SÉRIE G. (Clergé séculier. - Archevêchés, chapitres métropolitains, officialités métropolitaines et autres juridictions relevant des archevêchés ; évêchés, chapitres épiscopaux, officialités épiscopales et autres juridictions relevant des évêchés ; séminaires, églises collégiales, églises paroissiales et leurs fabriques, bénéfices, chapelles, aumôneries, etc.)

INTRODUCTION

Le présent volume contient l'inventaire sommaire de deux fonds de la série G (clergé séculier) : ceux de l'archevêché de Bordeaux et de l'église métropolitaine et primatiale Saint-André.
Les documents provenant des anciennes archives de l'archevêché sont classés sous les n°s G 1-266 et G 525-920 ; ceux qui ont appartenu au chartrier du chapitre sont cotés G 267-524. Voici les motifs de cette interversion. A une époque que nous ne pouvons déterminer avec exactitude, très probablement de 1814 à 1830, et en vertu d'une décision administrative que nous n'avons pas retrouvée, une partie des documents antérieurs à 1790 provenant de l'archevêché a été remise à l'Archevêque de Bordeaux ; elle se trouve aujourd'hui encore au palais archiépiscopal. Il semble que, dans ce partage, on s'est préoccupé de conserver au dépôt départemental les pièces relatives au temporel et d'attribuer au dépôt diocésain celles qui concernent l'administration spirituelle. Mais la répartition paraît avoir été faite après un examen assez superficiel : on trouvera au fonds de l'archevêché des Archives de la Gironde nombre de pièces dont l'objet est purement spirituel et si, aux Archives diocésaines, le temporel des archevêques est à peine représenté, elles conservent presque en totalité les dossiers provenant du bureau des décimes, de la chambre du clergé, les pouillés, etc.
L'analyse des articles G 1-267 était terminée et imprimée et celle des articles G 268-524 était en train, quand M. le Ministre de l'instruction publique, par une dépêche en date du 17 novembre 1885, sans revendiquer les documents déposés au palais archiépiscopal, en prescrivit le classement et l'inventaire. S. G. Mgr Guilbert, alors archevêque de Bordeaux, y consentit volontiers et M. l'abbé Allain, archiviste diocésain et correspondant du Ministère, fut chargé de ce travail. M. le Ministre décida que son analyse serait imprimée à la suite de celle du fonds du chapitre de Saint-André. Voilà pourquoi l'Inventaire de l'archevêché est, dans ce volume, scindé en deux parties.
Pour donner une idée nette de la nature des documents de l'ancien chartrier archiépiscopal analysés ici et de leur répartition dans les deux dépôts, nous avons cru que le plus simple serait de dresser le tableau suivant :
Autant que nous en pouvons juger par un examen attentif de l'inventaire des articles G. 1-247 et par une étude approfondie des pièces que nous avons classées et inventoriées nous-même (G. 525-920), nous pensons que le fonds de l'Archevêché de Bordeaux n'apportera pas une contribution considérable à l'histoire générale et à l'histoire politique de la Province.
En revanche, on y trouvera des renseignements très abondants et d'un grand intérêt sur l'histoire, de la civilisation (moeurs, coutumes, etc.) et sur l'administration ecclésiastique. On pourra, dans nos documents, suivre de très près la vie et le gouvernement d'un grand diocèse sous l'ancien régime et s'y instruire complètement de tout ce qui regarde les personnes, les choses et les jugements (c'est, on le sait, la division classique en droit canonique). Si on se décide à rédiger un dictionnaire topographique de la Gironde ou à lui consacrer une étude sérieuse de géographie historique, le fonds dont nous essayons de donner l'idée sera une des meilleures sources à consulter.
Nous allons indiquer, en suivant l'ordre des matières adopté dans le tableau ci-dessus, ordre que nous avons tâché de rendre conforme aux règles de la logique, l'intérêt plus ou moins grand des diverses sections que nous avons établies.
Nos deux collections d'Actes pontificaux (G. 1, 2, 525, 526) ne sont pas des plus riches, pas plus que celles où nous avons rassemblé les Actes du pouvoir civil (G. 3-7, 527-531, 911, 912).
En ce qui concerne la Vie et les Actes des Archevêques, nous signalerons le manuscrit de Bertheau sur l'administration du cardinal de Sourdis (G. 532) et les pièces (2 portefeuilles et 1 registre, G. 534, 535, 913) du fameux différend entre Henri de Sourdis et le duc d'Épernon. - Nous possédons une partie de la Correspondance des archiprêtres, vicaires forains et témoins synodaux avec le cardinal de Sourdis (G. 536-539) ; elle est pleine de traits de moeurs curieux et jette un triste jour sur l'état où se trouva le diocèse à la suite des troubles du XVIe siècle et de la vacance du siège pendant neuf années, après la mort d'Antoine Prévost de Sansac.
Nous n'avons rien à dire des Papiers particuliers des Archevêques (G. 249-263). - Il ne reste qu'une faible partie des registres de la Chancellerie archiépiscopale. Les plus intéressants sont ceux où se trouvent réunis en bon ordre des renseignements statistiques presque complets sur l'état administratif et financier des paroisses dans les dernières années de l'ancien régime (G. 554-560). - La série des registres d'ordination (G. 544-548, 914) est assez considérable.
Il convient de mentionner trois Inventaires des anciennes archives de l'archevêché, de 1563, 1656, 1732-33 (G. 264-266, 568). C'est dans le premier de ces inventaires que Rabanis a retrouvé le procès-verbal de la visite de Bertrand de Goth dans sa province qui prouve matériellement la fausseté de la légende de Villani sur l'entrevue de Saint-Jean-d'Angély.
La collection d'Ordonnances des Archevêques et de leur conseil (on disait, à Bordeaux, « la congrégation ») est importante, malgré des lacunes regrettables, moins au point de vue des statuts synodaux, qui ont été plusieurs fois imprimés, et des mandements d'une portée générale, qu'en raison d'une multitude de décisions quotidiennement prises sur des cas particuliers, décisions qui permettent de saisir sur le vif le gouvernement du diocèse aux XVIIe et XVIIIe siècles (G. 8, 12-22, 569-579, 915). - Un mince portefeuille des archives diocésaines (G. 580) renferme quelques pièces d'un médiocre intérêt sur l'intervention des Archevêques dans les affaires de leurs Suffragants.
A l'archevêché encore, on conserve les actes originaux du Concile provincial de 1624 et de nombreux documents annexes (G. 581) ; aux archives départementales, la précieuse correspondance échangée sans succès entre le cardinal de Sourdis et la cour de Rome, pour obtenir l'approbation pure et simple des décrets du dit concile (G. 38).
Les deux dépôts se partagent un certain nombre de dossiers intéressants sur les Assemblées générales et provinciales du clergé (G. 26-37, 39, 582-586). - Il reste peu de chose des actes des Synodes diocésains et assemblées foraines (G. 588-597) ; ce qui nous est parvenu fait beaucoup regretter les documents disparus.
A l'archevêché, les sections relatives aux six Chapitres séculiers du diocèse (G. 593-598), aux onze abbayes (G. 604-608), aux congrégations religieuses (G. 610-628), surtout aux congrégations de femmes, notamment les Carmélites (G. 630) et les Filles Notre-Dame (G. 628), méritent d'être suivies attentivement. Bon nombre de nos documents ont été mis en oeuvre plus ou moins exactement par divers historiens.
Nous devons attirer spécialement l'attention des érudits sur notre série de procès-verbaux de Visites archiépiscopales ; quoique malheureusement fort incomplète, elle est encore importante (G. 24, 635-654). On sait tout ce que les documents de ce genre peuvent apprendre sur la topographie des paroisses, les bénéfices simples qui se trouvaient sur leur territoire, les églises, leur décoration, leur mobilier, les pèlerinages, dévotions, usages et superstitions, l'administration et les revenus des fabrique, les nombre des habitants et communiants, celui des pauvres, les institutions charitables, les petites écoles, etc. Le chiffre de nos procès-verbaux isolés ou transcrits dans des registres n'est pas loin d'atteindre 2,400. - On a classé à la suite des visites sous la rubrique Paroisses (G. 655-668), environ 3,000 pièces détachées dont beaucoup offrent un assez grand intérêt. - 18 registres ou portefeuilles (G. 669-686) se rapportent aux Pèlerinages, confréries, bancs, sépultures, chapelles, etc.
Les papiers provenant de l'Officialité diocésaine, de l'Officialité métropolitaine et du tribunal de primace (G. 73, 75, 79, 80, 687-703, 916), assez rares pour la période antérieure à 1600, abondent au contraire pour le XVIIe et le XVIIIe siècles, mais leur valeur historique est en raison inverse de leur multiplicité ; il n'y a guère pour les deux derniers siècles que des pièces vulgaires ; les plus anciennes au contraire ont parfois du prix. - Les nombreux dossiers d'affaires matrimoniales (G. 77, 704-720) fournissent naturellement beaucoup de renseignements généalogiques. On n'a pas manqué, dans la rédaction de l'Inventaire, de relever les principaux noms.
En ce qui concerne les Bénéfices du diocèse, le fonds ancien de l'archevêché est fort riche. La série des registres de Collations et d'Insinuations est presque complète (G. 9, 10, 23, 76, 78, 726-825). La place nous est trop étroitement mesurée pour que nous puissions indiquer tous les noms de personnages connus qu'on peut y relever et aussi les notables rectifications que nos documents apportent aux listes d'abbés du Gallia. Nous avons l'intention d'en faire l'objet d'un travail spécial. - Nous avons déjà dit que les Archives diocésaines conservaient une grande partie des papiers de la Chambre du clergé et du Bureau diocésain des Décimes (G. 587, 826-881, 917). En combinant les données qu'ils fournissent avec celles qu'on pourra tirer des documents de même nature déposés aux Archives départementales, il sera aisé de se renseigner très exactement sur l'état administratif et financier du Diocèse au XVIIIe siècle : patrons et collateurs, revenus, charges et impositions ecclésiastiques.
Dans le Pouillé qu'on trouvera à la fin de cette introduction, nous avons groupé des milliers de chiffres provenant de cette source et notamment les déclarations des bénéficiers en 1730 et 1760, déclarations accompagnées de pièces justificatives, et sérieusement contrôlées par le bureau diocésain.
Le dépôt départemental possède la presque totalité des archives de l'ancienne mense archiépiscopale (G. 82-245, 918) : hommages, terriers, lièves, plans des anciennes seigneuries possédées par les Archevêques en pays bordelais et dans le Périgord ; cens, dîmes, quartières, rentes, etc. Il suffira de signaler cette masse considérable de registres et de cartons dont l'inventaire fait largement connaître le contenu. Mais nous devons signaler expressément la série extrêmement importante des Comptes de l'archevêché aux XIVe et XVe siècles (G. 236-245, 918) qui ont été publiés en grande partie par M. Léo Drouyn pour la Société des Archives historiques de la Gironde. Il faut avoir parcouru ces registres ou du moins notre inventaire sommaire et l'introduction des volumes de l'excellent érudit pour comprendre la valeur et l'immensité du trésor de renseignements qu'ils fournissent sur la vie privée, les usages, le prix des denrées, les monnaies, etc., en Bordelais et en Périgord durant la dernière période du moyen âge.
A l'archevêché, on a classé dans les liasses G. 882-893 quelques centaines de pièces d'un réel intérêt sur les Séminaires, Collèges, petites Écoles et Hôpitaux, et sous les numéros G. 894-901, beaucoup de documents relatifs aux Religionnaires et Jansénistes, dont la portée est surtout dans les noms propres, qu'ils fournissent.
Aux Documents divers, nous signalerons le manuscrit G. 81, recueil considérable de textes et de formules, le manuscrit G. 902, du XIIe siècle, provenant de Saint-Émilion, que M. Léopold Delisle a bien voulu examiner pour nous fournir les éléments de notre notice, et quelques manuscrits liturgiques bordelais d'une valeur appréciable.
Le rédacteur de l'inventaire du fonds du chapitre de Saint-André en a classé les documents en dix-neuf sections dont voici le tableau :
La première section, Actes relatifs à la fondation et à la constitution du chapitre (G. 267-272) contient un assez grand nombre de bulles, lettres-patentes, actes archiépiscopaux, arrêts du Conseil et du Parlement réglant son régime intérieur, ses exemptions, droits et prérogatives, notamment un compromis de 1145 où saint Bernard fut l'un des arbitres.
Il suffira de mentionner les Statuts de 1316 et 1410 (G. 273) lesquels n'ont rien de bien particulier, et la troisième section, Personnel, présences et pointes (G. 274-283).
Les trente-deux registres et cartons d'Actes capitulaires (G. 284-314), malgré leurs lacunes (75 ans environ pour une période de trois siècles et demi), sont la partie la plus intéressante du fonds. On sait tout ce qu'on peut trouver dans les documents de cette nature pour l'histoire des moeurs, sur les événements politiques, les entrées royales et autres grandes cérémonies publiques, le personnel, les relations avec l'Ordinaire des chapitres cathédraux, si susceptibles à l'endroit de leurs privilèges, les règlements somptuaires de ces compagnies, les réparations et la décoration des églises cathédrales, etc. L'analyse des registres et cartons de cette section a été faite avec beaucoup de soin et d'étendue.
Il y a lieu de mentionner expressément les précieux Obituaires de Saint-André (G. 315, 316) publiés il y a quelques annés par la Société des Archives de la Gironde et les recettes et dépenses des Anniversaires (G. 317-319). Il ne sera pas difficile d'y relever nombre de détails curieux, de même que dans la série des fondations de chapelles (G. 320-325).
Les articles G. 326, 327, Testaments, sont riches en inventaires de meubles, vêtements et livres. - La neuvième section (G. 328-329) nous donne le dossier de la Succession d'un des plus vénérables archevêques de Bordeaux, Henri de Béthune, succession que le Chapitre avait acceptée sous bénéfice d'inventaire.
On ne s'étonnera pas de rencontrer dans notre fonds onze articles (G. 330-331, 480-488) réservés aux pièces des Procès soutenus par les chanoines de Saint-André contre les archevêques (le cardinal de Sourdis principalement), divers corps et particuliers. Comme toutes les compagnies pourvues de privilèges et de biens, ils se sont trouvés plus d'une fois dans l'obligation de défendre les uns et les autres.
Entre autres privilèges, le chapitre avait la justice civile et criminelle dans un minuscule quartier de la ville qu'on appelait la Sauvetat de Saint-André, des droits de monnayage et de tonlieu. A cet égard, les articles G. 332-340 sont riches en documents dont certains datent du XIe siècle.
Comme il arrive régulièrement dans les fonds analogues, la section des biens, baux, rentes, lods et ventes, cens (G. 341-478) est la plus considérable ; elle absorbe ici plus de la moitié des articles et embrasse une période de cinq siècles et demi. On n'aura pas de peine à se faire l'idée des ressources qu'elle peut offrir aux travailleurs.
L'article G. 479 se réfère aux impositions du chapitre et à sa part dans le Don gratuit.
Ses Comptes et ceux de la Fabrique (G. 489-517), surtout les pièces relatives aux dépenses (réparations de l'Église métropolitaine et des maisons canoniales, frais du culte, emploi des dons) intéresseront les érudits et principalement les archéologues.
La Correspondance avec les autres chapitres de France (G. 518-520) roule surtout sur les privilèges, préséances et usages.
Quelques Inventaires anciens des Archives capitulaires (G. 521-524) ont été analysés avec soin, en raison des sommaires de documents précieux, depuis longtemps perdus, qu'on y rencontre à chaque page.
Nous avons pensé qu'un État exact du diocèse de Bordeaux aux derniers temps de l'ancien régime pourrait être utilement dressé d'après les pièces conservées au dépôt diocésain. Cette idée a été bien accueillie par la Direction des Archives, qui a libéralement autorisé l'impression de cet État à titre de complément de l'introduction du premier volume de l'inventaire sommaire de la série G. Nous croyons bon de mettre en tête de nos tableaux une brève notice préliminaire.
I. Sources. Nos documents proviennent en majeure partie du Bureau diocésain, dont la fonction principale était de répartir et de faire rentrer les Décimes, contribution ecclésiastique dont le produit était versé entre les mains du trésorier général du Clergé de France, lequel à son tour le transmettait au trésor royal. Les assemblées générales du clergé répartissaient l'imposition totale sur les divers diocèses, au prorata du revenu des bénéfices existant dans chacun d'eux ; à son tour, le Bureau diocésain faisait le « département », c'est-à-dire qu'il fixait la somme à payer par chaque contribuable. Pour procéder avec justice à cette double répartition, il fallait de toute nécessité se procurer des renseignements précis sur ce que donnaient annuellement à leurs titulaires les évêchés, abbayes, prieurés, cures, chapellenies, etc. On y parvenait en rédigeant des pouillés diocésains d'après les déclarations qu'on exigeait, de temps à autre, des bénéficiers, déclarations dont l'inexactitude volontaire était sévèrement réprimée, et qui d'ailleurs étaient contrôlées par le dépôt entre les mains des membres du Bureau de toutes les pièces justificatives nécessaires : baux, comptes, etc.
Les pouillés diocésains, réunis à Paris entre les mains des agents généraux du Clergé, servaient de base à leur tour au pouillé général. Les Archives diocésaines possèdent la collection presque complète des pièces ayant servi à l'établissement des pouillés de 1730 et 1760 (G. 826-845).
Quelques documents ayant la même origine sont conservés aux archives de la Gironde sous la cote G. 54. Enfin nous possédons en son entier le pouillé de 1730 (G. 849) et plusieurs pouillés incomplets des années suivantes (G. 850). - D'autre part, le prince Ferdinand de Rohan fit exécuter des travaux statistiques assez complets en 1772. Nous en avons une bonne partie à l'archevêché (G. 554-560). En étudiant avec soin et en combinant ces deux séries de pièces et de registres (environ 4,000 documents au total), nous sommes arrivés à dresser en toute sûreté les tableaux dont se compose notre pouillé.
II. Plan du Pouillé. - On y trouvera : 1) Pour l'Archevêché, les revenus et impositions ecclésiastiques pour 1755, 1771, 1789 ; - 2) pour les six Chapitres séculiers, leur composition, les collateurs des dignités, prébendes, etc., et les revenus et impositions en 1755 et 1771 ; - 3) pour dix Sociétés de bénéficiers, leur composition, leurs revenus et charges en 1730, leurs revenus et impositions en 1755 et 1771 ; - 4) pour trois Séminaires, la date de fondation, le nombre de maîtres et d'élèves, les revenus et charges en 1730, 1755, 1771 ; - 5) pour les onze Abbayes, l'ordre auquel elles appartenaient, les revenus et charges de la mense abbatiale, de la mense claustrale et des offices claustraux en 1730, 1755, 1771 ; - 6) pour vingt-cinq couvents d'hommes, leur ordre, la date de fondation, le nombre des religieux, les revenus et charges en 1730 et 1760, les revenus et impositions en 1771 ; - 7) les mêmes renseignements pour quinze couvents de filles ; - 8) pour soixante prieurés simples, les collateurs, les revenus et charges en 1730 et 1755 ; les revenus et impositions en 1771 ; - 9) pour trois cent quatre-vingt-dix paroisses et trente-cinq annexes, réparties par archiprêtrés, le nom du saint titulaire de l'église, la qualité du bénéfice, les patron et collateur, les décimateurs, les revenus et charges en 1730 et 1760 ; les revenus, impositions, population (habitants et communiants) en 1772 ; - 10) enfin des renseignements sommaires sur quatre-vingt-dix-neuf chapellenies, obits et prestimonies.
La disparition d'un certain nombre de documents est la cause de quelques lacunes qu'on remarquera dans nos tableaux. En étudiant parallèlement à ceux-ci les articles G. 826-845 de l'Inventaire, on pourra recueillir un certain nombre d'observations qui n'ont pu trouver place dans les tableaux eux-mêmes.
III. Circonscription du diocèse avant 1789. - Elle différait en plusieurs points de celle du diocèse actuel, qui embrasse le territoire entier de la Gironde, englobant quelques paroisses de l'ancien diocèse d'Agen et la majeure partie de l'ancien diocèse de Bazas, mais ayant laissé au diocèse actuel d'Aire le pays de Born.
Au nord et à l'est jusqu'à Castillon, la limite actuelle se confond, sauf l'annexion au département de la Gironde de la paroisse de Saint-Antoine, avec la limite ancienne.
A partir de Castillon, celle-ci était formée par la rive droite de la Dordogne jusqu'au point qui sépare Branne (ancien diocèse de Bazas) de Moulon (diocèse de Bordeaux). De là, pour établir la démarcation des deux diocèses, il faut tirer une ligne du nord au sud, ligne à peu près droite jusqu'à la Garonne, qu'elle atteint entre Le Pian (dioc. de Bordeaux) et Saint-Pierre-d'Aurillac (dioc. de Bazas) et passant à l'est des paroisses de Grézillac, Daignac, Faleyras, Bellebat, Baigneaux, Cantois, Arbis, Saint-Pierre de Bat, Mourens, Saint-Germain de Grave et Aubiac. La rive droite de la Garonne était nôtre entre Le Pian et Saint-Macaire. La frontière passait ensuite entre Toulenne, Fargues, Noaillan, Villandraut et Saint-Symphorien (dioc. de Bordeaux), Langon, Roaillan, Le Nizan, Uzeste, Préchac et Bourideys (dioc. de Bazas) ; puis elle courait de l'est à l'ouest, englobant Le Tuzan, Hostens et Belliet, mais laissant au sud Belin et Lugos, puis redescendait du nord au sud de façon à conserver à notre diocèse les paroisses d'Aureillan, Bias, Biscarosse, Gastes, Saint-Julien-en-Born, Lévignac, Mezos, Mimizan, Parentis, Pontenx et Sanguinet. - L'Océan limitait le diocèse à l'ouest.
IV. Divisions administratives de l'ancien diocèse. - Il comprenait dix archiprêtrés. Sur la rive gauche de la Garonne et de la Gironde : Lesparre, Moulis, Cernès, Buch-et-Born ; sur la rive droite de la Gironde et de la Dordogne : Blaye, Bourg, Fronsac, Entre-Dordogne ; entre les deux fleuves : Entre-deux-Mers, Bénauge. Le tableau suivant est celui de la répartition des bénéfices et établissements ecclésiastiques entre ces dix archiprêtrés et la ville de Bordeaux qui n'appartenait à aucun d'eux.
V. Qualité des bénéfices à charges d'âmes ; Décimateurs. - Les 390 paroisses du diocèse se décomposaient ainsi : 217 cures, 22 prieurés-cures réguliers, et 151 vicairies perpétuelles. Mais tous les titulaires de cures ne jouissaient pas des fruits décimaux dans leur intégrité ; très souvent ils les partageaient dans des proportions diverses, soigneusement indiquées dans l'inventaire sommaire (art. G. 826-845) avec des codécimateurs ecclésiastiques et quelquefois avec des seigneurs laïques.
VI. Patrons et collateurs. - On sait que sous l'ancien régime le pouvoir des évêques était restreint, dans une mesure plus ou moins grande, par les droits de certains dignitaires ecclésiastiques conférant les bénéfices pleno jure, et par ceux des patrons ecclésiastiques ou laïques qui « présentaient » les sujets. Ces entraves existaient dans l'archevêché de Bordeaux, mais elles étaient bien moins étroites qu'en certains autres diocèses. Je renvoie aux tableaux du pouillé en ce qui concerne la collation des dignités et prébendes des chapitres et celle des prieurés. Quant aux paroisses, l'Archevêque en conférait 236 pleno jure et une alternativement avec le chapitre de Saint-Seurin ; 56 étaient conférées pleno jure par d'autres que lui (1 par les chapitres de Saint-André et de Saint-Seurin, alternativement ; 14 par le chapitre de Saint-André, 6 par le chapitre de Saint-Seurin, 6 par le chapitre Saint-Émilion, 14 par l'abbé de Saint-Romain de Blaye, 4 par l'abbé de Saint-Sauveur de la même ville, 1 par l'abbé de Bourg, 1 par l'abbé de La Sauve, 6 par l'abbé de Verteuil, 1 par l'abbé de La Couronne, 1 par l'abbé de Saint-Jean-d'Angély, 1 par le commandeur du Temple) ; divers patrons présentaient aux 99 autres : c'étaient le doyen et l'aumônier de Saint-André, les archidiacres de Cernès et de Médoc, les chapitres de Saint-Émilion, Cadillac et Uzeste ; les onze abbés du diocèse, ceux de Baigne et de Saint-Florent ; les moines de Sainte-Croix et ceux de La Sauve ; les Jésuites du collège de Bordeaux et les Lazaristes du séminaire, les Feuillants et les Chartreux de Bordeaux ; les prieurs de Comprian et de Belliet, les commandeurs de Malte et du Temple de Bordeaux et celui d'Arsins.
VII. Revenus, charges, impositions ecclésiastiques. - Notre pouillé fournit, sur ce sujet, un ensemble considérable de renseignements certains. En l'étudiant, on se rendra compte que les bénéfices opulents n'étaient pas nombreux dans l'ancien diocèse de Bordeaux. Nous n'entrerons ici dans aucun détail et nous ne ferons pas de réflexions sur les impositions ecclésiastiques, laissant aux travailleurs qui feront usage de nos tableaux le soin d'en grouper et d'en interpréter les chiffres. Disons seulement qu'en 1771, le revenu total des bénéficiers du diocèse était estimé à 1,005,928 livres et que leurs impositions allaient à 122,843 livres, et qu'en 1776, celles-ci avaient été augmentées de 7,213 livres (G. 856). - Observons encore que le Bureau diocésain estime, en 1730, le revenu brut de la dîme et porte en charge les frais de culture et de perception. En 1760, au contraire, ces frais sont généralement déduits du chiffre du revenu. Celui de 1772 est net.
VIII. Population. - Nos chiffres sont empruntés aux registres des renseignements recueillis en 1772 par les vicaires généraux du prince archevêque Ferdinand de Rohan (G. 554-560). Nous les donnons tels quels, sans pouvoir en garantir l'exactitude ni les contrôler sûrement.

POUILLÉ DU DIOCÈSE DE BORDEAUX AU XVIIIE SIÈCLE

L'Archevêché.

Sources : G. 830, 836, Almanach royal.
L'archevêché de Bordeaux, ci-devant à l'élection du chapitre Saint-André, était, depuis le Concordat de François Ier, à la nomination du Roi et à la collation du Pape. - L'archevêque prenait le titre de primat de la seconde Aquitaine. Les Évêchés suffragants étaient ceux d'Agen, Angoulême, Condom, Luçon, Périgueux, Poitiers, La Rochelle, Sarlat.

Les Chapitres.

Les Sociétés de Bénéficiaires

Sources : G. 831, 850, 856. Trois sociétés avaient été supprimées à diverses époques : celle de Saint-Éloi, réunie à la fabrique de la même église ; celle de Saint-Paul, réunie au séminaire Saint-Raphaël, et celle de Cadillac, réunie au Chapitre.

Les Séminaires

Sources : G. 558, 832, 850, 856, 886 ; renseignements communiqués par M. l'abbé Bertrand.

Les abbayes

Sources : G. 827, 856.

Les Couvents d'hommes

Sources : G. 828, 829, 856.
Nos pouillés inédits ne mentionnent pas la maison professe des Jésuites de Bordeaux, les établissements des Frères des écoles chrétiennes de la même ville, les maisons de religieux effectivement mendiants : Observatins de Rions, Saint-André-de-Cubzac et Saint-Macaire ; Récollets de Bordeaux, Bourg, Créon, Libourne ; Capucins de Bordeaux et Libourne.

Les communautés de femmes

Sources : G. 830, 856.
Existaient en outre à Bordeaux les communautés suivantes qui ne figurent pas dans les pouillés conservés aux archives diocésaines : le Bon-Pasteur, la maison des orphelines de Saint-Joseph : plusieurs maisons de Filles de la Charité. Ces dernières étaient également établies à Fronsac. Il y avait aussi à Blaye une maison de Filles de la Foi.

Les prieurés simples

Sources : G. 833, 850, 856

Les Paroisses.

Ville de Bordeaux

Sources : G. 556, 835.

Archiprêtré de Bénauge

Sources : G. 556, 836.

Archiprêtré de Blaye

Sources : G. 556, 838.

Archiprêtré le Bourg

Sources : G. 556, 837.

Archiprêtré de Buch et Born

Sources : G. 844 : En 1762, les Jésuites, d'après un arrêt, doivent payer au v. p. 900 livres, dont 150 livres pour son vicaire.

Archiprêtré de Cernès

Sources : G. 556, 840.

Archiprêtré d'Entre-deux-Mers

Sources : G. 536, 841.

Archiprêtré d'Entre-Dordogne

Sources : G. 556, 845

Archiprêtré de Fronsac

Sources : G. 556, 842.

Archiprêtré de Lesparre

Sources : G. 556, 839.

Archiprêtré de Moulis

Sources : G. 556, 843 : l'abb. Ste-Croix. - Ste-Croix.

Les chapellenies

Sources : G. 850, 856.
II est impossible de donner un tableau exact des chapellenies ayant existé en très grand nombre dans les églises de Bordeaux et du diocèse. Tous nos pouillés et départements, ainsi que les documents isolés réunis dans la liasse G. 834, fournissent des listes différentes. Ce qui concerne la collation et les revenus de ces petits bénéfices n'ayant plus d'ailleurs le moindre intérêt, on s'est contenté de résumer très brièvement les renseignements fournis par le département de 1771.
I. Saint-André de Bordeaux : a) 18 chapelles imposées au quart du revenu. Revenu total : 4,095 l.; b) 5petites chapelles dont l'imposition était arbitraire. Revenu total: 188 l.; imposition : 33 l.
II Saint-Seurin de Bordeaux : a) 29 chapelles imposées au quart du revenu. Rev. tôt. : 7,008 l.; b) 9 petites chapelles dont l'imposition était arbitraire. Rev. tôt. : 221 l.; imposition : 42 l.
Saint-Michel de Bordeaux : 3 chapelles imposées au quart, du revenu. Rev. tôt. : 700 l.
Saint-Siméon de Bordeaux : 1 petite chapelle dont l'imposition était arbitraire. Rev. : 40 l..; imp. : 8 l.
V. Sainte-Colombe de Bordeaux : 3 petites chapelles dont l'imposition était arbitraire. Rev. : 120 L; imp. : 23 l.
VI. Église des Frères mineurs de Bordeaux : 1 petite chapelle dont l'imposition était arbitraire. Rev. : 30 L; imp. : 5 l.
VIL Saint-Pierre de Bordeaux : 2 chapelles en mémoire.
VIII. Église des Grands Carmes de Bordeaux : 8 chapelles en mémoire.
IX. Saint-Siméon de Bordeaux : 1 chapelle en mémoire.
X. Hors Bordeaux : a) 22 chapelles imposées au quart du revenu. Revenu : 4,250 L; b) 8 petites chapelles dont l'imposition était arbitraire. Revenu : 179 L; imposition : 28 l.; c) 13 chapelles en mémoire.
Soit au total 104 chapelles ayant 16,831 l. de revenu et 24 chapelles en mémoire. - Le pouillé de 1756 (G. 850) indique 127 chapelles ayant 13,151 l. de revenu.

ARCHEVECHE DE BORDEAUX.

Actes du pouvoir souverains

G 1
Actes du pouvoir souverain : bulles.Confirmation, par le pape Innocent II, des privilèges et libertés concédés aux églises de Bordeaux (1139). - Confirmation par le pape Eugène III en faveur de l'archevêque de Bordeaux, du droit d'ériger des chapellenies dans son diocèse au moyen des offrandes provenant des messes, confessions, mariages, etc. (1154). - Bulle d'Innocent III citant l'archevêque de Bordeaux et l'évêque de Poitiers à comparaître devant le prochain concile général, pour avoir exercé des violences sur la personne et la suite de l'archevêque de Bourges, pendant son séjour dans le diocèse de Bordeaux (1216). - Bulle de Grégoire IX adressée à l'archevêque de Bordeaux pour l'obliger, conformément au règlement relatif à la primatie d'Aquitaine, à assister en personne ou par procureur, au concile qui doit se tenir à Bourges (1238). - Copie du XVIIe siècle d'une Bulle de Clément V relative à la collation des bénéfices : en raison de l'affection qu'il a toujours portée à l'église de Bordeaux, « quod olim dicta ecclesia nos genuit ut filium, et provexit in virum, et tandem nos in pastoralem assumens gradum, se nostris subjecit ascentibus per quem culmen attigimus apostolice dignitatis, » et parce que les chanoines ne peuvent suffire à toutes les affaires, le pape Clément V donne pouvoir à l'archevêque de Bordeaux de conférer trois canonicats et prébendes dans l'église Saint-André, deux dans l'église collégiale Saint-Seurin, et un dans les autres collégiales du diocèse ; de conférer une fois dans sa vie cinq bénéfices, avec ou sans cure, dans le diocèse d'Agen, huit dans le diocèse de Saintes, douze dans le diocèse de Poitiers, et sept dans le diocèse de Périgueux (1308). - Bulle du pape Clément V autorisant l'archevêque Arnaud de Canteloup à unir ou désunir les églises et bénéfices sans la permission du chapitre métropolitain. Donné à Villandraut (1309). - Bulle du pape Jean XXIII ordonnant à l'official de Bordeaux d'investir Pey-Berland, chanoine de Saint-André, chapelain des Carmes et curé de Bouillac, du canonicat et de la prébende vacante par la promotion de Pèlegrin (?) à l'évêché de Dax, et qu'avait résignés en ses mains le cardinal François (Hugocio) 20juin 1413 : la bulle signée du Pogge, comme secrétaire apostolique. - Bulle de Martin V portant nomination à l'archevêché de Bordeaux de Pey-Berland, chanoine, comme successeur de David de Montferrand (1430). - Bulle du pape Pie II en faveur des chapitres Saint-André et Saint-Seurin de Bordeaux, et du collège Saint-Raphaël, par laquelle il prend ceux-ci sous sa protection et les exempte complètement de la juridiction de l'archevêque, sous la condition de payer au Saint-Siège 10 florins d'or chaque année (1458). - Confirmation, par le pape Calixte III, de l'union des églises de Saint-Julien de Listrac, de Moulis et de Sainte-Hélène faite autrefois par Amanieu, archevêque de Bordeaux. (1457). - Bulle de Sixte IV, adressée à l'official de Bordeaux, par laquelle Guillaume de Lauba, receveur des aumônes de l'église de Bordeaux, est nommé à la cure de Saint-Pierre-de-Bruges, par la résignation de Jean Peysson, curé de ladite paroisse, démissionnaire par son procureur Jean de Subvilla, prieur de Saint-Aubin, ordre de Saint-Benoît, diocèse de Bazas (1483). - Bulle du pape Paul III portant provision de l'archevêché de Bordeaux en faveur de Jean Du Bellay, cardinal, évêque de Paris (1544). Suit la procuration donnée par ledit archevêque Du Bellay en faveur d'Augier Hunault de Lanta, abbé de Sainte-Croix, pour administrer le diocèse pendant son absence (1545). - Bulle du pape Grégoire XIII qui permet à l'archevêque de Bordeaux de relever de l'excommunication prononcée contre elle, la dame de Lamothe, veuve du sieur de Pontac, laquelle avait épousé en secondes noces le cousin germain de son premier mari ; le pape permet en outre à ladite dame de se remarier à qui bon lui semblera, pourvu que les lois de l'Église ne soient pas transgressées (1572). - Bulle du pape Sixte-Quint enjoignant à Henri III, roi de France, de rendre la liberté au cardinal de Bourbon et à l'archevêque de Lyon et de comparaître en personne ou par procureur devant le Saint-Siège, à peine d'excommunication (24 mai 1589). - Décret de la sacrée congrégation établie pour les indulgences et les reliques (1678).
(Liasse.) - 8 pièces, parchemin ; 6 pièces, papier ; 2 sceaux.1139-1572
G 2
Rescrit du pape Grégoire XIII relatif à l'union du monastère Sainte-Claire à celui de l'Annonciade (juin 1577).Bulle du pape Paul V relative à la confrérie du Saint-Sacrement érigée en l'église Sainte-Marie suprà Minervam, à Rome. - Mandement de l'évêque et statuts généraux de cette confrérie (1606). - Bref du pape Paul V adressé à la noblesse de France, par lequel il loue celle-ci de son attachement au Saint-Siège et de son zèle à le défendre même par les armes (1615). - Bref du pape Innocent X en faveur des fidèles qui visiteront avec dévotion l'église de Capian, diocèse de Bordeaux (1652). - Bref du pape Innocent XI autorisant l'archevêque de Bordeaux à conférer à des personnes séculières des bénéfices dans les abbayes du diocèse de La Rochelle (1677). Suivent les lettres du Roi et l'arrêt du Conseil d'État. - Bulle d'Innocent XI adressée à l'archevêque de Bordeaux, par laquelle il lui notifie l'avènement à l'évêché d'Agen (vacant par le décès de Claude Joly) de Jules Mascaron, naguère évêque de Tulle, et lui demande de lui donner aide et protection comme étant son suffragant (1679). - Bref du pape Innocent XI portant jubilé universel pour implorer le secours de Dieu dans les nécessités présentes de l'Église. - Mandement des vicaires généraux de l'archevêché y relatif (1681). - Bref du pape Innocent XI portant jubilé général pour implorer le secours de Dieu contre les Turcs (1683). - Bref du pape Innocent XII relatif aux confrères de la Charité, des hospices et congrégations ou assemblées érigées ou à ériger pour le soulagement des pauvres (1693). - Lettre du pape Clément XI relative à la bulle Unigenitus (1713).
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 7 pièces, papier ; 2 sceaux.1577-1713
G 3
Lettres-patentes des rois.Lettres-patentes du roi Charles VII en faveur des archevêques de Bordeaux portant évocation au Grand-Conseil de tous les procès que lesdits archevêques pourront avoir tant comme demandeurs que comme défendeurs (1456). - Autres lettres-patentes des rois de France confirmatives des précédentes pour les années 1525, 1549, 1554, 1573, 1574, 1606, 1607, 1625, 1631, 1633, 1645, 1653, 1660, 1665. - Extraits des registres du Conseil d'État y relatifs de 1665 à 1681, et pour les années 1709, 1722, 1723, 1733, 1745, 1769. - Plusieurs requêtes y annexées. - Cahier contenant l'état chronologique des évocations devant le Grand-Conseil du Roi depuis 1456. - Lettres-patentes du roi Charles VII en faveur de l'archevêque de Bordeaux, portant suspension du privilège concédé autrefois par la cour de Rome aux chapitres Saint-André et Saint-Seurin, d'être exempts de la juridiction dudit archevêque (1459). - Lettres-patentes de Charles VII renvoyant devant le Parlement de Paris le procès entre les archevêques de Bordeaux et de Bourges relativement au droit de primatie exercé par l'archevêque de Bourges au sujet de la confirmation de l'élection de Louis de Rochechouart comme évêque de Saintes (24 septembre 1460). - Lettres du roi Charles IX contenant les injonctions de payer les dîmes aux ecclésiastiques sans exiger d'eux aulcuns boucquets ny festins ou aultre despense de bouche (1573). - Sommation adressée par le chapitre Saint-André à l'archevêque de Bordeaux, relativement au privilège qu'ont depuis longtemps les archevêques d'habiller treize pauvres le jour in coena Domini, et de leur donner l'aumône et laver les pieds dans le cloître de l'église Saint-André (1610).
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 24 pièces, papier.1456-1610
G 4
Lettres-patentes du roi Henri III, en faveur du clergé de France, portant confirmation des privilèges relatifs au logement des gens de guerre, au paiement des rançons, etc. (1574).Lettres patentes de Charles IX sur les plaintes du clergé relatives : à la perception des décimes ; aux usurpations des biens des ecclésiastiques ; aux démolitions et pillages des églises ; à la mainlevée des saisies pratiquées sur les bénéfices ecclésiastiques ; à la portion congrue des curés ; à l'exécution des sentences portées contre les ecclésiastiques par les officiaux ; aux appellations comme d'abus ; à l'exemption des contributions, emprunts et autres ; aux réceptions des conseillers ecclésiastiques ; à la préséance des prélats dans les convocations d'États ; aux titres du temporel des bénéfices perdus ou brûlés (Vincennes, le 25 mars 1574). - Confirmation par Henri III des lettres-patentes précédentes (Avignon, le 2 janvier 1575). - Déclaration du Roi, sur requête, qui exempte les ecclésiastiques du logement des gens de guerre et de la contribution aux munitions, fortifications, etc. (1er mai 1596). - Édit de pacification d'Amboise, publié par les ordres de l'archevêque de Bordeaux dans tous les fiefs et possessions dudit archevêque (1562) : plusieurs pièces annexées. - Lettre du cardinal Mazarin à l'archevêque de Bordeaux relativement aux troubles de la ville (20 juillet 1654). - Arrêts du Conseil d'État : - portant que les enterrements de ceux de la religion prétendue réformée ne pourront être faits que le matin à la pointe du jour ou le soir à l'entrée de la nuit (1662) ; - portant défense aux ministres de la religion prétendue réformée de prendre la qualité de ministres de la parole de Dieu, et à ceux de ladite religion de chanter leurs psaumes à voix haute dans leurs maisons ou ailleurs (1663) ; - ordonnant que les enfants dont les pères sont catholiques et les mères de la religion prétendue réformée seront baptisés à l'église catholique et non ailleurs (1663). - Lettres du roi Louis XIV ordonnant la surséance des affaires civiles de l'archevêché de Bordeaux pendant la tenue de l'Assemblée générale du clergé de France à Pontoise (1665). - Lettres du roi Louis XIV à l'archevêque de Bordeaux, pour ordonner des prières publiques à l'occasion de la naissance du duc de Bourgogne (1682). - Lettres du Roi à l'archevêque de Bordeaux touchant la conversion de ceux de la religion prétendue réformée (1682).
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 15 pièces, papier ; 1 sceau.1574-1682
G 5
Édits, lettres-patentes, ordonnances et déclarations des rois de France ; arrêts du Conseil d'État relatifs au clergé de France, et principalement au clergé du diocèse de Bordeaux, et concernant : les francs-fiefs et nouveaux acquêts ;les receveurs des décimes ; - la création des greffes des insinuations ecclésiastiques en offices royaux, séculiers et domaniaux ; - la décharge en faveur des ecclésiastiques de donner aveu et dénombrement des biens qu'ils possèdent ; - la prolongation de la faculté octroyée aux ecclésiastiques de pouvoir racheter les biens vendus et aliénés de leurs bénéfices pendant le temps de cinq années ; - la décharge en faveur des ecclésiastiques de la recherche des francs-fiefs et nouveaux acquêts ; - l'exemption des tailles ; l'exemption du droit de régale ; - la décharge du sel et la représentation des billets des gabelles ; - le paiement du droit d'amortissement ; - le supplément payable par les engagistes et possesseurs des biens aliénés et baillés à emphytéose par les ecclésiastiques ; - les curés primitifs contre les vicaires perpétuels ; - la recherche des droits des francs-fiefs et nouveaux acquêts en faveur des ecclésiastiques pour leurs biens propres et acquêts, encore qu'ils ne soient de condition noble ; - la décharge du paiement des décimes ordinaires en faveur des Jésuites du collège d'Angoulême ; - le recouvrement de la somme de deux millions de livres accordée au Roi par l'assemblée du clergé ; - la défense faite aux ministres de la religion prétendue réformée de porter des soutanes, des robes à manches et de paraître en habit long ailleurs que dans les temples de ladite religion ; - les pensions sur les bénéfices, cures et prébendes ; - l'ordre de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Lazare-de-Jérusalem ; - le paiement des droits de nouveaux acquêts pour tous les biens immobiliers ; - l'obligation pour tous les archevêques, évêques et autres bénéficiers du royaume de fournir à la Chambre des Comptes les déclarations de tout le personnel de leurs bénéfices ; - le droit de régale ; - les procès criminels qui se font aux ecclésiastiques ; - les dignités électives du chapitre de Sens exemptes du droit de régale ; - la prévôté de Canois, située en Roussillon, relativement aux avantages à elle concédés par le Concordat fait entre Léon X et le roi François Ier ; - la perception des tailles ; - les portions congrues des curés ou vicaires perpétuels et les rétributions de leurs vicaires ; - la liquidation des droits d'amortissement et de nouveaux acquêts dus au Roi par les ecclésiastiques et autres gens de mainmorte ; - les communautés ecclésiastiques exemptes des décimes et tenues de faire la déclaration de leurs biens immeubles ; - l'autorisation donnée à la délibération de l'assemblée générale du clergé de France pour l'emprunt de 5 millions 500,000 livres ; - le recouvrement de la finance des offices de receveurs des amendes ; - la création de quatre cents greffiers des domaines des gens de mainmorte ; - les greffiers chargés d'enregistrer les domaines de gens de mainmorte ; - la décharge, en faveur des gens de mainmorte qui possèdent des bois dans l'étendue du royaume, de toutes recherches et des peines portées par l'ordonnance de 1669 ; - l'ordonnance du Roi relative aux bois possédés par les ecclésiastiques du royaume ; - la déclaration à faire par les ecclésiastiques et autres gens de mainmorte, des forêts et bois de leurs bénéfices ; - la réception des personnes qui entrent dans les monastères pour embrasser la profession religieuse ; - l'aliénation des droits d'échange dus au Roi dans toutes les paroisses du royaume ; - la juridiction ecclésiastique ; - la passation par-devant notaires des baux des revenus de tous les biens des ecclésiastiques et autres gens de mainmorte ; - la nobilité des fonds et héritages et le déguerpissement des biens roturiers ; - les nouveaux convertis qui refusent de recevoir les sacrements pendant leurs maladies.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 44 pièces, papier.1330-1699
G 6
Édits, lettres-patentes, ordonnances et déclarations des rois de France ; arrêts du Conseil d'État relatifs au clergé de France et principalement à celui du diocèse de Bordeaux, et concernant :les bans du mariage ; - le respect dû aux églises ; - les biens d'église aliénés ou usurpés ; - les biens des ecclésiastiques ; - l'autorisation de la délibération de l'assemblée générale du clergé de France pour l'emprunt de 24 millions de livres ; - les chanoines réguliers de la congrégation de Chancelade pourvus de cures, vicairies perpétuelles ou prieurés-cures du dit Ordre ; - le mémoire du Dauphin adressé au Pape relativement aux Jansénistes ; - la suppression des offices de greffiers-conservateurs et contrôleurs des registres des baptêmes, mariages et sépultures ; - les disputes, contestations et différends qui se sont formés dans le royaume à l'occasion de la constitution du Pape contre le livre des Réflexions morales sur le nouveau Testament ; - les unions des bénéfices ; - l'obligation de passer par-devant notaires les baux des biens et revenus dépendants des bénéfices ecclésiastiques ; - le remboursement des rentes du clergé ; - les bénéfices possédés par les religieux de plusieurs communautés ; - les bénéfices possédés par les religieux de la congrégation de Saint-Maur ; - l'exécution des arrêts rendus au sujet de la constitution Unigenitus ; - la suppression de trois mandements donnés par les sieurs évêques de Senez, de Montpellier et de Boulogne ; - la suppression d'un mandement de l'archevêque d'Arles ; - la suppression d'un écrit intitulé : Lettre prétendue écrite à Sa Majesté, etc. ; - le délai accordé aux bénéficiers pour faire aux Chambres des Comptes les déclarations de tout le temporel de leurs bénéfices ; - les impositions du clergé ; - l'observation des pratiques de la religion ; - la suppression de trois libelles de l'évêque de Bayeux au sujet de la constitution Unigenitus ; - la saisie des revenus de l'évêque de Montpellier à cause de la contravention concernant la signature du Formulaire contre les cinq propositions du livre de Jansénius ; - la suppression d'un écrit intitulé : Lettre de M. Duguet à M. l'Évêque de Montpellier ; - le droit d'indemnité dû au Roi par les ecclésiastiques et gens de mainmorte pour les acquisitions qu'ils font dans l'étendue des seigneuries ou justices royales ; - la suppression d'un écrit imprimé sous le titre de : Lettre circulaire de M. l'Évêque de Montpellier aux évêques de France ; - les immunités attachées aux biens ecclésiastiques ; - le règlement pour le contrôle des baux des revenus des communautés séculières et régulières et autres gens de mainmorte ; - l'exécution des bulles des Papes contre le Jansénisme et la constitution Unigenitus ; - un écrit traitant des arrêts des Parlements en matière d'appel comme d'abus des censures ecclésiastiques ; - le règlement général entre les curés primitifs et les curés-vicaires perpétuels ; - les disputes qui se sont élevées au sujet des deux puissances ecclésiastique et séculière ; - la destruction d'un imprimé intitulé : Lettre à M. de Combabessouse, conseiller au Parlement de Bordeaux ; - la suppression de l' Instruction pastorale de M. l'évêque de Laon ; - la cessation des disputes et contestations au sujet de la constitution Unigenitus ; - la suppression du mandement de l'archevêque d'Embrun du mois d'août 1731.
(Liasse.) - 38 pièces, papier.1702-1731
G 7
Édits, lettres-patentes, ordonnances et déclarations des rois de France ; arrêts du Conseil d'État relatifs au clergé de France et principalement au clergé du diocèse de Bordeaux et concernant :la fermeture de la porte du cimetière de la parroise Saint-Médard ; - le recouvrement des droits d'amortissement et franc-fief ; - le contrôle des actes inscrits sur les registres des communautés religieuses ; - la dispense du contrôle des actes inscrits sur les registres des communautés religieuses moyennant un abonnement de 120,000 livres ; - les propriétaires de fonds qui doivent des rentes au clergé ; - les établissements et acquisitions des gens de mainmorte ; - les déclarations à faire dans six mois par les bénéficiers du clergé de France, des biens et revenus de leurs bénéfices ; - la déduction faite aux propriétaires de fonds et héritages compris dans les rôles arrêtés au Conseil sur le vingtième de leurs revenus, du vingtième des rentes ou autres redevances qu'ils pourraient devoir au clergé de France ; - l'autorisation des délibérations de l'Assemblée générale du clergé de France au sujet de la somme de 16 millions de don gratuit accordé au Roi ; - la perception des droits de contrôle des baux, des biens et revenus des bénéficiers et autres gens de mainmorte ; - la suppression d'écrits imprimés sous les titres d' observations, mémoires, remontrances au nom des curés, soit d'une même ville et d'un même diocèse, soit de plusieurs diocèses ; - les doubles droits du contrôle dus pour omission de déclaration des baux des biens et revenus des bénéficiers et autres gens de mainmorte ; - l'affranchissement de tout droit d'amortissement pour tous les actes par lesquels les curés ou vicaires perpétuels cèderont des dîmes aux gros décimateurs ou curés primitifs ; - l'exemption du droit de nouvel acquêt pour les baux qui seront faits par les abbés ou prieurs en faveur de leurs religieux ; - les maisons abbatiales, prieuriales, canoniales et autres de même nature assujetties au droit de nouvel acquêt ; - la représentation à la Cour des Aydes, des titres et pièces concernant la noblesse et les privilèges des communautés séculières et régulières ; - l'autorisation des délibérations de l'assemblée générale du clergé de France au sujet de la somme de 15 millions de don gratuit offerte au Roi et celle d'un million accordée par elle pour être employée au secours de matelots blessés et de leurs veuves et orphelins ; - le prix des chevaux de poste ; - le règlement pour les toiles peintes et imprimées dans le royaume ; - la nomination d'un préposé pour marquer d'une empreinte toutes les toiles nationales peintes ou imprimées ; - les portions congrues des curés et vicaires.
(Liasse.) - 21 pièces, papier.1732-1786
G 8
Actes du pouvoir archiépiscopal.Donation par Arnaud, archevêque de Bordeaux en faveur du monastère de Saint-Martin de Tours, de deux églises de Saint-Denis sur l'Isle et de Saint-Georges de Guestas, aujourd'hui Les Billaux, sous certaines conditions (1124). - Confirmation, par l'archevêque de Bordeaux, de deux donations faites au monastère de Saint-Denis en France, par Helias, vicomte d'Entre-Dordogne, et Rigaud de Puynormand, sans date (de 1103 à 1135). - Fondations de diverses chapellenies à la collation des archevêques de Bordeaux, avec les noms de ceux qui ont droit de présentation, pour les églises de : Aubie, Saint-Aubin, Arsac, Arbanats, Baron, Saint-Pierre de Batz, Cadillac, Sainte-Croix de Bordeaux, Cérons, Cardan, Le Porge, Fargues, Grayan en Médoc, Yzon, Mimizan, Saint-Brice, Portets, etc. (1483). - Indulgences accordées aux pèlerins qui, allant à Saint-Jacques, en Galice, font leurs dévotions à la chapelle Saint-Jacques érigée en la ville de Libourne (21 novembre 1605). - Injonction aux chanoines du chapitre Saint-André d'aller au choeur en habit décent et de ne pas habiter avec des séculiers mariés (1608). - Ordonnance d'interdiction de toutes les églises de Bordeaux par suite des violences exercées par le duc d'Épernon sur la personne de l'archevêque Henry de Sourdis et une partie de son clergé (1633). - Sentence d'excommunication par le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, contre Henry Darche, doyen du chapitre Saint-André. - Mandement de l'archevêque Henry de Béthune, relatif à la dévotion à la chapelle de N.-D. de la Nef à Saint-André (1654). - Mémoire adressé au Roi relativement à l'emploi des biens situés dans le diocèse désunis de l'ordre de N.-D. du Mont-Carmel et de Saint-Lazare (1694). - Mandement de l'archevêque Honoré de Maniban relatif à la suppression de plusieurs fêtes dans le diocèse (1733). Suivent les lettres-patentes du Roi et l'arrêt du Parlement y relatifs.
(Liasse.) - 4 pièces, parchemin ; 5 pièces, papier.1124-1733

