres, Louis de Foix, ingénieur et architecte, déclare qu’il faut « restablir et rédiffier » la tour. Le roi le charge de la reconstruction.
Le 2 mars 1584, en présence du maréchal de Matignon, gouverneur de Guyenne, et de Michel de Montaigne, maire de Bordeaux, Louis de Foix signe le contrat par lequel il s’engage à construire l’ouvrage.




Les travaux troublés par le manque d’argent, les événements politiques, religieux et militaires, se déroulent de façon irrégulière. Ils se poursuivent, après la mort de Louis de Foix en 1602, sous la conduite de son fils Pierre, puis, à partir de 1606,  de François Beusher.
Achevé en 1611, l’édifice, au décor abondant et raffiné,  suscite l’admiration, au point d'être qualifié de «huitième merveille du monde».





Contrat pour la reconstruction de la tour de Cordouan, passé entre, d'une part, le maréchal Jacques de Matignon, gouverneur de Guyenne, François de Nesmond, président au parlement de Bordeaux, Ogier de Gourgues, trésorier général de France au bureau des finances de Bordeaux, Michel de Montaigne, maire de Bordeaux, et, d'autre part, Louis de Foix, architecte, 2 mars 1584
Archives départementales de la Gironde, 3 J C 100

Croquis de la lanterne de la tour de Louis de Foix,
La tour comprend plusieurs niveaux :
- un rez-de-chaussée auquel on accède par une entrée monumentale surmontée d’un fronton,
- un premier étage,
- une chapelle avec une coupole ornée de caissons,
- un grand lanternon,
- une seconde lanterne où, chaque soir, le feu est allumé,
- un obélisque creux servant à l’évacuation de la fumée.

Le feu, à 37m au-dessus des plus hautes mers, est alimenté d’un mélange de bois, de poix et de goudron brûlant dans un bassin de bronze entretenu par des gardiens.

Au cours du XVIIe siècle, plusieurs parties, dont le soubassement, sont endommagées par les intempéries et la foudre.





Croquis de la lanterne de la tour de Louis de Foix,
ca. 1611.
La Tour de Cordouan de Louis de Foix, et les ruines de la tour dite du Prince Noir







La tour de Cordouan de Louis de Foix et, en arrière-plan,  les ruines de la tour dite du Prince Noir
Planche gravée par Tassin d’après Claude Châtillon, 1636, extraite des Plans et profilz des principales villes de la province de Guyenne avec la carte générale & les particulières de chaque gouvernement d’icelles
Archives départementales de la Gironde,
bibliothèque historique, BIB L 271
Les restaurations sous Louis XIV

croquis de la lanterne vers 1645En 1645, la lanterne, dont les pierres sont calcinées par le feu, est détruite par une tempête et les gardiens n’osent plus y monter.
La guerre contre la maison d’Autriche et la Fronde terminées, Colbert, réorganisateur de la marine royale et de la marine de commerce, ordonne « le rétablissement de la tour de Cordouan ».
De 1661 à 1664, sont menés des travaux de restauration et d’embellissement.
Ils consistent en l’aménagement d’une salle d’apparat dite « appartement du Roi » au premier étage, la remise en état du soubassement et le remplacement de la lanterne par un lanternon à huit ouvertures en plein cintre et non vitrées pour permettre l’évacuation de la fumée.
Le feu est alimenté par du blanc de baleine brûlé dans un bassin en bronze posé sur un piédestal en cuivre.


Croquis de la lanterne, ca. 1645
Les travaux au cours du XVIIIe siècle : le chevalier de Bitry

En 1717, le lanternon, calciné par le feu à l’huile de baleine, est démoli et un foyer provisoire, au bois, établi sur la galerie au sommet de la coupole. Cette diminution de la hauteur du feu entraîne les protestations des marins.
Mémoire sur la nécessité de rehausser la tour de Cordouan rédigé par « M. de Bitry chevalier de l’ordre militaire de Saint Louis… ingénieur en chef des forts et châteaux de Bordeaux : ayant la conduite en chef de la tour de Cordouan »
Mémoire sur la nécessité de rehausser la tour de Cordouan rédigé par « M. de Bitry chevalier de l’ordre militaire de Saint Louis… ingénieur en chef des forts et châteaux de Bordeaux : ayant la conduite en chef de la tour de Cordouan »,  1723
Archives départementales de la Gironde, C 1687

 


Coupe de la lanterne en fer avec réchaud du même métal suivant le projet du chevalier de Bitry
Planche aquarellée, 1723
Archives départementales de la Gironde, C 1687
« Dessein d’un réchaux semblable à celuy de la tour de chassiron, en l’isle d’olleron qui a servi de modèle à la tour de Cordouan »












