Archives Départementales de la Gironde






Expositions virtuelles / 1936-2006 Le Front Populaire en Gironde
 
1936-2006 Le Front Populaire en Gironde

Il y a 70 ans, Le Front Populaire en Gironde à travers les archives.


LES ORIGINES

 
 
Au lendemain de la journée du 6 février 1934 au cours de laquelle les fondations de la République ont semblé vaciller face aux Ligues d’extrême droite, les forces politiques et syndicales de la gauche française retrouvent le chemin du rassemblement puis de l’unité : au cours de l’été 1935, est établi, autour de la SFIO dirigée par Léon Blum, un véritable programme de gouvernement.
 
  
    
A la suite des élections législatives du 3 mai 1936, l’alliance socialiste-communiste-radicale arrive au pouvoir pour la première fois en France.

En Gironde, l’événement a eu un retentissement particulier compte tenu de la situation locale : dès 1935, les communistes appellent à l’unité avec tous les partis de gauche, y compris avec les dissidents socialistes du maire de Bordeaux, Adrien Marquet
.
    
Lors des élections législatives girondines, un jeune candidat se présente à Libourne sous l’étiquette de la SFIO,
Jean-Raymond Guyon
.
 
   
    
En Gironde, le parti de Léon Blum obtient 3 sièges :
Fernand Audeguil, André Naphle et Gaston Cabannes sont élus députés.
  
      
            
 Gaston Cabannes en savoir plusAgrandir     
Le journal La France de Bordeaux et du Sud-Ouest du lundi 4 mai 1936
Le journal La France de Bordeaux et du Sud-Ouest du lundi 4 mai 1936
en savoir plus
Agrandir
  
           
4 sièges vont aux socialistes dissidents de Marquet (l’un des élus, Luquot reviendra à la SFIO en février 1937), 2 aux radicaux et 4 à la droite.
L'Unité Socialiste du samedi 16 mai 1936
L'Unité Socialiste du samedi 16 mai 1936 en savoir plusAgrandir
 
Le Front Populaire célèbre sa victoire
Le Front Populaire célèbre sa victoireen savoir plusAgrandir
 
LE MOUVEMENT SOCIAL
La victoire de l’alliance électorale du Front Populaire au niveau national a créé en réalité une dynamique nouvelle en Gironde :
dans les bastions traditionnels de la rive droite, la gauche politique rejoint le mouvement social qui montre sa puissance dès le lendemain des élections
.
La Liberté du Sud-ouest samedi 6 juin 1936
Le journal La Liberté du Sud-Ouest samedi 6 juin 1936
en savoir plusAgrandir
 Le journal La Liberté du Sud-Ouest samedi 15 juin 1936
Le journal La Liberté du Sud-Ouest samedi 15 juin 1936 en savoir plusAgrandir
 
    
Il se déploie pourtant de manière autonome par rapport à Paris : commencé le 6 juin seulement, le mouvement de grèves et de rassemblement ne démarre qu’après les accords de Matignon (7 juin), Sont concernées diverses branches d’activité : la métallurgie, les transports urbains, les chantiers navals, le bâtiment, l’aviation.
Le journal La Petite Gironde juin 1936
Le journal La Petite Gironde juin 1936
en savoir plusAgrandir
 Le journal LA France de Bordeaux
Le journal La France de Bordeaux
et du Sud-Ouest
, jeudi 18 juin 1936
en savoir plusAgrandir
 
     
la baisse des loyers
en savoir plusAgrandir
    
Dans le même esprit,
un mouvement de locataires apparaît pour demander la baisse des loyers.
    
La dernière grève, précisément celle des ouvriers du bâtiment,
dure du 10 au 30 juillet alors que dans toute la France le mouvement est terminé.

 
   
  
En réalité, les grévistes girondins se battent pour l’application des nouvelles mesures décidées par les accords de Matignon.
  
Les réactions de la presse locale aux événements sont partagées.

Des manifestations pour célébrer la victoire du Front ont lieu partout en France le 14 juillet : en Gironde, sur la place des Quinconces, à Bordeaux, on compte plus de 10 000 personnes.
La Chronique du Libournais vendredi 26 juin 1936
La Chronique du Libournais vendredi 26 juin 1936 en savoir plusAgrandir
 Le journal du Médoc dimanche 19 juillet 1936
Le journal du Médoc dimanche 19 juillet 1936 en savoir plusAgrandir
 
La petite Gironde jeudi 16 juillet 1936
La Petite Gironde jeudi 16 juillet 1936
en savoir plus
Agrandir
   
    
  
LE BILAN DES PREMIERS MOIS
L'Unité Socialiste samedi 7 novembre 1936
L'Unité Socialiste samedi 7 novembre 1936 en savoir plusAgrandir
La Chambre des députés vote un train de mesures sociales le 20 juin :  
2 semaines de congés payés
(12 jours ouvrables et 2 jours de week-end)



avec billet de chemin de fer gratuit
(mesure qui ne figurait pas initialement dans le programme de Léon Blum),

création d’une autorisation administrative de licenciement, création de 40 heures de travail hebdomadaires
.
 
L'Union des Métaux décembre 1936
L'Union des Métaux décembre 1936
en savoir plusAgrandir
  
    
Dans le même temps, les hausses de salaires sont négociées sous forme de convention collective par branche professionnelle (jusqu’à 30 % dans le secteur du nettoyage).

Statistiques des grèves
en savoir plusAgrandir
  
Des mesures économiques accompagnent ces décisions historiques comme la nationalisation de la Banque de France.
 
















Louis Bergès

Le journal La France de Bordeaux
et du Sud-Ouest
, jeudi 18 juin 1936
en savoir plusAgrandir