Actes du pouvoir épiscopal

G 9
Registres des collations faites, le siège vacant, par les chanoines : Léon de la Guyonie, doyen de l'église de Bordeaux : Jacques Desaygues trésorier ; Jean Rousseau et Mathurin Bertin, nommés vicaires généraux par le chapitre ; pour les églises, chapelles ou prieurés dont les noms suivent, et les titulaires mis en possession au refus des évêques, le royaume étant en interdit : Saint-Barthélemy d'Agen ; Saint-Hilaire de Poitiers ; église d'Andillé, diocèse de Poitiers ; Mimizan ; Sainte-Marie de Cressac, diocèse d'Angoulême ; chapelle de l'île de Ré, diocèse de Saintes ; prieuré Saint-Martin du Sablon ; canonicat d'Angoulême ; église de Brusac, diocèse de Poitiers ; Saint-Caprais d'Agen ; Saint-Jean, de Vayres ; sacristie de l'église du monastère de Verteuil ; canonicat et prébende théologale de Saint-Émilion ; archidiaconat du Mas-d'Agen ; Saint-Martin de Haux ; chapelle de Brouilhac à Saint-André ; église de Sihec, diocèse de Poitiers ; église de Mougon, diocèse de Poitiers ; de Médis, diocèse de Saintes ; de Corsan, diocèse de Condom ; de Frigimont, diocèse d'Agen ; chapelle de Bard à Saint-Michel ; église de Saint-Martin de Verruye à Poitiers ; archidiaconat de l'église d'Agen ; chapelle de Raux à Saint-Macaire ; chapelle de Moleyre à Saint-Projet ; église de Saint-Félix de Montesquiou ; chapelle du Sartre à Saint-André ; prieuré Saint-Maurice d'Eschallat, diocèse d'Angoulême ; église Saint-Front de Périgueux ; chapelle de Borda à Saint-André ; église Saint-Saturnin de Chadurie ; prieuré de Bardenac ; la succentorie de l'église de Bordeaux ; église collégiale du château de Monstreuil, diocèse de Poitiers ; prieuré Saint-Mary de l'ordre de Saint-Benoît, diocèse d'Angoulême ; église de Barbezieux, diocèse de Saintes.
(Registre.) - In-4°, 33 feuillets, papier.1591-1595
G 10
Collations faites, le siège vacant, par les chanoines : Jacques Desaygues, doyen, conseiller au Parlement : Jacques Miard, chanoine, archidiacre de Cernès, protonotaire apostolique ; Thomas Dubernet, chanoine ; Jean Mosnier, chanoine, tous nommés vicaires généraux par le chapitre métropolitain, le 9 février 1628, le lendemain de la mort du cardinal de Sourdis, arrivée à quatre heures de l'après-midi, à :Jean Bousquet, pour l'église Saint-Pierre de Bordeaux ; Barthélemy de Saint-Cricq, pour la chapelle de Sainte-Catherine de Fronsac ; Claude de Voyer d'Argenson, prêtre du diocèse de Tours, pour l'archiprêtré de Blaye ; divers pour la chapelle de Bernard Du Brocars, la cure de Sainte-Croix-du-Mont, le prieuré de Prignac, en Médoc. - Collation par les mêmes de la trésorerie de Saint-André, la prieuré d'Espessas, le prieuré de Lalande, la chapelle de Lacaussade de Rions, l'aumônerie de l'église métropolitaine et son annexe Saint-André de Cestas, les églises de Salaunes et de Lagrave-d'Ambarès, les églises de Saint-Christophe de Bellebat et Saint-Étienne de Loupes, la cure d'Aubie, la chapelle fondée dans l'église Sainte-Colombe de Bordeaux par Étienne de Joly, conseiller du Roi ; la cure d'Hautesvignes, diocèse d'Agen ; la chapelle d'Eyquart, fondée dans l'église Saint-Martin de Listrac ; les chapelles dans l'église Saint-Pierre d'Aurigne et la chapelle Pierre-de-Ville dans l'église Saint-Michel de Bordeaux ; la chapelle Saint-Émilion dans l'église Saint-André, la chapelle fondée par de Naudes et Vidault dans l'église Saint-Michel de Marcamps ; la chapelle fondée par Bertrand de Gascq, à Saint-André ; la chapelle fondée à Saint-Seurin, par Beautric ; la chapelle de Gasteuil, à Saint-Projet ; l'église de Saint-Genès de Générac, unie à Sainte-Marie de Campugnan ; l'église de Mensignac, diocèse de Périgueux ; Saint-Sulpice de Breignac-d'Omet ; deux chapelles fondées dans l'église Saint-Christophe de Daignac par le Soudan de Preissac ; la chapelle fondée par Damiette dans l'église Saint-Pierre d'Oleron, diocèse de Saintes ; Saint-Martin de Blanquefort ; la chapelle de Lana, à Saint-Seurin ; la prébende de la cathédrale Saint-Étienne d'Agen ; l'église de Saint-Martin de Chalais, diocèse de Saintes ; le prieuré de Saint-Pierre de Preignac, de l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin ; le prieuré de Saint-Pierre de Grayan, de l'ordre de Saint-Benoît ; la chapelle du château de L'Ombrière, à Bordeaux ; la chapelle Pierre de Barde, à Saint-Michel ; la chapelle fondée par Hélias de Laruscade ; les vicairies perpétuelles de Villenave, de Parempuyre, de Berson ; la chapelle Guillaume Seguin, à Saint-Sauveur de Saint-Macaire ; la chapelle Pierre de Sabaros, fondée à Sainte-Colombe ; le prieuré Saint-Pierre de Royan, des chanoines réguliers de Saint-Augustin ; Saint-Cybard de Vérac ; Saint-Étienne de Talvats, diocèse de Saintes ; Plassac et son annexe la B. M. de Montuzet ; Saint-Pierre de Bruges ; la chapelle de Raymond Brault, alias Eyquem, à Saint-Seurin ; le prieuré Saint-Georges d'Aiguesvives (de Aquis vivis ), ordre de Saint-Benoît ; le prieuré du Mont-Judaïque, ordre de Saint-Benoît ; les chapelles Hélias Larrivau, à Saint-Seurin, et Bernard Olivier, à Sainte-Colombe ; l'église de Noireterre, diocèse de Maillezais ; le prieuré, de Voutegon, diocèse de Maillezais ; le prieuré de Cozes, ordre de Saint-Augustin, diocèse de Saintes ; Saint-Martin de Montaignac, diocèse d'Agen ; Cougoussac, à Saintes ; Saint-Astier de Fonsemagne, diocèse de Périgueux ; Saint-Laurent de Lasalle, diocèse de Maillezais. ; la chapelle de Durefort, à Bourg ; la chapelle de la Sainte-Trinité, dans l'église de Loupiac, etc. - Dispense de voeux pour Hélie Milton, fille de feu Raphaël Milton.
(Registre.) - In-4°, 79 feuillets, papier.1628-1630
G 11
Registre des ordinations conférées à divers, le siège étant vacant : tonsure, sous-diaconat, diaconat, prêtrise.
(Registre.) - In-4°, 18 feuillets, papier.1560
G 12
Registre de la congrégation tenue, sede vacante, par les vicaires généraux : Desaygues, doyen de l'église métropolitaine ; de Miard, archidiacre ; Dubernet, Mosnier, chanoines en l'église métropolitaine Saint-André, concernant :les nominations de vicaires perpétuels ; - la permission de prêcher, de dire la messe ; - les attestations de bonne vie et moeurs, les lettres de prêtrise ; - les provisions de cure, la permission de porter l'habit clérical ; - les réconciliations d'églises ; - l'obligation pour le curé de Parempuyre de faire les prières pour noble Gabriel d'Alesme et demoiselle Catherine de Lescure, veuve du sieur d'Alesme, conseiller au Parlement, comme étant seigneurs dudit lieu ; - des règlements divers pour les églises ; - l'offre des Pères Jésuites d'aller porter les secours de la religion aux pestiférés (1629) ; - Joseph Duban, nommé chanoine à Saint-Martial de Limoges pendant la peste de cette ville ; - l'approbation de l'établissement de l'ordre de Notre-Dame de Périgueux dans la ville de Domme, etc.
(Registre.) - In-4°, 176 feuillets, papier.1628-1630
G 13
Actes de l'archevêché pendant la vacance du siège et étant vicaires généraux : Desaygues, doyen ; Miard, Dubernet et Mosnier, concernant :les prières à faire autour du corps du cardinal de Sourdis, mort dans son palais archiépiscopal le 8 février 1628 à trois heures et demie après-midi ; - la nouvelle de la mort envoyée dans tout le diocèse, ainsi qu'aux évêques suffragants ; - les lettres de tous les évêques suffragants ; - lettres des vicaires généraux aux cardinaux à Rome, relativement aux différends survenus au convent des religieuses Notre-Dame ; - les violences faites à un prédicateur de Blaye par le sieur de Saint-Jean, commandant pour le Roi au château de Blaye ; - les ordonnances des vicaires généraux à ce sujet ; - le règlement pour le couvent Notre-Dame ; - la fabrique de La Teste-de-Buch ; - les inhumations non autorisées dans les églises ; - la sentence contre les bénéficiers de Saint-Michel qui avaient usurpé la juridiction épiscopale ; - les tableaux dégradés dans l'église Saint-Jean de Libourne ; - l'autorisation de bâtir un couvent pour les frères mineurs à Saint-André-de-Cubzac concédée à Charles de Durfort, chevalier, seigneur-baron de Cubzaguais, vicomte de Castillon ; - le couvent de Notre-Dame ; - la fabrique de Cadillac ; - la chapelle de Daignac ; - la confrérie de Carignan ; - le curé de Saint-Michel de Bordeaux ; - le trou miraculeux, ou veyrine par où l'on faisait passer les malades dans l'église de Saint-Michel-la-Rivière ; les prières ordonnées pour le succès des armées du Roi devant La Rochelle ; - le transport d'une religieuse du couvent de Notre-Dame de Bordeaux à celui de Saintes ; - les actions de grâces pour la prise de La Rochelle ; - l'église de Gujan ; - le cimetière de Saint-André-de-Cubzac usurpé par les Cordeliers ; - les prières pour préserver le diocèse de la peste et accorder au Roi la victoire sur ses ennemis ; - les religieuses de Sainte-Ursule envoyées à Cahors ; - le couvent de Sainte-Ursule à Saint-Émilion ; - la lettre écrite aux maire et jurats de Libourne, contenant l'injonction de chasser les comédiens ; - les Ursulines de Bordeaux ; - la chapelle de la dame de Tau ; - l'hôpital de la Santé ; - les prières contre la peste ; - la chapelle de Monlerin ; - la permission accordée à des religieux d'administrer les pestiférés ; - l'autorisation aux soeurs de Saint-Dominique de changer de maison à Bordeaux ; - l'assemblée des supérieurs des maisons religieuses au sujet de la peste ; - la nomination d'un régent à Blaye ; - la décharge des francs-fiefs ; - le jubilé universel de 1630 ; - le couvent de Notre-Dame ; - les Carmes déchaussés ; - la vicairie foraine de Quinsac ; - les règlements faits en l'assemblée des vicaires forains ; - l'absolution des excommuniés ; - le transport des religieuses de Sainte-Ursule dans le nouveau couvent de Saint-Émilion ; - la défense de lire le Talmud ; - la procession des pères Carmes et canonisation de saint André Corsini. - Le 16 août 1630 furent reçues les bulles en faveur de Henry d'Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux, primat d'Aquitaine, contre-signées par Berteau, secrétaire. - Actes du Synode diocésain de Bordeaux, tenu en mai 1628, le siège vacant. Rôle des présents et des défaillants.
(Registre.) - In-4°, 160 feuillets, papier.1628-1630
G 14
Actes de l'archevêché, le siège vacant, concernant :les réparations à l'église de Salles ; - les statuts de la confrérie établie en l'église de Saint-Éloi sous le nom de Notre-Dame des Agonisants ; - l'élection de la supérieure des Ursulines à Bordeaux ; - l'arrêt du Parlement sur le scandale pendant les offices ; - les Ursulines de Libourne ; - les troubles religieux à Saint-Macaire ; - la paroisse de Lansac ; - les indulgences de 40 jours ; - la visite du couvent des Ursulines ; - la rébellion de la supérieure des Ursulines de Bordeaux et des religieuses de Libourne et de Saint-Émilion ; - les Ursulines de Bordeaux établies à Monlerin, dans la paroisse de Bassens ; - les droits honorifiques de Philippe de Gaufreteau, écuyer, baron de Blésignac, dans l'église de Dardenac ; - le règlement pour les Ursulines de Saint-Émilion, Libourne et Bordeaux ; - les déprédations faites par le curé d'Arbis dans son église ; - les actions de grâces à l'occasion de la prise de Beaubourg en Allemagne ; - la tenue d'un synode ; - la visite de l'église d'Arbis ; monastère Notre-Dame ; - la fondation d'un couvent d'Ursulines à Nérac ; - la peste à Rions ; - les ordonnances disciplinaires contre les curés ; - le règlement pour nommer les députés au synode ; - le refus de visite d'église par le syndic du chapitre de Saint-Émilion ; - les Ursulines de Saint-Macaire ; - l'établissement d'un monastère des religieuses de Notre-Dame à Saint-Lizier, diocèse de Couserans ; - la visite du monastère de Notre-Dame à Bordeaux ; - la vicairie d'Audenge ; - la citation aux religieux de Sainte-Croix pour n'avoir pas assisté aux processions et prières extraordinaires faites pour les nécessités publiques ; - les élections au couvent Notre-Dame ; - la visite du couvent des religieuses de Sainte-Catherine de Sienne ; - les processions pour prier Dieu contre les persécutions des Turcs ; - l'envoi de confesseurs aux prisonniers de l'Hôtel de Ville et de la Conciergerie ; - la requête au sujet des bureaux généraux des décimes ; - l'excommunication de quatre Ursulines en rupture de cloître ; - les désordres dans le couvent des Ursulines à Saint-Macaire ; - la plainte de Guillaume de Guérin, écuyer, seigneur haut-justicier contre le curé de Saint-Sève ; - le catalogue des livres du séminaire en 1640 ; - le tarif des droits perçus par le secrétariat de l'archevêché ; - le règlement pour les funérailles de ceux qui doivent être ensevelis dans les chapelles des couvents ; - la sentence contre les moines de Sainte-Croix ; - l'ordonnance relative aux couvents des Cordeliers et des Ursulines à Saint-Macaire ; - l'obligation pour les curés et monastères de fournir le dénombrement des confesseurs qu'ils emploient ; - la permission d'imprimer le livre intitulé : L'Imitation de Jésus-Christ, par Jean Gerson, traduit du latin en français ; - la visite du monastère des filles de la Visitation ; - le règlement pour les chapelles particulières à la ville et à la campagne ; - les religieux Célestins à Verdelais ; - la circulaire aux évêques de la province pour l'établissement du petit bureau à Bordeaux ; - la commission pour la direction des Ursulines à Libourne et à Saint-Émilion ; - les religieux de Verdelais ; - l'ordonnance pour les oraisons des 40 heures ; - les prières contre la peste à réciter par les religieuses de Bordeaux : Sainte-Ursule, Notre-Dame, Saint-Benoît, Saint-Dominique, La Madeleine, La Visitation ; - les frais de prédicateur ; - le règlement pour la chapelle de Notre-Dame du Casse ; - l'excommunication prononcée contre le prieur des Bénédictins ; - la requête des Ursulines de Saint-Émilion ; - le couvent des religieuses Notre-Dame ; - la convocation des archiprêtres de Bourg et Blaye au synode de Bordeaux ; - le séminaire de Bordeaux ; - les lettres de régent pour Podensac ; - l'envoi en mission dans le Médoc de trois jésuites ; - la visite du séminaire ; - l'élection de la supérieure des Orphelines ; - le règlement pour le séminaire ; - la requête de la confrérie de Saint-Roch, instituée dans la chapelle du Peyrat à la Bastide, paroisse de Cenon ; - la supérieure de la Visitation ; - le monastère de la Madeleine ; - les Cordeliers et les Ursulines de Saint-Macaire ; - la lettre pastorale sur la peste ; - la visite du monastère des Ursulines de Bordeaux ; - la ruine du clocher de Landiras ; - l'établissement de la confrérie des Innocents ; - la permission aux Bénédictins de quitter leur couvent à cause de la peste ; - l'excommunication contre les Bénédictins de Sainte-Croix qui s'étaient portés à des violences sur des bénéficiers de Saint-Michel ; Darmajac, prêtre à Cadillac ; - l'ordonnance réglant les quêtes des religieux ; - le procès-verbal de visite de Saint-Estèphe ; - la sentence contre le clergé de Blaye qui refuse de secourir les malades atteints de la peste ; - Morpheus, supérieur du séminaire des Irlandais ; - les actions de grâces à cause de la cessation de la peste, 8 novembre 1647.
(Registre.) - In-4°, 190 feuillets, papier.1645-1648
G 15
Actes de l'archevêché, le siège vacant, concernant :l'enquête sur un miracle opéré au couvent des religieuses de Notre-Dame ; - les exhortations au peuple à l'occasion de la peste ; - le couvent de la Madeleine ; - le règlement entre les curés de Saint-Maixant, Puy-Paulin, et les religieuses Sainte-Catherine ; les citations adressées à ceux qui vivent en concubinage ; - les prières pour le Roi malade ; - les excommunications contre deux hommes qui s'étaient livrés à des voies de fait contre Daniel Morpheus, supérieur des Irlandais ; - l'obligation de porter l'habit ecclésiastique ; - l'élection d'une supérieure au couvent de Libourne.
(Registre.) - In-4°, 350 feuillets, papier.1647-1648
G 16
Actes de l'archevêché, le siège vacant, concernant :la visite du couvent des Ursulines de Libourne, - les requêtes au sujet des droits honorifiques dans les églises, par Charles de Fourcade, écuyer, seigneur des maisons nobles des Arroux ; Guy de Guérault de La Bastide, écuyer ; Pierre et Jacques Dupuch, pour la paroisse de Génissac ; Jean de Ségur, écuyer, seigneur de Francs, pour la paroisse de Bègles ; trou miraculeux ou veyrine dans l'église de la paroisse Saint-Jean d'Illac ; - le règlement entre les religieux du monastère de Saint-Romain et ceux de Saint-Sauveur de Blaye ; - la publication du jubilé à Périgueux.
(Cahier.) - In-4°, 32 feuillets, papier.1648
G 17
Actes de l'archevêché, le siège vacant, concernant :la relation de la mort d'Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, arrivée le samedi 11 mai 1680 ; - les détails de ses funérailles ; - les élections des vicaires généraux par le chapitre métropolitain ; de Mullet de Voluzan, doyen ; Lopes, théologal ; Combabessouse ; les lettres relatives à la mort de l'archevêque, adressées aux suffragants et les réponses de ceux-ci ; - le séminaire de la Mission ; - l'élection de la supérieure au couvent de la Visitation, au couvent des Orphelines et aux Filles de la Foi ; - l'oraison funèbre du seigneur archevêque, prononcée par Jérôme Lopes, théologal ; - les admonestations pour cause de concubinage ; - la confrérie de Sainte-Luce, fondée à Saint-Éloy par les pourpointiers ; - la permission d'établir un oratoire dans le faubourg Saint-Seurin, accordée à Jacques de Brossard, conseiller du Roy au Présidial de Guyenne ; - l'élection de la supérieure du couvent de Notre-Dame ; - l'oratoire particulier concédé à la demoiselle de Cruseau, veuve de Pierre Lopes, docteur et professeur en médecine. - Actes du synode diocésain de Bordeaux, tenu le 22 avril 1681 par les vicaires généraux ; - les listes des membres absents ; - la constatation des reliques faites le 27 mai 1681 dans la maison professe des Jésuites ; - la requête aux fins de dispense de mariage en faveur de Jean d'Arpaillan, écuyer, et Éléonore de Lachassaigne.
(Cahier.) - In-4°, 62 feuillets, papier.1680-1681
G 18
Ordonnances du Conseil de l'archevêque (Ferdinand-Maximilien Mériadeck, prince de Rohan), concernant :les vérifications d'actes de baptême pour divers ; - les réparations aux églises de : Saint-Christoly de Canac, Saint-Étienne de Loupes, Notre-Dame de Parsac, Vendays, Rions, Saint-Paul de Frontignac, Ponteux, Bellebat, Saint-Denis de Pile, prieuré de Villeneuve-en-Bourgès, Caillau, Saint-Ciers de Canesse, Saint-Mexant-en-Benauge, Coutras, Talais, Lège, Saint-Girons d'Ayguevives, Sadirac, Martillac, Cénac, Bayon, Saillans, Cazaux ; - la visite des cures des paroisses suivantes : Pompignac, Saint-Ciers de Canesse, Ludon, Aureillan, Génissac, Caillau, Saint-Pierre de Bordeaux, Ludon, Cénac, Saint-Romain de Boursas, Martillac, Saint-Louis du Marais, Grezillac, Tauriac, Saint-Caprais, Comps, Villagrain, Baigneaux, Belvès, Saint-Médard d'Ayran, Saint-Symphorien, Cenon, Saint-Christophe du Double, Donnezac, Loupes, Landiras ; - la confrérie de la communauté des maîtres poulieurs, transférée de l'église Saint-Rémy dans celle des Grands-Carmes ; - confrérie à Saint-Michel ; - la Trezaine de N.-D. de la Place ; - la nomination d'un maître d'école à Izon ; - le tiers-ordre établi aux Cordeliers de Bordeaux, à Verdelais et à Saint-Macaire ; - la confrérie des compagnons menuisiers et serruriers ; - la chapelle N.-D. à Sainte-Croix-du-Mont ; - la confrérie des tailleurs ; - l'hôpital de la Manufacture ; - la confrérie Saint-Roch, à Escoussans ; - la permission de vendre des vases sacrés accordée à la confrérie de l'Immaculée-Concéption établie au couvent des Capucins ; - l'hôpital de la Charité, à Cadillac.
(Registre.) - In-f°, 200 feuillets, papier.1777-1783
G 19
Ordonnances du. Conseil de l'archevêque, concernant :les rapports des visites faites dans les églises de Saint-Caprais de Baignaux, de Villagrains et la chapelle de la Goulée ; - les plaintes contre divers curés et particulièrement contre les curés de Guillos, Saint-Christophe du Double, et Mimizan ; - les religieuses de la Madeleine ; - les nominations de vicaires et de maîtres d'école ; - les dispositions particulières pour le gouvernement du diocèse.
(Registre.) - In-f°, 210 feuillets, papier.1782-1784
G 20
Ordonnances du Conseil de l'archevêque (Jean-Marie Champion de Cicé), concernant :les rapports des visites faites dans les églises de Barp, Aubie, Castelnau, Audenge, Lège, Andernos, Salles, Sanguinet, Lanton, Biscarosse, Bias, Vignac, Saint-Julien, Aureillan, Mimizan, Ponteux, Mios, Gastes, Parentis, le Porge, Mérignac, La Sauve, Pauillac, Asques, Sainte-Hélène de Lalande, le Sablon-Saint-Genès, Talence, etc. ; - les Jacobins de Génissac ; - les processions à Lesparre ; - les processions de Montuzets et de Saint-Michel.
(Registre.) - In-f°, 192 feuillets, papier.1787-1790
G 21
Ordonnances du Conseil de l'archevêque, concernant :la relation de la mort de François-Élie de Voyer de Paulmy d'Argenson, archevêque de Bordeaux, arrivée le lundi 25 du mois d'octobre 1728, et les détails de ses funérailles ; - la nomination de quatre vicaires généraux : Darche, doyen du chapitre ; Blancafort, sous-doyen ; Basterot et Calendiny, chanoines ; - les dispenses de parenté ; - les réparations aux églises de Saint-Cibard, etc. ; - les demandes de monitoires ; - les redditions de comptes de fabriques ; - la concession de chapelle domestique en faveur de François Borie, à Embarès ; - la chapelle de la Madeleine, à Sauternes. - Mort de l'archevêque François-Honoré de Maniban, arrivée le samedi 29 juin 1743 ; détails de ses funérailles. - Nomination de quatre vicaires généraux : Darche, doyen, Blancafort, Basterot et d'Alphonse, tous chanoines ; - lettres adressées aux suffragants.
(Registre.) - In-f°, 188 feuillets, papier.1728-1748
G 22
Ordonnances du Conseil de l'archevêque (Ferdinand-Maximilien Mériadeck, prince de Rohan) (de Monhalen, Boudin, de Bar, du Tems et de Gilibert, vicaires généraux) concernant :les ordonnances de visite des églises : de Carcans, de Cazaux, Cambes, Saint-Georges de Cadillac, Parentis, Bouliac, Mérignac ; - l'école de Preignac ; - la confrérie des jardiniers ; - les rectifications d'actes baptistaires ; - la classe de théologie du collège royal de Guyenne ; - la suppression de l'église Saint-Jacques de Bordeaux ; - le monastère de la Visitation ; - la confrérie des contre-maîtres marins ; - la procession de Saint-Marc, à Saint-Germain du Puch ; - la chapelle de N.-D. de Pitié, à Puy-Paulin ; - le maître d'école de Landiras ; - le prieuré de Saint-Pierre de Cezac ; - le cimetière de Barsac ; - l'école de Cardan ; - l'école de Portets ; la confrérie des pèlerins de Saint-Jacques ; - la confrérie des cordiers, des maîtres charpentiers de navire ; - la mention d'un tremblement de terre en 1757 ; - la confrérie des marins de Libourne ; - la chapelle rurale de Sainte-Christine, dans la paroisse d'Eyzines ; - le chapelain de N.-D. d'Arcachon.
(Registre.) - In-f°, 183 feuillets, papier.1773-1777
G 23
Collations et résignations de cures pour les paroisses : de Saint-Estèphe de Calonne (1578) et pour la paroisse de Donzac (1601).Extrait contenant les noms des curés et bénéficiers de la terre et seigneurie de Lesparre en 1582. - Différends au sujet de la collation de la cure de Lunas, juridiction de Bergerac. - Mandements, citations et autres actes adressés aux curés et vicaires des différentes paroisses du diocèse, par les archevêques de Bordeaux. - Requêtes adressées au cardinal de Sourdis. - Peines disciplinaires prononcées contre plusieurs ecclésiastiques à raison de leurs fonctions, telles que interdictions, suspensions, etc. - Collations faites en faveur de divers, dans le diocèse de Bordeaux, de dignités ou bénéfices ecclésiastiques : chapellenies, vicariats, cures, canonicats, etc. (1556 à 1609). - Cahier des ordinations faites de 1600 à 1602 : sous-diaconat, diaconat, prêtrise. - Provisions, acceptations, permutations et résignations de bénéfices concernant les églises et chapelles de : Saint-Michel de Bordeaux, Vendays, Saint-Médard, Villeneuve, Saint-Denis, Saint-Seurin, chapelle de Tallamont, canonicat de Cadillac, Saintes, Agen, Sainte-Croix-du-Mont, Saint-Macaire, etc. - Extrait du registre des collations de bénéfices concernant : les vicairies perpétuelles de Guîtres, de Fronsac, Saint-Projet, Pauillac, Sainte-Colombe, Jau, Talence, Salles, Lalande, Cambes, Saint-Martin de Castres, Libourne, Soussan, Guillac, Cars, Caillau, Balizac. - Contestation entre le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, d'une part, et l'abbé de Verteuil, d'autre : ce dernier prétendant avoir le droit de conférer la vicairie perpétuelle de la cure de Bégadan comme étant unie à la manse abbatiale de Verteuil (1607-1610). - Concession par Henri de Sourdis, archevêque de Bordeaux, du droit de sépulture et de ban dans l'église de la paroisse de Queynac en faveur de Bertrand Feneteau, juge de Savignac en Fronsadois (1645). - Différends au sujet de la cure de l'église paroissiale de Saint-Médard d'Escurac en Médoc (1769). - Collation de la chapelle d'Audouin dans l'église des frères Mineurs (cordeliers) (1785).
(Liasse.) - 17 pièces, parchemin ; 184 pièces, papier ; 5 sceaux.1556-1785
G 24
Visite archiépiscopale de quelques abbayes et églises du Médoc, au XVe siècle, dans les paroisses de : Saint-Martin de Prignac, Saint-Pierre de Blaignan, Saint-Martin de Podensac, Saint-Germain d'Esteuil, Saint-Christoly, Saint-Martin de Couquèques, Saint-Dizans, Saint-Pierre de Lisle, Saint-Romain d'Ordonnac, Saint-Hilaire de Boyentran, Saint-Martin de Cadourne, Saint-Estèphe, l'abbaye de Saint-Pierre de Verteuil, Cissac, Saint-Sauveur, Saint-Laurent, Saint-Martin de Pauillac, Saint-Julien, Sainte-Gemme.Arrêt du Conseil d'État et arrêt du Parlement relatif à la reddition des comptes des fabriques des églises paroissiales du diocèse de Bordeaux (1681-1691). - Procès-verbaux et relations des visites pastorales des archevêques dans le diocèse de Bordeaux, pour les paroisses de : Aubie, Jau, Dignac, Loirac, Saint-Martin de Cadillac (1755).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 7 pièces, papier.XVe siècle - 1755
G 25
Extraits des registres secrets de la Cour du Parlement touchant les honneurs rendus aux seigneurs archevêques de Bordeaux et relatant : la délibération de la Cour sur l'entrée de l'archevêque (Charles de Gramont) le 12 juillet 1530 ;autre délibération sur l'entrée du cardinal de Sourdis le 3 mars 1600. - Relation de l'entrée du cardinal de Grammont, archevêque de Toulouse, en 1533. - Relation de l'entrée de l'archevêque de Mauny, 10 novembre 1554. Entrée de l'évêque de Paris en 1598. - Entrée du cardinal de Joyeuse à Toulouse en 1590. - Entrée du cardinal de Sourdis à Bordeaux en 1600. - Entrée de l'archevêque à Bordeaux (Henri d'Escoubleau de Sourdis) en 1630. Entrée de l'archevêque au Parlement en 1631. - Entrée de l'archevêque Bazin de Bezons, janvier 1699, à Blaye d'abord et à Bordeaux ensuite. Réception par le Parlement de l'archevêque de Paulmy d'Argenson ; prestation de serment par ce dernier ; comptes des dépenses faites à cette occasion (1720). - Lettre de reproches adressée par le garde des sceaux aux maire et jurats de Bordeaux pour s'être abstenus d'assister aux honneurs funèbres rendus à l'archevêque d'Argenson (1729). - Relation de l'entrée de l'archevêque Casaubon de Maniban dans la ville de Blaye et la réception à lui faite à Bordeaux par les maire et jurats de la ville en 1730 ; comptes des dépenses faites à cette occasion.
(Liasse.) - 7 pièces, papier.1530-1730