« Dessein d’un réchaux semblable à celuy de la tour de chassiron, en l’isle d’olleron qui a servi de modèle à la tour de Cordouan »
Manuscrit, 1726
Archives départementales de la Gironde, C 1687

Coupe de la lanterne en fer avec réchaud du même métal suivant le projet du chevalier de Bitry



En 1727, est installée par le chevalier de Bitry une lanterne de fer, contenant un réchaud du même métal où brûle, à l’air libre, du charbon de terre.Tour de Cordouan








 

Tour de Cordouan "dans son ancien état, entre 1727et 1782" Dessin à l'encre aquarellé, anonyme
Archives départementales de la Gironde, versement 02/086 (fonds du port autonome de Bordeaux)

Les travaux au cours du XVIIIe siècle : Teulère

Entre 1782 et 1786, l’effondrement menace à nouveau les parties hautes qui sont renforcées par des cercles et des agrafes de fer.
En 1782, le réchaud à charbon de terre est remplacé par le premier feu à réverbères. Cet appareil, conçu par Tourtille-Sangrain, composé de 80 réverbères de cuivre argenté et alimenté par un mélange d’huiles animales et végétales, est mis en place par l’ingénieuElévation du nouveau phare à établir sur la tour de Cordouan Détail d'une planche aquarellée par Tourtille Sangrain, Paris, 30 avril 1782.r Joseph Teulère dans la lanterne agrandie et vitrée.






Elévation du nouveau phare à établir sur la tour de Cordouan
Détail d'une planche aquarellée par Tourtille Sangrain, Paris, 30 avril 1782

Archives départementales de la Gironde, versement 02/086 (fonds du port autonome de Bordeaux)

En 1786, il est décidé de démolir les parties supérieures du phare et de les remplacer par une construction moins fragile et plus haute. Les travaux en sont confiés à Joseph Teulère.
Toute la partie supérieure est démolie jusqu’à la coupole de la chapelle. Cette dernière est englobée dans le tambour cylindrique servant de socle à la nouvelle tour tronconique surmontée d’une plate-forme débordante et de la lanterne.

En 1790, après le rehaussement du phare, Joseph Teulère met au point le premier feu tournant à éclipses, à réflecteurs paraboliques, manœuvré par une machine construite par Mulotin, horloger à Dieppe. Ce système d’éclairage combine plusieurs inventions : les lampes à huile à double courant d’air d’Argand (becs d’Argand) et le système à éclipses de Le Moyne.
Le feu, à 60 mètres au-dessus des plus hautes mers, est alimenté par un mélange de blanc de baleine, d’huiles de colza et d’olive.
Premier feu tournant à réverbères paraboliques mis au point par Teulère en 1790.Détail planche 27, (figures 4 & 5) Chapitre Arts et technologies, t.II du Dictionnaire technologique, Paris, 1835
Premier feu tournant à réverbères paraboliques mis au point par Teulère en 1790.

 

 





Premier feu tournant à réverbères paraboliques mis au point par Teulère en 1790
Détails de la  planche 27 (figures 4 & 5), dans article "Arts et technologies", Dictionnaire technologique ou Nouveau dictionnaire des Arts et Métiers et de l’économie industrielle et commerciale, Paris, t. II, 1835

Demande de Teulère de faire fabriquer les tubes de verre pour les lampes du phare de Cordouan  par la verrerie établie dans les landes de Bordeaux, 1793.
















Demande de Teulère de faire fabriquer les tubes
de verre pour les lampes du phare de Cordouan
par la verrerie établie dans les landes de Bordeaux, 1793

Archives départementales de la Gironde, 3 L 324




Réponse affirmative du Directoire du département, 1793















Réponse affirmative du Directoire du département, 1793
Archives départementales de la Gironde, 3 L 324
 
Rapport de Teulère sur les essais d’éclairage du feu tournant à réverbères paraboliques, du 9 juillet 1793, aux citoyens administrateurs du département de la Gironde.

 

 

 

 

 



Rapport de Teulère sur les essais d’éclairage du feu tournant à réverbères paraboliques, du 9 juillet 1793,
aux citoyens administrateurs du département de la Gironde

Archives départementales de la Gironde, 3 L 324

 

 



Décret du 20 juillet 1793 relatif aux réparations à faire à la tour de Cordouan Recueil des lois relatives à la marine et aux colonies du 1er juillet 1793 au 28 messidor An II [16 juillet 1794].
Décret du 20 juillet 1793 relatif aux réparations à faire à la tour de Cordouan
Recueil des lois relatives à la marine et aux colonies du 1er juillet 1793 au 28 messidor An II [16 juillet 1794]
Archives départementales de la Gironde, 4 L 1429
L’évolution du système d’éclairage au XIXe siècle

En 1823, le premier appareil lenticulaire à système tournant du physicien Auguste Fresnel est expérimenté à Cordouan.Coupe verticale de l’appareil lenticulaire de Fresnel Planche 2, (figures 1,2,3,4,5) chapitre Arts et technologies, tome II du Dictionnaire technologique ou Nouveau dictionnaire des Arts et Métiers et de l’économie industrielle et commerciale, Paris, 1835.