Assemblée du clergé

G 26
Assemblées du clergé. Extrait du procès-verbal de l'assemblée générale du clergé tenue à Paris, 1567.Procès entre le clergé de Bordeaux et Jacques de Pontac, doyen du chapitre Saint-André, au sujet du remboursement des frais faits par lui et les autres députés à l'assemblée générale du clergé à Paris en 1557. - Règlement de comptes par l'assemblée du clergé de Bordeaux en faveur de Jacques de Pontac, pour les frais qu'il a payés pour ledit clergé (1559). - Vérification de la recette du sou pour livre imposée sur le clergé (1559). - Procuration donnée par les députés du clergé de Bordeaux : Me Ogier Hunault de Lanta, abbé de Sainte-Croix ; François Thévenin, sous-doyen et chanoine de l'église métropolitaine de Saint-André, et Jean Madronet, chanoine de l'église Saint-Seurin, afin de les représenter à Paris pour les affaires du diocèse (1566). - Lettres-patentes du Roi Charles IX établissant un nouveau décime en faveur de l'archevêque de Bordeaux, pour l'indemniser de ses frais de séjour à Paris pendant la dernière réunion du clergé de France dans cette ville (1573). - Remontrances du clergé de France prononcées devant le Roi par l'évêque de Bazas le 3 juillet 1579. - Procurations du clergé d'Angoulême et de Périgueux relatives à l'assemblée générale du clergé de France à Paris (1579). - Protestation de l'assemblée générale du clergé de France à Paris contre la simonie et autres abus dans les collations de bénéfices et nominations aux fonctions ecclésiastiques (1579). - Ordonnances du Roi sur les doléances et plaintes à lui faites par l'assemblée générale du clergé de France à Paris (1580). - Règlement fait par l'assemblée générale du clergé de France pour deux agents qui devront le représenter, lorsque ladite assemblée ne siégera plus (1580). - Extrait du procès-verbal de l'assemblée relatif aux comptes du receveur général du clergé (1584). - Ordonnances du Roi sur les doléances et plaintes à lui faites par l'assemblée générale du clergé de France à Paris (1586). - Arrêt du Parlement qui établit que les lettres-patentes du Roi relatives aux assemblées du clergé de France seront publiées en forme d'édit, mai 1588.
(Liasse.) - 6 pièces, parchemin ; 7 pièces, papier.1566-1588
G 27
Procès-verbal de l'assemblée des prélats et autres députés du clergé de France tenue à Paris en 1600, pour l'audition des comptes de Me Ph.de Castille, receveur général dudit clergé pour les années 1597 et 1598.
(Registre.) - In-folio, 70 feuillets, papier.1600
G 28
Procès-verbal de l'assemblée des prélats et autres députés du clergé de France tenue à Paris en 1602, pour l'audition des comptes de Me de Castille, receveur général du clergé.
(Registre.) - In-folio, 47 feuillets, papier.1602
G 29
Procès-verbal de l'assemblée générale des prélats et autres députés du clergé de France tenue à Paris en 1608, pour l'audition des comptes de Me F.de Castille, receveur général du clergé.
(Registre.) - In-folio, 72 feuillets, papier.1608
G 30
Procès-verbal de l'assemblée générale des prélats et autres députés du clergé de France tenue à Paris en 1610, pour l'audition des comptes de Me F.de Castille, receveur général du clergé.
(Registre.) - In-folio, 80 feuillets, papier.1610
G 31
Procès-verbal de l'assemblée générale des prélats et autres députés du clergé de France tenue à Paris en 1612, pour l'audition des comptes de Me François de Castille, receveur général du clergé.
(Registre.) - Grand in-4°, 58 feuillets, papier.1612
G 32
Assemblées générales du clergé de France. États de 1615.Cahiers des ecclésiastiques. - Articles extraits du cahier général présenté par le clergé de France auxquels le Roi est supplié de vouloir premièrement répondre (f°s 1 à 11). - Cahier général du clergé en 308 articles (f°s 11 à 96). - Règlement spirituel sur l'état de l'Église présenté à l'autorisation royale en 35 articles (f°s 96 à 105). - Le Roi supplié de recevoir le Concile de Trente et d'en permettre la publication dans le Royaume sans préjudice de ses droits, des libertés de l'Église gallicane et des privilèges des chapitres et monastères français ;- de rétablir la religion catholique dans les terres de son obéissance nouvellement réunies ou réduites à la couronne (Béarn, bailliage de Gex, etc.) ; - d'autoriser une déclaration de l'Église de France rejetant avec indignation la théorie du régicide « soufflée par l'Enfer à des monstres subornés » ; rappel à cette occasion du décret du concile de Constance ; - voeux pour le prompt mariage du Roi avec l'infante d'Espagne ; - déclaralion d'union indissoluble à la couronne de la Navarre et du Béarn ainsi que de toutes les terres souveraines qui se trouveront appartenir aux Rois lors de leur avènement ; - création sur de nouvelles bases du Grand-Conseil et renouvellement du Conseil des parties ; - interdiction aux cours de parlement et de justice de s'occuper des affaires de la foi, doctrines et règles monastiques ; - limitation et définitions précises des cas d'appel comme d'abus et des libertés dites de l'Église gallicane ; - abolition absolue de la vénalité des offices de judicature, des charges militaires et de gouvernement ainsi que des survivances ; - suppression des pensions et du droit de paulette qui constituait une hérédité de charges en faveur des familles de judicature ; - fixation du budget à une époque précise et sa division en chapitres séparés ; - création de commissaires devant visiter les provinces de deux en deux ans, codification des ordonnances royales, et vu l'hostilité démontrée du Parlement de Paris contre l'assemblée du clergé, l'évocation au Grand-Conseil des procès civils ou criminels qu'auront à soutenir ou à former devant le Parlement les membres actuels de la Chambre ecclésiastique. - Cahier du clergé présenté à l'assemblée de 1615 et concernant les objets suivants : I. De la religion et état ecclésiastique. - Formation d'un conseil d'examen des titres des candidatures aux prélatures et évêchés ; - révocation de la bulle des chevaliers de Saint-Lazare ou Notre-Dame du Mont-Carmel les autorisant à jouir des bénéfices confidentaires ; - retour du droit de régale aux limites anciennes d'avant Henri IV ; - diminution du nombre des officiers du Parlement qui prétendaient, en vertu de l'indult, présenter leurs parents à l'obtention des bénéfices vacants (de vingt-quatre autorisés à présenter ils sont trois cents qui présentent) ; - défense aux cours souveraines de faire admettre aux bénéfices les prêtres que les évêques et l'ordinaire auraient refusé d'installer ; - juridiction ecclésiastique revendiquée en faveur des seuls évêques ; - police des lieux saints ou consacrés ; séminaires ; - révocation de la Chambre de Réformation des hôpitaux de France à cause du peu de fruit qui en vient aux pauvres ; - dîmes. - Demande de retour aux seigneurs ecclésiastiques des châteaux et maisons dont pendant les guerres les gens de guerre et les seigneurs laïques se sont emparés ; de l'exemption du droit sur les sels, des droits de franc-fief, nouveaux acquêts et rachat des biens aliénés. - II. Des réguliers et monastères. - Demande d'une réforme énergique ; - de l'entretien aux études et universités d'un certain nombre de religieux de chaque monastère ; - de la recherche et la conservation des archives qui n'ont pas été perdues ou emportées par les commendataires ; - de la réparation par les commendataires des abbayes qui tombent en ruines, etc. - III. Des Universités. - Rétablissement des universités avec les P. Jésuites ; - défense aux écoliers de porter épées ou armes ; - défense d'enseigner le droit civil ailleurs que dans les Universités ; - remèdes à apporter à l'abus d'acquérir des grades universitaires à prix d'argent ; - règlements pour les livres et l'imprimerie, etc. - IV. De l'état et police du Royaume. - V. De la noblesse. - VI. Du tiers-état. - VII. De la justice. - VIII. Des contraventions relatives à l'exercice de la religion prétendue réformée - IX. Règlement spirituel présenté à l'approbation du Roi.
(Registre.) - In-folio, 105 feuillets, papier ; reliure, parchemin.1615
G 33
Assemblées générales du clergé de France.Remontrances du clergé faites au Roi par Jerosme de Villars, archevêque et comte de Vienne. - Déclaration du clergé de France réuni à Paris au sujet de la publication du Concile de Trente et réponse du Roi (1608). - Édit du Roi sur les plaintes et remontrances du clergé de France assemblé à Paris en 1610. - Lettre des agents du clergé au cardinal de Sourdis afin d'envoyer un député pour l'audition des comptes du receveur général des décimes (1612). - Déclaration de l'assemblée générale du clergé relative aux réguliers et autres personnes exemptes de la juridiction épiscopale, excepté les églises cathédrales et collégiales et leurs dépendances (1625). - Protestation du cardinal de Sourdis, président de l'assemblée du clergé, contre le paiement de diverses sommes fait par le receveur général sans son autorisation. - Déclaration de l'assemblée générale du clergé à Paris enjoignant la réunion des conciles provinciaux pour la publication des décrets du concile de Trente (1625). - Mandement du clergé de France réuni à Paris, relatif au don gratuit accordé au Roi, et lettres-patentes du Roi y relatives (1635). - Dans l'assemblée générale du clergé du 30 septembre 1688, l'archevêque de Paris, président, après avoir communiqué une lettre du Roi au cardinal d'Estrées à Rome et un acte d'appel interjeté au futur concile général par le procureur général du Parlement à cause des griefs reçus de la part du Pape, mande à tous les membres de l'assemblée d'avoir à soutenir les intérêts du Roi dans leurs diocèses respectifs. - Délibération de l'assemblée du clergé portant ratification des contrats relatifs au remboursement des taxes des bois payées par les ecclésiastiques ; suivent : l'arrêt du Conseil d'État et la déclaration du Roi confirmatifs de la dite délibération (1695). Délibération relative à l'emprunt de 3 millions cinq cent mille livres faisant partie des 10 millions de livres accordées au Roi en 1695. - Délibération qui nomme les agents généraux du clergé pour passer seuls les contrats des emprunts à faire par le clergé (1695). - Extraits des procès-verbaux de l'assemblée tenue à Saint-Germain-en-Laye en 1695. - Arrêt du Conseil d'État portant surséance des poursuites faites contre les ecclésiastiques pour raison des aveux et dénombrements (1695). - Délibération relative au recouvrement des 4 millions de terres accordées au Roi par le clergé pour secours extraordinaire aux lieu et place de la capitation (1695).
(Liasse.) - 12 pièces, papier.1605-1695
G 34
Assemblées générales du clergé de France.Lettre de E. Delpech, vicaire général de Sarlat, au cardinal de Sourdis relativement à l'élection de députés vers le Roi (1626). - Actes des assemblées du clergé de la ville et faubourgs de Paris tenues dans l'archevêché les 5 et 7 octobre 1688. - Harangue faite au Roi par l'archevêque de Reims, président de l'assemblée générale du clergé, à l'ouverture de cette assemblée à Saint-Germain-en-Laye (1700). - Harangue faite au Roi par l'évêque de Montauban pour la clôture de l'assemblée générale du clergé (1700) ; - Harangue faite au Roi par l'archevêque de Paris (1705). - Délibération de l'assemblée générale du clergé de France accordant au Roi l'autorisation d'emprunter huit millions de livres sur le clergé (1711). - Harangue faite au duc d'Orléans, régent du royaume, par l'évêque d'Angers, au nom de l'assemblée générale du clergé (1715). - Harangue faite au Roi sur son avènement à la couronne par l'archevêque de Narbonne, président de l'assemblée générale du clergé (1715). - Bref du pape Benoît XIV relatif à la bulle Unigenitus (1756). - Lettre-circulaire de l'assemblée générale du clergé aux archevêques et évêques du royaume en leur envoyant les actes faits sur la religion (1765). - Actes de l'assemblée générale du clergé de France sur la religion (1765).
(Liasse.) - 13 pièces, papier.1626-1725
G 35
Assemblées provinciales du clergé du diocèse de Bordeaux.Assemblée du clergé de Bordeaux pour, suivant la volonté du Roi, élire des députés aux États généraux et rédiger un cahier de doléances (1560). - Procès-verbal de l'assemblée provinciale du clergé de Bordeaux (1567). - Requêtes par les députés du clergé de Bordeaux au lieutenant-général du Sénéchal de Guyenne relatives aux vexations et crimes des huguenots dans tout le pays (1575). - Procuration par les députés du clergé d'Agen pour assister à l'assemblée des députés des diocèses de la province de Bordeaux (1585). - Rôle contenant les noms des bénéficiers qui doivent assister au synode de Bordeaux préparé par L. de La Guyonie, doyen de l'église de Bordeaux, sede vacante (1592). - Rôle contenant les noms des bénéficiers qui doivent assister au synode de Bordeaux en 1595. - Département fait par les députés du clergé de Bordeaux sur les bénéfices du diocèse des sommes attribuées au Roi pour le rachat de son domaine (1562). - Nomination par les députés du clergé de la province de Bordeaux, d'un syndic général pour le diocèse (1608). - Cahier des voeux et doléances du clergé de la province de Bordeaux adressés au Roi (1609). - Procès-verbal des assemblées du clergé bordelais pour la nomination de députés aux États généraux de la ville de Sens : élection du cardinal archevêque de Sourdis et pour le remplacer, s'il y a lieu, de Me Pierre Peyrissac, chanoine de l'église métropolitaine Saint-André (1614). - Procès-verbal de l'assemblée du clergé de la province de Bordeaux : élection du cardinal de Sourdis et de Me Pidoux, abbé de Valence et bénéficier au diocèse de Poitiers comme députés de la province de Bordeaux (1615). - Procès-verbal de l'assemblée du clergé de la province de Bordeaux : élection du cardinal-archevêque de Sourdis et de Jean de Tayac de Carbonnières, doyen de l'église de Sarlat, comme députés à l'assemblée générale du clergé de France à Paris pour ouïr les comptes du sieur de Castille, receveur général des décimes et pour prendre les intérêts du clergé de la province (1619). - Procès-verbal de l'assemblée du clergé de la province de Bordeaux : élection du cardinal de Sourdis et de Jean Dubernet, chanoine de Saint-André, comme députés à l'assemblée générale à Paris. - Cahier des voeux et doléances (1625). - Procès-verbal de l'assemblée provinciale du clergé à Bordeaux pour la nomination des députés à l'assemblée générale du clergé de France à Poitiers ; de laquelle assemblée le Roi demande des secours pour terminer le siège de La Rochelle : députés nommés : Henri d'Escoubleau, évêque de Maillezais, nommé par le Roi à la coadjutorerie de l'archevêché de Bordeaux, et Michel Sublet, abbé de Vendosme et prieur de Saint-Georges d'Oléron (1628). - Lettres de l'archevêque pour convoquer l'assemblée provinciale du clergé (1634). - Protestation relative à la nomination des députés du clergé pour la convocation des États généraux [(1651). - Procès-verbal de l'assemblée provinciale de Bordeaux pour nommer deux députés à l'assemblée générale du clergé de France à Paris : élection de l'évêque de Saintes pour le premier ordre et de l'abbé Armand de Béthune, chanoine, pour le second ordre (1660). - Procès- verbal de l'assemblée provinciale de Bordeaux pour nommer les députés de la province à l'assemblée générale du clergé de France à Paris : élection de l'archevêque de Bordeaux et de l'évêque de Luçon comme députés du premier ordre, et de Me André de Nesmond, archidiacre de l'église cathédrale d'Angoulême, et de Me Hugues de Bar, prieur de Trizay en Saintonge (1665). - Procès-verbal de l'assemblée provinciale du clergé de Bordeaux tenue dans le palais archiépiscopal au mois d'avril 1670. - Procès-verbal de l'assemblée des députés du clergé de la province pour élire des députés à l'assemblée générale du clergé de France à Paris : élection de l'évêque de Périgueux et de Jacques-Joseph de Gourgues, prieur de Saint-Caprais d'Agen (1681). - Procès-verbal de l'assemblée pour élire des députés du clergé de Paris : nomination de l'archevêque de Bordeaux et de l'évêque de La Rochelle pour le premier ordre et de l'abbé de Gourgues, prieur de Saint-Caprais d'Agen et de Lambert, trésorier de la cathédrale de La Rochelle (1681). - Nomination de députés par le clergé du diocèse de Luçon (1699). - Lettre du Roi aux agents généraux du clergé pour la convocation de l'assemblée générale extraordinaire en la ville de Paris, au 27 août 1787. - Circulaire des agents généraux du clergé aux archevêques et évêques (1787). - Pouvoirs donnés par les différents évêques suffragants pour assister à l'assemblée provinciale de Bordeaux qui doit nommer les députés (1787). - Circulaire des agents généraux du clergé de France adressée aux archevêques et évêques pour leur annoncer que l'assemblée générale est renvoyée à l'année suivante (1788). - Procurations, lettres, etc., des diocèses suffragants relatives aux assemblées provinciales du clergé à Bordeaux.
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 22 pièces, papier.1560-1788
G 36
Procès-verbal de l'assemblée provinciale du clergé de la province de Bordeaux : nomination comme députés à Paris de l'archevêque de Bordeaux et de l'évêque de Condom pour le premier ordre et de l'abbé de Vaillac et l'abbé d'Aubigny pour le second ordre (1685).Procès-verbal de l'assemblée provinciale du clergé : nomination de l'évêque de Saintes et de l'abbé de Montchevreuil comme députés à l'assemblée générale à Paris (1690). - Assemblée provinciale à Bordeaux : nomination comme députés du seigneur de Baglion de Saillant, ancien évêque de Tréguier et nommé à l'évêché de Poitiers, et de Bauveau du Riveau, abbé de Saint-Victor en Caux (1693). - Assemblée provinciale à Bordeaux : nomination des députés du clergé : les évêques d'Agen et d'Angoulême et l'abbé de Gourgues (1695). - Condamnation par l'assemblée du clergé de la province de Bordeaux du livre de Fénelon, archevêque de Cambrai, intitulé : Maximes des saints sur la vie intérieure, déjà condamné par le pape Innocent XII (1699). - Assemblée du clergé de la province de Bordeaux, nomination des députés à l'assemblée générale à Paris : l'archevêque de Bordeaux et l'abbé de Maubranche, chanoine de Montréal (1700). - Procès-verbaux des assemblées du clergé de la province de Bordeaux de 1701 à 1788 et nomination de députés aux assemblées générales du clergé de France à Paris : en 1701, l'archevêque de Bordeaux et l'abbé Darche, doyen de Saint-André ; en 1702, l'évêque de Sarlat et l'abbé de Boyvin de Vauroy, du diocèse de Poitiers ; en 1705, l'archevêque de Bordeaux, l'évêque de Condom et l'abbé de Boyvin de Vauroy, du diocèse de Poitiers ; en 1707, l'archevêque de Bordeaux et l'abbé de Rochebonne ; en 1710, l'archevêque de Bordeaux et l'abbé de Begon, doyen de La Rochelle ; en 1711, l'archevêque de Bordeaux et l'abbé de Lucinge ; en 1715, l'évêque de Condom et l'abbé de Beaupoil de Saint-Aulaire ; en 1723, l'archevêque et François de Lacropte de Boursac, du diocèse d'Angoulême ; en 1725, les évêques de Saintes et de Luçon, l'abbé de Fénelon, prieur de Saint-Front, et l'abbé de Saint-Jal, du diocèse de Condom ; en 1726, l'évêque de Périgueux et l'abbé François Roussel de Lilly, abbé de Mauléon (abbaye de Chatillon en Poitou) ; en 1730, l'archevêque de Bordeaux et l'abbé Basterot, chanoine de Saint-André de Bordeaux ; en 1734, l'évêque de Poitiers et Pierre de Beaupoil de Saint-Aulaire ; etc. - Délibérations des assemblées provinciales relatives aux objets suivants : en 1735, bréviaire, missel et livres de chant semblables pour toute la province, tentative d'unification de la liturgie provinciale ; en 1748, grande disette à Bordeaux ; en 1750, rétablissement des conciles provinciaux, demande au Roi de règlements favorables contre ceux de la religion prétendue réformée dont l'audace augmente tous les jours ; en 1755, bulle Unigenitus. - Empiètements des tribunaux séculiers sur l'administration des sacrements. - Convocation d'un concile national. - En 1760, dangers que court la religion. - Persécution contre certains membres du clergé. - En 1762, convocation d'un concile national, cessation des persécutions contre les Jésuites. - En 1765, instructions pastorales des évêques d'Alais et d'Angers reconnues contenir des doctrines déjà condamnées. - Permission d'employer dans les fonctions du ministère ecclésiastique, les Jésuites déjà condamnés et dispersés. - Livres irréligieux et philosophiques. - En 1770, tribunaux séculiers jugeant d'affaires ecclésiastiques, portions congrues des curés. - En 1775, condamnation du livre : Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, de l'abbé Raynal. - Béatification d'Alain de Solomnhiac, évêque de Cahors. - Protestation contre la bulle de dissolution de la Compagnie de Jésus. - En 1780, suppression de l'ordre des Célestins et de l'ordre de la Merci. - Réunion de l'ordre des Antonins à celui de Malte. - En 1785, conciles provinciaux ; mesures à prendre contre les protestants. - Aliénation des biens du clergé. - Séminaires Saint-Raphaël de Bordeaux et de Marmande. - En 1788, mariages entre catholiques et non catholiques. - Privilèges des évêques. - Construction des bâtiments appartenant aux gens de mainmorte.
(Liasse.) - 39 cahiers, 312 feuillets, papier.1685-1788
G 37
Table générale des matières traitées dans les procès-verbaux des assemblées générales du clergé de France à Paris concernant :les différentes assemblées du clergé, du premier et du second ordre ; - le pouvoir des assemblées générales ; - les droits de préséance ; - la manière d'exprimer les votes ;- le paiement aux députés du clergé de leur taxe de présence ; - certains chapitres nommant leurs députés ; - la forme du serment, les lettres adressées aux députés de l'assemblée, les harangues, le cérémonial à observer pour recevoir les grands dignitaires.
(Liasse.) - 27 cahiers, 214 feuillets, papier.Sans date
G 38
Registre contenant les corrections faites par la sacrée Congrégation à Rome sur le texte du concile provincial tenu à Bordeaux, au mois d'octobre 1624, par le cardinal François de Sourdis, archevêque de Bordeaux, auquel concile tous les évêques de la province assistèrent.Chapitres corrigés : de la profession de foi, de la propagation de la foi, des offices divins, des fêtes, des sacrements, de l'ordre, du mariage, des évêques, des curés, de la prédication, des clercs, de la simonie, etc. - Documents divers relatifs à ce concile : Lettres du Cardinal de Sourdis aux archevêques de France ; lettres de plusieurs évêques au cardinal de Sourdis ; lettres des cardinaux Barberin, Sainte-Suzanne, Bentivoglio, Saint-Onuphre, etc.
(Registre.) - In-folio, 72 feuillets, papier.1624
G 39
Nominations des délégués des différents diocèses pour assister à l'assemblée synodale de 1610.Assemblées synodales à Bordeaux nommant les députés à l'assemblée générale du clergé à Paris pour l'audition des comptes de François de Castille, receveur général du clergé de France. - Élection du cardinal de Sourdis et de l'évêque d'Aire, coadjuteur de Condom. - Assemblée synodale nommant l'archevêque de Sourdis et l'abbé de Valence députés du clergé de la province à Paris (1612).
(Liasse.) - 9 pièces, papier.1610-1612
G 40
Mémoire des causes de l'archevêché et du clergé de Bordeaux devant le Parlement.Mémoire du clergé du diocèse de Bordeaux adressé aux États généraux de la province de Guyenne qui doivent se tenir à Périgueux le 1er juin 1566. - Instructions pour l'exécution des lettres-patentes du Roi données à Toulouse le 13 mars 1565 relativement aux sommes provenant des adjudications du temporel des ecclésiastiques. - Ordonnance des syndics généraux du clergé de France pour le recouvrement des sommes dues par le clergé. - Ordonnance de Louis de Bourbon, duc de Montpensier, adressée au receveur de la subvention du diocèse de Bordeaux pour le paiement des gens de guerre (1562). - Lettre de Louis de Bourbon, duc de Montpensier, adressée à l'archevêque de Bordeaux pour le même objet (1562). - Contrat fait à Saint-Germain-en-Laye pour la subvention accordée au Roi par le clergé de France (1561). - Contrat de Poissy entre le Roi et le clergé de France par lequel celui-ci s'engage, sous certaines conditions, à payer au Roi une rente de seize cent mille livres pour racheter le domaine aliéné (21 octobre 1561).
(Liasse.) - 13 pièces, papier.1561-1566
G 41
Requête au Roi par l'archevêque de Bordeaux relativement à la levée de la somme de 22,387 livres sur les bénéfices du diocèse (1567).Saisie du temporel de l'archevêché de Bordeaux pour défaut de paiement des sommes promises au Roi. Seigneuries saisies : Lormont, Belvès, Bigarroque et Montravel (1567). - Lettres de Ch. Ailleboust, syndic général du clergé de France, relatives aux sommes provenant de l'aliénation du temporel des ecclésiastiques (1565). - Lettres-patentes du roi Charles IX assujettissant au paiement de la rente promise par le contrat de Poissy tous les membres du clergé de quelque condition qu'ils soient et malgré les privilèges qui ont pu leur être concédés (1561). - Compte de la recette faite par Ogier de Gourgues, receveur du taillon, parties casuelles et préposé à la distribution des frais de guerre et des recettes des deniers provenant des décimes (1567). - Reconnaissance par les députés du clergé de France en faveur de dame Charlotte d'Esquelot, veuve de Charles de Cossé, comte de Brissac, etc., de la somme de trois cent mille livres, destinées à être offertes au Roi à valoir sur les sept cent mille livres qu'il demande pour subvenir à l'urgence de ses affaires et aux nécessités de la guerre. Lettres-patentes de Charles IX y relatives (1567). - Lettres nombreuses relatives à la levée des décimes.
(Liasse.) - 19 pièces, papier.1561-1567
G 42
Lettre des syndics du clergé de France à l'archevêque de Bordeaux pour convoquer le clergé de la province à l'effet d'élire des députés pour l'assemblée générale à Paris.Lettre du receveur général des décimes à Paris au sujet des subsides à accorder au Roi. - Ordonnance de Biaise de Montluc, lieutenant général pour le Roi en Guyenne, relative au recouvrement des sommes dues au Roi par le clergé du diocèse de Bordeaux. - Lettres du roi Charles IX relative à la contrainte pour le paiement des subsides. - Lettres relatives au département des décimes et subventions accordées au Roi. - Lettres du Roi autorisant une transaction entre le clergé de Bordeaux d'une part et le prévôt des marchands et les échevins de Paris, de l'autre, pour faciliter le paiement des subsides dus au Roi. - Remontrances du clergé de Bordeaux à Blaise de Montluc, lieutenant général pour le Roi en Guyenne, en l'absence du prince de Navarre, portant que : l'entrée du Palais sera défendue aux membres de la Cour faisant profession de la religion prétendue réformée ; que tous ceux de la dite religion devront payer les frais de la présente guerre ; que l'exercice de la dite religion devra être interdit ; que le premier président qui a fui en cachette depuis le 28 septembre sera révoqué ; que le capitaine du château de Blaye sera remplacé. - Lettres de Montluc au Roi pour lui transmettre les plaintes du clergé et demander le démantellement des places de Bergerac, Mussidan, Sainte-Foy et Montauban comme servant de refuges à ceux de la religion prétendue réformée. - Autres lettres de Montluc aux jurats de Bordeaux pour faire loger les gens de guerre chez ceux de la dite religion et non chez les catholiques et gens d'église, avec défense de laisser rentrer dans la ville les conseillers au Parlement et autres de la religion prétendue réformée qui en sont sortis et de prendre part aux délibérations de la jurade. - Autres lettres de Montluc au Parlement de Bordeaux ordonnant que les conseillers de la dite religion ne siègeront plus à la cour et même ne devront plus rentrer dans la ville. - Requête de l'archevêque et du clergé de Bordeaux pour que les conseillers au Parlement faisant profession de la nouvelle religion et ceux qui l'auront ouvertement favorisée ne puissent plus délibérer dans les affaires intéressant le service du Roi et la religion catholique, comme étant suspects. - Lettres du Roi pour contraindre au paiement des subsides les membres du clergé qui ne se seront pas encore acquittés. - Autres lettres du Roi en faveur d'Ogier de Gourgues, receveur des décimes.
(Liasse.) - 20 pièces, papier.1567
G 43
Lettres-patentes de Charles IX portant cotisation et département des rentes à payer par les bénéficiers par suite de l'aliénation et du rachat des biens du clergé (1567).Comptes des frais faits par les délégués du clergé à l'assemblée générale du clergé à Paris (1568). - Lettres du Roi au receveur général du clergé de France pour contraindre le dit clergé au paiement de la subvention qu'il doit (1568). - Mandement de Charles, cardinal de Lorraine, Charles, cardinal de Bourbon, et Fabius, évêque de Cajazzo nonce du Pape, adressé à l'archevêque de Bordeaux, l'évêque de Sarlat, Loys de La Ferrière, président au Parlement de Bordeaux, et Jean d'Alesme, autrefois conseiller à la Cour, à l'effet de procéder à la vente de cinquante mille écus d'or de rentes du revenu temporel des biens ecclésiastiques situés dans les diocèses de Bordeaux, Bayonne, Dax, Aire, Bazas, Sarlat, Condom, Agen, Périgueux (11 avril 1569) : suivent les lettres-patentes du Roi. - Saisie du temporel de l'archevêque de Bordeaux pour défaut de paiement des décimes (1570). - Pièces nombreuses relatives à la saisie du temporel de l'archevêque de Bordeaux (1570). - Saisie des fruits de la cure de Saint-Pierre de Camillas à la requête du receveur des décimes (1574). - Articles présentés à l'archevêque de Bordeaux par le clergé du diocèse, relativement aux impositions qu'il doit payer (1575). - Lettres-patentes de Henri III portant mainlevée des saisies pratiquées sur les biens du clergé en récompense des subsides votés par celui-ci en faveur du Roi (1577). - Doléances du clergé relatives aux décimes et aux dons gratuits dus au Roi. - Supplique au Roi pour décharger du paiement des décimes et subventions les ecclésiastiques qui ont été spoliés de leurs bénéfices ou dont les possessions ont été brûlées par les rebelles dans le pays de Blayais, Bourgeais, Fronsadais, Entre-Dordogne et Lesparre. - Lettres-patentes de Henri IV pour réprimer, les abus commis dans les monastères et abbayes et pour que les bénéfices soient réellement perçus par leurs titulaires (1582).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 15 pièces, papier.1567-1582

Décimes

G 44
Département des décimesProcès-verbaux des assemblées des députés du clergé du diocèse (1561-1568). - Cahier des remontrances du clergé à présenter au Roi ; extrait des procès-verbaux des assemblées générales du clergé à Paris (1568). - État des sommes à payer par les différents chapitres, prieurés, abbayes, couvents, etc., du diocèse (1568-1575). - Dénombrement du revenu temporel des ecclésiastiques présenté au lieutenant général de Guyenne, commissaire député pour le Roi à l'aliénation du dit temporel (1578). - Département de la subvention du clergé pour l'année 1608. - Procurations pour envoyer des députés au synode diocésain (diocèses d'Agen, Périgueux, Aire, Sarlat). Procès-verbal du synode de 1608 pour nommer des députés à l'assemblée générale du clergé à Paris. - Délibération des députés du clergé du diocèse relative aux logements de curés, la vente des livres de la religion réformée et les cimetières (1608).
(Liasse.) - 32 pièces, papier.1561-1568
G 45
Extraits de l'édit de 1563 relatif à la vente du temporel des ecclésiastiques. Remontrances de l'archevêque de Bordeaux et de tout le clergé adressées au lieutenant général du Roi relatives à l'exécution de l'édit sur la vente de leur temporel.Mémoire du chapitre Saint-André concernant l'aliénation des rentes de Saint-Loubès. - Département fait par l'archevêque sur les bénéficiers visés par l'édit d'aliénation (1564). - Bulle du pape Pie V relative à l'aliénation du temporel des ecclésiastiques (1568). - Lettres du roi Charles IX ordonnant l'enregistrement et la publication de la bulle précédente (1568).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 5 pièces, papier.1563-1568
G 46
Contrat entre Louis XIII et le clergé de France réuni à Fontenay-le-Comte en assemblée générale pour donner au Roi des subsides afin qu'il puisse continuer le siège de La Rochelle et terminer la guerre (1628).Exemption par le Roi en faveur des ecclésiastiques bénéficiers, des sommes dues par eux pour les rentes et biens qu'ils possèdent à cause des grands subsides qu'il en a reçus dernièrement (1641). - Don gratuit parle clergé de France réuni à Paris en assemblée générale, en faveur du Roi, de la somme de quatre millions de livres pour payer les frais de la dernière guerre contre les Espagnols, etc. (1661). - Don par le clergé de France réuni en assemblée générale à Saint-Germain-en-Laye d'une somme de trois millions de livres en faveur du Roi pour payer les frais de la guerre (1680 et 1685). - Contrat entre le Roi et le clergé de France pour le paiement des rentes de l'hôtel de ville de Paris (1695). - Contrat entre le Roi et le clergé pour le paiement de dix millions de livres de don gratuit accordés pour soutenir la guerre (1695) ; arrêt du Conseil d'Etat y relatif. - Contrat entre le Roi et le clergé pour le paiement de la somme de quatre millions de livres de secours extraordinaires accordé au Roi au lieu et place de la capitation ; lettres-patentes y relatives (1695). - Contrat entre le clergé et le sieur Louis Reich de Penautier, receveur général du clergé, pour la levée du don gratuit accordé au Roi (1695). - Contrat entre le Roi et le clergé de France pour le paiement de la somme de douze millions de livres de don gratuit accordé par l'assemblée générale du clergé de France tenue à Paris en 1765.
(Liasse.) - 17 pièces, papier.1628-1765
G 47
Lettres-patentes de François Ier contre ceux qui fraudent en matières de dîmes, agrières ou décimes (1545).Ordonnances du Roi relatives à la levée de quatre nouveaux décimes sur le clergé de France (1561) ; - au paiement des dons gratuits et à l'aliénation du temporel des ecclésiastiques (1563). - Lettres-patentes de Henri III portant exemption en faveur des bénéficiers du royaume des taxes et impositions mises par les maires, jurats, échevins ou consuls des villes (1585). - Arrêts du Conseil d'État relatifs : - à la décharge des décimes en faveur de l'archevêché (1653) ; - au conflit de juridiction entre le Parlement et l'Officialité pour certains cas déterminés (1618). - Placet du Roi qui accorde au receveur du clergé la faculté de prendre l'écu à 60 sols et la pistole à 58 sols (1675). - Arrêts du Conseil relatifs : - à la déclaration du temporel possédé par les ecclésiastiques (1691) ; - au maintien en faveur des députés du clergé contre les présidents des Aydes et les élus en chaque élection, du droit de connaître du fait des décimes (1698). - Autre arrêt de 1670 se rapportant à la même affaire.
(Liasse.) - 4 pièces, parchemin ; 10 pièces, papier.1545-1698
G 48
Délibération de l'assemblée du bureau du clergé de Bordeaux concernant :le rachat de la capitation du clergé, le secours extraordinaire de l'année 1710, la modération de capitation, les emprunts divers faits par le clergé ; - les greffiers alternatifs et contrôleurs des registres des baptêmes, et mariages ; - la nomination de J. Valloux, de P. Chollet, receveurs des décimes (du 4 février 1710 au 4 janvier 1718). - Deux extraits imprimés des délibérations du bureau diocésain (1748 et 1758).
(Liasse.) - 2 cahiers de 37 feuillets chacun.1718-1158
G 49
Comptes des recettes et des dépenses des décimes extraordinaires imposés sur le clergé du diocèse pour les années 1602, 1603 et 1604.Contrat entre le clergé du diocèse de Bordeaux et le sieur Scipion Sardini, agissant au nom du clergé de France, par lequel ledit Sardini déclare avoir reçu le remboursement de l'office de receveur alternatif et l'office de contrôleur des décimes sur le clergé du diocèse (2 décembre 1602). - Comptes des recettes et des dépenses des décimes pour les années 1613, 1614, 1707 ; et pour les années de 1760 à 1769 et de 1781 à 1787. - État des rentes et charges du clergé de Bordeaux à payer par le receveur des décimes pour l'année 1707.
(Liasse.) - 24 cahiers 283 feuillets, papier.1609-1787
G 50
Procès-verbaux des assemblées du bureau du clergé du diocèse de Bordeaux concernant :l'examen des comptes des recettes et des dépenses du receveur général des décimes ; - les demandes en modération de décimes.
(Registre) - In-folio, 220 feuillets, papier.1726-1747
G 51
Procès-verbaux des assemblées du bureau du clergé du diocèse de Bordeaux concernant les comptes des décimes.
(Registre.) - In-folio, 195 feuillets, papier.1747-1775
G 52
Procès-verbaux des assemblées du bureau du clergé du diocèse de Bordeaux concernant ;les comptes des décimes, les gratifications à divers prêtres, des secours aux religieuses de la Madeleine : - les décharges d'impositions, les musiciens de Saint-André et de Saint-Seurin imposés ; - l'acquisition de la bibliothèque de la maison professe des Jésuites ; - l'arrêt du Conseil portant exemption des francs-fiefs pour les ecclésiastiques constitués dans les ordres ; - les propositions d'acheter les biens des religieux de la Merci.
(Registre.) - In-folio, 225 feuillets, papier.1775-1790
G 53
Extrait ordonné par les prélats et députés du clergé de France assemblés à Paris en 1605, des comptes des décimes de tous les bénéfices du royaume d'après les anciens rôles de 1516 en ce qui regarde particulièrement le diocèse de Bordeaux, avec les noms des bénéficiers et ceux des bénéfices, vicairies perpétuelles, communautés, cures, etc...
(Registre.) - In-folio, 46 feuillets, papier.1605
G 54
Déclarations des revenus des cures dont les noms suivent, faites à l'assemblée générale du clergé à Paris et au bureau du diocèse de Bordeaux :Notre-Dame de Benon en Médoc, Sainte-Marie de Martignas, Saint-Jean d'Arcins, Saint-Seurin de Cantois, Saint-Vincent de Blésignac, Saint-Jean de Montarouch, Saint-Pierre de Cazaux, Saint-Sauveur du Temple, Saint-Sauveur en Médoc, Saint-Pierre de Verteuil, Notre-Dame de Lesparre, Saint-Pierre de Monpezat, Notre-Dame d'Arveyres, Notre-Dame de Lagrave-Entre-Deux-Mers ; Saint-Jean de Pomeyrol, Saint-Jean de Madirac, Saint-Jean de Lalande, Saint-Martin de Tarnès, Saint-Seurin de Coubeyras, Sainte-Marie-Madeleine de Pleine-Selve, Saint-Nicolas de Grave et Saint-Vincent son annexe, Sainte-Marie de Queyrac, Sainte-Marie de Marsenais, Saint-Martin de Lormont, Saint-Romain de Cenon, Saint-Pierre de Quinsac, Saint-Vincent de Prignac, Saint-Amand de Courgas et Saumos, Puisseguin, Puy-Normand, Saint-Martin de Balizac, Saint-Martin de Bommes, Saint-Pierre de Pujols, Saint-Romain de Budos, Notre-Dame de Fargues, Capian, Saint-Pierre de Langoiran, Rions, Paillet, Soulignac, Saint-Christoly de Donzac, Saint-Vincent de Barsac, Sainte-Eulalie de Cadarsac, le couvent de l'Observance de Saint-François de Libourne, l'abbaye royale de l'Isle en Médoc, l'abbaye de Saint-Sauveur de Blaye, le chapitre de Notre-Dame de Castel-jaloux, les frères de la Charité à Cadillac, les Cordeliers de Libourne, la congrégation de la Mission, le prieuré de Saint-Nicolas de Blaye (1638-1780). - Déclarations des revenus des fabriques du diocèse (1746-1761).
(Liasse.) - 66 pièces, papier.1638-1780
G 55
Registre des impositions sur les abbayes, prieurés, chapelles, chapitres, cures du diocèse dont le receveur des décimes devra poursuivre le recouvrement.Table alphabétique de tous les noms propres.
(Registre.) - In-folio, 250 feuillets, papier.1756
G 56
Livre-journal de la recette des décimes, des frais d'assemblées et du secours extraordinaire aux lieu et place de la capitation du diocèse de Bordeaux, tenu par Jean-Martial Chavaille, conseiller du Roi et receveur des décimes du diocèse.
(Registre.) - In-folio, 95 feuillets, papier.1704-1706
G 57
Registre des recettes des décimes, don gratuit et capitation pour l'année 1713.« Le clergé du présent diocèse doit prendre annuellement chez le receveur du Domaine du Roi en Guienne pour les charges de greffiers des insinuations ecclésiastiques, l'office d'économe séquestre, les augmentations de gages des greffiers de mainmorte, les charges de commissaires au recouvrement des décimes, 1,939 livres ; en outre, un revenant bon de 1,092 livres à cause des 100,000 livres que le Roi a consenti être partagées entre les diocèses, pour les 8 millions de don gratuit accordé au Roi en 1711 au lieu et place de la dîme royale. »
(Registre.) - In-folio, 246 feuillets, papier.1713
G 58
Registre des recettes des décimes, don gratuit, capitation, frais d'assemblées, pour l'année 1714.Monseigneur l'archevêque de Bordeaux : décimes, capitation, don au Roi, frais d'assemblées, 2,872 livres ; - le chapitre Saint-André, 1,330 livres ; - le doyen de Saint-André, 223 livres ; - le chapitre Saint-Seurin, 1,218 livres ; - le prieur du Saint-Esprit, 13 livres ; - le prieur de Saint-James, 1,024 livres ; - le collège Saint-Raphaël, 47 livres ; - l'abbé de Sainte-Croix, avec un oblat, 2,036 livres, etc.
(Registre.) - In-folio, 245 feuillets, papier.1714
G 59
Registre des recettes des décimes pour l'année 1714.Total des recettes du livre-journal : quatre-vingt mille livres, du 11 février 1714 au 15 février 1715, et quatre-vingt-dix mille au 15 décembre 1718, date de l'achèvement du compte.
(Registre.) - In-folio, 68 feuillets, papier.1714-1719
G 60
Registre des recettes des décimes pour l'année 1723.La recette n'est achevée qu'en avril 1730. - Notes de comptabilité pour, un article de 1736, concernant la cote d'un chanoine.
(Registre.) - In-folio, 58 feuillets, papier.1723-1736
G 61
Registre des recettes des décimes pour l'année 1727.Les Doctrinaires de Cadillac ; - les Carmes de Castillon ; - l'abbé de Savion pour la chapelle de Beaulieu à Saint-Denis de Pile ; - Perez, grand ouvrier de la fabrique de l'église Saint-Remy, à Bordeaux ; - le curé de Saint-Amand de Courgas ; - le chapitre Saint-Émilion et ses dépendances ; - Bentzman, trésorier de l'église Saint-André ; - les Chartreux de Bordeaux et les dépendances : - Lavigerie, chantre de Saint-André ; - l'abbaye de Ronlieu, alià du Carbon-blanc.
(Registre.) - In-folio, 77 feuillets, papier.1727-1734
G 62
Registre des recettes des décimes pour les années 1728 à 1730 ;impositions extraordinaires, don gratuit. - Département des décimes, 23,648 livres ; - des impositions de 1710,1711 et 1715, 26,000 livres ; - du don gratuit de 1723, 4,000 livres ; - du don gratuit de 1726, 15,587 livres ; - le remboursement d'avances faites par le receveur général ; - les appointements, gages du receveur diocésain, frais de confection des registres, etc... ; - les Sociétés de Saint-Michel, Saint-Pierre, Sainte-Colombe, Saint-Éloi, Sainte-Eulalie, Saint-Projet, Saint-Paul, de la Treizaine, des Quinze-Chapelains, les cinq chapelains de Saint-Remy, à Bordeaux ; - les chapelles de la ville ; - la chapelle de Montuzet, à Plassac. - Communautés et manses à Bordeaux : Noviciat des Jésuites, 184 livres ; collège, 157 livres ; collège de Guienne, M. Dalesme, principal ; Feuillants, 585 livres ; Chartreux, 583 livres ; Grands-Carmes, 405 livres ; Frères prêcheurs, 901 livres ; la Merci, 45 livres ; la Mission, 94 livres. - Communautés et manses dans le diocèse : Célestins de Verdelais, Filles de la Foi, de Libourne ; abbaye de Faïze, dans l'Entre-Dordogne, Carmes du Virou-en-Blayais, etc., etc. - Fabriques : onze dans Bordeaux.
(Registre.) - In-folio, 240 feuillets, papier.1728-1730
G 63
Registre des recettes des décimes et don gratuit de 1742.Monseigneur l'Archevêque, ses décimes, 1,168 livres ; total de la cote, 1,694 livres. - Les articles du compte sont au nombre de huit : 1° décimes ; - 2° appointements du receveur général ; - 3° gages du receveur diocésain ; - 4° don de 1742 ; - 5° arrérages de 15 millions ; - 6° remboursement de quinze millions ; - 7° dons de 1734, 1735 et 1747 ; - 8° partie du don de 1748. Les vicaires perpétuels ne contribuent pas au deuxième et au troisième article, ni les fabriques autres que celles de Bordeaux, aux trois premiers. - Chapitre Saint-André, 865 livres ; les officiers du chapitre ensemble, 850 livres ; les archidiacres, 165 livres chacun ; celui de Lesparre paie cependant 614 livres. - La paroisse des Eglisottes, appelée aussi Saint-Pierre-de-l'Étoile. - M. de Guébriant, prieur de Comprian-en-Buch.
(Registre.) - In-folio, 253 feuillets, papier.1742
G 64
Répartition de la somme de 17,637 livres pour la part du diocèse dans la subvention accordée au Roi par l'Assemblée générale du clergé à Paris (1604).Taxes de 1613 et 1755. - Tableau de la quotité de l'imposition du diocèse de Bordeaux suivant les différentes classes de contribuables. - Taxes et répartition des décimes pour les cures, chapelles, prieurés du diocèse (1657). - Répartition de l'imposition sur le clergé par suite de la convention avec les maires et jurats de Bordeaux, pour la suppression des charges de mouleurs de bois, charbon et autres (1697). - Rôles des sommes à payer par le clergé pour le sixième denier ecclésiastique (1703). - Nouvelle répartition ordonnée par l'Assemblée en 1766.
(Liasse) - 24 pièces, papier.1604-1766
G 65
Comptes du receveur des décimes.Livres et cahiers de reçus des décimes (1685-1695). États des recettes et des dépenses présentés par le receveur des décimes avec les pièces justificatives (1683-1695 et 1760-1786).
(Liasse.) - 28 pièces, papier.1683-1786
G 66
Livres et cahiers des reçus des décimes.Ordres du Bureau diocésain au receveur des décimes pour les dépenses. - Comptes et pièces justificatives. - États de réduction des décimes. - Cahiers de quittances des curés primitifs ou gros décimateurs. - Procès-verbaux de vérification de la caisse des receveurs des décimes. - État des créanciers du diocèse.
(Liasse.) - 27 pièces, papier.1599-1654
G 67
Mémoire du clergé du diocèse de Bordeaux sur le paiement des décimes (XVIe siècle).Mémoires relatifs : - au délai obtenu par les diocèses de Guyenne, Languedoc et Dauphiné pour le paiement des décimes (1577) ; - à la revente des biens du clergé (1584). - Contrat de rente en faveur de Jean Gobineau, bourgeois de Bordeaux, au capital de seize mille livres (1620). - Lettre au sujet du droit de contrôle sur les titres d'emprunt pour les subsides dus au Roi. - Mémoires relatifs : - aux ordonnances de l'assemblée générale du clergé à Paris en 1605, sur les décimes : - à la répartition générale des impositions sur le clergé. - État des créanciers qui ont prêté au clergé du diocèse de Bordeaux depuis 1679 jusqu'en 1726. - Contrat de rente constituée en faveur des religieuses de Saint-Macaire par le syndic du clergé de Bordeaux (1714) ; amortissement en 1728. - Lettres des agents généraux du clergé pour dresser l'état des communautés religieuses relativement à leurs remboursements (1720). - Registre d'audience du Bureau diocésain (1778).
(Liasse.) - 12 pièces, papier.1577-1778
G 68
1776.Supplique au Roi en modération de décimes par le syndic du clergé de Bordeaux. - État du montant de la levée des décimes et autres impositions sur le clergé pour l'année 1750. - État des décharges et modérations qui ont été accordées par le Bureau diocésain sur les décimes du diocèse (1761). - Lettre du syndic du clergé concernant la perception des droits de contrôle des baux des biens et revenus des bénéficiers et autres gens de mainmorte (1766). - Déclaration du Roi qui accorde des encouragements à ceux qui défrichent des landes et autres terres incultes. - Lettre du syndic du clergé concernant l'exemption du droit de nouvel acquêt et d'amortissement (1776). - Requête au Bureau diocésain en modération d'impôts, requêtes, mémoires ; office de receveur des décimes : René Leroux (1621) ; Maurice Pacquot, receveur ancien, et Martial Chavaille, conseiller du Roi, receveur triennal des décimes (1698) ; Jean Valloux, magistrat présidial en Guyenne (1720).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 18 pièces, papier.XVIe siècle
G 69
Requêtes et suppliques au Bureau diocésain par les curés, vicaires perpétuels, prieurs du diocèse, en demandes de pensions, gratifications et modérations des taxes imposées par ledit Bureau.
(Liasse.) - 225 pièces, papier.1654-1790
G 70
Reçus délivrés par le receveur général du clergé de France au receveur des décimes du diocèse de Bordeaux.
(Liasse.) - 25 pièces, papier.1763-1785
G 71
Chambre souveraine du clergé.Arrêts de la Chambre souveraine du clergé, concernant : - la nomination de Guy Cholet, ancien juge de la Bourse, comme receveur des décimes à la place de Pierre Chavaille, clerc et secrétaire de la ville ; - le procès de Joseph de Gascq, écuyer, prêtre et vicaire perpétuel de la paroisse de Fouleyronnes, diocèse d'Agen, contre le receveur du diocèse d'Agen ; - le procès de Jean de Lafiteau, prêtre, curé de Morlaas, syndic du diocèse de Lescar, contre Jacques de Curia, curé de Berrenx, député du clergé de Dax ; - le procès de Dominique d'Etcheverry, curé de Haxe et syndic du clergé de la Navarre-Bayonnaise, contre Duprat, prêtre, syndic du clergé d'Oloron ; - les usages et coutumes du Petit-Lescar, en ce qui touche le clergé ; - Jean-Baptiste-Charles de Peyssard, sieur de Puymartin ; - Jean-Louis Rey de Champradon et Jacques-François-Denis de Crevoiseret, syndic du chapitre de Saint-Astier, et le syndic du clergé de Périgueux ; - le procès entre le syndic du chapitre collégial Saint-Pierre de La Roumieu et le syndic du chapitre du Mas-d'Agenais ; - le procès entre M. François-Henry Colombe du Lys, écuyer, prêtre chapelain de la chapelle de Saint-Eutrope de Notre-Dame de Paris, prieur et curé primitif de la paroisse de Saint-Jean de Coutras, diocèse de Bordeaux, contre le sieur Baron, curé de Coutras ; - le procès entre François-Thomas Mousset, sieur de Chabannes, fermier des revenus de l'abbaye des Chasteliers, diocèse de Poitiers, contre le receveur des décimes dudit diocèse. - Cahiers des audiences de la Chambre souveraine du clergé (1746-1785). - Registres des présentations, affirmations, rôle des dépens.
(Liasse.) - 37 pièces, papier.1746-1785
G 72
Arrêts de la Chambre souveraine du clergé de Bordeaux et dossiers de procédure, requêtes, significations, sur la perception et le paiement des décimes concernant :Me Charles de Lagogué, abbé commendataire de l'abbaye de Guîtres ; Me Nicolas-Claude Fabry, sieur de Peyresc, baron de Rians, conseiller du Roi en sa cour du Parlement, abbé et seigneur de Guîtres ; les Cordeliers de la ville de Libourne ; Guillaume de Paty, prieur de Guîtres. - Enquête faite par Jérôme de Cahuzac, lieutenant principal en la ville de Saint-Sever-en-Guyenne, à la requête du clergé du diocèse d'Auch, concernant les vols et les meurtres dont les ecclésiastiques ont eu à souffrir de la part des gens de guerre, soit ennemis de l'État, soit des troupes même du Roi, pendant les derniers troubles (1651) ; mention du colonel Baltasar. - Enquête sur les malheurs occasionnés par la peste (1651). - Enquêtes faites dans les lieux suivants, en 1654 : Sos, diocèse d'Auch ; ville de Dax ; villes de Bassones d'Armaignac et de Beaumarchès ; ville de Vic ; villes de Saint-Griede et Maignan, archiprêtré de Corneilhan, et lieu de Mouleyran, sur les excès et les violences commises tant par les troupes du prince de Condé que par celles du Roi, envoyées contre le parti des princes. - Saisie de fruits décimaux sur le curé de Baron. - Procès : le receveur des décimes contre le fermier du moulin de Sainte-Croix, appartenant à l'abbé de Sainte-Croix ; Joseph de Gascq, écuyer, curé de la paroisse de Fouleyronnes, au diocèse d'Agen, contre le receveur des décimes ; le fermier de l'abbaye de Nanteuil ; Maurice Pacot, receveur des décimes ; Jean-Baptiste de Gourdon de Genouillac de Vaillac, seigneur abbé commendataire de l'abbaye Saint-Romain de Blaye ; Louis d'Anglure de Bourlemont, archevêque de Bordeaux ; le curé de la paroisse de Cussac et Sainte-Gemme. - Liste nominative des membres du clergé convoqués au Synode diocésain du 27 avril 1751, tenu sous la présidence de l'archevêque Audibert de Lussan.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 97 pièces, papier.1651-1753

Officialité

G 73
Officialité métropolitaine.Insinuations d'actes soumis à l'homologation de l'official, testaments, ventes de biens de veuves ou de mineurs, inventaires, legs pieux, etc... Régnants : Édouard, roi d'Angleterre, et Hélie II [de Brémond], archevêque de Bordeaux. - Confirmation par devant l'official, à la requête du second mari, d'une vente faite par Gailharde de La Graveyre pendant son veuvage, survenu par le décès de Simon de Saint-Martin, paroissien de Saint-Michel, afin de se libérer envers ses créanciers et faire lever l'excommunication portée contre les débiteurs insolvables, de plusieurs maisons situées rues Sanguinengue, du Puits-des-Cazeaux et de Maucaillou ; J. Baquer, bourgeois de Bordeaux, acquéreur. Témoins : Pey Rossel, prêtre ; et les notaires Guillaume du Puch et Bernard Jordan, avec Aymeri Argui ; très longues et curieuses formules de renonciation à toute exception de droit, à « l'épître andrian » (Divi Adriani), au sénatus-consulte Velléien, et à « l'authentique » : le sénéchal de Gascogne et le prévôt de l'Ombrière, pris l'un ou l'autre pour juges des contestations à venir à l'occasion de ce contrat. - Vente par Ramond Viguoros, de la paroisse d'Arbanats (Gironde) à Guilhem Arramon de Corcosta, bayle de Podensac, d'une vigne au lieu de la Peyrière. - Testament de Johan Seneppe, autrement appelé Jacque Baron, « cordurer » [couturier et tailleur], par lequel il lègue une somme de cinquante sols à chacune des confréries et communautés de l'oeuvre de Saint-Pierre, des Augustins, des Frères Menuts, cent aux Frères de N.-D. des Carmes, et cinquante à soeur Trenque Grel, sa cousine, religieuse aux Soeurs Menudes ; une cotte de maille, une épée et un bouclier à Johan Jacmes, anglais, son masip [apprenti ou compagnon], plus huit livres bordelaises en récompense de ses services, etc., etc. ; rappelant qu'il lui est dû quatre-vingt-douze livres par Mossen Aymeri de Bordeaux, chevalier ; soixante-six par le captal de Buch, pour vente de draps et prêt de quatorze francs d'or ; par Thibault de Poyloand, pour draps de Calabre et autres fournitures ; laissant à sa femme, Marie Grel, outre sa dot, cent livres, dix à sa servante ; et réglant le partage de ses biens entre ses fils, sous l'usufruit laissé à leur mère. Témoins : J. de La Lande ; chevalier ; W. Welcombe, notaire public ; J. Grel et W. Mayral, marchands de la Rousselle, bourgeois de Bordeaux ; J. Gilles, anglais, et Nicolas Flament, « cordurers. » - Reconnaissance de fief envers le chapitre Saint-Seurin par Peyronne Brunon, veuve de P. Caubat, notaire, pour des vignes en graves de Bordeaux, situées à Ponllong, Capdeville, Artigue-vieille, Fosse-Léon, Pipas ; le doyen du chapitre est Amalvin de Junquières, appelé aussi du Puch. - Vente au même chapitre par Mathieu Mathefelon, marchand de la Rousselle, d'une maison et d'un chai chargés de huit livres de rente, situés rue de la Rousselle et place du port Saint-Jean, pour le prix de cent guyanes d'or. - Reconnaissance par devant l'official, par Arnaud Folquey, marchand, de l'apport que sa femme, Marguerite Martel, lui a fait par contrat, avant mariage, d'une somme de quatre cents livres qu'il a placée dans son commerce, et pour la sûreté de laquelle il hypothèque tous ses biens présents et à venir. - Vente par P. Maurin, du Haillan, et Gaucem Maurin, paroissiens d'Eyzines (Gironde), hommes questaux en corps, en biens, à taille et à merci de Bérard de Labrit (d'Albret), seigneur de Langoiran, d'une maison et d'un casal situés à Bordeaux, en la paroisse de Saint-Maixent, à eux légués par mossen Gaucem Maurin, prêtre, leur oncle ; pour validité de laquelle vente ces serfs représentent l'autorisation de leur seigneur de vendre cet héritage jusqu'à concurrence de cent livres, et de s'engager envers et contre tous sur leurs personnes et sur leurs biens en garantie de ce contrat, sans que leur état de questalité leur puisse nuire, quant à cela, devant aucun juge. - Vente à G. Ben-Challa par Arnaud et Marie Bonafous, majeurs de quatorze ans et mineurs de quinze, assistés de leur conseil de famille et après publication faite dans les quinze paroisses de Bordeaux, d'une maison couverte de tuiles, située au lieu d'Audeyole, paroisse Saint-Rémy, tenant de côté à l'estier d'Audeyole, et faisant partie de la mouvance de Saint-Seurin ; l'investiture est donnée à l'acquéreur, en séance du chapitre, dans la chapelle Saint-Martial de ladite église Saint-Seurin, ut moris est. - Reconnaissances de fiefs et exporles par des paysans de Mérignac et du Bouscat en faveur du chapitre, pour des vignes situées à Cailhavet, à eux données à six deniers d'exporle à muance de seigneur, et deux deniers de cens annuel, sous condition d'ouvrer, labourer « e acoytinar ben e leyaument de sarpa, de marra, de coltet, e far totas obras e façons que opus e mesters y seran. » - Reconnaissance en faveur de J. de La Caussade, chevalier, par J. Ladoix, paroissien de Baurech, d'une vigne au Puch de Gavalhac, appelée l' estatge de Caussory. - Contrat de mariage de Gailharde Daria, fille du doreur, bourgeois de Bordeaux, avec Pey Bertrand, marchand de la rue Poitevine ; dot de quatre cents livres, plus maisons rue de Ségur et, des Treilles. - Vente par Guillaume de Sirac, clerc, à Bernard de Bord, de la paroisse Saint-Pierre de Prignac, d'une maison d'encoignure à Bordeaux, rues Bonne-Aventure et de Médout, située dans la mouvance de Saint-Seurin. - Vente par Helie Grimoard à mosen Bernard de Johan, prêtre, acquéreur au nom des chapelains de la chapelle dédiée en l'église Saint-Michel, de dix livres de cens annuel sur différentes maisons dont les habitants font leurs reconnaissances : J. du Poyau, notaire ; Amaneva Forthon, veuve d'Ithier de Milan, etc. - Testament de Jeanne Guarin, femme de J. de Fumel, marchand, élisant sa sépulture dans l'église Sainte-Colombe, à laquelle elle lègue cent cinquante livres, une livre à chacun des couvents ci-après : Jacobins, Menuts, Carmes, Augustins, Soeurs Menudes, Augustines ; Pauvres des Hôpitaux Saint-Julien, Saint-Antoine, Saint-James, Saint-Jean-du-Pont-de-Bordeaux, N.-D. du Cahernan, Saint-Esprit-de-la-Corderie, à Bordeaux ; cinquante sols à l'oeuvre de l'église Saint-Pierre, et sa robe longue d'escarlate vermeille, « garnie de guonnet et de caparron » à son amie Blanque Bouaud ; « un especier » est au nombre des exécuteurs testamentaires. - Vente par le notaire Crespin, curateur des héritiers de G. de Horeston, couturier, anglais, demeurant à Bordeaux, à G. Masson, « causatey », anglais, demeurant au Pont-Saint-Jean, et bourgeois de Bordeaux, d'une petite maison pour laquelle ensuite l'acquéreur rend l'exporle au chapitre. - Inventaire après décès de J. Dardilers. marchand, fait par J. Dardilers, nommé tuteur datif de ses neveux et nièces : lits, couvertures, ustensiles, etc., et mention de débiteurs dont on spécifie les contrats d'obligation : Garsie Arnaud de Favas, citoyen de Dax ; J. Souch, anglais, chaussetier ; dame Assalhide de Ponts, vicomtesse d'Orthe ; Bertrand de Ségur des Francs, chevalier, et dame Jeanne de Mayenssan, son épouse ; Arnaud de Labuict, donzet, et Ramon del Solher, de la paroisse de Saint-Johan d'Estampes (La Brède) ; moss. Guill. Garsie de Jusix, chevalier, de la paroisse de Landerron, au diocèse de Bazas ; Thomas Damla, chevalier, anglais ; Pey de Léon, donzet, Guill. Amanieu de Curton, chevalier ; Gaillard de La Lande, etc... - Vente par Hélie de Comprian, en qualité d'exécuteur teslamentaired'Aliénor de Cayac, femme de Colin Morinha, maréchal, habitant la paroisse Saint-Projet de Bordeaux, d'un bien de campagne et d'une maison. - Vente par J. du Porge, surnommé Guerre, habitant de Bègles, d'une vigne située dans la mouvance du chapitre.
(Registre.) - Grand in-f°, 29 feuillets, papier.1377
G 74
Registres d'audience de la Cour de l'official de Bordeaux, concernant :le procès entre frère Georges, vicaire général du monastère de La Sauve-Majeure, et Gailhard Andraud, boucher et bourgeois de Bordeaux, pour une pièce de vigne dans les graves de Bordeaux. Suit la procédure d'appel de ladite cause (1382) ; - le procès entre le monastère de La Sauve-Majeure et le frère Jean Fauché, prieur du prieuré de Benauges, et moine du monastère de Sainte-Croix de Bordeaux (1438-1443) ; - la revendication par les Carmes de Bordeaux du droit d'enterrer dans leur couvent des personnes laïques qui y auraient fondé leur sépulture, et même de célébrer les funérailles dans les églises paroissiales avec le drap mortuaire et les torches funèbres (1459-1463), le vicaire perpétuel de l'église St-Pierre, opposant ; - le procès de l'abbaye de La Sauve contre le fermier du droit imposé sur le vin qu'on portait à Bordeaux, ledit fermier prétendant y assujétir les vins de l'abbaye ; par arrêt de l'official, ladite abbaye est déclarée exempte (1468-1471) ; - le procès du syndic du couvent de La Sauve contre Pierre Faget, curé de Théobon (Lot-et-Garonne), concernant la vicairie perpétuelle de Notre-Dame d'Uffert, diocèse d'Agen (1469-1474) ; - le procès criminel devant l'official, de Pierre Roux, prêtre, maître de la psallette, Me de La Ferté, maître de chapelle de la Reine, et divers choristes de l'église métropolitaine de Bordeaux, à l'occasion de coups et blessures pendant une partie de jeu « à la triomphe »(1605) ; - divers procès en paiement de dettes (Du Myrat, vice-gérant de l'officialité ; Lagardère, promoteur) (1764-1778) ; - l'invalidité des voeux d'un cordelier, les promesses de mariage, les poursuites contre divers ecclésiastiques pour paiement de sommes diverses ; - les différents appels des diocèses suffragants, les provisions d'offices en faveur de divers ; (vice-gérance de l'officialité, fonctions du promoteur) (1778-1789).
(Liasse.) - 8 cahiers, 530 feuillets, papier.1382-1789
G 75
Sentences rendues par l'official de Bordeaux dans les causes suivantes :Jean Des Periers, notaire, au nom et comme procureur des doyen et chapitre de Saint-Seurin et comme procureur de Rostanh de Ramefort, chanoine et sacriste de ladite église contre Pierre Gasteuil, procureur de Guillaume Baynard administrateur du prieuré Saint-Martin, hors les murs de Bordeaux, dépendant de l'évêché de Maillezais ; procès à l'occasion duquel sont rapportées et mentionnées : 1° des Lettres-patentes d'Edouard III sur la requête de l'abbé du couvent de Maillezais, diocèse de Poitiers, demandant à être réintégré dans la possession des cens, exporles, etc., dus pour des maisons dans la rue de la Rousselle, revenus que le roi Édouard levait depuis longtemps par les mains du connétable de Bordeaux, et dont le prieur de Saint-Martin du Mont-Judaïque affirmait avoir joui depuis plus longtemps encore, lorsqu'il desservait la chapelle du château de Bordeaux en vertu du pouvoir à lui donné par le roi Richard, alors comte de Poitiers, afin d'augmenter les revenus dudit couvent qui avait eu à souffrir de l'expulsion des juifs du duché d'Aquitaine : par lesquelles le Roi permet au prieur de Saint-Martin de lever les coutumes et les revenus qu'il percevait lui-même par le connétable de Bordeaux ; de plus, il permet aux juifs d'habiter dans le duché et d'être inhumés au lieu du Mont-Judaïque, qui était autrefois le lieu ordinaire de leurs sépultures ; le prieur percevra à cet effet pour chaque mort le droit qu'il prélevait avant l'expulsion des juifs ; fait à Belin, le 7 juin 1342 ; - 2° une bulle du pape Jean XXIII portant collation de bénéfice ecclésiastique en faveur de Guillaume Baynard de l'ordre des Frères-Prêcheurs (juin 1414) ; - 3° d'autres lettres de Jean de Masle, évêque de Maillezais, déléguant l'archevêque de Bordeaux, David de Montferrant, pour investir du prieuré Saint-Martin G. Baynard, par résignation de B. de Tornamine, datées du 24 décembre 1114, indictione octava, more gallicano. Cités : Gérald Bria, doyen de Saint-Seurin, Paul de Mons, maître ès-arts, chanoine ; Bernard de Planha, moine et sacriste de Sainte-Croix de Bordeaux ; Pierre de Pailhers, Philippe Fournier, maître ès-arts ; Jean de Lombardon et Hélias Achard, écuyer. Les parties ayant comparu devant le tribunal de l'official, Jean Des Periers, demandeur, au nom des doyen et chanoines de Saint-Seurin, expose que : l'église est paroissiale, baptismale et curiale, ayant doyen, chapitre et chanoines séculiers, lesquels sont recteurs de ladite paroisse et le sacriste est curé ; le prieuré de Saint-Martin est dans les limites et la sauveté de ladite paroisse ; autrefois Pierre Lamina, faisant les fonctions de sacriste, administra les sacrements au frère Barthélémy de Tornamine, prieur du prieuré Saint-Martin, lequel mourut au mois d'août 1417 ; ledit Pierre Lamina célébra la messe en l'honneur du moine défunt ; sur sa bière étaient un manteau doré de la valeur de vingt francs, des torches, des oblations, et la sépulture eut lieu dans la chapelle du prieuré ; les objets offerts dans cette cérémonie furent retenus par Guillaume Baynard, quoiqu'ils appartinssent au chapitre, et des refus furent opposés à toutes les revendications faites à ce sujet ; le demandeur conclut donc à la restitution des objets gardés indûment ou au paiement de leur estimation. Le défendeur répond que le prieur du prieuré Saint-Martin a toujours été dans l'habitude de recevoir et de garder les offrandes faites à l'occasion des messes pour ceux qui étaient ensevelis dans ledit prieuré... (La fin manque.) Procès entre Blaise de Greelle, archevêque de Bordeaux, et les doyen et chapitre Saint-André (1458). - Mémoire de l'archevêque de Bordeaux appelant d'une sentence de Pierre Bragier, lieutenant du sénéchal de Guyenne, contre les doyen et chanoines de Saint-André sur les points suivants : 1° L'archevêque perçoit les droits de sceau de sa cour ecclésiastique, ainsi que l'ont toujours fait ses prédécesseurs ; - 2° II visite tous les ans son église cathédrale et métropolitaine et en perçoit les droits de visite (procurationes), sans que personne puisse exciper d'un droit quelconque d'exemption, ainsi que de toutes les autres églises du diocèse soumises d'ailleurs aux mêmes devoirs ; il a le droit de conférer les bénéfices et cures de son diocèse et de donner l'autorisation d'administrer les sacrements, quoique la collation dudit bénéfice appartienne à un autre ; enfin celui de visiter les prieurés conventuels et les églises paroissiales ou les faire visiter par procureur et de percevoir, partout où il va, les droits de visite en victuailles pour lui et sa suite ou en deniers, à son choix. Pièces produites : Lettres de Olivier de Coëtivy, seigneur de Taillebourg et de Didonne, chevalier, sénéchal de Guyenne, et de Blaise de Greelle, archevêque de Bordeaux. - Lettres de Charles VII évoquant ledit procès devant le Parlement de Paris. (Toulouse, 8 juillet 1458.) - Autres lettres du roi Charles VII concédant au chapitre Saint-André de pouvoir être ajourné à bref délai devant le Parlement de Paris, à la poursuite de l'archevêque de Bordeaux, au lieu de l'être à long terme : Donné à Toulouse, 10 janvier 1458. - Procès entre le chapitre Saint-Seurin, représenté par Jean Des Periers, son procureur, et Jean Teysseney, de la paroisse Saint-Michel de Bordeaux, représenté par Pierre Duc, notaire, son procureur ; devant la cour de l'official Jean des Periers expose : que Jean Teysseney est héritier, sous bénéfice d'inventaire, de Gaillard Teysseney, vicaire de l'église paroissiale de Sainte-Marie de Puy-Paulin, que de temps immémorial le chapitre a le droit de prélever sur le vicaire perpétuel de Puy-Paulin la somme de dix livres par an, à raison d'une pension annuelle assignée sur des terres ; qu'il lui est dû par ledit Gaillard Teysseney comme vicaire de Puy-Paulin une somme de quatorze francs, formant le solde de la pension de Tannée dernière, année de sa mort ; que ladite église de Puy-Paulin est pourvue d'une cure sans le pouvoir de baptiser et que Jean Teysseney, comme héritier de Gaillard Teysseney, doit être condamné à payer. - Inventaire des biens meubles et immeubles de Gaillard Teysseney (1437). - Payement des dettes à la succession par Jean Teysseney ; frais détaillés de sépulture de Gaillard Teysseney, enseveli le 29 août 1437 ; - Prix de vente des meubles et immeubles dépendants de la succession.
(Liasse.) - 2 cahiers, 54 feuillets, papier.1419-1437
G 76
Registre des insinuations ecclésiastiques pour les années 1643 à 1651 contenant des constitutions de dot par les parents en faveur des clercs tonsurés pour entrer dans les ordres ; collations de bénéfices et nominations royales ;Jean Eyquem fils d'un greffier en chef des requêtes du Palais ; Arnaud Gobineau ; de Pons ; Robert de Bourdeyron ; Pontellier ; Simon de L'hospital ; Dorat ; Martin ; Rollet ; Arnaud de Gaufreteau ; Brian, fils d'un maître parcheminier ; Yves de La Roche, fils de Fronton de La Roche, conseiller au Parlement ; Ramond ; Vincent de Bèze, fils de Massé de Bèze, bourgeois et marchand de Bordeaux ; Thomas de Labarrière ; Chavailles, de Saint-Émilion ; J.-P. de La Vie ; Dejean ; Jean de Minvielle, fils d'un jurat ; Galiffier ; De Mayac : Bouldé ; Boussugné ; Duvigneau, de la paroisse de Bommes en la prévôté de Barsac ; Maruc ; Donevide ; Delafon, enregistrement du testament de P. de la Place, son oncle, curé de La Pouyade au duché de Fronsac, par lequel il est doté d'une certaine pension ; J. de Chaumeils, enregistrement du testament de son père, conseiller du roi et magistrat présidial en Guienne ; Captan ; Saint-Aignan ; Peychaud ; de Constans ; Jahan ; Vallet ; Barracher ; Montaigne, notaire royal ; Tartas. - Collation par le Roi, la Reine régente, à P. Barbot, neveu de M. Romain Barbot, de la chanoinie et prébende vacante au chapitre de Saint-Émilion par la mort de son oncle, et dont la collation appartient au Roi, à cause de la régale ouverte (1647) dans l'Archevêché de Bordeaux. - Collations aux chanoines Dautiège ; Dalesme ; Terrier ; Bonneau du Verdus ; De Gombault. - Donation de ses biens par J. Desportes, chanoine de Notre-Dame d'Uzeste en Bazadais, à son neveu pour lui fournir une pension pour entrer dans les ordres. - Information faite par le promoteur du chapitre de l'église Saint-André contre le sacristain ou son commis qui auraient, en laissant la porte ouverte à des heures indues, facilité la rencontre d'une dame et d'un gentilhomme nommé Rochebrune « où ils auroient longuement demeuré jusqu'à ce que l'organiste voulant aller visiter l'orgue, ayant fait ouvrir la porte de l'église, lesdits gentilhomme et fille auroient été trouvés seuls, qui seroient promptement sortis. » Déposition signée des témoins : Guillaume Paris, organiste de Saint-André ; Valeran de Heman, maître faiseur d'orgues de la ville de Paris, habitant à présent en cette ville de Bordeaux. (Janvier 1635.) - Attestation par le curé de Bergerac de la conversion d'une famille juive de Carouge en Suisse, qu'on recommande à la charité des fidèles. - Jugements rendus par l'officialité (XVIIIe siècle) : Ducros, négociant, contre Me Audouin, chanoine ; Barh et Cie, contre Me Darmajan, chanoine, et le sieur abbé Jaudeau, prébendier de Saint-André, pour billets consentis ; divers, pour paiement de fournitures ; les curés de Mios et de Gujan en règlement de comptes ; le seigneur de Sacolle, Pierre-Laurent de Villepreux, contre le sieur Chalamel, curé de Caillau qui avait établi au devant du banc seigneurial la chaise destinée à chanter les offices. - Requêtes d'un religieux cordelier de la communauté de Saint-André-de-Cubzac, séquestré en ce moment dans celle de Bordeaux, en demande d'annulation de voeux et retour au siècle, et d'un dominicain procédant sous l'autorité paternelle, demandant compte au supérieur du couvent de Bordeaux de l'expulsion de l'Ordre dont il a été frappé.
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 29 pièces, papier.1635-1740
G 77
Fulmination de brefs des papes portant dispenses de parenté au degré prohibé pour se marier. Exemptions et dispenses de bans concédées par l'archevêque de Bordeaux.Sentences de l'official portant dissolutions de fiançailles.
(Liasse.) - 225 pièces, papier.1736-1790
G 78
Fulmination de bulles d'investiture de divers bénéfices impétrées par :l'abbé Duhart, prêtre du diocèse d'Oloron, vicaire général de Conserans, nommé à l'abbaye Saint-Vincent de Bourg (Gironde) ; - l'abbé Godefroy Guyonnet de Monbalen, grand-vicaire de Bordeaux nommé à l'abbaye Notre-Dame de Calers, au diocèse de Rieux ; - le chanoine Lecomte, grand vicaire de Bordeaux, nommé à l'abbaye de Faïze, au diocèse de Bordeaux ; - l'abbé Blancofort, chanoine de Saint-André, nommé à l'abbaye de Pleine-Selve ; - Guerin, J.-B.-Amédée de Grégoire de Saint-Sauveur, évêque de Bazas ; Salaberry, De Buisson de Beauteville, évêque d'Alais ; Pingon, chanoine comte de Lyon ; La Roche-Aymon, du Breuil, Taillefer, nommés aux abbayes du Carbon-Blanc, de l'Ile en Médoc, de Sainte-Croix de Bordeaux, de Saint-Sauveur de Blaye, de Notre-Dame de Guîtres, de La Sauve Majeure ; - prestation de serment des abbés Bovet pour le Carbon-Blanc, de Mestey pour Blaye, de Larochefoucault-Meynac pour Sainte-Croix, de Bois-Boissel, chanoine, comte de Lyon, pour Verteuil en Médoc, d'Héral pour l'abbaye de Bourg. - Déclarations de translation de résidence et de changement de couvent, en exécution de l'édit de novembre 1719 et de la déclaration interprétative du 1er février 1720, par divers religieux de Sainte-Croix de Bordeaux de la congrégation de Saint-Maur, de 1781 à 1789 : DD. Vaissière, Boyer, Clapisson, Bernard Lade, Junca, Borel, etc..... - Procédures relatives à des demandes de changement de couvent. - Procédures relatives aux relèvements de voeux en faveur de divers religieux. - Procès-verbaux de réceptions d'huissiers et procureurs ecclésiastiques à la Cour de l'officialité.
(Liasse.) - 95 pièces, papier.1700-1789
G 79
Officialilé.Requêtes adressées à l'archevêque pour la publication de monitoires relatifs à des crimes et délits dont la justice ne retrouve pas les auteurs, et nommément : - la soustraction d'un cadavre de suicidé, enterré d'abord dans l'église de Parempuyre, exhumé par autorité de justice, puis enlevé pendant la nuit ; - un vol de cinquante mille livres au préjudice du sieur Hélias, négociant de Bordeaux ; - l'assassinat de la servante du curé du Taillan ; - l'arrachement et la dévastation de plantations d'aubier faites à Arlac par le sieur Mendès, bourgeois de Bordeaux ; - l'assassinat de la demoiselle Bucherie, à Saint-André de Cubzac ; - des suppositions de part ; - l'incendie d'une maison dans les Landes d'Illats, et l'assassinat d'un pâtre du président Loret, à Rouillac, paroisse de Canéjan ; - le pillage par les habitants de la côte depuis Biscarosse jusqu'à Contis, et le dépouillement tant des vaisseaux que des cadavres naufragés, d'une quantité de navires dont les débris ont été poussés sur les écueils, et spécialement sept naufrages à la fois : d'un breton chargé de toiles et étoffes, d'un rochelais chargé de farine et de vin, d'un anglais chargé de quincaillerie et d'étoffes, d'une frégate du Roi naufragée devant Mimizan, chargée d'argent ; d'un breton, un irlandais, un hollandais avec des cargaisons de laines d'Espagne, de morue et de froment : requête énergique du procureur du Roi en l'Amirauté de Guienne au siège de Bayonne ; - un vol sacrilège de vases servant au culte, dans l'église de Labarde, en Médoc ; - un vol commis à la Monnaie de Bordeaux dans le bureau du change ; - l'assassinat par quelques gens d'Eyzines du feudiste et géomètre Laporte, tué de trois balles dans le corps ; - la soustraction d'un trésor trouvé dans la métairie des Abeilles, paroisse de Saint-Symphorien, au diocèse de Bordeaux, commise au préjudice de Jeanne Gazaillan, femme de Louis Martin ; - la coupure faite par des inconnus de la nouvelle digue des marais de Bordeaux commencée en 1735, et continuée en 1746 ; - la mutilation pendant la nuit des vases sculptés en pierre surmontant les grands piliers établis aux deux bouts des allées de la ville de Libourne entre les portes de Guîtres et de Périgueux, et la coupe clandestine de plusieurs des mûriers plantés par ordonnance de l'intendant sur le grand chemin qui va du jardin de la ville au Priolat ; - les incendies répétés dans les landes à Pontenx, Biscarosse, Gujan, etc..., dont on ne découvre jamais les auteurs, bien qu'on sache que ce sont les pâtres qui considèrent les plantations de pins comme une usurpation de leur territoire de parcours ; - une coupe secrète, en une nuit, de quatre-vingts peupliers dans la propriété d'un lieutenant à la maîtrise des Eaux-et-forêts ; - la tentative d'assassinat entre Macau et Arsac sur le chevalier de Ségur, tiré de deux balles dont l'une perça son chapeau ; - le vol dé trois sacs contenant chacun cinq cents louis d'or commis au préjudice de G. Saige, écuyer, pendant l'incendie qui avait dévoré sa maison de Bordeaux, en anéantissant tous les papiers de commerce, tant de lui que de son père et de son aïeul ; - un vol de sept mille livres dans le couvent de la Merci, destinées au rachat des captifs. - Procès entre le cardinal de Sourdis, en cours de visite épiscopale « pour remettre la discipliné.» qui avait beaucoup déchu par la longueur du siège vacant » et Édouard Potier, curé de Sadirac, appelant comme d'abus de diverses sentences prononcées contre lui, et en dernier lieu de l'excommunication portée contre sa personne. - Requêtes aux fins d'acceptation de commissions rogatoires. - Transport de titres cléricaux.
(Liasse.) - 85 pièces, papier.1700-1789
G 80
Procédures devant l'official et règlement imprimé pour les droits de l'officialité en quelque cause qui soit portée devant ce tribunal.Un vicaire envoyé par le cardinal, empêché de dire la messe par le chanoine du chapitre Saint-André délégué par sa compagnie ; - continuation (1608) des dissentiments survenus entre le chapitre et l'archevêque. - Appel devant l'official d'un curé de campagne pour contravention au canon touchant les sépultures du concile provincial tenu à Bordeaux le 9 mai 1606. - Mise en demeure adressée à tous les intéressés à contredire à la suppression de la manse conventuelle de l'abbaye de Saint-Romain de Blaye, d'avoir à présenter leurs moyens d'opposition contre l'extinction projetée, faute de quoi il sera procédé à cette suppression (1774). - Procès criminels pour séduction, complicité de suppression de part, mariages clandestins ; enquêtes, informations, dépositions. - Interdits du promoteur au diocèse de Bayonne ; renvoi à l'official de Bordeaux de l'appel d'une sentence de l'officialité de Limoges contre un prêtre délinquant, etc. - Procédure en faux et falsification d'écritures, tant de testaments que de registres de la taille contre un instituteur du Périgord traduit, paraît-il, devant le tribunal ecclésiastique à cause du privilège de clergie.
(Carton.) - 21 pièces, papier.1389-1789