Coupe verticale de l’appareil lenticulaire de Fresnel
Planche 2 (figures 1, 2, 3, 4, 5), dans article "Arts et technologies", Dictionnaire technologique ou Nouveau dictionnaire des Arts et Métiers et de l’économie industrielle et commerciale, Paris, t. II, 1835
Archives départementales de la Gironde, biblitohèque historique, BIB 5 L 2

La lampe à trois mèches concentriques, placée au plan focal de l’appareil, est alimentée à l’huile de colza par une pompe aspirante et foulante.
Règlement & conditions pour l’éclairage de l’appareil lenticulaire du phare de Cordouan Manuscrit, rédigé par l’ingénieur des ponts et chaussées de l’arrondissement de Bordeaux, 31 août 1823.





Règlement & conditions pour l’éclairage de l’appareil lenticulaire du phare de Cordouan
Manuscrit, rédigé par l’ingénieur des ponts et chaussées de l’arrondissement de Bordeaux, 31 août 1823
Archives départementales de la Gironde, SP 2219

Elévation de la tour de Cordouan










Elévation de la tour de Cordouan
Dessin à l’encre et à l’aquarelle avec l’appareil lenticulaire de Fresnel, ca. 1823.
Archives départementales de la Gironde, 2 Fi 2030

Croquis du systéme d'éclairage à anneaux catadioptriques mis en place en 1845.
















Croquis du systéme d'éclairage à anneaux catadioptriques mis en place en 1845

En 1854, la lanterne est agrandie pour y loger un nouveau système à anneaux catadioptriques (appareil combinant les effets de la réflexion et de la réfraction de la lumière).
Le feu tournant à éclipses est alimenté par de l’huile minérale.
En 1859, le feu est coloré en deux secteurs (blanc et rouge).
En 1896, le feu est rendu fixe au moyen de huit lentilles d’horizon de 0,92 m de distance focale.
Phare de Cordouan, coupe longitudinale faisant apparaître, sur la droite, l'escalier desservant les trois premiers niveaux Calque, encre et aquarelle, ca. 1864.


 

 


Phare de Cordouan, coupe longitudinale faisant apparaître, sur la droite, l'escalier desservant les trois premiers niveaux
Calque, encre et aquarelle, ca. 1864.
Archives départementales de la Gironde, versement 02/086 (fonds du port autonome de Bordeaux)

Les améliorations du xxe siècle

En 1907, le gaz de pétrole remplace l’huile minérale.
En 1927, un secteur vert est ajouté aux deux secteurs blanc et rouge.

Etat de l’édifice, logements et annexes…, lanternes, appareils…Dossier du phare de Cordouan, n°658 de l’état de l’éclairage, service maritime de la Gironde, phares et balises, 1940.

Etat de l’édifice, logements et annexes…, lanternes, appareils…
Dossier du phare de Cordouan, n° 658 de l’état de l’éclairage, service maritime de la Gironde, Phares et Balises, 1940.
Archives départementales de la Gironde, versement 02/086 (fonds du port autonome de Bordeaux)



En 1948, l’électrification est réalisée au moyen de deux groupes électrogènes autonomes reliés à une lampe de 6000 watts.


croquis de la lampe électrique de 6000 watts, installée en 1948
Le feu fixe, transformé en feu à occultations avec trois secteurs colorés, se situe à 60,30 mètres au-dessus des plus hautes mers.
En 1976, un troisième groupe électrogène est ajouté.

Actuellement, le phare, équipé d’une lampe de 6000 watts alimentée par trois groupes électrogènes et d’une portée d’environ 40 kilomètres, est identifiable par des caractères qui lui sont propres : un feu à trois secteurs (blanc, rouge et vert) avec trois occultations toutes les 12 secondes.


Croquis de la lampe électrique de 6000 watts, installée en 1948
Le phare de Cordouan











Le phare de Cordouan
Photographie anonyme, 1911
Archives départementales de la Gironde, versement 02/086 (fonds du port autonome de Bordeaux)









Sylvie Strappini, Christian Dubos et Frédéric Laux
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