Recueil de la chancellerie pontificale

G 81
Recueil de pièces de la chancellerie pontificale réunies pour servir de modèle et appelé « le protocole des expéditions en cour de Rome ». 1317-1417, avec une formule de 993Règlement, à la requête de l'empereur Sigismond, des affaires de quelques églises et monastères dans le diocèse de Constance. - Provision d'un canonicat dans la cathédrale de Constance avec le revenu d'une église du diocèse de Ratisbonne, en faveur de Burckart de Friberg, chanoine d'Augsbourg. Donné à Constance la troisième année du pontificat du pape Martin V. - Autre provision d'un canonicat dans la cathédrale d'Augsbourg en faveur de Diébolt de Stuflingen, issu comme le précédent d'une race militaire.
Ire PARTIE. - Table des matières. Expectatives, f° 1 à 36. Des bénéfices à vaquer, f°s 35 à 52. Des bénéfices vacants, f°s 53 à 98. Des permutations et échanges, f°s 100 à 122.
Expectatives : - Du premier bénéfice qui viendra à vaquer dans le diocèse de Dax (Aquensis) accordée à un maître ès-arts, Jean, clerc de ce diocèse, bachelier en droit canon et étudiant en droit civil ; - du premier canonicat à vaquer dans la cathédrale de Dax à B., clerc de ce diocèse ; - d'un bénéfice dans celui de Pampelune, à un clerc nommé Sanche Michel, étudiant en décret. - Expectatives de bénéfices jusque-là réservés à la collation soit des évêques, soit des abbés, avec ou sans cure, etc., pour des clercs, chanoines réguliers ou séculiers, moines, etc., dans les diocèses de Tortose (Dertosa), Lyon, Nîmes, Saintes, Condom : - P. de La Roche, pour un bénéfice à la collation de l'abbé de Savigny (Rhône), ordre de Saint-Benoît ; - Jean Gui, prieur de Augia, ordre de Saint-Augustin, diocèse de Nîmes, et familier du cardinal Pierre de Sainte-Marie in viâ latâ ; - Bertrand Boerio, prêtre, licencié en droit canon, et chanoine de Maguelone, ordre Saint-Augustin ; - P. Picot, prieur de Pommiers, ordre Saint-Benoît, au diocèse de Saintes, dépendant de l'abbaye de Saint-Pierre de Bourgueil, au diocèse d'Angers : - un moine de Condom, O. S. B., transféré à Moissac, afin d'y jouir en cette qualité d'un bénéfice à la collation de ce couvent, etc. - F° 7. Brefs de canonicats sous expectative de prébendes : - à Jean de Herbepoli de Quercu, chanoine de l'église Saint-Pierre-de-Broyes (Braquis), au diocèse de Reims ; - à J. Porcelet, chanoine de Langres, recommandé par le cardinal de Saint-Marcel ; - à Guido Maronis, chanoine d'Ostie, etc. - Brefs de canonicats sous expectative de prébendes, et de participation (portio) à un canonicat dans les cathédrales où cet usage est établi, comme les églises de Vicence, de Gérone, de Tolède, même dans celles où l'établissement des « portionarii » ou chanoines auxiliaires n'est pas admis comme dans celle de Châlon-sur-Saône : néanmoins, le Pape y nomme, en vertu de l'autorité du Saint-Siège. - Provision directe par le Saint-Siège d'une expectative sur une des églises de campagne appelées « plebanatus », et les desservants désignés par le titre de « plebani » dans le diocèse de Castello, à Venise ; bénéfices auxquels le titulaire était porté par l'élection du peuple. - Réserve en faveur de J. Marteau, chanoine de Lyon, de la première dignité qui viendra à vaquer dans le chapitre, nonobstant l'accord intervenu entre le Saint-Siège et le Roi de France par l'entremise des évêques de Bayeux et de Lisieux N. et G. (Nicolas du Bosc et Guillaume VI d'Estouteville), d'après lequel étaient réservés à la nomination royale plusieurs grands offices et dignités dans les chapitres importants du royaume. Donné à Avignon, le V des ides d'avril, la treizième année du pontificat. (Clément VII, 1391.) - F°s 11 et 12. Réserve et privilège en faveur des étudiants de Lérida, à la requête du roi Jean d'Aragon, donnés par le même pape, la neuvième année de son pontificat, sur le rôle des bénéfices dévolus aux étudiants dans les universités. - Attribution à un auditeur des causes du sacré Palais, Jacques du Mas Guitard, professeur in utroque jure, et chanoine de Rouen, de la distribution au nom du pape des bénéfices, prébendes et canonicats vacants ou à vaquer dans les diocèses de Rouen ou de Cambrai. - Expectatives en faveur des auditeurs du sacré Palais sur la dévolution des bénéfices dans les diocèses du Mans et de Tréguier. - Dévolution, à un secrétaire du pape, de l'archiprêtrise de l'Ardenne au diocèse de Liège (Leodiensis) et de la paroisse d'Otteville, au diocèse de Rouen. - (Les feuillets 13 et 14 manquent). - Provision directe par le pape de bénéfices à la collation de l'archevêque d'Auch, et du doyen du chapitre d'Angers, ainsi que de canonicats dans les diocèses de Ségovie et de Bourges ; un aumônier du Roi Louis de Hongrie en obtient un, sans désignation de lieu, sous l'expectative d'une dignité et d'un office. - Expectative d'un semi-canonicat, ou « portion », dont l'usage existe au diocèse de Séville (Hispalensis), donnée à un clerc P. Fernand, déjà, bénéficier perpétuel d'une chapelle dans la cathédrale. - Bref adressé par le pape Clément VII à N. clerc, fils d'un chevalier du diocèse d'Utrecht (Trajectensis), pour lui assigner une part sur les suppléments de pension aux chanoines et prébendés, vacants par non-emploi, que le chapitre du diocèse avait jusque-là distribués aux plus anciens titulaires en exercice. - F° 18. Assignation d'une prébende sur une église du diocèse de Pampelune, à N.-D. de Valle Oleti, en faveur d'un prêtre d'un autre diocèse, nommé Roderic Martin, bénéficier perpétuel de l'église de Baños, au diocèse de Palencia. - Brefs pour des bénéfices : - dans le diocèse de Maillezais (Vendée) ; - dans le ressort de l'abbaye Saint-Victor de Marseille ; - dans le ressort de Cluny, au diocèse de Mâcon, en faveur d'un moine de Tournus (Thiernorchiensis), diocèse de Châlon-sur-Saône, qui est autorisé pour avoir droit au bénéfice impétré du Saint-Siège, à changer de couvent et de résidence nonobstant l'opposition de son abbé. - Bref de translation du monastère de Saint-Jean-de-Falaise, ordre des Prémontrés, au diocèse de Séez, dans un couvent du même ordre, lequel n'est pas désigné, accordé à un moine afin d'être capable d'y tenir un bénéfice dépendant de sa nouvelle résidence. - Collation d'un bénéfice dépendant de Saint-Martin-des-Champs, à Paris. - Collation, dispense d'âge et translation en faveur de Guigonand de Beaufort, du couvent de Cluny dans celui de Saint-Michel-de-Clusa au diocèse de Turin, par dérogation aux constitutions de Boniface VIII, portant défense aux moines de changer de résidence. - Autres collations de bénéfices à la nomination des abbés de Cluny, que néanmoins le pape s'attribue, en vertu de la puissance apostolique. - F° 25. (Les feuillets 20 à 25 manquent). Expectative pour un chanoine d'Orléans, secrétaire et familier de Sa Sainteté, en récompense, tant de ses services que de son goût pour l'étude, des deux premiers canonicats ainsi que de la première prébende qui viendront à vaquer, soit dans le diocèse d'Orléans, soit dans celui de Viviers, et spécialement les bénéfices d'Ouzouers (Oyseriaci) et de Montliard (Monteliradii), avec l'église de Courrières. - Confirmation par Martin V, datée du 16 des calendes de juillet de la cinquième année de son pontificat (15 juin 1414), d'une dispense d'âge en vue de l'obtention d'un bénéfice accordée précédemment à un jeune moine, par Balthasar Cossa, appelé Jean XXIII par les peuples de son obédience, laquelle n'avait pas, vu les circonstances, été suivie d'effet ; cependant le pape la confirme, en raison de la légitimité des nominations faites dans les pays dont ils étaient reconnus souverains pontifes par les papes dissidents. - Confirmation par Benoît XIII, en faveur de Jean de Mauzé et de Jacques Clément, l'un prieur d'un couvent d'Aunis au diocèse de Saintes, l'autre archiprêtre de Mauzé (Deux-Sèvres), de bénéfices dont, investis par Clément VII, ils avaient dû se démettre entre les mains du cardinal de Saint-Anastase, légat de Benoît XIII ; la confirmation est accordée sous condition pour les susnommés d'opérer entre eux la permutation de leurs bénéfices. - Confirmation par le même pape, en faveur de Gérard Laultre de Aurevalle, clerc du diocèse de Toul, du bénéfice d'Orly (Aurelicuria), au diocèse de Metz, vacant par la non-promotion dans l'année aux ordres sacrés du premier impétrant Jean de Almania, auquel il avait été accordé par le pape Clément VII. - F° 27. Confirmation de l'autorisation donnée par le pape Clément VII, la quatorzième année de son pontificat (1392), aux chanoines réguliers de N.-D. de Cassan, au diocèse de Béziers, de se maintenir dans l'usage de recevoir de chaque nouveau chanoine un linge d'or, ou neuf francs d'or avec un lit garni, nonobstant les défenses générales portées antérieurement par Urbain V, d'offrir ou de donner en entrant en religion aucun joyau, ni ornement, ni somme. - F°s 27 et 28. Confirmations : - par Benoît XIII au profit de Jean Senioret, cousin du pape Urbain V, d'un bref du pape Clément VII, daté de la dernière année de son pontificat, par lequel ce dernier lui avait donné en bénéfice, avec dispense d'âge, l'église d'Azille (de Exillo), au diocèse de Saint-Papoul dans l'archevêché de Toulouse ; - par le même pape, des lettres de Clément VII datées de la quinzième année de son pontificat (1393), en faveur de P. Motat, prêtre du diocèse de Clermont, présenté par le couvent de Saint-Pourçain pour la possession de l'église de Soytes (?), au même diocèse ; - par le même, des lettres de Clément VII, en date de 1393, accordant à Odon de Buerne, en vertu d'un usage immémorial observé dans le couvent de La Palme, ordre de Saint-Benoît, diocèse de Besancon, la succession à un bénéfice attaché à l'autel de Notre-Dame, et réservé de tout temps aux clercs séculiers ; - par le même, d'une nomination faite par Clément VII à une chapellenie fondée par Guillaume Duval à l'autel Saint-Michel de l'église N.-D. de la Sède, diocèse de Riez (Regensis), de Yvon Riquier, clerc du même diocèse, et familier de J., évêque d'Ostie. - Maintien en vigueur de toutes les lettres de grâces expectatives concédées par Clément VII, dont la mort de celui-ci aurait retardé ou fait remettre l'expédition par la chancellerie pontificale. - F° 30. Nomination à un bénéfice vacant par le mariage de celui qui en avait obtenu l'expectative du pape Clément VII, et qui s'appelait Bernard Capelle ; le successeur est Gui de Campis, prêtre du diocèse de Saint-Flour, et le bénéfice est l'église de Coueille (Curia), au diocèse de Toulouse. - Bref de confirmation par Benoît XIII, en faveur de Fernand, clerc du diocèse de Séville, d'un bénéfice dont le pape Clément VII lui avait donné l'expectative, mais duquel l'archevêque de Séville, collateur de droit, avait disposé en faveur d'un autre « cum clausulâ anteferri » avant sa vacance, et maintenu son droit de collation ; sur quoi le pape Clément VII, après conseil tenu avec les cardinaux, notaires, secrétaires, référendaires, auditeurs des causes du Palais, tenant compte aussi de la recommandation du roi et de la reine de Castille et Léon Henri (III) et Catherine (de Lancastre) et de Fernand, fils du feu roi Jean Ier, qui lui aurait fait représenter le rôle des bénéfices que lui-même avait signé la troisième année de son pontificat (1381) le huit des calendes de juillet, avait maintenu la nomination résultant de l'expectative ; par le même bref de confirmation, Benoît XIII crée la règle que les grâces ou bénéfices accordés par les évêques collateurs « cum clausulâ anteferri » ne préjudicieront en aucun cas à celui qui a obtenu l'expectative. - Collation à Antoine Portier des prieurés en commende de Saint-Sauveur-de-la-Tour, ordre de Saint-Augustin, diocèse de Sisteron et de Châteaufort, diocèse de Gap, que Nicolas, évêque d'Albano, avait résignés sous condition d'une rente payable à Avignon. - F° 33. Renvoi à Me Guillaume Arnaud de Calhavet, chantre de l'église de Bazas (Gironde), chapelain du Saint Père, et auditeur des causes du Palais, d'une contestation depuis longtemps pendante, au sujet d'un bénéfice à Saint-Jacques de Montauban, entre Arnaud Arniaud, chanoine de Saint-Paul d'Escueilhens, au diocèse d'Alet (S. Pauli de Scuelherdesio, Elettensis dioecesis), qui s'en prétendait possesseur en vertu d'une expectative de Clément VII, donnée sur un bénéfice quelconque à la collation de l'évêque, qui viendrait à vaquer dans le diocèse de Montauban, et G. de Gardelle, chapelain de Saint-Cybard, diocèse de Poitiers, qui s'en prétendait seul et légitime titulaire. - Confirmation par Jean XXIII, en faveur de Henri Besson, curé de Saint-Vincent de Lyon, d'une chapellenie à Saint-Paul et d'une autre à Saint-Laurent de la même ville, la seconde attachée à l'autel de N.-D. de Calucambonia (?), desquelles il avait été pourvu par le pape Alexandre V, la première année de son pontificat. - F° 34. Renvoi par le concile de Constance au jugement de Thomas de Amelia, auditeur des causes du Palais, d'un litige entre Raoul Deys, vicaire perpétuel de Saint-Jacques de Lublin et le doyen de l'église d'Albano sur la prévôté de l'église de Custrin, au diocèse de Caminiek, dont le premier avait obtenu l'investiture de Jean XXIII, appelé dans le bref de renvoi « dilectus ecclesie filius Balthazar ». Donné à Constance, le 16 des calendes de septembre 1416, le siège apostolique vacant. - F° 35. Ratification par le pape Martin V, d'une promesse de bénéfice dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, à Paris, faite par le pape Jean XXIII, la troisième année de son pontificat, au chanoine J. Adhémar du diocèse de Noyon, maître ès arts, et l'un des envoyés de l'Université de Paris près du Saint-Siège ; le dit bénéfice donné en conformité du rôle des docteurs et maîtres de l'Université arrêté par le même pape la première année de son règne (1410), d'après lequel la distribution des bénéfices devait se faire dans l'ordre de la liste, et sans tour de faveur. - F° 36. De beneficiis certo modo vacaturis. Collation de la vicairie perpétuelle de l'église Saint-Amable de Riom, au diocèse de Clermont, vacante par suite de l'élévation de Pierre à la dignité abbatiale, au profit d'un moine de ladite abbaye. - Collation de l'office de celerier de l'abbaye de la Chaise-Dieu. - Mêmes collations d'aumôneries et de bénéfices près de vaquer pour diverses causes : - dans l'église de Vienne, d'un canonicat à vaquer par le mariage du titulaire ; - d'une église paroissiale devenue vacante par l'entrée du prêtre titulaire au monastère Saint-Victor de Marseille : le bénéfice est accordé à un clerc du diocèse de Saint-Flour, habitué de la cour romaine. - Bref de translation de l'ordre du Mont-Carmel dans celui de Saint-Benoît accordé à un carme, nonobstant l'opposition de ses supérieurs. - L'évêque nommé de Pad(oue, ou Paderborn), autorisé à continuer de percevoir les revenus d'un canonicat et d'une prébende dans la cathédrale de Constance, jusqu'à un terme non fixé, pour soutenir les frais de son installation. - F° 47. Lettres de surannation accordées (1371) par le pape Grégoire XI à Ponce de Ulmo, moine de Saint-Victor de Marseille, afin d'obtenir un prieuré pour lequel il avait été désigné en qualité de moine, avant d'avoir été nommé abbé de Montmajour, au diocèse d'Arles, par Urbain V la sixième année de son pontificat (1368). - Canonicat, sans désignation de lieu, donné à un clerc après destitution du précédent titulaire qui avait volé les joyaux et ornements de son église. - F° 48. L'archidiaconé de l'église d'Aire en Gascogne est attribué à P., clerc, du diocèse de Dax. - La prévôté de M(acau), dont la collation appartient à l'église Saint-André de Bordeaux est donnée par le pape à un clerc, ainsi que l'expectative de plusieurs bénéfices. - Bref adressé à P., chantre de l'église d'Oviedo (Ovetensis), par lequel il est chargé de promouvoir un prêtre, soit à l'archidiaconé d'Astorga, soit à une dignité dans la cathédrale d'Oviedo, selon la démission de l'un ou de l'autre qu'aura à en donner l'évêque Alphonse, qui en était pourvu lorsqu'il fut élevé par Clément VII à l'évêché d'Ostie. - L'archevêque de Séville (Ispalensis), est délégué par le Saint-Siège pour recevoir des permutations de bénéfices dans la circonscription de son archevêché, ainsi que dans l'évêché de Jaën (Giennensis), et nommément l'église de Baeza (Baeta), en Andalousie. - Demande d'un canonicat dans l'église de Siguenza (Seguntinensis) par J. Martin de Medina-Celi. - Collation par le pape Clément VII, la douzième année (1390) de son règne, de la sacristerie de l'église de Grenoble à G. de Chissay (Chisiaco), neveu de Aymon, évêque du diocèse. - Évêchés et diocèses divers. - F° 53. De vacantibus. - Bref de translation du monastère de Saint-Just au diocèse de Turin, dans l'abbaye de Savigny au diocèse de Lyon, d'un moine pourvu du prieuré de Saint-Martin-et-Saint-Savin de Bourdeaux (Berdellis) au diocèse de Die, ledit prieuré dépendant de l'abbaye de Savigny, et étant à la collation de l'abbé. - Provisions : - pour P. Polonis, de l'archidiaconat de Viviers ; - pour un clerc non nommé, d'un bénéfice d'aumônerie et de maladrerie près de Magropoli (?), dans le diocèse de Grenoble. - Réservation à la nomination du pape, en vertu des constitutions apostoliques, du prieuré de la Daurade de Toulouse, vacant par l'élévation du titulaire à la dignité d'abbé de Moissac, au diocèse de Cahors. - F° 55. Bulle par laquelle le Saint-Siège déclare son intention que la faculté et le privilège de nommer à des bénéfices, même à ceux dont la collation leur aurait appartenu, concédés à certains prélats, patriarches, archevêques, évêques et abbés, ne pourront en rien préjudicier aux droits des officiers de la cour romaine, cardinaux, notaires apostoliques, auditeurs du Saint-Palais, auxquels sont réservées en grande partie les expectatives des bénéfices à vaquer dans les diocèses ; au moins la nomination faite par le pape ou l'expectative concédée par lui primera toute nomination ou institution donnée ou à donner par les archevêques, prélats et patriarches. - F° 58. Confirmation de l'exemption des droits de sceau, lettres épiscopales, et de la juridiction de l'ordinaire, accordée à la requête de Jean, duc de Berri, aux chanoines et chapelains du collège fondé par ce prince à Bourges, à l'instar de la chapelle du Roi, à Paris ; l'archevêque de Rouen est commis pour en informer, et la résidence exacte est imposée à tous les chapelains et chanoines. - Me Guilhaume de Calhavet, chantre de l'église de Lectoure, obtient la sous-chantrerie de l'église de Poitiers, vacante par le décès du cardinal P. de Sainte-Marie in viâ latâ. - Déclaration de vacance du prieuré Saint-Jean de Franxino, au diocèse de Saint-Pons, par l'option qu'a faite de celui de Cessenon (Cecenone) le prieur de Saint-Jean, Gaucerand de Fossat. - Confirmation par le pape de la mise en possession de l'église majeure de S. G. de Verceil, dont l'administrateur du diocèse Louis de Saint-Adrien, cardinal diacre et légat du Saint-Siège, avait investi un clerc. - Collations de prieurés : - d'Anduze, diocèse de Nîmes ; - et de bénéfices dans les diocèses de Montauban, d'Anagni, etc., et formes diverses de l'obtention des bénéfices. Le priorat de l'église de Montauban, cathédrale, qui est la première dignité dans ce diocèse après celle de l'évêque, est attribué à un clerc de l'Université de Toulouse en vertu de la réserve générale et absolue que le Saint-Siège a retenue sur toutes les dignités qui viendront à vaquer dans les églises cathédrales. - Même mainmise sur les prieurés conventuels, quand même ils seraient à l'élection ; même réserve au Saint-Siège des prieurés ayant appartenu aux cardinaux, et dont le pape prédécesseur n'aurait pas disposé pendant sa vie. - Collation de la prévôté de la cathédrale de Nîmes, à Artaud de Peyreria ; - d'un prieuré dépendant de l'abbaye de la Chaise-Dieu dont, après la résignation faite par Raymond Arnaud entre les mains de J., cardinal de Saint-Anastase, vice-chancelier de la cour romaine, le pape investit un moine transféré d'un autre monastère. - Dispositions sur les églises paroissiales : - F° 70. Provisions de l'église Saint-Paul de Lyon accordées à un clerc d'Avignon, familier de la cour papale, et étudiant le droit civil à l'Université de la même ville (in Studio Avenionensi). - Collation de l'église du Puy, paroissiale ; - permutation de bénéfices entre Guillaume Bernard, prieur de Martillac, et J., prieur de la Chaume, aux diocèses de Rodez et de Saint-Flour. - Collation de l'église de Las. Torres, diocèse de Lérida ; - de l'église de N. -D. de Quézac, diocèse de Mende ; - de l'église paroissiale de Campis, hors et sous les murs d'Agen : le pape, entre deux prétendants, ordonne de nommer le plus digne ; - d'une prébende de la cathédrale d'Albi dont était titulaire le cardinal de Sainte-Marie in Porticu, donnée à un clerc du cardinal de Sainte-Marie in viâ latâ. - F° 82. Dans l'archevêché de Nicosie, un bénéfice vacant par la mort du titulaire, employé de la chancellerie romaine, est donné pendant la vacance du siège archiépiscopal par le pape (Benoît XIII) au chapelain du roi de Chypre, Jan II, qui reçoit aussi la trésorerie de l'église de Paphos, antérieurement possédée par A. de Alemania (vers 1400). - F° 83. Provisions pour le cardinal P. de Foix des bénéfices et prieurés vacants de Vic-Dessos, Mingelouse et Astarac au diocèse de Pamiers, précédemment possédés par le cardinal P. de Saint-Étienne in Coeliomonte, et dépendant de Saint-Sernin de Toulouse. - Collation de la chancellerie de la cathédrale de Toulouse à J. de Merthon, chanoine de l'église de Lescar. Donné à Constance, le six des calendes de décembre, la première année du pontificat de Martin V (1417). - F° 84, v°. Bref portant mandement au prieur de Saint-Vincent de Lisbonne d'informer sur l'avantage qui résulterait pour l'ordre de Saint-Jacques de l'Épée d'une emphytéose consentie par le grand-maître Rodrigue de Vasconcellos de terres vagues à drainer et mettre en culture, dépendant de l'Ordre, et situées dans les environs de Lisbonne (à l'embouchure du Tage), à Lagra-Alva, à Ribaldeyra, à Salvaterra de Magos, Torres-Vedras et Alemquer, dont les preneurs Étienne Leitom et sa femme, noble dame Agnès, viennent demander la garantie et la confimation au Saint-Père. - Règlement sur les prieurés conventuels dont Balthasar Cossa, appelé Jean XXIII et aussi « ille qui se gerebat Francorum pontificem », s'était réservé la collation, et auxquels il avait continué de pourvoir depuis sa déposition par le concile de Constance ; ces collations concernant des monastères au diocèse de Miden en Westphalïe, pays de l'obédience de Jean, sont déclarées nulles et de nul effet (Martin V). - F° 87. Règlement de Benoît XIII pour l'abbaye de Montréal, diocèse de Cahors, érigée en collégiale par le pape Jean XXII, et augmentée par Clément VI. Donné à Saint-Victor de Marseille le deux des nones d'octobre , la douzième année du pontificat (1406). - F° 88. Formule du serment prêté au pape Benoît XIII par G. (Guillaume VI d'Arpajon), évêque de Cahors (1404). - Bulle de création par le même pape de l'Université de Turin, vu, est-il dit dans un magnifique préambule, l'abaissement des études du droit et des lettres dans la Lombardie désolée par les guerres ; la requête est portée par Louis prince d'Achaïe, fils de Michel Paléologue (1405). - L'évêque nommé de Conserans, Sicard (de Bourguerol), est autorisé à se faire sacrer par l'archevêque qu'il aura choisi, et à faire entre ses mains son serment à l'Église romaine (1400). - Bulle par laquelle il est ajouté un exécuteur testamentaire aux huit qui font la distribution du testament d'un cardinal ; c'est le cardinal P. de Saint-Martin in Montibus ; mention faite de Guillaume Carbonell, chanoine de Barcelone, aumônier de Sa Sainteté. - F° 90. Envoi du pallium à Pierre [III de Saint-Martial ?], archevêque de Toulouse, transféré du siège de Saint-Pons de Thomières. - Suspension, à la demande de Sabin (de Florano), évêque de Saint-Jean-de-Maurienne, et à celle de la cité tout entière, de l'interdit jeté sur le diocèse par Jean, évêque de la Sabine, cardinal-prêtre du titre de Saint-Jean Saint-Paul, à l'occasion de la résistance faite au jugement de la cour romaine par un clerc nommé Amblard, refusant de se dessaisir du prieuré d'Argentine, qu'un autre avait obtenu. - Acte du concile de Constance adressé à l'abbé de N.-D. de Goaille, au diocèse de Besançon, relevant de l'excommunication portée contre les débiteurs un prêtre, Gui de Felletans, et ses deux neveux, Guillaume et Jean, fils de feu son frère Hugues, dont l'hérédité chargée d'une infinité de dettes les accablait quoiqu'ils eussent vendu tous les biens, et se fussent engagés au-dessus de leurs forces ; néanmoins, n'ayant pas pu acquitter les dernières dettes aux termes convenus, ils font supplier le concile d'imposer un délai de cinq ans à leurs créanciers, moyennant quoi ils seront en état de se libérer entièrement. - Commission adressée à l'archevêque de Narbonne et à l'évêque de Béziers de recevoir le serment de l'abbé de N.-D. de la Grasse. - F° 91. Autorisation accordée à Géraud du Pas, prieur de l'aumônerie Saint-Hugues de Grenoble, d'ériger une église à Sainte-Marie-Madeleine, et de fonder, à ses frais et aussi au moyen des quêtes des fidèles, dans les bâtiments en ruine de l'aumônerie, un collège de douze enfants pris à l'âge de sept ans pour y être instruits et élevés. - F° 95. Permission de tester accordée à un familier de Sa Sainteté, Odon de Naudo, chanoine de Saint-Déodat de Toul, pour la part de ses biens qui lui sont personnels et ne lui viennent pas du profit de ses églises, dont il pourra cependant disposer en ce cas, et pour partie, en legs destinés à la réparation, l'entretien ou la reconstruction desdits bénéfices. - F° 96. Autorisation accordée au cardinal de Thalant, Antoine de Sainte-Marie in viâ latâ, légat à latere en France, de donner permission, en temps d'interdit, pour cinquante mariages (Savone, 6 des calendes de février 1406), lever les excommunications portées contre ceux qui se sont livrés à des voies de fait contre des clercs, etc... - Collation de bénéfices dans le diocèse de Ségovie et dans l'église de Valence (1410). - F° 100. De permutationibus et diversis aliis. - Permutation faite entre les mains de Gilles (de Bellemère), évêque d'Avignon, 1390-1406, de bénéfices situés dans les diocèses de Tarragone et de Barcelone ; - Permutations de bénéfices au diocèse de Béziers (Saint-Sauveur de Puyletard), - au diocèse de Castres (Saint-Pierre de Avitis), - au diocèse de Carcassonne (Saint-Vincent de Montréal), - aux diocèses de Tournay, Autun, Apt, Clermont (pour Saint-Germain Lambron), Turin, Maurienne, et Toul (pour Saint-Gengolph). - Commission donnée à l'archevêque de Gran en Hongrie (Strigonium) pour recevoir les permutations de deux chapelains du roi Louis de Hongrie, ses commensaux, sur des églises de la Transylvanie ; - permutations de bénéfices entre chapelains de cardinaux pour les églises de Bazas, Saint-Ilpide extra-muros de Mende, etc., etc. - F° 116. Autorisation donnée au doyen et au chapitre de l'église Saint-Pierre de Bur... tro, au diocèse de Castro, de prendre copie de quelques lettres de bénéfices, sur les registres de la chancellerie papale, sous les règnes de Jean XXII et d'Urbain VI. - F° 116. Bulle Ad futuram rei memoriam portant défense à tout prélat, ou commensal, ou habitué de la cour romaine, de quitter Avignon pour accompagner le pape qui va à Rome, avant d'avoir payé ses dettes et réglé son loyer ; disposition prise à la requête des maire et conseil de la ville, et qui sera affichée, afin que nul n'en ignore, dans la cathédrale, et placardée aux portes et aux poteaux des lanternes publiques. - F° 117. Bulle de fondation d'une église cathédrale et d'un diocèse dans les pays de l'Orient où les Frères Mineurs, envoyés par leurs généraux, avaient porté la foi, spécialement au royaume de la « Zigurie », habité par des nations de schismatiques et de gentils, et, au prix de bien des fatigues, avaient ramené des peuples nombreux à la vérité, après un séjour de longues années passées parmi ces infidèles (le nom de la cité manque dans l'acte, probablement par la difficulté de le transcrire). - F° 117 v°. Autorisation générale accordée aux Carmes de pouvoir célébrer la messe et les autres offices, en dehors des lieux consacrés, en présence des peuples, princes ou magnats, sous la condition d'en être requis, et sauf le droit des églises paroissiales des lieux ; leur concédant la liberté d'avoir avec eux un autel portatif. - F° 119. Ordre d'informer sur le fait d'Étienne, abbé de Saint-Martin de Limoges, qui aurait fait vendre en secret et à son profit les joyaux et ornements d'or dont le pape Grégoire XI avait décoré le chef de Saint-Martial, levé et soudoyé avec cela des partisans pour faire passer la ville et le château sous la puissance du Roi d'Angleterre, et « ipse abbas et complures monachi concubinas » publicè tenuerunt, ex quibus filios et filias habuerunt, » et alia adulteria, raptus, violationes mulierum, leno » cinia commiserunt. » Mesures prises pour garantir la conservation de ce qui reste de l'or des reliques (vers 1393).
IIe PARTIE. - Table des matières. Confirmations de prébendes, concessions de grâces ou de bénéfices, lettres conservatoires, etc., f°s 134 à 158. - Unions, f° 153. - Indulgences, f°s 158 à 161 et 224 à 226. - Concessions d'autels et de fondations, f°s 162 à 165. - Dispenses, f°s 146 à 153 et 166 à 186. - Pouvoirs particuliers sur toutes les matières accordés par le Saint-Siège aux archevêques, légats ou prélats, f°s 187 à 342. - Confirmations de prébendes, etc. : - Le pape, en vertu de son ordonnance générale portant main-mise sur tous les bénéfices ou prieurés dont les titulaires allant à la Cour papale, on en revenant, meurent dans un rayon de deux journées de voyage de la ville où le Saint-Siège est établi, dispose en faveur d'un moine, P. Bermond, du prieuré de Clin, diocèse de Valence, dépendant de l'abbaye Sainte-Théosie au diocèse du Puy en Velay : donné à Genève, le quatre des calendes de septembre, la première année du pontificat. - L'absolution de l'excommunication portée contre les adhérents de Clément VII et de la reine Jeanne (1380), est donnée en faveur d'un prêtre d'Italie qui a fait sa soumission. - Provisions de bénéfices dans les diocèses de Liège, Albertstad, Strasbourg et Prague, etc... - Bref, en faveur de G. Brun, moine de Sainte-Croix de Bordeaux, pourvu d'une expectative sur un bénéfice quelconque à la collation de l'abbaye, pour l'office de sous-poissonnier et la dignité de sacriste, vacants par la mort du titulaire. - Provision d'une préceptorerie située à Cologne dépendant des Antonins du diocèse de Vienne, dont la collation avait été faite par l'ordinaire, quoique auparavant le bénéfice eût été donné par le pape à un clerc qui avait depuis tourné à l'anti pape Robert de Genève : la collation est confirmée au nom du Saint-Siège. Donné à Naples (sans date). - Confirmation de l'élection faite par le chapitre de Limoges d'un chanoine à l'office de prévôt de l'église de Bausoïl, en Limousin. - Confirmation en faveur de Hugues de Felton, chanoine de Lincoln, d'un bénéfice sur une église paroissiale, vacante par la permutation qui en avait été faite entre les mains de l'ordinaire, (églises de Normenton et de Seckestone, diocèses de Chichester et d'Yorck). - Messer Nardo de J. Nardi de Molendis, chanoine de Paderborn, secrétaire du pape, est pourvu par expectative de la trésorerie de la cathédrale. - Collations dans les diocèses de Cantorbéry ; - d'Utrecht ; dans l'église de Salisbury ; - dans le diocèse de Worms, pour l'église d'Allenstein donnée par erreur à un homme qui n'était pas même clerc au moment de son impétration, mais qui était devenu depuis prêtre dans le diocèse de Poméranie ; le bénéfice est rendu (f° 143) au premier compétiteur Pierre Langenwalt, vicaire perpétuel de l'église de Worms. - Lettres de confirmation de bénéfice en faveur de J. du Pont de Pitran, chanoine de N.-D. d'Huy (Hoyensis) au diocèse de Liège, et maître ès arts. - Collation en faveur de Marsile de Jughen, écolâtre de Saint-Denis de Liège, nommé à Saint-Gengoulf du diocèse de Cologne, et chargé d'un canonicat à Saint-Cassien de Saint-Vith (Vitunensis) ; - de Geoffroi Lutzelen Borth, chanoine d'Aix-la-Chapelle. - F° 144. Confirmation ou concession de bénéfices aux diocèses de Mayence pour les églises de Gotha et de Bremen dans le Sleswig, et aux diocèses d'Yorck (Eboracensis) et de Cantorbéry, dont l'archevêque de ce dernier diocèse est chargé de s'entendre avec l'évêque de Worcester (Wigorniensis) sur une compétition d'églises paroissiales. - Brefs d'exemption et dispense de titres universitaires pour l'obtention de canonicats et prébendes. - F° 146. Dispenses pour mariages contractés au premier degré. Levée d'excommunication encourue par : - Nardo de (Nardi) et Isabelle de Seculo, du diocèse de Salerne ; - Clément de Belcasso, et noble dame Philippa de Gorbo, au diocèse de Raguse ; - Jean de... et Alice de... au diocèse de Worcester ; - Henri et noble dame Marguerite de..., au diocèse de Mayence ; - Roland, chevalier, et la vicomtesse de Plédran, aux diocèse de Saint-Malo et de Saint-Brieuc ; - Bertuccio de Venise, et noble dame Indda, fille de Léonard Dandolo, diocèse de Castello (Castellanensi, à Venise) ; - Georges, fils de Bartholomé Gizi « des îles », et Marie, fille du seigneur de l'île d'Andros, dame de Nègrepont, diocèse d'Athènes, mariés quoique au troisième degré, pour terminer des guerres entre leurs familles, et se fortifier contre les Turcs ; - Hermann, landgrave de Hesse et Jeanne sa femme, mariés par dispense du pape Grégoire XI, dont les lettres de dispense avaient été perdues et dont ils demandent copie ou confirmation ; - Jean, marquis de Moravie, et Élisabeth, fille du feu comte Albert d'Otting (heim ?), etc..., toutes ces dispenses sont accordées sous la réserve qu'il n'y a pas eu rapt. - F° 150. Lettres conservatoires des privilèges des maîtres, docteurs et écoliers de l'Université de Prague, dont la défense est expressément commise aux juges députés par le Saint-Siège, par la difficulté d'aller se faire juger en cour de Rome, vu la distance ; dans les petites causes, justice sommaire et sans appareil judiciaire ; dans les grandes, appareil complet de la justice, armée de la censure ecclésiastique avec appel à Rome, et avec la clause de recours au bras séculier, s'il est nécessaire, contre les prélats, archevêques, ducs, barons, comtes, communautés de villes et de cités violateurs des droits de l'Université : - les mêmes lettres sont adressées aux juges conservateurs députés par le Saint-Siège, pour protéger des couvents et monastères attaqués et pillés par des prélats, des nobles et des villes ; - mêmes lettres en faveur d'un évêque, dont les ennemis ravagent et pillent tous les biens. - Mêmes lettres pour le cardinal G., dont les revenus de sa prévôté de Saint-Georges de Lucques et ceux de ses autres bénéfices sont odieusement pillés par tous. - F° 153. Bulle portant union de l'église paroissiale de Montbeton, diocèse de Montauban, laquelle est un bénéfice à la collation de l'évêque (Géraud du Puy), au prieuré des religieuses de Allo-filio, dont la pauvreté est devenue si grande qu'elles sont forcées d'aller mendier de porte en porte, au scandale de la religion et avec perpétuel danger pour les moeurs ; l'évêque lui-même la demande (1400-1405). - Union confirmée par le pape Urbain VI, à la prière du roi Richard II, d'Angleterre, et faite anciennement par H., évêque du diocèse, d'une église paroissiale au monastère de Winchelcumbe, ordre de Saint-Benoît, diocèse de Worcester (Wigorniensis), pour qu'au moyen de cette adjonction de revenus, l'hospitalité puisse y être exercée, et les édifices qui tombent, en ruine par la vétusté et l'effort des tempêtes qui sont terribles dans le pays, soient relevés et entretenus (vers 1388). - Commission au juge des lieux pour informer si un bénéfice uni par l'évêque du diocèse à un monastère pauvre, fondé dans un marais et des terres stériles, a été réellement possédé depuis plus de trente ans par ce monastère, et dans ce cas la confirmation sera accordée audit monastère de Marthesen de la possession de l'église en question de Sempnigham, au diocèse d'Yorck. - F° 155. Confirmation de la translation de l'ancien couvent de Saint-Michel de Lunebourg au diocèse de Verden, entièrement détruit par les guerres de Saxe et de Hanovre, et de son rétablissement par le duc de Saxe dans la ville de Luneberg, ainsi que de l'union que l'évêque y a faite des fruits et revenus de l'église paroissiale de Saint-Ciriace. - Confirmation de l'union faite au monastère de Raypa, ordre de Citeaux, diocèse d'Yorck, par l'archevêque de Cantorbéry, de l'église cathédrale d'Yorck avec ses revenus, à la suite et en conséquence de la donation que le roi Édouard et le comte J. de la Varenne (comte de Surrey), avaient précédemment faite à ce monastère de leur droit de patronage sous condition que le nombre des places monacales y fût augmenté. - Confirmation en faveur du chapitre de Breslau (Wratislaniensis) de l'union faite par l'évêque P. de quelques églises paroissiales que l'empereur Charles (IV) avait données audit chapitre : laquelle union, pour n'avoir pas été accomplie au moment où le pape Urbain V avait révoqué toutes les unions et incorporations non accomplies à la date de sa bulle, se trouvait invalidée ; le pape se rend aux prières du chapitre et prononce l'incorporation. - Confirmation [par Urbain VI] de l'union faite à l'évêché de Razebourg, en Danemarck, par l'archevêque Albert, métropolitain de Bremen, de l'église Saint-Nicolas de Wismar dont le patronage et les droits y attachés avaient déjà été donnés à cet évêché par le duc Henri de Mecklembourg (Magnopolensis), en dédommagement des pertes cruelles qu'il avait subies dans les guerres du pays. - F°s 157 à 159. Bref adressé à l'évêque de Rochester (Roffensis), ordonnant l'union des revenus de deux églises paroissiales (Waltzecline et Broughton), à la fondation faite en l'université d'Oxfort, diocèse de Lincoln, par l'évêque de Winchester, Guillaume (?), du consentement du pape, et sur les biens personnels de cet évêque, d'une maison avec chapelle pour 70 pauvres écoliers en théologie et en droit, et ès arts ; ces deux églises, rachetées dernièrement d'un seigneur laïque, sont ajoutées par ledit évêque au revenu insuffisant de sa fondation. Exemption, en faveur du recteur et des écoliers, de la juridiction de l'ordinaire (l'évêque de Lincoln), qui est attribuée comme à un fondateur, audit évêque de Winchester, avec permission de consacrer la chapelle et les autels qu'il a fait construire, et les réconcilier en cas de sacrilège ou d'effusion de sang par rixe ou bataille ; autre bref pour y permettre le Saint Sacrifice à messe chantée, ainsi que la délivrance des sacrements au recteur et aux élèves, etc., nonobstant que ce lieu soit d'un autre diocèse que celui du donateur fondateur : le tout sous la condition d'assigner une part convenable au traitement des desservants des églises unies à ce collège. - F°s 158 à 161 et 224 à 226. Des indulgences. Indulgences aux fidèles qui visiteront les églises dédiées à Notre-Dame et à Sainte-Croix, spécialement N.-D. la Grande à Catane ; mêmes faveurs à Saint-Nicolas de Catane en Sicile et Sainte-Croix de Ringen (?) au diocèse de Dorpat en Livonie (Carbacensis diocesis) ; - qui contribueront par leur travail ou dans leurs biens à la réparation des monastères parmi lesquels est nommé celui de Saint-Cirgues, O. S. B. où se trouvent les reliques du martyr saint Valentin, abbaye ruinée de fond en comble par des bandits associés, « appelés Bretons, » ou des hôpitaux et hospices destinés aux pauvres : Sainte-Marie-Madeleine, près de la cité de Comminges ; - ou des couvents : N.-D. de Leysoen, ordre des Prémontrés, diocèse de Norwich. - Concession du pape Urbain VI accordée en certains cas et à certains bénéficiers seulement, de percevoir les revenus de leurs bénéfices, même sans résidence, quand il y a par la force des choses impossibilité de résider, comme il arrive pour les dignitaires des églises cathédrales, et les chapelains et commensaux des cardinaux suivant la cour pontificale : (Hermann Peterman, chanoine d'Osnabruck) ; dérogeant en cela aux constitutions de Boniface VIII et aux ordonnances des synodes généraux et provinciaux, qui n'autorisaient la non-résidence que pour un temps déterminé (Urbain VI). - F° 163. Brefs divers autorisant : - la confrérie des pêcheurs de Leyde, au diocèse d'Utrecht, à doter une chapelle qu'ils ont fait construire sous le vocable de N.-D. dans l'église paroissiale, et à en être les patrons ; - la dame Angèle de Senis (Sienne), citoyenne de Florence, à fonder un couvent de femmes de l'ordre de Vallombreuse, dont elle se charge d'élever tous les bâtiments et dépendances, monastère, cimetière, clocher, etc.... - le provincial de l'ordre des Carmes en Sicile, à établir trois couvents dans la province qui puissent servir de point de repère et de lieux réguliers aux moines que la prédication dissémine dans tout le pays, dérogeant en cela aux constitutions de Boniface VIII qui interdisaient aux ordres mendiants l'établissement de nouveaux couvents ; la même autorisation est donnée aux Ermites de Saint-Augustin pour une maison à Florence ; - diverses fondations de chapelles. - Bref de dispense de naissance légitime, comme étant né « de presbytero et solutâ » en faveur d'un chanoine d'Angleterre, pourvu de dignités canoniales dans les églises de Salisbury et de Londres, et désigné pour un canonicat à Yorck par le roi Richard II, en vertu de l'accord passé entre lui et le Saint-Siège représenté par les archevêques de Cantorbéry et de Lincoln, accord qui lui réservait la nomination aux dignités dans deux métropoles de son royaume. - F°s 166 à 186. Dispenses, indults, révocations de concessions, commutations de voeux formés par des laïques.. L'évêque d'Utrecht, Florentius, autorisé à faire admettre dans chacun des monastères de son diocèse un religieux présenté par lui, pourvu qu'il remplisse les conditions requises ; - un prieur de Saint-Nicolas de Prona, ordre de Cluny, à recevoir par exception dans son monastère, deux religieux sans avoir à en obtenir la permission de l'abbé de Cluny ; - le couvent de Sasso-Ferrato, ordre de Saint-Basile, à demander la cassation de tous actes et contrats faits par son ancien abbé Jérôme, partisan encore actuel de l'anti pape Clément VII, qui avait vendu, loué, mis en gage et diverti les biens du couvent. - Le juge ecclésiastique de la province d'Auch est chargé de rechercher les prêtres adhérents de Clément VII, Robert de Genève, ex-cardinal des Douze Apôtres, « nunc Antipapa, qui se Clementem VII ausu sacrilego nominare presumit, » de les déclarer déchus de leurs biens propres et de les donner en fief à d'autres : l'exemple est fait sur Raymond Sani, ou Sancii, prêtre du diocèse de Dax, possesseur en son privé nom de maisons et d'immeubles, dont les biens sont confisqués par la chambre papale, et donnés à un autre clerc du même diocèse, Pierre de Goy. - Bref pour autoriser l'évêque de Lincoln à rendre à la liberté un jeune homme contraint par ses parents d'entrer en religion. - F° 170. L'évêque Jean Baff, suspendu comme fauteur de Clément VII, est rétabli sur son siège de Dax après sa soumission : pendant son interrègne, c'était l'évêque de Lisbonne, Jean, Ulixbonensis, tunc Aquensis episcopus, qui avait administré son diocèse, et qu'on renvoie après cela en Portugal, vers 1385. - Rappel, à la prière de l'abbé du monastère de Saint-Pierre de Glocester, des ordonnances apostoliques qui permettent la location ou le bail des biens ecclésiastiques, et que contredisent néanmoins les défenses et restrictions des évêques diocésains, et même les légats du Saint-Siège. - Les biens d'un adhérent de l'antipape Clément VII, situés dans le diocèse de Rieti, Jacques-Louis de Galioffo, citoyen d'Aquila, lequel a continué après l'excommunication à suivre l'erreur de l'anti pape, sont donnés à Bartholomeo de Narni, chevalier, en considération de ses services. - F° 172 v°. Levée générale de l'interdit sur la Sicile et les cités de Messine et de Catane précédemment jeté par le nonce Thomas, évêque d'Assise, au nom du Saint-Siège. - Autorisation à un évêque de l'ordre des Frères Prêcheurs, Damien, évêque de Rieti, nommé par le pape administrateur de ce diocèse, mais dont les revenus sont entre les mains des schismatiques, de se faire accompagner dans toutes les maisons de son ordre tant dans celle de Gênes, où il a fait profession, que dans les autres, de deux chapelains Frères Prêcheurs, comme il est d'usage parmi eux quand on est docteur en théologie. - Confirmation du testament d'un chanoine de Liège. - Lettres de « caritativo subsidio » pour l'évêque de Wurtzbourg (Herbipolensi), Gérard : expliquant que les papes Urbain V et Grégoire XI, ce dernier prédécesseur immédiat du pape actuel (Urbain VI), avaient donné mission, en raison des charges de cet évêché, au juge et au métropolitain de proposer un tant pour cent proportionnel aux dîmes perçues dans le diocèse, à payer par le clergé tant séculier que régulier collecteur de ces dîmes ; en conséquence, le pape ordonne à l'archevêque de Mayence métropolitain, de faire imposer en faveur de l'évêque un subside pour deux ans sur tous les clercs et réguliers pourvus de dîmes, nonobstant les règlements de Benoît XII, anciennement portés au commencement du siècle. - Concession à un clerc italien, Paul de Planta de Juvenatis, « plebano plebis Sancti-Laurentii in burgo, » du diocèse de Florence, familier du pape, et clerc de la Chambre Apostolique, de jouir pendant cinq ans des revenus de ce genre de bénéfice « qui dignitas curata et principalis in eâdem plebe existit, » avant de se faire promouvoir aux ordres sacrés, nonobstant toutes constitutions apostoliques, serment de commune et coutumes de la commune de Florence, à ce contraires. - F° 175. La province de Celano (Naples) étant dévastée par l'épidémie, le pape, à la requête du comte Roger, et de ses frères Louis et Bernard, donne à tous les fidèles des deux sexes l'autorisation de se confesser où ils voudront, à qui ils voudront : donné au camp de Luceria, au diocèse de Salerne. - Le vicaire apostolique de la Marche d'Ancône, André, cardinal de Saint-Marcel et de Saint-Pierre, est autorisé à conférer des bénéfices vacants jusqu'à un certain temps, que le pape augmente. - François de Massaria, de l'ordre des Frères Prêcheurs, est nommé en Sicile inquisiteur de la Foi. - Commission donnée à deux cardinaux de réformer un monastère de la Sabine ; - ordre d'arrêter un moine du diocèse de Lincoln, qui avait falsifié des lettres apostoliques ; - de transférer dans un autre couvent une religieuse de Sicile dont la santé souffrait de l'insalubrité de celui dans lequel elle résidait ; - d'informer sur la vocation d'une fille noble, Elisabeth de Witheloulle, diocèse de Cologne, qui voulait entrer en religion au monastère de Stoyppenberghe ; - d'absoudre de l'excommunication un chevalier du diocèse de Carlisle qui avait laissé tuer son frère, prêtre, dissipateur du commun héritage ; il est condamné à fonder une chapelle perpétuelle. - Mandement à l'archevêque de Salzbourg d'absoudre ceux qui dans son diocèse, prélats ou autres, avaient formé une ligue, avec serment, pour repousser les clercs directement pourvus de bénéfices par le Saint-Siège dans le pays. - L'évêché de Staffanger, en Norwège (Stalbaugiensis), ayant été donné après la mort de son évêque Bertolf, à Olaf, et étant contesté néanmoins les armes à la main par le chanoine Halgerus, qui se dit élu du chapitre et investi par son métropolitain, l'archevêque de Drontheim (Radrosiensis), le pape commet le juge des lieux pour faire cesser ce scandale, et chasser, même par le bras séculier, l'intrus qui s'est emparé du diocèse. - F° 181. L'empereur Charles IV, roi des Romains, obtient un bref pour marier ses filles au troisième ou même au second degré de consanguinité, et pour se marier lui-même, nonobstant tous degrés de parenté prohibés (vers 1365 ?). - L'évêque de Cracovie est chargé d'absoudre un mariage contracté à un degré prohibé entre Jean de « Baionis Baionie », et noble dame Anne, sous condition d'abandonner à la chambre apostolique le sixième de la dot pour la réparation des églises du diocèse. - Bref pour autoriser le changement d'un voeu d'aller à Saint-Jacques de Compostelle, contre l'accomplissement d'une autre oeuvre pie, par une mère du diocèse de Milan. - Bref qui donne le droit au général des Frères Mineurs, assisté de deux ou de quatre assesseurs, d'examiner un frère, professeur de théologie, ayant assidûment suivi les cours de l'Université de Paris, et de l'admettre au grade de maître en théologie, comme si cet examen eût été passé devant l'Université, et par les examinateurs ordinaires. - F° 183. Bref adressé aux archevêques de Pise et de Florence, et à l'évêque de Pérouse, portant commission de citer l'évêque de Spolette, accusé d'avoir dilapidé les biens de son église. - Injonction au chapitre de Dax de recueillir, au nom de la chambre apostolique, tous les fruits et revenus de la mense épiscopale, jusqu'à ce qu'il ait été pourvu par le pape au siège vacant ; autre bref ordonnant audit chapitre de rendre tous les revenus qu'il a perçus ainsi à l'évêque J. Baff, réintégré dans sa dignité, après avoir fait la preuve de son innocence. - F° 187. Pouvoirs particuliers et généraux accordés par le Saint-Siège. - Le provincial des Frères Prêcheurs, en Lombardie, Antoine de Farraria, est autorisé à absoudre de l'excommunication les frères de son ordre qui ont célébré les offices dans les pays rebelles à l'obédience du pape. - Bref adressé à l'abbé de Nieuil, ordre Saint-Augustin, au diocèse de Maillezais (Vendée), portant pouvoir de recevoir les résignations de bénéfices ou de prieurés présentées par les titulaires dans plusieurs paroisses, à cause de l'oppression des guerres allumées dans le pays, qui avalent détruit les revenus de tous les bénéfices. - Bref pour le frère Thomas, patriarche de Grado ou d'Aquilée, l'autorisant à choisir deux sujets dans son ordre (Frères Mineurs), l'un pour étudier à Bologne, l'autre à Padoue, et être ensuite employés, à titre de maîtres et professeurs, dans les couvents de l'ordre, comme s'ils avaient pris leurs grades à l'Université de Paris. - Brefs pour l'évêché de Glascow. L'évêque Walterius reçoit l'autorisation de pourvoir, à son choix, à quatre canonicats ou prébendes dans son diocèse. - L'archevêque de Kolocza (Hongrie), dans le diocèse duquel le pape avait appris que des vicaires, se disant envoyés par un patriarche schismatique, donnaient et distribuaient des dispenses de mariage aux degrés prohibés, est chargé de mettre fin à ce scandale, même par l'excommunication des rebelles. - Le patriarche de Grado (Aquilée) est autorisé à retenir près de sa personne six Frères Mineurs, choisis par lui, pour être ses lieutenants dans les affaires de son patriarcat avec la cour romaine. - F° 190. Rescrit adressé à Jean, évêque d'Arezzo, nonce du Saint-Siège en Lombardie, qui l'envoie contre Barnabo et Galéas Visconti de Milan, crudeles tyranos, avec pouvoir de conférer tous bénéfices vacants dans les églises dévastées et en ruines. (Grégoire XI, 1372 ?) - L'évêque Étienne, du diocèse de Wetzen (Hongrie), ambassadeur à la cour papale du roi Louis de Hongrie, est couvert du privilège de l'immunité diplomatique pendant son séjour à Rome, de manière à ne pouvoir être actionné ni recherché devant les tribunaux ecclésiastiques, pour quelque cause que ce puisse être (Grégoire XI). - F° 191. Le cardinal Jean, du titre des Quatre-Couronnes, résidant dans le Royaume de France, est investi du pouvoir de réserver certains bénéfices et canonicats à la nomination du roi Charles (V) jusqu'au nombre de quarante places dans les métropoles et cathédrales, et de soixante et dix dans les églises collégiales. Donné à Rome (sans date, vers 1378. Grégoire XI). Le cardinal étant mort sur ces entrefaites, le pape investit de ses pouvoirs l'évêque de Langres. - Mandement aux abbés de deux monastères de l'ordre de Cîteaux, aux diocèses de Parme et de Plaisance, de parcourir et de réformer les couvents de l'ordre situés dans les Marches d'Ancône et de Terni, ainsi qu'en Lombardie et dans la Romagne, dans lesquels l'indiscipline s'était introduite à la suite des guerres ; - à l'évêque d'Assise de disposer, en faveur de qui il jugera à propos, de quatre bénéfices ; - à l'archevêque de Ravenne Pileo de faire réparer les ruines que la guerre avait faites au couvent de Saint-Grégoire, O. S. A., près Ferrare, avec les revenus d'une année de ce couvent, dont il aura la perception et la disposition, dans ce but ; - à un maître en théologie de l'ordre des Frères Mineurs, François de Fabrica, de se transporter dans un monastère d'Aragon, afin d'y réprimer l'indiscipline, même par déposition du prieur et du vicaire général nommé pour la province ; mission ensuite étendue par le pape à tout le pays, avec ordre de tenir un chapitre général pour prendre des mesures convenables et efficaces ; - à Antoine, archevêque de Kolocza (Hongrie), d'interdire la profession de tabellion, et la passation des contrats entre chrétiens et catholiques aux prêtres grecs schismatiques de son diocèse qui se sont arrogé la fonction, ainsi que la rédaction de tous les actes publics. - F° 197. Permission donnée, de l'autorité du Saint-Siège, aux Anciani et chefs de la commune de Pise d'user de l'autorisation précédemment accordée par Urbain V, à Jean de Comitibus, chef et podestat de la cité (qui n'avait pas pu s'en servir, vu son renversement de sa charge, et le changement de la Constitution Pisane), de faire conduire, une fois seulement, à Alexandrie d'Égypte, et dans les pays détenus par le Soudan de Babylone, deux navires chargés de marchandises (excepté la contrebande de guerre, armes, fer et bois de construction ou de marine) sans péril de l'excommunication générale portée contre ceux qui entretiennent des relations avec les infidèles, sous la condition de jurer entre les mains du diocésain du port de départ que le chargement ne contient pas de contrebande de guerre. - Confirmation des privilèges accordés par le pape Jean XXII, et inscrits au registre de ce règne par son successeur Clément VI, en faveur de l'ordre des Frères Mineurs dans les terres et nations des infidèles : Grecs, Bulgares, Cumans, Ibères, Alains, Khazars, Goths, Scythes, Ruthènes, Jacobites, Rubrans, Géorgiens, Arméniens, Indiens, Nestoriens, Motlici ? et autres peuples non croyants de l'Orient et du Nord. - Vidimus donné par le pape (Grégoire XI) des lettres de privilèges de Jean XXII, transcrites par l'ordre de Clément VI, et dont actuellement les copies qu'en possède l'ordre des Frères Mineurs sont presque détruites par la vétusté. - F° 198. Confirmation par le pape, à la requête instante des villes du diocèse de Marsi, de la remise de la moitié des impôts faite pour un an par la reine Jeanne de Sicile à ses sujets détruits par la guerre et la peste. - Autorisation donnée à la maison des Hospitaliers de Saint-Antoine de Vienne (Isère), réduite à l'extrémité par la guerre et la peste, et menacée de ne pouvoir achever les bâtiments qu'on y élève, de mettre la main, pour une période de quinze ans, sur les revenus de toute préceptorerie ou maison de l'ordre, dont le titulaire viendra à décéder, et les revenus en provenant devront être appliqués aux constructions du couvent chef d'ordre. - Vidimus, et expédition en forme authentique adressée à l'archevêque d'Embrun Pierre (III Ameil), entre 1367 et 1378, d'une bulle d'Innocent IV, datée de Lyon (1244) et adressée aux évoques de Gap et de Digne, afin de les charger de traiter la paix entre l'archevêque d'Embrun (Aymar, 1236-1245) et G, (Guigues VII), dauphin de Viennois, comte d'Albon, sur une terre contestée entre leurs prédécesseurs respectifs, B. (Bernard Ier Chabert), archevêque, le précédente comte d'Albon, et O. (Eudes III), duc de Bourgogne. - F° 200. Suppressions sur la plainte de l'archevêque de Ravenne Pileo, des juges ecclésiastiques institués dans l'Exarchat, par ordre de la cour romaine, et par les nonces Égidius, évêque de Sabine, et Adrien, cardinal de Saint-Marcel ; l'administration de ces juges brouillant tous les rapports ecclésiastiques et soulevant les populations. - Règlements : sur les discussions intervenues dans l'ordre des Frères Mineurs, relativement à l'élection d'un général, à l'occasion desquelles le pape avait délégué trois cardinaux, dont après la paix rétablie dans l'ordre, il révoque le pouvoir spécial ; - sur l'opposition formée par les moines du Mont-Olivet, dépendance du Mont-Cassin, au recrutement de quelques-uns d'entre eux, dans le nombre des quarante moines que le pape Urbain VI, prédécesseur de celui-ci (c'est Boniface IX) avait permis de choisir dans tous les couvents de l'ordre pour être envoyés à l'abbaye du Mont-Cassin ; - sur l'apaisement des discordes qu'avait amenées entre les Frères Mineurs et les religieuses de Sainte-Claire, la concession de privilèges spéciaux que le pape révoque ; - sur l'église de Prague, à la demande de l'empereur Charles (IV, de Luxembourg), - sur un conflit survenu entre l'évêque d'Avignon, Faidit (1368-1386) et les administrateurs de la maison des pauvres orphelins de la ville ; le jugement en est remis à P., évêque d'Ostie ; - F° 204 ; sur l'exemption de tout impôt ecclésiastique, demandée et obtenue par Pierre d'Aragon, de l'ordre des Frères Mineurs, beau-père du Roi d'Aragon, en faveur d'un hospice qu'il avait fondé, et doté. - Inhibition aux cardinaux protecteurs de l'ordre des Frères Mineurs, dont un magnifique éloge est fait dans la bulle, de rien établir ni instituer contre la sévérité de la règle de saint François, ni par privilèges, ni autrement. - F° 206. Règlement (par Innocent VI ?) sur les dispositions funéraires prises par le pape Clément VI, en vue de sa sépulture à l'abbaye de la Chaise-Dieu, au diocèse de Clermont, où il avait fondé de ses deniers et pourvu un chapitre de huit chapelains dotés sur des rentes acquises de don Jayme, roi de Majorque et seigneur de Montpellier, lesquelles, entre les mains de Charles de Navarre, seigneur de Montpellier, ont diminué considérablement : le pape fait la différence avec son propre trésor. - F° 207. Érection par Clément VI (1344), à la demande de Jean, roi de Bohême, et de Charles, marquis de Moravie, son fils aîné, en métropole de l'église de Prague, et en cathédrales de quelques églises de Bohême, par distraction d'avec l'archevêché de Mayence, duquel la province relevait auparavant. - Réforme d'un prieuré de l'ordre de Saint-Augustin, situé au diocèse de Saintes, où les moines se sont déliés de toute autorité, discipline et service, menant une vie de « Bagaudes » ; on les met sous la règle de Saint-Benoît, et sous l'autorité du monastère de Saint-Jean-d'Angély, après avoir autorisé à se retirer ceux d'entre eux qui ne voudraient pas rentrer dans la règle ; le prieur de Charroux est institué commissaire spécial pour régler la question. - De unionibus. F° 209. Brefs d'incorporation d'églises paroissiales à des couvents, de dignités à des cathédrales, de prieurés à des monastères : Mende, au diocèse de Saint-Flour, (1368-1370), où quatre-vingts chanoines vivent sur ses revenus, en même temps que le diocèse a de grandes affaires à traiter avec les gens du Roi, et outres puissances ; - les Sables-d'Olonne, au couvent d'Olonne, où l'exercice de l'hospitalité est devenu une charge insoutenable par la multiplicité des allants et venants, et qui rebâtit ses constructions au milieu des guerres du pays ; - un couvent du diocèse de Cambrai, doté anciennement par le roi d'Angleterre du patronage d'une église située au diocèse de Lincoln, dont l'évêque est chargé d'opérer l'union effective ; etc., etc... - De fundationibus. F° 215. Confirmation de la fondation faite par un seigneur et sa femme, non nommés, d'un couvent de douze moines, avec un abbé, nonobstant que ce couvent eût été établi sans la permission du diocésain. - Indult pour Pierre, évêque Saliniensis (?) afin d'ériger à ses frais, dans sa maison de Sainte-Praxède, à Avignon, un couvent de religieuses de Saint-Augustin, et règle donnée à ce monastère avec la participation à tous les privilèges déjà concédés aux couvents du même ordre. - Nombreuses fondations de couvents de l'ordre de Sainte-Claire, et droit reconnu à un fondateur laïque de nommer la première abbesse et le premier essaim d'entrée. - Fondations de l'ordre du Mont-Carmel, à la requête des nobles, barons et marquis de Misnie, dans toute la province de Saxe. - De resignationibus cum restitutione in statum. F° 221. De pauvres clercs, dans l'espérance d'obtenir de meilleurs bénéfices en suivant la cour romaine, ayant renoncé à ceux dont ils étaient revêtus, et s'étant trouvés ensuite peu satisfaits des nouvelles grâces qu'on leur avait faites, le pape leur permet d'aller reprendre possession des premiers. - La multiplicité inconsidérée des titres de possession ou provisions de prébendes, canonicats (obtenus en vertu des expectatives) est réduite, à la demande des évêques, abbés, prévôts et doyens des chapitres ; et pour cela, le pape fixe un nombre défini de chanoines dans les églises où il n'était pas fixé, comme à Limoges. - F° 222. La même réforme est opérée contre l'envahissement des couvents par une multitude effrénée de moines qui en s'abattant sur eux en dévorent tous les revenus ; il n'y en sera plus admis désormais jusqu'à ce que le nombre de ceux qui forment le couvent ait été ramené à son chiffre réglementaire. - Mandement adressé au chancelier de la cathédrale de Paris de promouvoir, après examen, au grade de maître en théologie un moine étudiant à l'Université, déjà pourvu du titre de bachelier, et capable de subir l'examen pour la maîtrise, sans attendre la fin du cours d'étude à l'Université. - De Indulgentiis. F° 224. Indulgences accordées aux visiteurs de monastères nouveaux ; - d'églises de Frères Mineurs pendant les fêtes des saints de leur ordre, parmi lesquels saint Louis, évêque et confesseur de la Foi ; - aux chrétiens qui contribueront de leurs deniers à l'entretien et à la nourriture d'une foule considérable d'enfants exposés et abandonnés dans une ville port de mer, qui n'est pas nommée, et qu'un charitable habitant a recueillis dans sa maison en les allant relever dans les rues et sous les porches des églises : mais il y en a trop ; - aux fidèles qui visiteront pendant les fêtes de saint Remi et de saint Nicaise l'église de N. D. de Reims, etc. - F°s 227 et 228. Exemptions de la juridiction de l'ordinaire par privilège ou par distraction de partie des diocèses. Le couvent de Sainte-Claire, fondé à Naples par la reine Sancie et le roi Robert de Sicile, où sont déjà trois cent quinze religieuses, est détaché (1344) de la juridiction de l'archevêque de Naples. - Confirmation de l'exemption absolue de toute juridiction d'évêque ou d'archevêque, excepté de celle du Saint-Siège, en faveur de l'ordre entier de Cluny, biens et personnes. - F°s 229 à 232. Bulle de création par le pape Jean XXII de l'évêché de Mirepoix, détaché du diocèse de Toulouse, et institution du chapitre de la nouvelle cathédrale dont les règlements sont donnés dans ladite bulle (1318). - Règlement pour le chapitre de Rieux, détaché de celui de Toulouse par le pape successeur de Jean XXII. - Exemption en faveur d'un secrétaire du pape, nommé Pierre de Mornac, de toute retenue ou main-mise par quelque cardinal que ce soit, et de toute autorité et prise de possession par les fourriers de la cour papale chargés de répartir les logements au moment où elle s'installe à Avignon, sur une maison achetée par lui sous le nom d'un de ses parents cahorsin, appelé Hugues de Volvène, d'une dame Milfonde (?) et après elle de Lapo de Ruspa, marchand florentin suivant la cour : ladite maison est située près de l'église Saint-Agricol. - Exemption à la prière de Bar... évêque grec converti à la foi catholique, et pourvu depuis du siège de Catanzaro suffragant de Reggio en Calabre, de la juridiction de son métropolitain pour lui, son église et son diocèse pendant tout le temps de sa vie, à cause des pillages, dévastations et mauvaises affaires dont l'archevêque de Reggio ne cesse de l'accabler, sans qu'il puisse se défendre, étant étranger et suffragant : situation qui excite le scandale de ses frères de l'empire d'Orient, dont les dispositions à revenir comme lui à l'unité de l'église latine ne seraient pas encouragées par le spectacle d'un de leurs anciens évêques traité aussi peu honorablement depuis sa réunion à la foi romaine. - F° 233, v°. Exemption en faveur de G., ancien évêque de Paris, nommé patriarche d'Alexandrie, et empêché par les infidèles de prendre possession de son patriarcat, de toute sujétion et obédience aux évêques des diocèses étrangers dans lesquels il pourra être appelé à résider pendant ses voyages. - F° 235. Bulle de distraction du diocèse de Toulouse d'une partie de son territoire pour former les nouveaux diocèses de Montauban, auparavant de Cahors, de Saint-Papoul et de Lombez, avec partie de celui de Rieux. Sans date (1317). - F° 236. Division de l'archevêché de Tarragone en deux diocèses ; celui de Saragosse avec Osca, Pampelune et Calahorra pour suffragants, et celui de Tarragone avec les suffragants de Barcelone, Lérida, Gérone, Tortose, Urgel, Valence ; et la bulle attribue au nouveau diocèse de Saragosse l'église de N. D. de Allerisinis (?), située sur les confins de l'Aragon, et jusqu'ici respectivement revendiquée par les diocèses de Tarragone et de Tolède. Bulle d'investiture de l'archevêché de Saragosse. - F° 237 v°. Érection en évêché de la ville d'Algésiras, dont le nom arabe se traduit en latin par insula viridis, enlevée d'assaut sur les Arabes par le roi de Castille et de Léon, Alphonse XII (en 1345), ville très forte et port de guerre des « Agaréniens » ; les évêques de Cadix et d'Algésiras sont chargés en commun d'y instituer un chapitre, et une église cathédrale sous le vocable de N. D. de Palma, sur l'emplacement du grand temple des infidèles, et le titre du nouvel évêché devant être : Algésiras et Cadix. - Collation des canonicats, prébendes, doyennés vacants par la mort du collateur, le pape Grégoire XI, qui s'était réservé la disposition de tous les bénéfices et prélatures ; un clerc est pourvu de l'église de Conégliano. - Bref portant la révocation de tous les procureurs fiscaux et généraux de la curie romaine, et remise de leurs pouvoirs à un seul procureur général de l'Église, chargé de tout le service pour juger des appels de la chrétienté. - F° 241. - (Jean XXII). - Lettres de familiarité pour un clerc. - Épuration de la liste des bénéfices sur laquelle étaient inscrits trop de clercs, toujours inscrits pour l'obtention des réserves, collations et provisions des bénéfices, jamais pour passer à l'ordination ; le pape (Jean XXII) en prononce la révocation et le rejet hors du rôle (1334). - Un curé du diocèse de Dax, en contestation de bénéfice avec deux compétiteurs de Bayonne ; la cause poursuivie à la cour papale à Florence, Suessia et Naples ; lui malade à Florence, et triomphant par la mort de ses adversaires que sa constance a lassés ; resté seul, il est confirmé dans le bénéfice par le jugement de l'auditeur du Palais, commis à sa cause. - Levée à la demande de l'archevêque de Gènes, de l'excommunication portée contre les chrétiens qui trafiquent avec les infidèles, et encourue par un citoyen de Gênes porté parles hasards de mer jusque chez les Turcs. - Indult pour le cardinal Galeotto, du titre de Sainte-Agathe, adressé aux évêques d'Ancône et de Ferrare, pour les informer que le pape a donné à ce cardinal les fruits et revenus de tous les bénéfices tant réguliers que séculiers, vacants ou à vaquer dans leurs diocèses. - Confirmation entre les mains de l'ordre des Frères Prêcheurs de la donation à eux faite, il y a plus de trente ans, d'une église bâtie en l'honneur de la Vierge Marie, sous le vocable de N. D. de Coronato, à environ un mille de la ville de Caffa (en Crimée) par un Arménien infidèle, converti ensuite à la foi, nommé Arabret, qui était entré dans leur ordre. - F° 245. Bref adressé au cardinal-légat Guillaume, du titre de Saint-Etienne in Monte-Coelio, sur l'état de la religion dans le royaume de Sicile, en deçà du Pharo, qui est un fief du Saint-Siège, et lettres qui sont à lui données près les ducs et comtes du pays par Urbain VI, avec les pouvoirs les plus étendus. - F° 246. La même mission est donnée au cardinal de Sainte-Praxède, dans la Toscane et le duché de Spolète, avec pouvoir de former et contracter des ligues, alliances et confédérations entre rois et princes et autres puissances, et ordonner tout fait de guerre contre Robert, ancien cardinal, du titre des Douze-Apôtres, anti pape sous le nom de Clément VII ; excommunier tous ceux qui se déclareront contre lui, légat, et sa suite ; choisir et retenir près de lui tout moine, de quelque Ordre qu'il soit, sans autorisation des abbés et prieurs ; conférer les ordres mineurs, consacrer et réconcilier les lieux saints, créer des notaires et tabellions, convoquer près de lui tous prélats et clercs, abbés et patriarches ; lever les peines et distribuer selon l'objet de sa mission les grâces ecclésiastiques, indulgences, permissions et dispenses jusqu'à un nombre déterminé de personnes : enfin recevoir à l'obédience les schismatiques et les rebelles. - F° 257. Même mission à l'archevêque de Patras, légat, dans les provinces de Patras, Athènes, Thèbes, Corinthe, Rhodes, Corfou, Durazzo, Néopatras et Nicaria (Patracencis et Grecensis, Athaniensis, Tebanensis, Corintiensis, Colocencis, Corfiencis, Duratensis, Neopriensis et Nixiensis), pour la réformation de l'Église et les mesures à prendre contre le schisme ; il est en même temps chargé de faire rentrer à la Chambre apostolique tout le contenu des caisses des collecteurs ecclésiastiques dans les provinces de sa légation, y compris celle de la Crète. - F° 259. Un nonce, d'abord chargé d'aller recueillir dans la chrétienté des subsides pour la guerre contre Robert de Genève, antipape, et ses adhérents Louis duc d'Aujou, et Pierre comte de Genève, est, sur les demandes des peuples, autorisé à adoucir la perception et diminuer le taux des subsides. - Le cardinal légat P. de Sainte-Praxède, envoyé en Allemagne et en Bohême pour certaines grandes affaires, est autorisé à relever de l'excommunication quelques personnes, qui ne sont pas désignées. - F° 260. Réconciliation d'un moine du diocèse de Spire qui, après avoir été longtemps l'objet de la haine du comte jusqu'à avoir été chassé du couvent, et ensuite d'une ville dans laquelle il s'était réfugié avec l'abbé et les autres moines, et l'abbaye menacée du feu s'il n'était pas livré, avait enfin réuni ses parents et amis, et pendant onze ans mené une guerre atroce sur les terres du comte, brûlant trois églises, massacrant des troupes de gens, et pendant ce temps « oubliant de dire ses heures canoniales » ; enfin, réconcilié avec ledit comte, et se soumettant à la pénitence ecclésiastique encourue. - F° 261. Réconciliation de l'évêque Arnaud, de Liège, qui avait pris parti par conseil et action dans les guerres de son diocèse, et fait noyer plusieurs adhérents, « à ce qu'il croit, » de l'antipape Clément VII. - Formule de prestation de serment pour un notaire apostolique sous le pontificat d'Urbain VI. - Levée de l'excommunication pour un clerc de Trèves, qui s'étant retiré à Fondi, où se trouvait alors l'antipape Clément VII, avait reçu de lui des grâces et des bénéfices, et bien qu'adultérin, avait été reçu aux ordres sacrés. - F° 263. Mandement adressé à Arnaud, évêque de Liège, sur l'abandon du culte et de l'hospitalité dans les prieurés et aumôneries dépendant de Cîteaux, Cluny et Prémontrés, dans lesquels les chefs d'ordres n'entretiennent plus personne ; il est chargé de faire dans tous une visite personnelle, et d'inscrire le nom et le nombre des religieux dans chaque maison, avec les biens et revenus du domaine. Donné à Gênes, sans date. - F° 265. Bref portant pouvoir à l'évêque d'Olmütz en Moravie, d'admettre après examen à l'ordre du diaconat un moine d'un couvent de son diocèse ( Lucensis monasterii), ordre des Prémontrés, qui, après avoir laissé son monastère, s'était mis à courir le pays, et avait porté les armes dans l'armée levée par ordre du comte contre les envahisseurs du territoire, en prenant part, de sa personne, à l'assaut d'un château où plusieurs de ces brigands avaient été tués ; le même, étant rentré ensuite à son couvent, y aurait vécu de longues années dans la pénitence et à l'édification de ses frères, sans cependant avoir pu encore obtenir du Saint-Siège la levée de l'interdiction des ordres mineurs qui pesait sur lui depuis son escapade. - Autorisation par le pape d'un échange de terrain entre la manse archiépiscopale de Gênes, et le seigneur Cataneo, noble du pays, qui pour devenir propriétaire incommutable d'une place et de huit petites maisons situées au lieu de Bisani, au dessous de l'église paroissiale de Saint-Vincent de Gênes extràmuros, offrait par forme de permutation des terres situées un peu plus loin. - Rappel au respect du droit des paroisses d'avoir un vicaire perpétuel payé et entretenu par le monastère à qui la cure a été unie ; une abbaye est forcée de faire les fonds de l'entretien d'un vicaire, et l'exécution de ce bref est confiée au juge ecclésiastique du lieu. - Dispense d'âge pour obtenir un bénéfice accordé au fils de Raoul, baron de Cromwell, au diocèse d'Yorck. - Diocèse de Mayence, église de Saint-Paul d'Hertford. - Le curé de l'église de Hartefeld, diocèse de Litchefield, contre le prieuré de La Lande, ordre de Saint-Augustin, au diocèse de Lincoln, et le clerc J. Brentigly ? - Le curé de Hall, au diocèse de Liège, secrétaire du pape. - Hermann de Apoldocrii (?), laïque, du diocèse d'Utrecht, relevé des censures ecclésiastiques qu'il avait encourues pour avoir épousé sa belle-soeur ; déjà une première fois relevé pour son premier mariage, qui était au quatrième degré. - Federigo Cigonia, citoyen de Gênes, et sa femme Caracosa Spinola, obtiennent des dispenses de mariage au quatrième degré. - Confirmation de bénéfice dans le diocèse d'York pour J. de Clifford ; trésorier de la cathédrale, par échange avec J. de Kendale, accordée par le pape, nonobstant la nomination de Nicolas de Seriby (?) faite par l'archevêque d'Yorck Alexandre ; - mêmes brefs pour les diocèses de Gand et de Tournay. - Bref adressé à l'archevêque de Braga, en Portugal (Brackariensis) pour confirmer à nouveau un mariage consanguin entre le comte Runot la comtesse Léonora de Bartellis. Donné à Gênes, sans date. - Autorisation accordée à la prieure de Villeneuve, ordre Saint-Augustin, sous la direction des Dominicains de Portugal, de recevoir dans le cimetière de son couvent les corps des fondateurs, ou bienfaiteurs, malgré l'opposition de l'évêque et les droits de la paroisse sur laquelle le monastère était établi. - Bref de nomination de vicaire général de l'ordre de Cîteaux, sans préjudicier à la nomination antérieure de Gérard, abbé de Clairvaux, comme vicaire général de l'ordre, en faveur de l'abbé de Arabona, au diocèse de Chieti (Teatinensi) dans l'Abbruzze, chargé spécialement de gouverner l'ordre de Cîteaux jusqu'à l'érection d'un abbé général. - Nomination de maréchal du Saint-Siège dans la province de Gênes, pour Odo de Spinola. Donné à Lucques, la dixième année du pontificat. - Le pape augmente, pour insuffisance constatée, la dépense attribuée par semaine aux étudiants de Saint-Michel de Cambridge pour leur nourriture et leur entretien. - Transcription de la constitution de Boniface VIII, qui commence par Providè attendentes, laquelle n'a pas été publiée dans certains royaumes, et qui lance l'interdit général sur tous les pays dans lesquels des impôts sont exigés de l'église et du clergé. - Brefs pour l'hôpital du Broglio de Milan et pour l'église Saint-Paul de Londres. - F° 278. Expectative d'une maison canoniale de Bordeaux, attendue depuis plus de dix ans par Pélegrin de Fabo, chanoine, dont le pape ordonne à l'archevêque de pourvoir sans remise l'impétrant, aussitôt que la première vacance se produira. Donné sans date, et sans nom de lieu. - Interprétation en faveur d'un monastère, des lois fiscales imposées sur l'État de Gênes par le Saint-Siège, à savoir qu'il ne soit pas imposé au-dessus de la taxe établie. - Réformation confiée aux abbés de Sixte et de Cava dans les diocèses de Gênes et de Crémone des couvents de leur ordre, où quelques moines de Clairvaux font acte de désobéissance. - Un clerc du diocèse de Tubinge, exclu des ordres mineurs pour cause de naissance illégitime, y est ensuite admis. - F° 280. Collation en faveur de J. de Pinu, chapelain dans l'église Saint-André de Bordeaux, de la chapellenie qui avait été fondée par l'archevêque Arnaud (de Canteloup) sous la condition que le titulaire ne jouisse pas en même temps d'un autre bénéfice ; cependant, vu les guerres qui durent encore dans le pays et qui suppriment les revenus de cette chapelle, le pape permet que le titulaire jouisse en même temps d'un autre bénéfice. - F° 280. L'archevêque de Prague, légat de Ratisbonne et de Misnie, est chargé, à la demande de l'empereur Charles IV, roi de Bohême, de faire une nouvelle répartition des diocèses dans ces pays, théâtre d'un relâchement complet dans la foi ; les diocèses de Bamberg, Ratisbonne et Misnie demeurant sous l'autorité du légat à Prague, et l'évêché de Ratisbonne détaché de la juridiction de l'archevêque de Saltzbourg. - Évocation devant le pape d'un procès pendant devant la Curie romaine sur la nomination faite par le Saint-Siège en vertu de son droit réservé, à la dignité d'abbesse du couvent du Saint-Sépulcre d'Arona, diocèse de Gênes, vacante par la mort d'Hélène Palaviccini, en faveur de Salvagia de Salvaticis, religieuse de ce monastère, nomination contredite par Thomasia de Gentilibus de Auria, élue canoniquement par le couvent, et confirmée par l'évêque du diocèse. - Bref de privation de tous bénéfices contre les clercs et les chanoines du diocèse Monasteriensis (de Munster ?) qui s'opposent par tous les moyens à l'intronisation de l'évêque Pothon transféré de l'évêché Alberniensi ? dans ce nouveau diocèse. - Prorogation d'une commende (l'église paroissiale de Saint-Sabas de Tibur, dépendant du couvent de Saint-Sabas, à Rome,), accordée à Odon, évêque nommé d'Aquila, afin qu'il puisse tenir décemment son état. - F° 283. Absolution de Jean-Pierre de Vierra, prêtre du diocèse de Braga, en Portugal (Bracharensis), qui avait suivi le schisme de Clément VII et obtenu de lui en bénéfice l'église de Sainte-Eulalie de Pentecyos ; elle est accordée à condition qu'il se démette de ce bénéfice, et le reçoive de nouveau des mains de l'autorité légitime. - Concession à un moine chartreux, des Humiliati de Bologne, de continuer dans un autre ordre la résidence qu'il a choisie, avant d'obtenir l'autorisation de son abbé. - Les chanoines de l'église d'Utrecht ne seront plus tenus, en cas d'acceptation d'un bénéfice dans un autre diocèse, de perdre au chapitre leur voix et leur, présence. - Bref de confirmation pour le fils de Goffredi Jacobi de Pérouse, du droit d'être jusqu'à la quatrième génération le Castellan du château et place de Stronto, au diocèse de Narni. Donné à Pérouse, sans date. - F° 286. Dispense pour le mariage du comte Hermann d'Everstein avec la comtesse Hermengarde de Walde au diocèse de Mayence, lequel forcé par son frère aîné Otto de recevoir, comme cadet, le sous-diaconat afin de ne pas entrer en part d'héritage, s'était révolté, et après plusieurs guerres sanglantes au cours desquelles le comte son frère avait péri avec ses enfants, devenu maître et héritier direct du comte d'Everstein, avait alors épousé la fille du comte Henri de Walde ; ne se jugeant nullement tenu par un sous-diaconat consenti de force, et d'ailleurs rompu par le fait d'avoir porté les armes, et tué de sa main plusieurs ennemis. Donné au camp de Lucerie-de-Cristiani le 16 des calendes d'août, la dixième année du pontificat d'Urbain VI (1387). - Assignation d'une pension de cinquante florins d'or, à Paul Jacob de Rimini, citoyen napolitain, familier de Sa Sainteté, sur le tribut payé à l'église par les prieurs des métiers et la commune de Pérouse. - Les grâces expectatives, qui jusqu'ici s'étendaient seulement aux dignités et offices ecclésiastiques des cités et des diocèses, sont étendues aussi aux dignités principales des églises collégiales. Donné à Lucerie le 16 des calendes d'août, la dixième année du pontificat d'Urbain VI. - Disposition en faveur d'un chanoine de Saint-Denis de Liège. - Admission au pardon du Saint-Siège, en faveur des magistrats et citoyens d'une ville d'Italie, non désignée, qui après s'être attiré l'interdit de l'évêque, avaient ruiné de fond en comble les tours et murailles d'une place où s'était réfugié le clergé de la ville, avec l'aggravation de la destruction d'une chapelle établie dans une tour des remparts. Donné à Pérouse. - Réduction, pour insuffisance des revenus détruits par la guerre, d'un chapitre du diocèse de Spolète, à la requête du prolégat Ferdinand, patriarche de Jérusalem. - Règlement pour le diocèse de Pérouse. - Bref ordonnant à l'abbé de N.-D. d'Yorck, dont le monastère, conformément aux constitutions de Benoît XII, entretenait avec les revenus du prieuré de Rombourgh (diocèse de Norwich), deux moines choisis parmi les sujets les plus capables pour les pousser aux hautes études, de les envoyer à l'Université d'Oxford afin qu'ils y continuent leurs travaux, les revenus dudit prieuré ayant été ruinés par les incursions des Écossais. - Bulle de confirmation de l'autorisation donnée par l'évêque de Constance, vicaire général du Saint-Siège au couvent des religieuses de Saint-François in Cursio de Vérone, de passer de l'ordre de Saint-Marc de Mantoue, auquel ses constitutions le rattachaient, dans l'ordre de Saint-Benoît ; réforme demandée par les religieuses elles-mêmes, toutes filles de grandes maisons, ruinées par les trop fréquentes inspections des supérieurs du couvent de Saint-Marc. Donné à Pérouse, sans date. - F° 291 v°. Permission accordée à un religieux de Sainte-Croix de Bordeaux, Pierre Ayraud, de suivre en dehors de son couvent, dans une Université, les cours de lettres et de sciences, avec la même pension qu'il aurait sur les revenus de l'abbaye s'il continuait d'y faire résidence. - Mandement au collecteur de la chambre apostolique, Bertrand de Cupâ, évêque, d'admettre au baptême un nombre considérable de Juifs qui arrivent de divers lieux en Italie, et demandent d'être reçus dans la foi chrétienne, en offrant (suivant la loi) la plus grande partie de leurs biens pour la rémission de leurs péchés, ainsi que pour le rachat de la Terre sainte ; lesquels nouveaux convertis, après inventaire desdits biens confisqués à la chambre apostolique, seront reçus à tous les privilèges et droits des chrétiens, eux et leur postérité. Donné à Rome, sans date. - Affaires dans les diocèses de Caminieck, Aquilée et Misnie relativement à des expectatives accordées et non encore remplies. - Diocèse de Cambrai : union confirmée d'un bénéfice du diocèse de Liège au couvent de Saint-Bernard sur l'Escaut, ruiné par les guerres des comtes de Flandre et des ducs de Brabant. - Bulle en faveur des étudiants et gradués dans l'Université de Cambridge, par laquelle est augmenté le chiffre du revenu des bénéfices auxquels ils ont le droit de prétendre. - F° 295. Bref de prorogation de temps accordé à un chanoine de Bologne pour se faire promouvoir aux ordres sacrés, et acquitter le droit d'entrée de cent livres au chapitre pour le bénéfice qu'il avait obtenu : donné la troisième année du pontificat du pape, avec autorisation d'un terme de trois ans pour entrer dans les ordres ; c'est pour Balthasar Cossa, docteur en décret, fils de noble Jean Cossa, chevalier napolitain (celui qui devint pape sous sous le nom de Jean XXIII) ; il obtient une nouvelle prorogation de deux ans. (Vers 1395.) - Diocèse de Verden : union d'un prieuré à un couvent de femmes. - F° 296. Renvoi par le pape Urbain VI à Pierre de Coppa, auditeur des causes du palais, d'un procès relatif à la cure de N.-D. de Macau en Médoc, diocèse de Bordeaux, dont après le décès d'Adhémar de Fontepitoni, titulaire, le bénéfice en même temps obtenu par la nomination du Saint-Siège pour J. Causidici, et par la désignation du collateur abbé de Sainte-Croix pour Pierre d'Aragon, prêtre du diocèse de Lombez, s'était trouvé inoccupé par l'effet de jugements contradictoires. Mention de l'archevêque Raymond Bernard de Rocqueis, d'abord abbé de Sainte-Croix de Bordeaux. (Vers 1380.) - F° 296 v°. Dispenses de mariage accordées à un noble de Venise, Gasparin Mauretano, qui avait épousé Agnès Marino, la veuve de son oncle, Pierre d'Achadazara, en encourant l'excommunication ; elle est levée à la demande de l'évêque Castellanensis (dans les lagunes de Venise). - La réforme du diocèse de Prague et pays voisins est confiée à l'archevêque Jean, avec le pouvoir de déposséder de tous bénéfices, en les réinvestissant au nom de l'autorité légitime, le nombre considérable de clercs qui en avaient été illégalement pourvus, et rappeler partout les règles ecclésiastiques. Donné à Rome, à Saint-Pierre, le dix des calendes de mai, la douzième année du pontificat (de Boniface IX, - 22 avril 1401). - Indulgences concédées aux fidèles qui visiteront les chapelles où le Saint-Sacrement sera exposé. - F° 298. La cure de Werden, au diocèse d'Utrecht, est confirmée en bénéfice à un clerc qui, quoique ayant prouvé deux ans d'étude du droit canon et quatre « des arts », à l'Université de Paris, n'avait pas été compris dans le rôle des étudiants de ladite Université portés pour un bénéfice lors de la révision dudit rôle, faite en exécution de la bulle en vertu de laquelle étaient rejetés tous les faux écoliers, dont la première liste était pleine. - Indulgences accordées aux fidèles qui viendront en aide à la reconstruction d'un pont de bois sur la rivière de l'Ouse (Izeldre) dans l'Yorckshire, au lieu appelé Horbridge ; - F° 299. Le pape Boniface IX exempte un malade de la nécessité de visiter les basiliques de Rome afin d'obtenir l'indulgence du Jubilé institué par Urbain VI, sur le conseil des cardinaux, dont le pape actuel faisait alors partie et dont la date fixée à l'année 1390 est arrivée. - Indulgence accordée aux fidèles qui soulageront de leurs dons les Juifs convertis, auxquels la conversion a coûté la confiscation de leurs biens. - Bulle accordée à la demande du roi de Hongrie (Louis Ier) déliant ses sujets de Hongrie, Pologne, Dalmatie et Esclavonie de la nécessité d'aller se faire juger à Rome au tribunal du Pape, pour les plus petites causes, vu la difficulté et la longueur du chemin. (Vers 1380.) Même exemption pour les citoyens de Prague. - Autorisation de démolir une chapelle à Ruremonde, diocèse de Liège, située près des remparts et appelée le Béguinage, à cause du danger qu'elle créerait par sa situation près des remparts en cas d'attaque de la ville par les Français ou les partisans de l'antipape Clément VII dans le duché de Gueldre. - F° 302. Indulgences pour, les adorateurs du Saint-Sacrement, et spécialement dans l'église de Bochnia (en Gallicie), diocèse de Cracovie, où les habitants, par le conseil du curé de Saint-Nicolas, avaient établi « une boîte transparente de verre, sertie d'or et d'argent, et fermant bien, sub certâ clausurâ, » pour l'exposition du Saint-Sacrement (invention des ostensoirs ?). Donné à Rome la première année du pontificat (de Boniface IX, 1390), le 3 des ides d'octobre . - J. Paul de Turnout, curé de Berle au diocèse de Liège, autorisé, vu son amour des lettres et du droit, et en considération des grades qu'il a pris aux universités, à donner partout des leçons et des conférences nonobstant la résidence à laquelle il serait obligé pour se maintenir dans son bénéfice. - Un noble de Naples reçoit en fief les biens confisqués d'un rebelle schismatique. - F° 304. Rappel et renouvellement par le pape, à l'occasion des troubles du diocèse de Cologne, des lois impériales et des statuts portés au siècle précédent par l'empereur Frédéric II contre ceux qui font la guerre à l'Église et aux clercs, qu'ils soient des nobles, des magistrats ou des citoyens des villes, avec la suspension des droits et privilèges des cités coupables, et l'amende de mille marcs d'argent. - Bail de biens abandonnés par suite de la dispersion d'un couvent dans le diocèse de Salerne ; ils sont loués à un clerc, familier de sa Sainteté et seront au moins entretenus en quelque manière. - L'abbé et le couvent de Cirencester, diocèse de Worcester (Wigorensis), autorisés à s'élire entre eux à chaque changement d'abbé sans la participation de l'évêque ni du Saint-Siège : ils devront cependant être confirmés dans l'élection par le prélat qu'ils auront choisi. Donné à Rome, le 2 des calendes de mai, la troisième année du pontificat du Pape (1382). - F° 306. Bulle contre l'instabilité des vocations et des professions faites dans les Ordres religieux, dont une multitude de moines changent de l'un à l'autre : renouvellement des défenses de Benoît XII qu'aucun moine mendiant ne puisse se donner à un autre Ordre, sinon à celui des Chartreux (plus sévère), et encore, sous des conditions déterminées. Donné à Rome, le 13 des calendes de novembre, neuvième année du pontificat (d'Urbain VI : 20 octobre 1388), - Différentes concessions ou facultés accordées dans les diocèses d'Angleterre, d'Italie et d'Allemagne. - F° 309. Bulle de fondation de l'Université d'Erfurt, par le pape Urbain VI, à la demande de Philippe, évêque d'Ostie, légat en Allemagne, de l'archevêque diocésain de Mayence, Adolphe, et de tout le peuple du pays. Donné à Rome, à Saint-Pierre, le 4 des nones de mai, la douzième année du pontificat d'Urbain VI. - F° 309 v°. Ancienne formule du pape Jean XVI, datée de l'an 993, envoyant la mitre et l'anneau à l'abbé Anastase, du couvent des Saints du Christ Benoît, Boniface et Alexius, situé in Brebonow au duché de Bohême ; couvent nouvellement fondé, d'après la lettre d'Adalbert, évêque de Prague. Le monastère est déclaré chef d'Ordre, et supérieur à tous ceux qui auront à se fonder dans le pays ; l'abbé sera le premier personnage après l'évêque ; les ducs de la contrée sont invités à respecter les privilèges déjà concédés par le duc Boleslas (II) ; l'élection est entièrement attribuée aux moines, sous condition de la conformation par le métropolitain. - Formules du commencement et de la fin de la bulle : « Johannes episcopus, servus servorum Dei, dilectis... caritatem et fidem pacemque perpetuam. - Scriptum per manum Stephani scriniarii sanctoeRomanæ eclesioe. Datum Reate (Rieti) per manum domini episcopi Saliniensis pridiè kalendas Junii ; indictione VI, incarnationis dominicoe anno Domini nongentesimo nonagesimo tercio, pontificatûs nostri Deo propitio anno XV mense VIII° (993). » - Bref de Boniface IX, daté de la première année de son pontificat (1389), en faveur de l'évêque de Viseo, receveur général des droits de la chambre apostolique en Portugal, lui concédant l'autorisation de se garder la nomination de plusieurs canonicats dans son chapitre ; - en faveur d'un chapelain du pape, auditeur des causes du palais, lui concédant un certain droit sur quelques offices du chapitre de Munster. - Permission de nommer aux bénéfices, en faveur de l'évêque de Cologne ; - de celui de Winchester ; - de François des Ursins, archidiacre de Bernescha ? dans le diocèse de Séville (Ispalensi), protonotaire apostolique, pour la disposition de huit bénéfices sur les vacances des diocèses d'Aquilée, des Abbruzzes et de Penna (cività di Penne) qui sont à la nomination du pape, sous la condition qu'il en aura investi les titulaires dans l'espace de quatre mois ; - de l'évêque de Cénéda, suffragant de Venise (Cenadiensis) ; - de Guillaume, archevêque de Sens, pour deux bénéfices à distribuer à des lettrés décrétalistes ; - F° 315 ; de Louis, évêque nommé d'Halberstadt, auquel est donné le pouvoir de confirmer dans leurs bénéfices des chanoines et prébendiers installés par l'évêque Albert de Brunswick qui, étant sous le coup des peines ecclésiastiques, n'avait pas ce droit de nomination ; - d'Aymery, évêque de Paris (Aimeri de Maignac, 1368-1383), autorisé à conférer de plein droit quelques bénéfices de ceux dont la collation dépend de l'évêché ; - d'Arnesio, évêque de Prague, avec le pouvoir de recevoir les résignations de bénéfices que feront entre ses mains les titulaires pourvus, et de nommer leurs remplaçants ; - d'Etienne, évêque de Brixen ou Brescia (Brixinensis) avec celui de nommer à un certain nombre de prébendes dévolues au Saint-Siège dans son diocèse, conformément aux ordonnances de Latran ; - de Gérard, évêque de Cambrai (Gérard III de Dainville, 1372-1378) ; - F° 318 ; de Jean, évêque de Rieux (Jean III de Lanta, 1372-1392) - de Pierre, évêque de Laon (Pierre Aycelin, 1371-1385), pour les églises Saint-Pierre et Saint-Laurent du Roset ; - de Thierry, évêque de Metz (Thierry de Boppart, 1365-1383) ; - de Lambert, évêque de Strabourg (1371-1375) ; de Gérard, évêque de Wurtzbourg (Herbipolensis), suffragant de Mayence ; - de Jean, évêque d'Augsbourg, avec le même pouvoir dans son diocèse, et par intérim dans la province de Constance au diocèse de Mayence, dont il est actuellement administrateur. - F° 324. Rappel de la constitution de Grégoire XI, en vertu de laquelle demeurent à la disposition du Saint-Siège tous les bénéfices ayant appartenu à quelques clercs que ce soit, mourant en allant on s'en retournant à une journée de voyage de la résidence de la cour papale. - Dispositions pour le diocèse de Cracovie. - Un auditeur du Palais est chargé de faire passer à un clerc du diocèse d'Utrecht, avant de le nommer à un bénéfice, un examen de lecture et de chant liturgique, en s'assurant qu'il comprend et parle le latin. - Réconciliation et nouvelle investiture pour un clerc allemand qui avait reçu son bénéfice de l'antipape Robert de Genève. - F° 330. Rappel au sujet d'une cause renvoyée aux auditeurs du palais, de la création des auditeurs par Urbain V, institution augmentée dans ses attributions par Grégoire XI ; Rescrits pour les diocèses d'Allemagne ; Agram (Zagrabiensis), Nuremberg, Strasbourg, Utrecht ; - et d'Italie : procès portés devant la curie romaine. - Réservation en faveur d'Antoine Dullau, de l'ordre de la Rédemption des captifs, de la préceptorerie de Saint-Martin de Popinano (?) diocèse d'Elne, prochainement vacante par le décès éventuel du père Bernard Du Plan. - Réservation en faveur de Lewald, doyen de l'église de Munster, en vertu des constitutions des papes Clément IV et Boniface VIII mettant dans la main du Saint-Siège les bénéfices vacants et à vaquer, d'un bénéfice duquel il venait d'être pourvu, par Otto évêque de Munster ; laquelle collation n'est pas régulière, puisque c'est le Saint-Siège qui y doit pourvoir. Donné à Constance la première année du pontificat (Martin V) le onze des calendes de décembre. - F° 342. Confirmation du prieuré de N.-D. de Soulac (Gironde), ordre de Saint-Benoît, diocèse de Bordeaux, sur la tête de Bernard de Planhea, prieur, nommé par l'autorité du Saint-Siège, quoique l'élection en dût appartenir à l'abbaye Sainte-Croix, le prieuré étant conventuel, et d'un revenu au-dessus de celui que les constitutions apostoliques réservent à la nomination directe du pape. - F° 343. Rescrit adressé à Thomas de Capaccio (Caputaquensi), suffragant de Palerme, pour régler une compétition sur un canonicat de l'église de Toul, entre Dominique Chaillou, chanoine de Reims, qui s'en était fait pourvoir en cour de Rome, et Jean Wisse, clerc du diocèse de Metz, en même temps nommé par l'autre pape Jean XXIII, dans l'obédience duquel était situé le bénéfice ; la cause d'abord remise au jugement d'un auditeur du Palais, Me Jean de Thomières, de Bologne, et le gain du procès attribué audit Dominique, le compétiteur débouté aurait fait appel au concile de Constance pendant l'interrègne entre la déposition de Jean XXIII et l'élection du pape actuel, et obtenu à son tour gain de cause, sur le renvoi par le concile de l'affaire en question par-devant Jacques, évêque nommé de Civita di Penne, dans l'Abbruzze (Pennensi), qui tenait lors près du concile la même fonction d'auditeur qu'il occupe actuellement près du Pape ; un nouvel appel est interjeté par l'autre partie, et pour en finir, le procès avec ses pièces est renvoyé de nouveau au jugement d'un autre auditeur, avec une espèce de recommandation en faveur de celui des contendants qui sera maître ès-arts. - Bref par lequel le pape Martin V autorise W., l'évêque nommé de Bangor (Angleterre), à réunir entre ses mains pour l'entretien de sa fonction épiscopale un canonicat dans la cathédrale de Lincoln, et le revenu de plusieurs prébendes situées dans ce diocèse, vu que le sien a été dévasté par les guerres et les autres calamités au point qu'il ne pourrait pas fournir à l'entretien de la mense épiscopale. Donné à Constance. - Bref de Martin V, donné à Gênes, aux nones d'août, la première année du pontificat, en faveur d'un chanoine de l'ordre de Saint-Augustin, à Arles. - F° 345. Transcription d'un pouvoir donné à G. de Lorhit, chanoine de Dax, comte du Palais de Latran et chapelain impérial, par Wenceslas, roi des Romains et de Bohême, pour instituer dans toutes les terres de ce prince des tabellions et des notaires, selon les lois et règlement en vigueur, suivant la formule du serment qui accompagne le rescrit du prince. Prague, 1409, 5 mars, l'an 46e de son règne comme roi de Bohême, et 33e depuis son élection à l'empire. - Promesse d'un prieuré à vaquer dans le diocèse d'Aire, et dépendant de l'abbaye de Saint-Sever, aussitôt que le titulaire Pierre de Saint-Ciers, alias Pierre de Batz, l'aura laissé par son décès. Donné à Florence, 12 des calendes de mars, la troisième année du pontificat (de Martin V). - F° 347 v°. Provision du bénéfice du prieuré de Mimisan, au diocèse de Bordeaux, en faveur d'Arnaud Raymond de Sadirac, qui est en même temps confirmé, en récompense de ses services au concile de Constance, dans la possession d'une charge de sacriste au monastère de Sainte-Quitterie et Saint-Béat de Memiso (?) au diocèse d'Aire. - Confirmation en faveur d'un clerc du diocèse de Dol, licencié ès-lois, de la possession d'un bénéfice dépendant des diocèses de Dol et de Saint-Malo dont les lettres lui avaient été délivrées comme à un bachelier en droit canon, ce qu'il n'était pas. (Martin V, sans date.) - F° 350. Autre rescrit de Martin V en faveur d'un curé du diocèse de Toulouse (1421). - Brefs pour des collations de bénéces aux diocèses de Calahorra, Durazzo, Carcassonne, Plaisance. - Diverses formules de préambule de lettres de chancellerie. - Bulle de nomination par Martin V, à la dignité d'abbé de N.-D. de Mer, ordre Saint-Benoît, diocèse de Gérone. - Confirmation par le même pape, à Constance, le 7 des ides de janvier, la première année de son pontificat, de l'élection faite en qualité de maître général de l'ordre de la Rédemption des captifs, de Bernard, chef de la préceptorerie de Perpignan au diocèse d'Elne, après Antoine son prédécesseur, mort pendant le concile de Constance : ledit Bernard, élu pendant le règne de Pierre de Lune, appelé Benoît XIII, dans l'obédience duquel il était, est confirmé à la recommandation et sur le rapport du cardinal de Sainte-Cécile. - Indult en faveur de Guillaume Tidon, pour être pourvu de la vicairie perpétuelle de l'église Saint-Michel de Bordeaux, qui est à la collation de l'abbaye de Sainte-Croix, poste vacant par la mort de Guillaume Hostein, et aussitôt que le bénéficiaire se sera fait installer, il devra se démettre du canonicat et de la prébende qu'il possède pour l'église Saint-Seurin, ainsi que de la chapellenie des clercs séculiers, dont il est nanti chez les Frères Mineurs de Bordeaux : donné à Gênes, le 4 des calendes de juillet, la première année du pontificat (1418). - Indult sur l'église Sainte-Agrippine, au diocèse de Syracuse et les églises de Catane et de Girgenti. - Nomination par le pape Martin V, datée de Florence, l'an deuxième du pontificat, le 7 des ides de mars (1419), d'Arnaud d'Abadie, chanoine d'Oloron, conseiller de J. comte de Foix, à l'abbaye de Pimbo (de Pendulo), actuellement vacante par la démission qu'en a dû faire après son élection à l'évêché d'Aire, Roger (de Castelbon), qui n'avait été autorisé à la conserver que pendant l'année qui suivrait sa prise de possession dudit évêché ; le nouveau possesseur est autorisé de même à conserver pendant deux ans les autres prébendes et canonicats qu'il a à Marmont (?), Orthez, Salies et Oloron.
(Registre.) - In-folio, latin ; 393 feuillets, papier. Filigranes de la fin du XIVe et du commencement du XVe siècle. - Deux tables générales : la première comprenant 246 formules, ou brefs, la seconde en contenant 424. - Couverture déchirée, en parchemin.1317-1417

Hommages et fiefs

G 82
Hommages.Hommages aux archevêques de Bordeaux, à cause des terres et seigneuries de Montravel, Saint-Cyprien, Belvès, Bigarroque, Lormont, Floirac, Artigues, Coutures. - Noms des hommagers principaux et terres hommagées : Bertrand de Puyguilhem, au devoir d'une lance ferrée (1300). - Alain de Montmoreau pour la terre et autres biens non désignés qu'il possède au nom de sa femme : « Actum anno M. CCC° IIII°, indictione terciâ, sede Romanâ vacante per mortem bone memorie domini Benedicti papoe XI, mensis decembris die sextâ » (1304). - Aude, femme de Raymond de Bloyac, chevalier (1307). - Arnaud et Hélie Itier, pour une partie du péage qu'ils levaient par terre et par mer dans la châtellenie de Montravel, sans aucun devoir (1364). - Judith Gombaud, fille de Guillaume Gombaud de Fleix, et Arnaud Auger, fils d'Auger de Fleix (1364). - Gaillard de Labenza et autres (1364). - Assalhide de Grasinhac (1364). - Gérard Begon, chevalier ; Roger de Ségur et autres (1364). - Tous les vassaux de la terre de Montravel, « flexis genibus manibusque complosis existentes sine zonâ, gladio, cucufâ et caputio. - Gaucein de Castillon, au devoir d'une paire de gants blancs. - P. Rampnol : chevalier ; Arnaud Gaillard, chevalier ; W. Raygalla, P. de Montaigne, G. Dorgoeil, Augier de Gurson, Hélie Robert, Arnaud de Montravel, donzets, les uns à hommage simple, avec acapte et exporle, les autres à hommage lige, « cum zonâ, capitergio et aliis vestibus suis, et osculavit manum dicti domini. » - Hélie Gombaut, seigneur de la Tour de Canet, présentant pour exporle une certaine quantité de drap de brunette, au lieu d'une paire de chausses ; Arnaud de la Vigerie, une paire d'éperons dorés ; Hélie Delpi, quatre fers de chevaux ; P. de Gardonne, B. de Lussac, R. de Montignac de Castillan, Bernard de Montbadon de Puy-Normand, Augier du Fleix : serment général de fidélité (1306). - Noble Jean de Brouilhac, pour le repaire de Mazières (1530). - Noble Jean de Lauste, seigneur de Castetja ; Marie de Lafite, sa femme ; Jean Prieur, seigneur de Pitray ; Louis Louteau et Pierre de Nogaret, pour les maisons nobles de Goyas et de Montbrun (1531). - Noble Bernard de Ségur, pour la maison noble de Garaten (1530). - Louis de Guron, pour la maison noble de Guron (1530). - Raymond de Montaigne, chanoine, au nom de Françoise de Lachassaigne, veuve de messire Michel de Montaigne, pour les maisons nobles de Montaigne et de Belveyron, au devoir « d'un gratieux et deu embrassement à la coustume des prélats, et d'ung baiser à la joue » (1602). - Bertrand-Charles de Montaigne, écuyer, seigneur de la Guasquerie, pour la maison noble anciennement appelée des Maroux, et maintenant de Mathe-Colom, au devoir « d'un baizer et d'un réglet de bréviaire » (1603). - Guillaume et Jean de Lafuge (1603). François de Saint-Ours, pour la maison noble de Labourelie (1603). - Charles de Durfort, seigneur de Castelbayard, au nom de Jeanne de Lane, sa femme, et de Lydie de Lane, sa belle-soeur, l'une des filles d'honneur de Mme la duchesse de Bar, soeur unique du Roy, dames de Cubzaguais, et de la maison noble du Bouilh (1603). - Daniel de Talleyrand de Grignols, seigneur dé Grignols, de Beauséjour et prince de Chalais, pour la seigneurie et principauté de Chalais (1603). - Pierre Le Berthon, seigneur d'Aiguille, conseiller au Parlement. (Il existe dans l'original une lacune du f° 64 au f° 113 ; néanmoins, la table analytique placée en tête du registre contient le sommaire des actes qui manquent.) - Noble Raymond de Lageard, tuteur des enfants de feu noble Philippe de Lageard, seigneur de Montbadon (1668). - Noble Thomas de Melet, écuyer, seigneur de Maupas et de Labrousse (1669). - Gabriel de Calvimont, pour l'ancien château de Lamothe Montravel (1670). - Noble Pierre de Ségur, écuyer, seigneur de Pitray, pour la maison noble de La Seguinie (1670). - Jean-Isaac de Ségur, chevalier, seigneur de Ponchat et de Fauguerolles, pour ladite seigneurie de Fauguerolles (1670). - Les Carmes de Castillon (1670). - Pierre Durège (1670). - Catherine de Queux, veuve de Gabriel de Calvimont, chevalier (1686). - Noble Jean-Léandre de Caseneuve, écuyer, seigneur de Calmontie (1670). - Les Frères Prêcheurs de Saint-Émilion (1670). - Noble Jacques-Jean de Puch, écuyer, seigneur de Paillas et de la Tour de Monbreton (1671). - Jean de Belliquet, seigneur de la maison noble de Gastaudie (1671). - Joseph Essenault, écuyer, seigneur du Puy de Gensac (1671). - Joseph de Nogaret, écuyer, pour les maisons nobles de Nogaret, Guyon et Guyas (1671). - Jean de Talleyrand de Périgord, prince de Chalais, marquis d'Excideuil, etc., pour la principauté de Chalais (1671). - Jacques-Louis de Laneau, chevalier, seigneur des maisons nobles de Sainte-Aulaye, La Beylie, Taris, etc., pour la maison noble de Sainte-Aulaye (1671). - Marie de Gamache, dame de Montaigne, veuve de Louis de Lur de Saluces, chevalier, seigneur, baron de Fargues, de Montaigne, pour les maisons nobles de Montaigne et de Balbeyon (1671). - François de Caumont, marquis de Castelmoron, baron de Montpouillan, pour ladite baronnie de Montpouillan (1671). - Jean de Martin, conseiller du Roi (1671). - Alexandre de Lacoste, seigneur de Lussac (1671). - Noble Daniel de Carrière, écuyer, sieur de Montvert, pour la seigneurie de Montvert (1672). - Daniel Dulion, seigneur de Campagnac, Bouillac (1672). - Jean de Jehan, écuyer, conseiller du Roi, procureur syndic de Bordeaux, pour la maison noble de Bourbonnet, à Floirac (1673). - Pierre Duval, conseiller au Parlement, pour les maisons nobles de Legay, Legendre, Marebrun à Artigues, et de Nérigean et Leberthon à Bouillac (1673). - Odet de Lafon, seigneur de Breuil. - Charles Bourdeaux de Rochefort, seigneur marquis de Théobon, etc., pour la baronnie de Montpouillan (1683). - Les Jacobins de Saint-Emilion (1684). - Noble Jean-Léandre de Cazeneuve, seigneur de Calmontie et de Lagorce (1684). - Jacques-Jean de Puch, écuyer, seigneur de Paillas et de la Tour de Monbreton (1684). - Les Carmes de Castillon. - Moïse Petit, seigneur de Bellefond (1685). - Joseph de Nogaret (1685). - Les Chartreux de Vauclaire (1685). - Antoine Filhot, écuyer, seigneur de Mézières, pour ladite maison noble de Mézières (1685). - François-Hector Poussart, chevalier, seigneur de Lignière, comme mari de Jeanne Chartre d'Arpaillan, veuve de noble Alain de Jonas, écuyer, seigneur de Perponcher (1685). - Noble Pierre de Ségur, écuyer, seigneur de Pitray, pour la maison noble de La Seguinie (1685). - Noble François de Lageart, chevalier, seigneur de Monbadon (1685). - Noble Thomas de Melet, écuyer, seigneur de Labrousse et de Maupas (1686). - Pierre Durège, seigneur de Ribet et de Picournel (1686). - Isaac de Ségur, seigneur de Ponchat, pour le château de Fauguerolles (1686). - Claude-Madeleine de Lur de Saluces, dame de Montaigne, et de Balbeyon, veuve de Hélie-Isaac de Ségur (1686). - Marguerite de Lur de Saluces, veuve de Jacques-Louis de Lanau, chevalier, pour la maison noble de Sainte-Aulaye (1686). - Claude de Naucaze, chevalier, pour la seigneurie de Laroque-Vigneron (1686). - Cahier de l'original des hommages rendus à Mgr d'Argenson, archevêque de Bordeaux, par les vassaux de la terre de Montravel, en Périgord (1723 et 1724).
(Registre.) - In-folio, 260 pages.1300-1726
G 83
Terre et seigneurie de Caudrot, en Bazadais (Gironde).Arnaud Odon, abbé de Condom, donne à Guillaume III, archevêque de Bordeaux, la moitié de l'église de Caudrot avec ses dépendances ; entre autres conditions, l'archevêque devra payer vingt sols de cens ; il ne pourra rien aliéner des biens donnés, si ce n'est en faveur de l'église de Condom ; il devra à ses frais environner de murs la ville de Caudrot ; dans les trois mois de son avènement au trône, chaque archevêque devra renouveler les présentes conventions et promettre à l'abbaye de la protéger contre toute agression. De son côté, l'abbaye de Condom nommera le chapelain de Caudrot ; il investira lui-même l'archevêque, et lorsque ce dernier ira à Condom, l'investiture devra être renouvelée devant tout le couvent réuni. Le couvent de Condom tenait ces possessions de noble Bernard de Taurignac, chevalier, qui, voyant en ruines ce lieu autrefois couvert d'édifices royaux, « regalibus ruinis insignitum, » et conservant encore les restes de deux églises, en avait fait don à ce couvent. - Liève des fiefs situés à Caudrot, avec les noms de lieux et de tenanciers : au Castera, au Pas-Saint-Georges, à la Croix, à la Borie, à Mazerol, à Maucalhau, à la Boeria, al Pug, etc. ; Raymonet de La Romagnerie, Peyrothon du Puchardin, Vidal de Sobredrot, Hélie Gautar, bayle et lieutenant de Caudrot, Pey Crosat. - Compromis entre Pey de Gavarret, baron et seigneur de Langon, au nom d'Agnès de Gironde, sa femme, et le prieur de Caudrot, au nom de l'archevêque de Bordeaux, relatif au lieu dit le Castera. Arbitres : Jean Pausa, Arnaud de Pin de Curton et Raymond de Lavisson. bourgeois de La Réole (1318). - Extraits analytiques de reconnaissances, ventes, échanges, notes diverses et renseignements relatifs aux fiefs situés dans Caudrot et dépendants de l'archevêché (1308-1775).
(Liasse.) - 4 pièces, papier.1285-1287
G 84
Reconnaissances féodales, en faveur de l'archevêque de Bordeaux et du prieur de Caudrot, coseigneur de Caudrot, pour différents fiefs dans ladite ville et paroisse : al Castera, près du Drot, à La Font, à La Cornière del Mur, à Lespiaut, à La Boerie, etc., où où il est fait mention des évêques de Bazas : Falquet (Arnaud III) (1299) ;Guillaume IV (de La Mote) (1308) ; - Théobald (de Castillon) (1314-1317) ; - Guillaume Arnaud (1318) ; - Le siège vacant (1319) ; - Guillaume V (1320-1324) ; - Poitevin (de Montesquiou) (1325-1328) ; - Gaillard II (de Fargues) (1336-1346) ; - Raymond (Bernard de La Mote) (1349-1356) ; - Guillaume VI (1364), ainsi que des personnages et des seigneurs dont les noms suivent : Assarida Gasc, femme de Vidal Testa ; Pey de Gavarret, baron, seigneur de Langon ; Aribeyre, moine, prieur de Condom ; Thomas de Puch, chevalier (1299) ; - Bertrand de Ferra, moine de La Réole ; Arnaud Gervalh, prieur de Caudrot (1308) ; - Gaillard de Ferrussac, damoiseau (1317) ; - Agnès de Gironde, femme de Pey de Gavarret, seigneur de Langon ; Guilhem Sans de Pomeys, damoiseau ; Guilhem de Fargues et Bernard Dubosc, damoiseaux (1318) ; - Gaillard de Guotbes, prieur de Caudrot (1336) ; - Bernard de Florensan (1352-1356) ; - Guilhem de Ferebat (1508), prieur de Caudrot. - Confirmation de la concession accordée par le Roi en 1462 à l'archevêque de Bordeaux de transporter à Saint-Macaire le droit de péage sur la Garonne, prélevé à Caudrot, ce dernier pays ayant été ruiné par les guerres (1501). - Lettres-patentes portant : rétablissement à Caudrot du droit de péage sur la Garonne établi précédemment à Saint-Macaire (1599) ; - évocation, devant le Conseil du Roi, des procès que ledit archevêque peut avoir à l'occasion du droit de péage qu'il exerce à Caudrot (1601). - Cahiers contenant des extraits d'actes relatifs au droit de péage sur la Garonne à Caudrot.
(Liasse.) - 40 pièces, parchemin ; 1 pièce, papier.1299-1601
G 85
Extraits de reconnaissances relatives aux fiefs possédés à Caudrot par Peyroton de Puchardin, écuyer, au Pas-Saint-Georges, et par Raymonet de Laromigueyra, bourgeois de Saint-Macaire (1466-1562) ;Lettres, mémoires, extraits de reconnaissances, concernant les fiefs possédés par Bouchereau-Laubarède, Bouchereau le juge et Roux, dans Caudrot (1613-1778). - Procès relatif au paiement du vicaire de Caudrot. - Arrêt du Parlement qui met ce paiement à la charge du curé (1758). - État des exporles à faire peur la coseigneurie de Caudrot, avec les noms des tenanciers ; - Convention entre l'archevêque et Jean Rideau-Filhon, notaire, relative à la confection du terrier général de Caudrot (1774-1787). - Lettres, mémoires et pièces diverses relatives à la confection d'un nouveau papier terrier de la coseigneurie de Caudrot, possédée indivisément par Paul Dusault, prêtre, grand-chantre de l'église cathédrale de Condom, prieur de Caudrot, en paréage avec l'archevêque de Bordeaux (1774). - Poursuite en paiement des cens et agrières, ainsi que des lods et ventes dus à l'archevêque, à raison de la vente du domaine du Grava dans Caudrot, vendu par Jean-André de Saint-Angel, chevalier, seigneur de Pujeria, héritier du sieur de Bayle, à Jean Labadie, marchand de Saint-Macaire (1770). - Transaction sur procès entre Pierre Lavau, écuyer, seigneur de Gayon, chevalier de l'ordre impérial de l'ancienne noblesse, commissaire des classes de la marine au département de Marmande, et dame Marie-Françoise-Constance de Fougeroux, veuve de Jean-Étienne de Faucher, écuyer, conseiller du Roi, relatives aux métairies de la Grangeote et de La Teulère, acquises précédemment du sieur Bourriot, subdélégué de Bazas (1780). - Procès contre divers, qui avaient cueilli leurs raisins avant la publication du ban des vendanges (1780). - Plusieurs pièces relatives aux droits d'agrière sur certains fonds de terre à Caudrot (1748).
(Liasse.) - 42 pièces, papier.1466-1787
G 86
Extraits des reconnaissances en faveur de François, cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, et de François Descous, chanoine, chantre de Condom, seigneurs, par indivis, de la ville et juridiction de Caudrot, pour la ville de Caudrot et la banlieue.
(Registre.) - In-4°, 108 feuillets, papier.1601-1614
G 87
Registre terrier des reconnaissances en faveur de Louis d'Anglure de Bourlemont, archevêque de Bordeaux, et de François de Laroche, prêtre et prieur de Caudrot, seigneurs, par indivis, de la ville et juridiction de Caudrot, pour la ville de Caudrot et la banlieue (Marès, notaire royal à Camiran).
(Registre.) - In-folio, 182 feuillets, papier.1685-1687
G 88
Registre terrier des reconnaissances en faveur de Louis-Jacques d'Audibert de Lussan, archevêque de Bordeaux, et de Jean Daguilhe, prêtre, grand chantre de l'église cathédrale Saint-Pierre de Condom, prieur de Caudrot, seigneurs, par indivis, de la ville et juridiction de Caudrot, pour la ville et banlieue de Caudrot (Serizier, notaire royal).
(Registre.) - In-folio, 791 feuillets, papier.1763-1769
G 89
Terre et seigneurie de Coutures, en Bazadais (Lot-et-Garonne).Confirmation faite par l'archevêque de Bordeaux en faveur des consuls de Coutures, du nouveau bail de l'île de La Pla, au lieu de Brouan, sur la Garonne (1527). - Procès-verbal du lieutenant du sénéchal de Bazas, avec sentence, en faveur de l'archevêque de Bordeaux contre le roi de Navarre, seigneur de Meillan, pour raison de droit de pêche dans la rivière de Garonne, depuis le milieu du lit de ladite rivière et tout le long du territoire de Coutures. - Bail à ferme du droit de pêche devant Coutures, à raison de 50 francs bourdelois et de 18 colacs (alozes) (1537). - Sentences, ajournements, enquêtes et procédures diverses, devant le sénéchal de Bazas, relativement aux différends entre l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Coutures, et Henry, roi de Navarre, seigneur d'Albret et de Meillan, au sujet des graviers, sablières et vacants de la Garonne, devant Coutures (aux Sableys, au Cornau de Saint-Genès) (1538-1545). - Baux à fief nouveau, mémoires et autres actes relatifs aux îles, îlots, graviers, alluvions, atterrissements et vacants de la Garonne devant Coutures ; gravier en litige avec la ville de Sainte-Bazeille ; plans des îles entre Coutures, Sainte-Bazeille et Marmande (1631).
(Liasse.) - 5 pièces, parchemin ; 35 pièces, papier et 1 cahier de 143 feuillets, papier. - Plans.1527-1537
G 90
Reconnaissances féodales, baux à fief nouveau, en faveur de Charles de Grammont, archevêque de Bordeaux, par divers, pour la ville et les environs de Coutures, l'île de Bornau.
(Registre.) - In-folio, 403 feuillets, papier.1542
G 91
Vente à Guillaume de Luc-Majour, conseiller du Roi et maître des requêtes, moyennant la somme de douze mille livres, par le cardinal François de Sourdis, archevêque de Bordeaux, de la terre et seigneurie de Coutures, à cause des dégâts et empiétements causés par la Garonne dans la ville et la seigneurie (1614).Transaction entre le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, et les syndics et consuls de Coutures, par laquelle ceux-ci, désirant rester sous la suzeraineté dudit archevêque, le supplient de faire annuler et invalider la vente précédente et s'engagent en échange à lui payer la somme de trois mille livres (1615). - Arrêt du Conseil du Roi, qui permet aux syndics et consuls de Coutures de lever et imposer sur leur communauté ladite somme de trois mille livres en faveur dudit archevêque (1615). - Lièves des rentes dues à l'archevêché de Bordeaux, à cause de la seigneurie de Coulures (1600-1672). - Reconnaissances féodales, baux à fief nouveau, en faveur de Louis d'Anglure de Bourlemont, archevêque de Bordeaux, pour la ville de Coutures et les environs (1685-1686).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 12 pièces, papier.1614-1686
G 92
Actes relatifs aux différends survenus, entre le juge de la juridiction de Coutures, représentant l'archevêque et les jurats de cette ville, au sujet du droit de police. Pièce produite : prestation de serment de fidélité à l'archevêque de Bordeaux, comme seigneur de Coutures, par les habitants de cette ville, en 1435. (1603-1681). Règlement pour la police de la seigneurie fait par ordre de l'archevêque, entre le juge et les consuls dudit lieu.Résignations et provisions d'offices de judicature pour la ville de Coutures (1615-1659). - Tentative d'usurpation par le fermier de la terre d'Albret des droits de passage et de péage appartenant à l'archevêché sur la Garonne, devant Coutures (1683-1724). - Reconnaissance féodale pour une maison à la Beyrie, et diverses terres situées à Coutures, par André de Sabourin, conseiller au Parlement (1662). - Lettres patentes du Roi à l'effet de contraindre tous les tenanciers de la juridiction de Coutures, de quelque condition qu'ils soient, à venir rendre les hommages, faire les reconnaissances et aveux qu'ils doivent à l'archevêque de Bordeaux, comme seigneur de Coutures (1785). - État des biens acquis par Duval de Saint-Martin, de Mme la comtesse de Goas (1787). - Inventaire des titres et actes de la seigneurie de Coutures, en Bazadais, fait au XVIIIe siècle et comprenant l'analyse de quelques pièces depuis l'année 1276 : Transaction avec la communauté des habitants et Mgr Simon (de Rochechouart), archevêque, par laquelle il leur cède le droit de quête et de taille en échange d'un abonnement de cinq livres par feu (1276). - Verbal d'aliénation de certaines rentes en Queyries, paroisse de Cenon, pour le remboursement de ce qu'avait avancé l'archevêque pour le rachat de Coutures et de Lostrange (1586). - Arrêt du Conseil fixant les droits pour le passage de la Garonne à Coutures (1742). - Enquêtes à l'occasion de la pêche et droit de lalveau, ancien droit sur la Garonne, appartenant à l'archevêque (1527), et sur les prétentions du Roi de Navarre, seigneur de la terre d'Albret, relativement aux graviers et vacants devant Coutures (1543), etc...
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 15 pièces, papier.1435-1787
G 93
Terre et seigneurie de Lormont, près Bordeaux.Coutumes et privilèges concédés, en 1444, à la sauveté et juridiction de Lormont et confirmés en 1612 par le cardinal de Sourdis : prestation du serment par les habitants de Lormont qu'ils paieront les redevances et obéiront à la justice du seigneur. Vente du vin, des bestiaux ; supplice des criminels, obligation pour les hommes de l'archevêque d'accompagner celui-ci quand ils en sont requis ; construction des maisons, incendies, dommages causés par le bétail, formalités à remplir avant de faire la récolte ; entretien des chemins, crimes ou excès commis dans la juridiction ; droit qu'a l'archevêque d'appeler ses vassaux de Quinsac pour venir à Lormont faire le guet dans son palais ou y rétablir les murailles ; épaves recueillies sur le rivage.
(Liasse.) - 2 pièces, papier.1444-1612
G 94
Reconnaissances féodales en faveur de l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Lormont, pour fiefs situés dans ladite paroisse Saint-Martin de Lormont : rue de Bassens, à Balignac, rue de Pey-Vidau, rue du Port, rue Pey-Arnou, rue qui va du port à Vayres, rue de Marcat, rue de Beyreyres. Personnes citées : Arnaud III (de Canteloup) archevêque (1330) ; Sede vacante, 29 janvier 1346 ; - Bernard (de Cases) archevêque, 8 août 1351 ; - Sede vacante, 19 février 1351 ; - Guilhem de La Barqua, donzet (1351) ; - Bernard de Camps, chanoine de Comprian (1351) ; - Amanieu II (de La Mote), archevêque (1353-1355) ; - Pey Guitard, donzet (1353) ; - Pey de Lafitte, archiprêtre de Lesparre (1353) ; - Bernard deu Camin, vicaire perpétuel de Sainte-Croix (1354) ; - Arnaud de Maucalhau, bourgeois de Bordeaux (1355) ; - Bernard Ycher, archiprêtre de Benauges (1355). - Bail à fief nouveau en faveur d'Arnaud de Laborie, bourgeois de Bordeaux pour un trens de desert ; au santuori, dans la paroisse de Lormont, confrontant aux padouens d'Amanieu de Molon, donzet, et au roc de l'ermitage de Sainte-Catherine (1420) ; - six exporles pour la paroisse Saint-Martin de Lormont : à la Grand'Carreyre, rue du Palais, à Tersan (1353-1355) ; - adjudication en faveur de Thomas de Gombault, écuyer, de terres à Lormont ; le bois de Lormont, provenant de la vente du temporel des ecclésiastiques et ayant appartenu à l'archevêque (1571) ; - hommage à l'archevêque, par Thomas de Gombault, écuyer, pour le bois de Lormont, appelé : Aux Croix (1574).
(Liasse.) - 14 pièces, parchemin ; 5 pièces, papier.1330-1574
G 95
Liève des dîmes et agrières pour la châtellenie de Lormont (1421-1428).Lièves et extraits de reconnaissances pour Lormont, contenant les noms des tenanciers et la situation des fiefs, paroisses de Lormont, Bassens, Ambarès et Saint-Loubès (1582 à 1588-1631 à 1688). - Diverses reconnaissances pour Lormont : à Castaing et au Queyron (1531 et 1731). - Autres reconnaissances, baux à fief nouveau pour maisons et fonds de terre dans Lormont : à la Grand'Rue (1627-1726) ; - sentence du juge de Lormont contre les acquéreurs des vins de l'archevêque (1628) ; - vente par Guy de Voisin, écuyer, d'un bourdieu, appelé : à Voisin (1647). - Prise de possession par dame Anne Dumantet, veuve de Jean de Loyer, conseiller à la Cour des Aydes, du bourdieu de Puardon, à Lormont (1660). - Procès-verbaux de visite du château de Lormont et du palais archiépiscopal de Bordeaux, après les dégradations et les incendies commis par les gens de guerre (1650 et 1654). - Comptes des réparations faites au château. - Mémoire des biens acquis dans le bourg par le cardinal de Sourdis. - Comptes et reçus divers. - Supplique adressée à l'archevêque, par Hélie Bernard Ducasse pour les dommages-intérêts auxquels il avait été condamné par suite des travaux exécutés sur ses terres au-dessous de la terrasse du château de Lormont ; lesquels travaux avaient miné et fait écrouler une partie de cette terrasse et même du château (1714).
(Liasse.) - 47 pièces, papier.1421-1731
G 96
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêque de Bordeaux, par divers pour la paroisse Saint-Martin de Lormont (1421-1619). Cités : Pierre Pinet et Marie de Larsan (1422) ;Pierre et Jean de Taurignac (1424) ; - Geoffre de Ramefort (1425) ; - Sauvetat de Lormont ; - Honorable homme frère Estève Descisaux, ermite de l'ermitage de Sainte-Catherine, près Lormont (1428) ; - Jean de La Faille (1428) ; - le moulin de l'archevêque, la fontaine du Queyron, au santuaire, à la croix de pierre, grande rue, rue du Palais : Pierre de Rigolle, conseiller au présidial de Guyenne (1618) ; - Exporles et reconnaissances pour la paroisse Saint-Martin de Lormont en faveur des. archevêques de Bordeaux, cardinal du Bellay (1545) ; - Prévost de Sansac (1582 à 1588) ; - cardinal de Sourdis (1611 à 1619) ; - copies informes de reconnaissances pour 1667.
(Registre.) - In-folio, 181 feuillets, papier.1421-1619
G 97
Registre terrier de reconnaissances en faveur de l'archevêque de Bordeaux pour la terre et seigneurie de Lormont, paroisse de Lormont.
(Registre.) - In-folio, 47 feuillets, papier.1728
G 98
Sommation adressée par l'archevêque, Louis d'Anglure de Bourlemont, au chapitre Saint-André d'avoir, en qualité d'héritier de Henry de Béthune, autrefois archevêque de Bordeaux, à faire les réparations nécessaires au château de Lormont, lequel tombe en ruines, notamment un mur du côté de Lormont et la balustrade de l'escalier, appelée : le fer à cheval (1683) ;signification au sieur Joseph de Caressolle pour fiefs à Lormont ; - procès-verbal et rapport détaillé de l'état de l'église et du château de Lormont dressés à la requête de dame Marie de Maniban, comtesse de Clermont, héritière de messire de Maniban, son frère, autrefois archevêque de Bordeaux, contradictoirement avec Mgr de Lussan, archevêque de Bordeaux (1745) ; - procès entre l'archevêque et divers tenanciers pour fiefs dans la châtellenie de Lormont : Jean Martin, du Carbon-Blanc, pour une maison ; de Logerie pour une maison, rue du Carbon-Blanc ; Pierre Micheau pour fiefs à Durand et à Queyron ; redevance due par M. de Pichon, seigneur de Carriet, le sieur Baron à Pinpin ; Peyronne Dupuy à Maleboyse (1612-1775). - Inventaires sommaires des titres, actes, reconnaissances, baux à bief, relatifs aux. possessions de l'archevêché dans les paroisses de Lormont, Quinsac et Ambarès (1789).
(Liasse.) - 9 cahiers, papier.1612-1789
G 99
Fiefs divers dans le Bordelais.Hommage en faveur de Bertrand (de Goth), archevêque de Bordeaux (le pape Clément), par Guitard de Fargues, chevalier, pour les paroisses de Portets, Arbanats, Lamothe d'Arbanats, avec les maisons environnées de fossés, et Castres. - Cité : Amalric de Saint-Amant, maire de Bordeaux, 10 mai 1304. - Deux exporles en faveur de l'archevêque, pour la paroisse Saint-Hilaire de Rions. Citée : noble Marie Makanan, femme de noble Arnaud de Gassies, écuyer, bourgeois de Bordeaux (1506 et 1531). - Reconnaissances et autres actes pour les fiefs de l'archevêque dans les paroisses de Paillet et de Rions (1727) ; - Reconnaissances en faveur de l'archevêché de Bordeaux, pour la ville et la paroisse de Rions, les paroisses de Paillet et de Cardan. Cités : Anne Néro, veuve de Pierre Barret, maître en chirurgie ; - Thérèse Peros, veuve de Léonard Despiaut, écuyer, avocat au Parlement ; - Georges Molas, chirurgien ; - Jean de Groc, chevalier, conseiller du Roi, président à la Cour des Aydes de Bordeaux ; Charles de Raoul de Beaumarais, écuyer ; - Jean-Joseph d'Abadie, seigneur de Montmoitié (1784-1787). - Tableau synoptique, dressé par un feudiste, des diverses reconnaissances faites aux archevêques, en remontant jusqu'à Artus de Montauban, pour la ville de Rions en Albret. - Extraits des reconnaissances et plans partiels pour les fiefs de l'archevêché à Rions, Cardan et Paillet (1753).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 4 cahiers, papier ; 3 pièces, papier.1304-1787
G 100
Vente par François Dubernet, seigneur de la maison noble du Luc, en faveur de Gratian de Mulet, écuyer, seigneur de La Plane, de la tierce partie de la dîme d'Eyzines (1573).Reconnaissance en faveur de l'archevêque, par Gratian de Mulet, pour la dîme d'Eyzines (1582). - Partage de ladite dîme entre le chapitre Saint-André et ledit sieur de Mulet (1602). - Arrêt du Parlement au sujet de la dîme d'Eyzines que se disputaient les Feuillants, le sieur de Mulet et le chapitre Saint-André (1608). - Transaction au sujet de ladite dîme entre les Chartreux et le chapitre Saint-André (1649). - Procès entre le curé d'Eyzines et les Chartreux au sujet d'un dîmon que ces derniers possédaient dans ladite paroisse (1704). - Baux à ferme des prés de Ludon, appartenant à l'archevêché (au pré de l'archevêché) (1626-1664).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 10 pièces, papier.1573-1704
G 101
Liève des fiefs situés dans la paroisse de Cenon, relevant de l'archevêché de Bordeaux (1414-1694).Extraits des terriers pour les paroisses de Cenon et de Floirac (à Trugeyt, au port de Colom, au plantier de l'archevêque, à Port-de-Mons, à Port-Peyron, etc.). Cités : Martin Bertrand et Jean Vacquey ; Tarneau, conseiller au Parlement (1418-1614). - Baux à fief en faveur de Jeanne de Junqueyres, femme de Jean Ferradre ; Pierre Rostaing, Pellegrine de Collignan (1421-1682). - Lièves, baux, ventes, reconnaissances féodales, échanges, pour les paroisses de Cenon et de Floirac (1610-1755). Cités : Léonard Déjean, procureur, syndic de la ville de Bordeaux ; les bénéficiers Saint-Michel ; Jeanne de Guilloche, Marguerite de Carle, Léonard Desnanots, Jean-Léon de Métivier, chevalier, président à la Cour des Aydes ; Jean Geoffre de La Rebuffie, écuyier, seigneur de La Perière ; Jean de Martin, conseiller du Roi ; Emmanuel Hugla, bourgeois de Bordeaux. - Extraits des terriers pour les paroisses de Cenon, Bouliac, Camblanes et Floirac. Cités : Pierre Lopes, médecin ; Guillaume Lacour, libraire ; Pierre Leblanc, conseiller au Parlement ; Marie de Baritault, veuve de Constantin (1662-1698). - Liève des agrières et rentes pour les vins en Queyrie, à Floirac, à Cenon et dans les graves de Bordeaux à Pessac (1632 à 1641 et 1755). - Hommage à l'archevêque par Jean Déjean, écuyer, conseiller du Roi, syndic de la ville de Bordeaux, pour la maison noble de Bourbonnet dans la palu de Floirac (1673). - Application des titres dans les paroisses de Cenon et de Floirac. - Plans des fiefs de l'archevêché dans les paroisses de Cenon et de Floirac. - Plans des possessions de la maison de Monadey, possédées de 1467 à 1535 par la famille de Verteuil, seigneurs de la maison de Feuillas ; plans du port de Mons, du plantier de l'archevêché et de Lamothe de Mons (1754). - Procès pour les fiefs situés dans les paroisses de Floirac, Bouliac, Camblanes, Saint-Caprais, Baurech, Pompignac et Tresses (XVIIe et XVIIIe siècles).
(Liasse.) - 26 pièces, 4 cahiers, 6 plans, papier.1414-1755
G 102
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêché, pour les paroisses de Cenon (en Queyries) et Floirac (à la Souys).Cités : Jean de Guilloche, seigneur de La Loubière (1585) ; Jean Vaquey.
(Registre.) - In-folio, 460 feuillets, papier.1310-1682
G 103
Liève des fiefs possédés par l'archevêché dans les paroisses de Cenon et de Floirac.Cités : René de Rostaing, écuyer (1500) ; Jean de Pontcastel (1548) à Léonard Desnanots, jurat de Bordeaux (1614) ; Jean de Guilloche, écuyer (1545).
(Registre.) - In-folio, 413 feuillets, papier.1308-1713
G 104
Fiefs divers dans le Périgord et la Saintonge.Hommage à l'archevêque de Bordeaux par Roland Vigier, damoiseau, fils de feu Bertrand Vigier, chevalier, de Montguyon, pour le fief de Labarde dans la paroisse de Neuvie, le fief de Gaynac dans la paroisse de Clayrac, la forêt de Confolens et les maisons dans le bourg de Saint-Aigulin. Exporle : une paire de gants blancs : acte passé dans l'ancienne maison du Temple de Grave, à Bordeaux (1308). - Hommage à l'archevêque par Archambaud Lambert, fils de Guillaume Lambert, donzet, et Arnaud du Sault, chevalier, curateur dudit Archambaud Lambert, pour fiefs dans là paroisse Saint-Privat, appelé de Muret, et dans les paroisses de Festelens, Chassaignet, Barsac, Saint-Seurin (1316), à l'exporle d'un marbotin d'or. - Hommage par Hélies de Gourson pour fiefs en Saintonge (1330). - Hommage par Hélie Gardrard de Chalais, donzet, pour la dîme de Saint-Christophe, diocèse de Périgueux et paroisse de Rouffiac (1332). - Hommage par Pétronille Lambert, damoiselle, fille et héritière de Guillaume Lambert, et veuve d'Hélies de Malayol, chevalier, pour le maynement de Mureil dans la paroisse de Saint-Privat, en Périgord (1336). - Hommage par Guillaume Brun, pour la maison noble de Cosnac et pour diverses dîmes dans les paroisses voisines. Exporle : un arc avec sa corde de soie verte (1417). - Hommage par noble Jean de Lafaye, donzet, héritier de Vigier de Montguyon, pour fiefs dans les paroisses de Neuvic, Clayrac et la forêt de Confolens (1416).
(Liasse.) - 5 pièces, parchemin ; 7 pièces, papier.1308-1456
G 105
Extraits des hommages à l'archevêque de Bordeaux, par Hélias de Chalais, chevalier (1301) ; par noble François de Talleyrand, chevalier (1521), et par Charles de Talleyrand, chevalier (1451), pour fiefs en Périgord.Hommage par Vallette de Chalais, pour fiefs en la seigneurie de Chalais (1304). - Deux hommages par Raymond Talleyrand, seigneur de Chalais et de Gardrad de Chalais, pour la seigneurie et dîme de Chalais, en Saintonge (1332). - Hommage par Charles de Talleyrand, seigneur de Chalais, pour ladite seigneurie (1451). - Mémoires pour la seigneurie de Laroche-Chalais, depuis 1464 jusques en 1523. - Transaction entre messire Daniel de Talleyrand de Grignaulx, prince de Chalais, et Bertrand de Latour, écuyer, seigneur de Latour, au sujet du droit d'hommage pour certaines parties de la seigneurie de Chalais (1594). - Hommage à l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Montravel, Belvès, etc., par Jean de Grignols, chevalier, seigneur de Bomes, de Borie, de Monmalan, pour dîmes inféodées dans les paroisses de Saint-Christophe et de Saint-Avid, diocèse de Périgueux (1608). - Vente par Jean-Louis de Cardaillac, chevalier, seigneur de Saint-Servy, et de dame Isabelle Martel, en faveur de François de Ségur, chevalier, seigneur du Grand-Puch, de la maison noble de Villette, paroisse et juridiction de Saint-Aigulin (1654). - Sentence arbitrale entre Jacques de Nompar de Caumont, seigneur et baron de Lafaurie, et Daniel de Talleyrand de Grignols, seigneur de Beauséjour, prince de Chalais (1606). - Prise de possession de la terre et seigneurie de Coiron, par Daniel Verdier, seigneur de Saint-Vallier (1654). - Mémoire relatif aux lods et ventes dus à l'archevêché pour la principauté de Chalais (1681). - Mémoire d'Adrien Blaise de Talleyrand, prince de Chalais, marquis d'Excideuil, contre la sommation qu'il a reçue de rendre hommage au Roi (1667). - Relevé des titres pour ladite seigneurie de Chalais et pièces diverses y relatives (1681).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 9 pièces, papier.1301-1681
G 106
Fiefs divers en Saintonge, Périgord, Bordelais, Bourgès et Blayais.Hommage à l'archevêque de Bordeaux, par Henry de Barbezieux, pour le marquisat de Barbezieux en Saintonge (1302) ; plusieurs lettres et mémoires relatifs audit marquisat (1674). - Hommage à l'archevêque de Bordeaux par : noble baron Hélie de Chalais, pour la châtellenie de Chalais (1301) ; Bertrand de Samonhac, donzet, pour la dîme de la paroisse de Puisseguin et revenus en la paroisse Saint-Denis sur l'Isle en Bordelais (1304) ; le seigneur de Montmaurel pour fiefs en Périgord (1304) ; Guitard de Fargues, fils de Gaillard de Fargues, chevalier pour les paroisses de Portets, Arbanats et Lamothe d'Arbanats et Castres (1304) ; - Pierre de Bordeaux pour fiefs en Queyries de Bordeaux (1305) ; - Foulques de Matha pour dîmes en Bourgès et en Blayais (1307) ; - Gaillard d'Auzellac, donzet, seigneur dudit lieu pour le repaire noble de Puyguidon en la paroisse de Saint-Quentin, diocèse de Périgueux et la seigneurie de Moret ou Muret (1316) ; - Bernard de Barrière pour dîmes en diverses paroisses du Périgord (1327) ; - Itier de Saint-Astier pour fiefs dans la paroisse d'Aux en Saintonge (1327) ; - noble Gaillard de Goth, seigneur d'Arbanats, pour fiefs en Arbanats et Portets et de Lamothe d'Arbanats en Bordelais, excepté la haute justice (1328) ; - noble Brandele de Caumont, pour le château de Montpouillan en Bazadais, et les terres de Barbiguières et de Mornac dépendant de Belvès en Sarladais (1458) ; - Raymond Faure pour fiefs dans la paroisse de La Roquette en Montravel (1471) ; - noble Jacques Mosnier de Fauguerolles pour ladite seigneurie de Fauguerolles, au diocèse de Périgueux (1528) ; - vente de la dîme de Saint-Maurillon en Bordelais, par Bernard Olivier à Guillaume Jordan de Cabanac, sous la réserve des droits de l'archevêque (1304) ; - afferme par Ayquelin de Mote de dîmes dans la paroisse de Saint-Quentin (1331).
(Liasse.)- 41 pièces, papier.1301-1674
G 107
Terre et seigneurie d'Ambleville, en Saintonge, fiefs dans la vicomté de Lanquais.Reconnaissance féodale par Arnaud d'Ambleville, chevalier, lequel, voulant se placer sous la protection de l'archevêque de Bordeaux, déclare renoncer à son franc-alleu et tenir sa seigneurie d'Ambleville dudit archevêque au devoir d'un marc d'argent (1214) ; - extrait d'un hommage rendu en 1307 par noble Guilhem, seigneur d'Ambleville, diocèse de Saintes, à l'archevêque de Bordeaux, pour ladite seigneurie d'Ambleville ; - hommage rendu à l'archevêque de Bordeaux par François Jourdain, chevalier, seigneur d'Ambleville, pour ladite seigneurie et ses dépendances, et pour les biens qu'il possède dans les châtellenies de Bouteville et d'Archiac (1538) ; - expédition en forme de quatre différents actes retenus par les notaires au Châtelet, dont l'un contient une quittance de lods et ventes de la somme de huit mille livres donnée par H. de Béthune, archevêque de Bordeaux, à Amanieu d'Albret, acquéreur de la terre d'Ambleville, lesdits actes montrant que la seigneurie d'Ambleville est de la mouvance de l'archevêché (1657) ; - arrêt du Conseil du Roi qui déclare que la seigneurie d'Ambleville est à la mouvance de l'archevêque et oblige François Amanieu d'Albret, chevalier, à en faire hommage aux archevêques de Bordeaux (1657) ; - contrat de vente par Jacques Henry de Lorraine, marquis d'Ambleville, en faveur d'Etienne, marquis de Guinol, comte de Monconseil et de Cécile-Thérèse-Pauline Réoult de Curzay, son épouse, de la seigneurie d'Ambleville (1731) ; - mémoire sur la mouvance de cette seigneurie ; - hommage à Pierre II, archevêque de Bordeaux, par Jean, abbé du monastère de Cellefroin, en Poitou, pour ladite abbaye (1336) ; - reconnaissance par François Mathias en faveur de Frédéric Maurice de La Tour d'Auvergne, baron de Limeuil, vicomte de Lanquais, pour fiefs dans ladite vicomte, où se trouve nommé un tènement appelé « de Monseigneur l'archevêque » (1667) ; - mémoire d'un religieux de l'abbaye de Nanteuil, au diocèse de Poitiers, contre la congrégation des Exempts à laquelle un moine sacristain de l'abbaye de Saint-Sauveur de Blaye avait voulu agréger la première, qui relève directement du siège métropolitain dis Bordeaux (1686), et a prêté plusieurs fois, notamment en 1313 et en 1364, serment de fidélité et hommage aux archevêques.
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 15 pièces, papier.1214-1731
G 108
Terre et seigneurie de Montboyer, en Saintonge, fiefs divers dans le Périgord.Hommage à l'archevêque de Bordeaux, par Raymond de Montboyer, chanoine de Saintes, pour le fief d'Avalhac et autres qu'il possède en Périgord et en Saintonge (1308). - Hommage à l'archevêché par Itier de Saint-Astier, chevalier, seigneur de l'Isle, pour les fiefs qu'il possède en Périgord (1363). - Sentence arbitrale relative à la terre de Montboyer, par laquelle Jacques Nompar de Caumont, chevalier, baron de La Force, lieutenant général en Béarn et en Navarre et seigneur de Montboyer, est déchargé de l'hommage de ladite terre de Montboyer (ou château Jollet), envers Daniel de Talleyrand de Grignols, seigneur de Beauséjour, prince de Chalais (1606). - Accord passé entre le chapitre Saint-André et les héritiers de Mgr de Béthune, archevêque de Bordeaux, au sujet de la terre de Montboyer en Saintonge, relevant de l'archevêché (1685). - Mémoire dans lequel la terre de Montboyer est prouvée être tenue en parage ou franc-alleu conventionnel avec le prince de Chalais, qui en rend les foi et hommages à l'archevêque de Bordeaux : l'autre parager ne devant ni foi ni hommage, ni lods et ventes, en exécution des anciens partages et traités passés entre les princes de Chalais et les seigneurs de Beaupoil et de La Force en 1369, 1457, 1501, rappelés dans une sentence arbitrale rendue entre les princes de Chalais et le seigneur de La Force, le 15 juillet 1606. - Dénombrement présenté au sénéchal de Saintonge, par Guy d'Angoulême, écuyer, pour la seigneurie de Curat, située paroisse de Curat, principauté de Chalais en Saintonge (1539).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 7 pièces, papier.1308-1685
G 109
Fiefs divers dans le Blayais.Reconnaissances féodales en faveur de l'archevêché pour la paroisse de Saint-Sauveur de Blaye (sobre l'estauh) (1388-1476), et pour la paroisse de Plassac (au-dessous de la chapelle de Notre-Dame de Montuzet) (1538) ; extraits des reconnaissances pour le Blayais : paroisses de Cars et de Saint-Martin La Caussade (1466) ; - reconnaissances féodales en faveur de l'archevêque par Jean de Lagorce pour Saint-Martin La Caussade (1538) ; par Guillelmine de Lamothe pour les paroisses Saint-Sauveur et Saint-Romain de Blaye (à l'estauh, aux Mothels) et paroisse de Saint-Genès de Cars (à la revey). - Exporle : ung boiset de civade à la mesura civadeyra de Blaya et per ung pichey et mech de bin à la mesure de Blaya et per mech pau de froment à la forma deu monastey de Sent-Roman de servici et per ung deney et mealha, etc. (1457). - Requête à l'archevêque de Bordeaux par Pierre Prévost, archer de la compagnie du sieur de Lansac, au sujet de certains biens situés à Blaye dans la jouissance desquels il avait été troublé (1563). - Lièves des rentes dues à l'achevêque pour ses fiefs situés dans le Blayais (1565). - Commission donnée par Henry, prince de Navarre, gouverneur du duché de Guyenne, et Henry de Bourbon, prince de Condé, pour faire les baux à ferme des biens ecclésiastiques situés dans la ville et châtellenie de Blaye, Vitrezays et pays Bordelais et en toucher le montant (1569) ; - quittance donnée par le receveur commis par les princes de Navarre et de Condé au fermier des rentes de l'archevêché de Bordeaux pour l'année 1659.
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 6 cahiers, papier, 90 feuillets ; 3 pièces, papier.1308-1569
G 110
Fiefs dans Bordeaux et banlieue.Hommage à Bertrand, archevêque de Bordeaux, in summum pontificem electo, par Pierre de Bordeaux, pour fiefs dans ladite ville et en Queyries (24 juillet 1305). - Vente par Mabile de Loupiac, veuve de Hélias de Carpentey, bourgeois de Bordeaux, d'une maison paroisse Saint-Projet relevant de l'archevêché. Cette maison avait été possédée par noble homme Arnaud de Curton (1380). - Reconnaissance en faveur de François, archevêque de Bordeaux, par le prieur de Cayac pour une maison située rue Entre-deux-Murs (1396). - Deux baux à fief pour la paroisse de Bègles : à l'estey major, au plantey du Casse (1420-1421). - Extraits de reconnaissances en faveur de l'archevêque, du chantre de Saint-André et de l'hôpital Saint-Louis, pour un fief situé à Porte Dijeaux, paroisse N.-D. de Puy-Paulin (1476-1759). - Extraits des reconnaissances pour le tènement de Lapoche, situé rue Tronqueyre, à Saint-Seurin (1352-1705). - Extraits des reconnaissances pour la paroisse de Pessac : au bois de l'archevêché, au grand et au petit Casau, au pape Clément, à La Mothe, a l'archevêché, à cabra-morta (1492-1682). - Extraits des reconnaissances pour les graves de Bordeaux : au plantier Saint-Genès, à Saint-Genès ( alias : aux aygarts), devant le porge, au plantier de Carignan, au plantier Saint-Nicolas, aux gahets, à Saint-Laurent d'Escures, aux arenas vieux de Saint-Genès, au plantier de Saint-Crapasi, à Campeyrant (1466-1566) ; - trois reconnaissances pour la ville de Bordeaux (1432-1490) ; extraits des reconnaissances pour les palus de Bordeaux (1429-1465). - Arrêt du Parlement qui ordonne que le quart des revenus de l'archevêché sera employé aux réparations du palais archiépiscopal et principalement des prisons de l'archevêché (1505).
(Liasse.) - 4 pièces, parchemin ; 6 cahiers, papier.1305-1705
G 111
Baillettes et reconnaissances en faveur de l'archevêché pour la ville de Bordeaux, paroisses de : Saint-Christoly, Saint-Mexant, Saint-Pierre, Saint-Paul, N.-D. de Puy-Paulin, Saint-Seurin et les graves, palus et Saint-Genès. Plus pour les paroisses de Floirac, Cenon et Quevries, Sadirac, Artigues, Cantenac, Lormont, Bassens, Rions, et pour le Blayais : paroisse de Saint-Martin-la-Caussade, Saint-Genès de Segonzac et Saint-Paul de Cars (table très complète).
(Registre.) - In-folio, 227 feuillets, parchemin.1455-1477
G 112
Registre terrier des reconnaissances en faveur de l'archevêché pour la ville de Bordeaux, paroisses de : Saint-Christoly, Saint-Éloy, Sainte-Eulalie, Saint-Mexant, Saint-Michel, Saint-Paul, Saint-Pierre, Notre-Dame de Puy-Paulin ; palu et banlieue de Bordeaux.Et pour les paroisses de Bassens, Ambarès, Cenon, Sadirac, Cars, Floirac et Saint-Martin-la-Caussade en Blayais.
(Registre.) - Grand in-folio, 103 feuillets, parchemin ; plusieurs lettres initiales ornées.1486-1520
G 113
Redevances, baux, reconnaissances féodales en Bordelais.Baux à ferme par l'archevêché, en faveur de divers, pour les paroisses de Ludon, Tabanac, Loupes, Bonnetan, Saint-Germain du Puch ; baux des revenus des sceaux de l'archevêché et de divers greffes ecclésiastiques, et en particulier du greffe de l'officialité de Bordeaux (1518-1519). - Reconnaissances féodales pour la ville de Bordeaux et les Graves. - Reconnaissance pour noble homme Me Guillaume de Bordeaux, seigneur de Tornequec, pour Quinsac (1538-1541). - Extraits des reconnaissances pour fiefs à Saint-Seurin (à Naujac, au Moulin-à-Vent, à Terre-Nègre) (1423), et pour les paroisses Sainte-Eulalie et Saint-Éloy, au lieu de La Petite-Taupe, à Bordeaux (1575-1776). - Redevances dues à l'archevêché pour la ville de Bordeaux et les paroisses de Bouliac, Floirac, Carignan, Villenave, Pompignac, Saint-Loubès, Yzon, Sadirac, Baurech, Quinsac, Camblanes, La Tresne (1548). - Liève des cens et rentes pour Bordeaux et les environs (1566 et 1599). - Liève des agrières pour les graves de Bordeaux, depuis Pontlong jusqu'au Palais-Gallien et à Pessac (1597). - Extraits des reconnaissances pour la ville de Bordeaux (1540). - Extraits des reconnaissances pour les menus cens et rentes dus à l'archevêché (1580). - Échange entre le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, et Éléazar de Tustal, écuyer, sieur de Crème et de Cazallet, de la seigneurie de Calamiac, avec droit de baronnie, située dans la paroisse de Sadirac, contre le fief de Pipas à Saint-Seurin-les-Bordeaux (1614).
(Liasse.) - 13 pièces, papier.1518-1756
G 114
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêché, pour la ville de Bordeaux, paroisse Sainte-Eulalie (rues du Hâ, de Bassens, ou rue du Petit-Puy, des Étuves, Pailheyre, Ségur, fossés des Tanneurs, fossés des Ayres, rue du Cahernan, ou Grande-Rue ; rue du Petit-Cahernan, rue du Collège de Guyenne, rue d'Entre-deux-Mers.(Table intéressante à cause des noms anciens des rues de Bordeaux.)
(Registre.) - In-folio, 472 feuillets, papier.1280-1695
G 115
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêché, pour la ville de Bordeaux, paroisses : Saint-Pierre, Saint-Siméon, Saint-Projet, Sainte-Eulalie, Saint-Paul, Saint-Christoly, Saint-Remy, Saint-Michel, Puy-Paulin, Sainte-Colombe, (Table.)
(Registre.) - In-4°, 204 feuillets, papier.1367-1724
G 116
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêché, pour la ville de Bardeaux, paroisse Sainte-Eulalie, rues : Saint-Antoine, de la Voûte du Pelat, du Petit-Casau de Saint-Antoine, devant, le cimetière Sainte-Eulalie, derrière le Peugue, rue des Carmes, fossés des Cordonniers ou des Tanneurs, rue du Portail des Carmes, rues du Petit-Puy, Saint-Éloy de la Majorie, tournepique du Hâ ; Portail du Far, des Nougueys, du Puch-Crabey, joignant les murs de ville, devant le Puits-Neuf, devant le Tombareu, rue de Bertrand Boson, rue des Feuillants.(Table.)
(Registre.) - In-folio, 510 feuillets, papier.1414-1725
G 117
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêché pour la ville de Bordeaux, paroisse de Saint-Christoly, rue Mimisan, Saint-Paul ou de Malemort, Magudas, à la Fourcade de Castillon.(Table.)
(Registre.) - In-folio, 445 feuillets, papier.1414-1725
G 118
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêché pour la ville de Bordeaux, paroisse Saint-Éloy : rue de Gourgue, ou Rostaing, ou du Petit-Cahernan, etc.; paroisse Saint-Michel : rue de l'Oulme de Papon, rue du Porge Saint-Jean ou à la Guirlande, etc. ; paroisse Sainte-Colombe ; paroisse Saint-Pierre : rue du Petit-Judas ou Saint-Pierre, rue Obscure ou de Gassies, ou autrement de Lalande. (Table.)
(Registre.) - In-folio, 450 feuillets, papier.1414-1726
G 119
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêché pour la ville de Bordeaux : Saint-Remy, Saint-Projet, Saint-Siméon, Saint-Mexant et Puy-Paulin.
(Registre.) - In-folio, 430 feuillets, papier.1420-1725
G 120
Extraits des reconnaissances pour la ville de Bordeaux et les paroisses de Bassens et de Quinsac.Cités : noble dame de Trenque de Borbon, femme de Jean de Jales, chevalier ; Pierre de Loupes, épicier de Sainte-Colombe ; Guiraud de Ségur, marchand et bourgeois ; Nolot de Blaye, licencié ès-lois, juge de Gascogne ; Pierre Berland, de la paroisse d'Avensan ; Guilhem Richard de Cordelo, écuyer, bourgeois de Bourg ; Jean de Caupène, seigneur de Cantemerle, écuyer ; Pierre Eyquem, cabaretier ; Jean Estève, écuyer, Arnaud Rostaing, citoyen de Bordeaux ; Jean de Fumel, hospitalier de l'hôpital Saint-André.
(Liasse.) - 48 pièces, papier ; copies du XVIIIe siècle.1421-1466
G 121
XVIIIe siècle.Extraits de reconnaissances faites en faveur de l'archevêché, sous les règnes de David, Pey-Berland, Blaise de Greely et Artus de Montauban (XVe siècle). - Extraits des reconnaissances pour la paroisse Saint-Seurin, La Palu, Pessaç, et un dixmon inféodé dans la paroisse de Barsac (XVIIIe siècle). - Liève des reconnaissances pour la ville de Bordeaux et les paroisses voisines (1449). - Extraits des reconnaissances pour la ville dé Bordeaux (1540). - Plusieurs reconnaissances pour la rue des Pignadoux (1602) ; les rues Saint-Christoly, Sainte-Catherine (1649) ; la maison de Monadey, près Saint-Siméon (1690). - Reconnaissance pour la dîme de La Tresne, par Graliane de Gassies, fille de Grimond de Gassies, en faveur de Jean de Foix, archevêque. - Extrait du pouillé général du diocèse de Bordeaux pour la paroisse Sainte-Colombe : chapelles de Bertrand de La Relie, Baisseau-Aysselin, Guilhem Crop, Guillaume Gaillard, Ramonde Hosten, Nicolas Henry, Catherine Daste, Guilhem Ducasse, Dignan, Arnaud de Lestage, Gaillard Claucestre.
(Liasse.) - 13 pièces, papier ; 3 cahiers in-f°, 97 feuillets, papier.1449
G 122
Bail à ferme de tous les revenus de l'archevêché par le cardinal de Sourdis en faveur de Pierre Dathia, bourgeois et marchand de Bordeaux, pour le prix de douze mille livres tournois par an, et divers devoirs (1602).Extraits des reconnaissances relatifs aux exporles et aux rentes dues par les fiefs situés dans les palus de Bordeaux (1613-1618). - Extraits des reconnaissances faites sous le cardinal de Sourdis pour Bordeaux et les paroisses voisines (1602-1628). - Reconnaissances pour la ville de Bordeaux, le faubourg Saint-Seurin ; achats de fiefs derrière le château du Hâ (1640-1683). - Extraits des reconnaissances, pour la ville de Bordeaux, des fiefs auxquels, outre l'archevêché, prétendent d'autres, seigneurs (1644). - Extraits des reconnaissances pour Bordeaux et paroisses voisines : Lormont, Pessac, Le Bouscat, etc. (1661-1667) ; - livre des recettes des rentes dues à l'archevêché pour les fiefs situés dans Bordeaux (1644) ; - actes de vente et d'échange de fiefs appartenant ou relevant de l'archevêché, pour la palus de Bordeaux (1633-1772). - Reconnaissances, baux à ferme, locations, pour Bordeaux, paroisses Sainte-Eulalie, Saint-Seurin, Saint-Paul, près le château du Hâ ; Saint-Christoly, rue du Peugue ; pour le fief de Pipas et le fief de Bellebat, situé en Saint-Seurin, dans les marais de l'archevêché. - Bail à ferme du bourdieu de Bellebat, avec les marais en dépendant, derrière le château du Hâ (1601-1682-1729).
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 9 cahiers in-f°, 298 feuillets, papier et 25 pièces, papier.1602-1772
G 123
Marais de la Chartreuse et de l'archevêché.Acquisition en faveur de l'archevêché par le cardinal de Sourdis du bourdieu de Bellebat, situé dans les marais de l'archevêché (1625). - Procès de l'archevêché contre Conrad Gaucem, marchand flamand, fermier des marais dont il avait entrepris le dessèchement ; transaction et paiement d'indemnité audit Conrad Gaucem ; statuts du syndicat des marais homologués par le Parlement (1685). - Achats de fiefs derrière le château du Hâ. - Procès-verbal de l'état, des ruines de Bellebat (1613-1656). - Pièces relatives à la métairie de la Peyrotte (ou la Grange-Vieille) enclavée dans les marais de Bordeaux. - Baux à ferme ; travaux à exécuter ordonnés par le syndicat ; plusieurs actes de procédure (1617-1664). - Actes divers passés entre l'archevêché et les Chartreux, relatifs aux marais (transactions, assignations, mémoires, chapelle ardente) (1620-1659). - Transaction entre l'archevêque Henri de Sourdis et les religieux de la Chartreuse, relativement à la succession du cardinal de Sourdis (1632). - Actes divers passés entre l'archevêché et les jurats de Bordeaux, le chapitre Saint-André et les Feuillants, relativement aux marais (ventes, échanges, transactions, mémoires) (1667-1673). - Agrières des fiefs de l'archevêché dans les marais de Bordeaux (1619-1649). - Liève des reconnaissances pour les paluds de Bordeaux, de 1487 à 1685.
(Liasse.) - 43 pièces ; 4 cahiers in-f°, 52 feuillets, papier.1601-1685
G 124
Transaction entre Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, les jurais et la Chartreuse relativement au jardin de l'archevêché et à l'allée royale des marais dépendants de la métairie de Bellebat, appartenant à l'archevêché et servant de lieu de promenade publique pour les habitants de la ville (1673).Baillette pour la rue de la porte d'Albret : l'archevêque concède la promenade publique établie par le cardinal de Sourdis (1673) ; - mémoires relatifs aux terrains échangés entre l'archevêque et la ville de Bordeaux en 1756 et situés sur la plateforme et les douves, près du petit séminaire ; - à trois échoppes près du palais archiépiscopal (1680) ; - aux réparations à faire aux fossés qui séparent les prairies de la ferme de Bellebat et la ferme de la Peyrote, le long de la Garonne ; - à des emplacements situés dans la rue Bouffard, hors la porte Saint-Germain. - Mémoires des livres et imprimés religieux fournis à l'archevêque par la boutique de Lacourt (1663) : - comptes de charpenterie, menuiserie, mobilier du château de Lormont et du palais archiépiscopal, et fournitures de médicaments.
(Liasse.) - 163 pièces, papier.1663-1756
G 125
Ville de Bordeaux.Registre-terrier des reconnaissances de terres et maisons en faveur de l'archevêché par divers tenanciers pour la ville de Bordeaux, dans les paroisses de Sainte-Eulalie : rues du Hâ, Pélegrin, des Étuves, Fossés des Tanneurs, Collège des Lois, Sainte-Eulalie, Saint-Antoine, du, Cahernan ; - Saint-Michel : rues Maucaillou, des Faures, Somenudes ; - Sainte-Colombe : rues Poitevine Saint-Pierre, des Argentiers, de la Mercy, Puits de Bagnecap, Saint-Siméon, Sainte-Catherine, Margaux, Mimisan, Porte-Dijeaux, sur le rempart, Saint-Christoly, Saint-Paul, Saint-James, entre les demi-lunes.
(Registre.) - In-f°, 727 pages, papier.1724-1727
G 126
Livre des recettes des rentes pour Bordeaux (1724-1725).Sommaires des titres et contrats pour les fiefs que l'archevêque possède dans Saint-Seurin (1754). - Transaction entre l'archevêque et les jurats au sujet d'un chemin derrière l'archevêché (1734). - Reconnaissances en faveur de Louis-Jacques d'Audibert de Lussan, archevêque de Bordeaux, à cause de son archevêché, pour la ville de Bordeaux par : - Guillaume Dubardon, procureur Sénéchal Présidial, au nom de Catherine Poulardo, sa femme, pour maison, rue du Palais-Gallien ; - Jean Pery, négociant, rue de la Croix-de-Lépine ; - Pierre et Bertrand Gaussens, menuisiers, rue du Palais-Gallien ; - Simon Lacourt, libraire, demeurant rue des Menuts, pour maison et jardin, rue du Palais-Gallien ; - Grégoire, tourneur de faïence, à la petite Taupe ; - Martial et Jacques Eyquem, vignerons au Bouscat, à Pissebouc ; - mention des rues Putey, des Capérans ou des Religieuses, Judaïque, Tronqueyre et Fondaudége. - Échange entre l'archevêque et les jurats d'une dépendance du bourdieu de Bellebat contre la plate forme de la ville près le château du Hâ (1756). - Extraits des reconnaissances des fiefs de la mouvance de l'archevêque situés à Bordeaux, divisés par paroisse et par rue (1753). - Mémoire du chapitre Saint-Seurin relatif à la directe mise en paréage avec ledit archevêque sur maisons et terrains situés grande rue du Palais-Gallien (XVIIIe siècle).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 15 cahiers, in-f°, 339 feuillets, papier.1724-1760
G 127
Registre-terrier pour la ville do Bordeaux, paroisse Sainte-Eulalie.Reconnaissances féodales pour maisons et jardins, paroisse Sainte-Eulalie, par : - Pierre Bellard, architecte ; Marie de Montferrand, religieuse ; Jean Raymond de Lalande ; François du Mirail, archidiacre, pour la rue du Hâ ; - Jean Gueyraud, avocat, pour la rue Pellegrin ; - Jean Pierre de Ponlet, écuyer, pour la rue des Étuves ; - Nicolas Taffart, conseiller en la cour ; Pierre Leydet, greffier à la Cour des Aydes ; Pierre Antoine Darche, écuyer, pour les Fossés des Tanneurs ;- François Aymard de La Colonie, François Fabre, secrétaire de l'Intendance, pour les Fossés des Ayres ; - les religieuses de l'Annonciade, les religieuses Orphelines, Anne Coste, veuve du sieur de Gascq, pour la rue Saint-Eulalie ; - Les Pères Feuillants pour la rue des Ayres ; - Marc de Chaperon, seigneur de Terrefort ; Elisabeth Lacornée, veuve de Jean Maurin ; Jacob Peixotto, banquier ; Philibert d'Alesme de Saint-Clément, pour la rue du Cahernan ; - Les PP. Chartreux ; Jean de Raymond de Lalande, conseiller.
(Portefeuille.) - 2 cahiers, gr. in-f°, 112 feuillets, papier.1954-1760
G 128
Reconnaissances de maisons et jardins en faveur de l'archevêché pour la ville de Bordeaux, situés dans les paroisses Saint-Seurin, Saint-Christoly, N.-D. de Puy-Paulin, Saint-Mexant, Saint-Siméon, Saint-Pierre, Saint-Michel, Sainte-Eulalie, et mentionnés dans les précédents articles.
(Registre.) - In-folio, 250 feuillets, papier.1782-1784
G 129
Liève de reconnaissances de maisons et jardins en faveur de l'archevêché pour la paroisse de Saint-Seurin de Bordeaux.
(Registre.) - In-folio, 220 feuillets, papier.1783-1788
G 130
Liève des reconnaissances rendues en faveur de l'archevêché pour les fiefs situés dans la ville de Bordeaux, rue des Remparts : François Amanieu de Ruat, conseiller ; Grégoire, docteur médecin ;- rue Montméjan : de Paty, seigneur de Bellegarde ;rue du Temple : Laurent de Loyac, conseiller ; Antoine Dupérier de Larsan ; - rue Margaux : Étienne François de Brassier, premier baron de Guyenne ; - rue de la Mercy : Laroche Delpy ; - rue de Gourgues : le président de Gourgues ; - rue du Cahernan, le président Bienassis ; Garat, conseiller ; - rue des Offices, rue Maximilien, rueMonbazon : Barnabe Mel de Fontenay ; - rue Boulan : dame de Monbadon ; - rue du Hâ : Guillaume Merlet du Cypray.
(Registre.) - Grand in-folio, 320 feuillets, papier.1783-1788
G 131
Reconnaissances rendues en faveur de l'archevêché pour des maisons dans la ville de Bordeaux et situées dans les paroisses de Saint-Seurin, Saint-Christoly, N.-D. de Puy-Paulin, Saint-Mexant, Saint-Siméon, Saint-Pierre, Saint-Michel et Sainte-Eulalie.Reconnaissances de terres et tènements situés dans les paroisses de la banlieue : Cenon, Floirac et Lormont, et nommément : le peyrat de la Bastide, le plantier de l'Archevêché, le port du Trujey ; - la palu, la Ganauleyre, la Loubière, Bourbonnais ; - l'estey bieilh.
(Registre.) - In-folio, 292 feuillets, papier.1785-1788
G 132
Reconnaissances rendues en faveur de l'archevêché pour la ville de Bordeaux, paroisses de Sainte-Eulalie et Saint-Christoly et la banlieue de ladite ville, par Michel, architecte ; Champeix, libraire ; Lafargue, consul de la Bourse ; dame Jacquette de Mons, vicomtesse de Lastours ; Bonfin, ingénieur et architecte de la ville, etc., de maisons situées dans les rues de Gasc et Roulleau, hors des murs, Montbazon, hors de la barrière, Mériadeck, Rohan, Couturier, Mouneyra.Armoiries de l'archevêque Champion de Cicé.
(Registre.) - Grand in-folio, 37 feuillets, papier. Incomplet.1788-1789
G 133
Hommages du Périgord.Vidimus d'un hommage-lige et serment de fidélité fait à Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, par « le bars » Hélie de Chalais, seigneur dudit Chalais, pour la ville et le château avec leurs dépendances, excepté toutefois le bertelh du château, sans autre devoir qu'un baiser ; après lequel l'archevêque, en son nom et au nom de ses successeurs, prend ledit baron pour « son homme, son cavoy, et son baron » et l'admet à l'hommage, en présence de J. de La Caze, Ramon Judeu, R. Jauflre, En Gaillard de La Gaze, Me Jauffre de Leynas, chanoine de Saint-Seurin, En P. de Daupian (du Pian), sous-doyen de Saint-André, Hélie de Cantelauze, prévôt de Saint-Émilion, Aymeri des Ayres et R. Vivian de Tropeyte : 12 juillet 1301, sous le règne de Philippe de France, et la mairie de En J. Vigier, maire de Bordeaux ; - ledit vidimus délivré le 24 octobre 1316 à l'archevêque Arnaud (IV) de Canteloup par le clerc de ville Hélie Pomiers, sur l'ordre du sous-maire Ramond de Talence, en présence des jurats Bernard d'Aillan, R. Vidau, W. Rostan de Vigourous, et des témoins réunis en la cour de Saint-Eloi : Bertrand de Lafont, Vital de Salagar, R. Pierre et Jean Colomb, à la suite et en conformité d'une requête adressée dès le mois de mars 1316 à W. de Tholose, alors maire de Bordeaux, par le procureur de l'archevêché W. Congé, archiprêtre de Cernés. - Hommage plein rendu à Bertrand de Goth, dans le prieuré de Peyrac, au diocèse de Périgueux, par Alain de Montmoreau, chevalier, pour les fiefs de sa femme, qui ne sont pas spécifiés : 6 décembre 1304, le siège pontifical vacant par la mort du pape Benoit XI. - Hommage-lige au même archevêque, le 24 juillet 1305, le jour même où il venait de recevoir l'acte du Concile constatant son élection au siège pontifical, rendu par Pierre de Bordeaux, chevalier, « in tunicà, sine cucufà, glàdio et zonà, flexis genibus manibusque complosis, » pour les terres qu'il possède à Bordeaux et dans les Queyries (le fief de la Tour-Blanche) : en présence d'Arnaud de Canteloup, archidiacre du pays Brulhois en Agenais, P. Arnaud, prieur de Saint-Macaire, Amanieu d'Albert et Arnaud Garsie de Goth, chevaliers. - Hommage fait à Arnaud IV de Canteloup, archevêque de Bordeaux, par Gardrat de Auzeilhac de la maison noble de Puyguidon, paroisse de Saint-Quentin en Périgord, au devoir d'un baiser : témoins, Ramnulfe de Brie, docteur en décret, Gaillard Barrière et P. Austier, et en présence des trois frères ou fils de Thommageant : 25 janvier 1307. - Hommage, avec la formule du serment de fidélité et d'obédience, fait à l'archevêque de Bordeaux officiant pontificalement en l'église Saint-André (Arnaud IV de Canteloup), et imposant sa bénédiction comme supérieur ecclésiastique, en présence des abbés de Guîtres et de Saint-Sauveur de Blaye, de G. Arnaud, sacriste, Bernard de Montclarin, sous-chantre, Pierre d'Angouleme, official de Bordeaux, frère P. Itier, prieur de La Foye près Ruffec, et des curés de Saint-Ciers-d'Abzac, Targon, etc. ; ledit hommage rendu par Jean de la Linha, en qualité d'abbé du monastère de Nanteuil, au diocèse de Poitiers.
(Liasse.) - 4 pièces, parchemin ; 1 pièce, papier.1301-1316
G 134
Terre et seigneurie de Montravel.Sommation adressée à l'archevêque par le chapitre Saint-André de ne pas transiger avec le comte de Périgord au sujet des terres que celui-ci avait usurpées dans Montravel et Bigarroque et de poursuivre l'instance commencée contre lui (1363). - Lettres d'Archambaud, comte de Périgord, adressées à ses vassaux, afin que ceux-ci ne portent pas obstacle à la restitution en faveur de l'archevêque de Bordeaux des châteaux de Montravel, Bigarroque et Sarlat ; restitution stipulée par le traité de paix entre les Rois d'Angleterre et de France (1364). - Donation par Étienne de la Greblade au profit du nommé Méric, de la paroisse de Grézillac, de la moitié d'une terre située au lieu dit : à Foressac qui a été reconnue par ladite donation être un fief de l'archevêché (1396).
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin, latin.1363-1396
G 135
Liève des rentes dues à l'archevêché de Bordeaux pour fiefs possédés en la seigneurie de Montravel dans les paroisses de : Lamothe-Montravel, Saint-Michel, Vélines, Montcaret, Sainte-Aulaye, Saint-Seurin, Bonneville, Saint-Vivien, par : Gérard Dupuy, Hélias Dubourdieu (tènement de la Grave), Étienne Gayrard, B. Moulinier (terres à Virelade) ;P. Dusolier (terres et vignes à Boriorte) ; - Hélias Benoît (vignes à Laborderie) ; - Hélias Dubreuilh (vignes à La Garde) ; - P. du Pontet (à la Clavette) ; - Gérard Allegret, maison au marché. - Liève des fiefs possédés par N. de Nogaret dans la juridiction de Montravel dont l'archevêque est seigneur : vente par Mathurin Blanc, écuyer, seigneur de Goujas, à Arnaud de Nogaret, du village de la Tricherie (1590) ; - reconnaissance par Marie Fouquet, veuve de Jean Bernard, en faveur de Jacob de Nogaret pour la Tricherie (1723) ; - donation par Arnaud de Nogaret, écuyer, à Pierre Eyquem de Montaigne, de terres dans la paroisse de Montcaret (au pré de Nogaret) (1566) ; - inventaire des titres remis à Garnier, feudiste de l'archevêché, pour la rénovation du papier terrier de la seigneurie de Montravel (1300-1724) ; état général des rentes de la seigneurie de Montravel au XVIIIe siècle. - Extraits des reconnaissances rendues à l'archevêque par le seigneur de Nogaret pour le fief de Thomelin en Montcaret, en 1627, 1635 et 1651.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin, de deux mètres de long ; 46 pièces, papier.1300-1644
G 136
Hommages à l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Montravel et de Bigarroque par : Foulques de l'Orme pour les biens qu'il possède dans la juridiction de Montravel (1309) ;noble Brandel de Caumont, chevalier, seigneur de Caumont et de Berbiguier, pour les châteaux de Monpouillan, de Berbiguier et de Mornac en Belvès (1458) ; - Mariotte Chaussade, damoiselle, veuve de Martial Chappui, pour la maison de Fontgravier en Montravel (1614) ; - Jean de Lafargue, seigneur de l'Isle, pour rentes sur fiefs nobles à Saint-Seurin des Prats (1604) ; - Jean de Leyrac, seigneur de Dorat, pour le tènement de Neyrac en Montcaret (1614) : - François de Lazard, chevalier, seigneur de Monbadon, pour les rentes qu'il possède en Montravel (1621) ; - Anne de Vergoing, veuve de Gabriel de Bonneau, écuyer, seigneur de Montauzier (1627) ; - Jean de Tauzia, écuyer, au nom de dame Anne Descrambes, sa mère, veuve de Izaac de Tauzia, écuyer, pour des biens nobles dans la paroisse de Saint-Seurin des Prats en Montravel (1724 et 1736) ; - Marie-Françoise de Calvimont, veuve de Jacques-Henry de Durfort, habitant en son château de Lamothe-Montravel, pour ledit château (1753) ; - Dénombrement par Philippe de Lageard, chevalier, seigneur de Monbadon pour les terres et prés qu'il possède dans la juridiction de Montravel (1554).
(Carton.) - 10 pièces, parchemin ; 21 pièces, papier.1309-1753
G 137
Sommaires analytiques des hommages, reconnaissances, ventes, baux à ferme, procès, transactions, relatifs aux fiefs nobles situés en Montravel : le Grand Buisson démembré de Fauguerolles, Sainte-Eulalie, Balbeyron, Laroque-Vigneron, Mazières, Brydoire, etc. (1306-1763).Transaction passée en la cour de l'official de Sarlat au sujet d'une donation de terre dans la paroisse de Saint-Chamassy (sancti Heumachii), en la seigneurie de Bigarroque, entre Raymond Melon et Bernarde Melon, fille de Gérald Melon, sur le lieu dit de Puch-Brenoux (1364) ; - transaction passée dans la maison de Philipparie, procureur de l'archevêque André d'Espinay, avec une communauté d'habitants appelée : del Bruc, auxquels l'archevêque Blaise de Greelle avait donné à emphytéose sous un cens qui est réduit par accord, le village de Labrunie situé dans la paroisse de Couze, village que les emphytéotes présentent comme inculte et perdu dans les bois (1493) ; - investiture d'un moulin à nef sur la Dordogne, appelé le moulin de Mangon, par noble homme Bérard de Ségur, écuyer, seigneur de Verdière (Berderia) et du Puch, au nom et comme procureur de Pierre de Ségur, son frère, chanoine de Saint-André (1500). - Achat de deux journaux de terre dans la paroisse de Saint-Vivien en Montravel, mouvant de l'archevêché au devoir d'une rente en seigle, par P. Boisson (1508) ; lettres-patentes du Roi portant défense de couper les bois et forêts de l'archevêque de Bordeaux situés dans le Périgord (forêt de la Bessède) (1566). - Reconnaissance en faveur de damoiselle Jeanne de Martin, dame douairière de Laroque-Vigneron de Mussidan et de la maison noble du petit Gurson, par David Grimard au nom de tous les siens, pour le village des Grimards dans la paroisse de Montazeau en Montravel (1593).
(Liasse.) - 11 pièces, parchemin ; 3 pièces, papier.1306-1763
G 138
XIVe-XVIIIe siècle.Reconnaissances féodales, extraits, mémoires, requêtes et notes diverses avec les noms des tenanciers et vassaux, ainsi que les noms de lieux, pour les paroisses de Lamothe, Saint-Seurin, Sainte-Eulalie, La Roquette, Bonnefare, Montravel et Montcaret, Vélines, Saint-Viviens, Montpayroux et autres. - Inventaire général des litres de la seigneurie de Montravel ; - table des revenus de ladite seigneurie.
(Registre.) - In-folio, 872 feuillets, papier. (Copies et originaux.)1308-1775
G 139
Titres relatifs aux droits de pêche et de passage possédés par l'archevêque de Bordeaux dans toute la juridiction de Montravel sur les rivières de Dordogne et de Lidoire, entre autres : hommage par tous les vassaux de la châtellenie de Montravel, nommément désignés (1306) ;hommage par Arnaud et Hélies Itier, des péages qu'ils levaient dans ladite châtellenie (1364) ; - lettres-patentes de Charles VII, par lesquelles le Roi prend sous sa sauvegarde l'archevêque Pey-Berland et lui confirme tous ses droits et privilèges (1451) ; - bulle d'excommunication du pape Paul II contre les détenteurs des biens de l'archevêché (1467) ; - hommages, arrêts du Conseil, extraits de dénombrements, reconnaissances, baux à ferme, etc., relatifs aux graules ou pêcheries, aux droits de bac de passage sur la Dordogne, et la Lidoire et moulins à nef sous certaines redevances en argent et pour une partie du poisson qui se prendra [saumon, créac (esturgeon), colac (alose), lamproie].
(Registre.) - In-folio, 234 feuillets, papier, français et latin.1300-1775
G 140
Sommaires analytiques des documents relatifs à la seigneurie de Montravel : hommages, dénombrements, aveux, baux à ferme, contrats de vente, d'achat ou d'échange, etc., avec la désignation des maisons nobles situées dans ladite seigneurie, relevant de l'archevêché ;hommages par - : Pierre Gaucelin de Castillon ; Pierre Rampnol, capitaine ; Arnaud Gaillard ; Pierre de Montaigne, damoiseau ; Guillaume Dorgueilh, damoiseau ; Bernard de Flaujaigues, prêtre ; Augier de Gurson damoiseau ; - François de Ségur pour la maison noble de Saint-Aulaye (1584) ; François de Talleyrand, maison noble de Fouguerolles (1511) ; Pierre Gaucelin de Castillon, maison noble de Mazières (1306) ; Léon de Calvimont, conseiller, maison noble et vieux château de Lamothe (1519) ; - noble Pierre Eyquem, maison noble de Montaigne et Balbeyron située en la paroisse Saint-Michel en Montravel (1530) ; - Léonard de Mellet, maison noble de La Seguinie (1560) ; Jean Fournier, maison noble de Maupas (1540) ; André d'Essenault, maison noble du Puch de Gensac ou Monbreton (1631) ; Jean de Nogaret, maison noble de Nogaret, 1486 ; Claude de Naucaze, chevalier, maison noble de Laroque-Vigneron (1686) ; Paul Delage, conseiller, maison noble de Saux ou Gastaudie (1627) ; Louis de Guron, maison noble de Guron (1530) ; Bertrand Charles de Montaigne, maison noble des Maroux, appelée Matecoulomb (1603) ; Michel de Ségur, maison noble de Montaigne et Balbeyron (1602). - Liste chronologique des archevêques de Bordeaux depuis 1300 jusqu'en 1743 : Bertrand III de Goth, élu pape en 1305 ; - Arnaud III de Canteloup (1305) ; - Arnaud IV de Canteloup (1305-1332) ; - Pierre II (1332-1345) ; - Amanieu I de Cases (1346-1348) ; - Bernard de Cases (1348-1351) ; - Amanieu II de Lamothe (1351-1360) ; - Philippe (de Chambarlac) (1360-1361) ; - Hélies II de Brémont (1361-1379) ; - Raymond II de Roqueis (1380-1384) ; - François I (1384-1389) ; - François II de Gocion (appelé François de Marme dans une pièce de l'hôpital de Libourne) (1389-1412) ; - David de Montferrand (1414-1429) ; - Pierre III ou Pey-Berland (1430-1457) ; - Blaise de Greelle, élu en 1456 du vivant de Pey-Berland, mort en 1463 ; - Artus de Montauban (1463-1478) ; - André d'Espinay (1478-1500) ; - Jean I de Foix (1501-1529) ; - Gabriel de Grammont (1529-1530) ; - Charles de Grammont (1530-1544) ; - Jean II de Bellay (1544-1553) - François III de Mauny (1553-1558) ; - Antoine Prévôt de Sansac (1560-1591) : - François IV d'Escoubleau de Sourdis (1599-1628) ; - Henri II d'Escoubleau de Sourdis (1629-1645) : - Henri III de Béthune (1646-1680) ; - Louis d'Anglure de Bourlemont (1683-1697) ; - Armand Bazins de Bezons (1698-1715) ; - François V Hélie de Voyer de Paulmy d'Argenson (1715-1728) ; - François VI, Honoré de Maniban (1729-1743) ; - Louis-Jacques d'Audibert de Lussan (1743).
(Registre.) - In-folio, 101 feuillets, papier.1362-1743
G 141
Reconnaissances et actes divers en faveur de l'archevêché à cause de la seigneurie de Montravel en Périgord. Cités : frère Arnaud Héberard, commandeur de Saint-Avid de Fumadière ; Rudel de Seiches ;droits de péage sur la Dordogne ; - Jean de Martin, écuyer, tènement de la Renaudie en la paroisse de Saint-Vivien ; - dame de Bourdeille ; - le sieur de Naucaze ; - les paroisses de Breuil et de Sainte-Eulalie. (Table au commencement du volume.)
(Registre.) - In-folio, 60 feuillets, parchemin et papier.1366-1742
G 142
Mémoire et pièces justificatives d'un procès soutenu contre les fermiers du domaine par l'archevêque Audibert de Lussan, pour la défense de ses droits de haute, moyenne et basse justice en la seigneurie de Montravel ; inventaires des titres anciens, et production des suivants :reconnaissance consentie par Jean de Léon et Jean de Tauzia, tant pour eux que pour Robin et Géraud de Tauzia frères, en faveur du cardinal André (d'Épinay), archevêque de Bordeaux, d'une terre en la paroisse de La Mothe, au lieu appelé au Nouguey-Blanchat, confrontant au demi-fleuve de Dordogne ; - fulmination de monitoire apostolique faite par l'official de Bordeaux contre les détenteurs de moulins et pêcheries de l'archevêché (1472) ; - hommage-lige et serment de fidélité prêté à l'archevêque Hélie (H. de Brémond) par Arnaud Itier, fils de feu Guillaume de Gensac, au diocèse de Bazas, tant en son nom qu'en celui de son neveu et pupille Hélie Itier, pour la partie du péage qu'ils lèvent par terre et par eau dans la châtellenie de Montravel, lequel péage avait été possédé par Pierre de Montagne (1364). - Reconnaissance d'emphytéose en faveur de l'archevêque, faite à son procureur Jean de Bosco, archidiacre du Blayais et vicaire général du diocèse, par Jean de Latour, habitant de Juillac en Bazadais, sur dix-huit journaux de terre situés dans la paroisse de La Mothe, au lieu de l'Islot, confrontant au demi-fleuve de Dordogne (1494). - Dénombrement rendu au Roi par Gaston de La Touche, de sa maison de La Roque-du-Breuil, et de celle du Vigneron, situées dans la paroisse du Breuil, ainsi que de celle du Petit-Gurson, dans la paroisse de Montazeau (1611) ; - Dénombrements rendus aux archevêques, comme seigneurs de Montravel, par : - J. de Bonneau, seigneur de Literie, pour les terres de La Borie, l'îlot, le moulin de Tacon, Graveyron, dans les paroisses de La Mothe-Saint-Paixans et Saint-Seurin-de-Pratz ; - par Marguerite de Lalanne, dame du Cros, des terres de Montaigne et de La Séguinie, pour le château vieux de La Mothe-Montravel, avec le droit de pêcherie (1627) ; - par Paul Delage, secrétaire du Roi, comme roi de Navarre, de biens sans nom confrontant à la Dordogne ; - par J. de Leyrac, pour une maison dans le bourg de La Mothe. - Défense de l'archevêque Henri de Sourdis, seigneur de Montravel, à tous les vassaux de sa terre de faire reconnaître et exporter leurs fiefs avant d'en avoir rendu les hommages et devoirs dus audit seigneur (1645), et vérification des devoirs dus et des biens possédés par le couvent des Chartreux de Vauclaire dans la juridiction de Montravel. - Vérification du dénombrement des maisons nobles de Nogaret, Gouïas et Guron, comprenant aussi La Séguinie, et les lieux dits : Queyrey, Fontrigaud, Mercadit, Neyrac, Favetaude, Sainte-Aulaye, moulin de Nasteringues, rendu par P. de Nogaret (1651). - Dénombrement par Daniel de Ségur, chevalier, seigneur de Ponchat, des biens nobles, pêcheries et moulins qu'il possède à charge d'hommage envers l'archevêque de Bordeaux, dans les paroisses de la juridiction de Montravel : le château de Fauguerolles, village de Cousteyre, moulin de Canterane, Mousquefolle, les Bregidons, les Sartres, Puychaurieu, Majouan, le Paradis-de-Duboscq, Roumane, Mazurie ; la paroisse de Nasteringues, Libarde, la Chapellenie, Fontbaritaud, Gamache ; la paroisse du Canet, la paroisse de Saint-Avid-du-Tizac, etc. (1651) ; - par François de Lageard, chevalier, seigneur de Monbadon et Semens, pour la paroisse de La Mothe-Montravel (1627) ; - par Isaac de Melet, sieur de Maupas, pour la maison de Labrousse ; - par Marguerite de Lalanne, dame du Cros (1627), et Gabriel de Calvimont (1673), aux archevêques François de Sourdis et Henri de Béthune, pour le château de La Mothe et terres et moulins qui en dépendent : la Fourtonnie, le Bosc-du-Prieur, le ruisseau de Layssa, le bourg de La Mothe, La Peyrière, ou Bayard, Pissesome, champ de l'Estey, Coulombey, Saint-Seurin, etc. ; - par Marie de Lanau, veuve de Charles de Calvimont, chevalier, pour la maison de Sainte-Aulaye, le passage du bourg et droit de pêche sur la Dordogne, du côté du Périgord, le moulin du Rivet, et La Mothe-Gratin, avec les tènements dits : la Pointe-des-Amiguets, Couly ou Sourège, Gascon, Rivet, alias Eymon, Trachis, alias Pontpeyrat, port de Gréal, Christanerie, au carrefour de deux grands chemins ; dans la paroissse du Canet, les tènements de Brichaux, et Mas-Medeil ; dans la paroisse du Bruilh des Champs, alias Goth ou Puyborda, les tènements de Canetaude, les Eymeries, Mas-Carbon, Puyparron ; dans les paroisses de Vélines et de Nasteringues, le Bourdil, Pardaillan, Mas-Andry, l'Escribadey, Fontréal, Montpilla, Pas-de-Moulin dit des Mangons, en Saint-Seurin ; Luganiac, autrement Bonnet, en Montcaret, La Marnoire, Esquinciam, grande et petite rivière de Colles (1724) ; - par P. de Nogaret, seigneur de Nogaret et Gouyas, pour ces deux maisons nobles, et sur les tènements de Toumelin, La Séguinie, Fontrigaud, Mercadil, La Tricherie, alias village des Allemands, etc. (1635). - Mémoire concernant le droit de pêche de l'archevêché de Bordeaux sur la rivière de Dordogne et terre de Montravel (1755).
(Liasse.) - 26 pièces, papier.1364-1724
G 143
Extraits des terriers, tables des tenanciers et des tènements, et comptes de recettes pour la seigneurie de Montravel.
(Registre.) - In-folio, 690 feuillets, papier.1497-1644
G 144
Extraits des terriers, tables des tenanciers et des tènements, et comptes des recettes pour la seigneurie de Montravel.
(Registre.) - In-folio, 628 feuillets, papier.1666-1644
G 145
Table des tènements et des tenanciers, et extraits des titres pour la seigneurie de Montravel.
(Registre.) - In-folio, 580 feuillets, papier.XVe au XVIIe siècle
G 146
Comptes des recettes des fermes et des quartières dues à l'archevêché pour les années 1684, 1685 et 1686, pour la seigneurie de Montcaret, dans la juridiction de Montravel.
(Carton.) - 12 cahiers in-f°, 620 feuillets, papier.1684-1686
G 147
Tables des tenanciers et des tènements pour les paroisses de Sainte-Eulalie, Bonneville, Bonnefare, dans la seigneurie de Montravel.
(Carton.) - 5 cahiers in-f°, 495 feuillets, papier.XVIIIe siècle
G 148
Tables des tenanciers et des tènements pour la paroisse de Montcaret, en Montravel.
(Registre.) - In-folio, 625 feuillets, papier.XVIIIe siècle
G 149
Tables des tenanciers et des tènements pour la paroisse de Montcaret, en Montravel.
(Registre.) - In-folio, 572 feuillets, papier.XVIIIe siècle
G 150
Hommage par le prieur de Castillon et de Notre-Dame-de-Colles, son annexe, pour cens et agrières en Montravel (1671).Bail à ferme de tous les revenus de la seigneurie de Montravel (1679). - Arpentemenl des biens que possèdent les héritiers de noble Isaac de Tauzia, écuyer, dans la juridiction de Montravel. - Reconnaissances féodales par Jean Merlande, Marthe et Marie Merlande (1643), par Jean Pasquet, et noble Jean Lapouyade (1762), pour le tènement de Puch-Védel, paroisse du Breuilh ; - reconnaissance par Antoine Dumas en faveur de noble Beaujon de Paulin, de Bordeaux, pour le tènement de La Valade, en Montravel (1469). - Droit de prélation cédé par l'archevêque à dame Anne Descrambes, veuve d'Isaac de Tanzia (1748). - Baillette par noble Thomas de Mellet, écuyer, seigneur de Labrousse et de Maupas, pour un moulin à nef, appelé le Pas-du-Moulin, situé dans la paroisse de Saint-Seurin-de-Prats (1076). - Reconnaissance en faveur de noble homme Berthomieu de Dieuzayde, écuyer, seigneur d'Aiguilhe et de Monbadon, pour la paroisse de Saint-Pexens, relevant de l'archevêché (1505). - Accord entre François de Lageard, chevalier, baron de Monbadon, et dame Henriette de Merlande, épouse de Pierre de Pitray, au sujet de sommes dues, pour le paiement desquelles la sirie de Monbadon, en Albret, avait été saisie (1700).
(Carton.) - 3 pièces, parchemin ; 8 pièces, papier.1469-1748
G 151
Transaction entre noble Grimond Eyquem de Montaigne, habitant de la ville de Bordeaux, et Mondon Olivier, de Montravel, au sujet de terres situées en la paroisse de Montcaret, dont ledit Grimond Eyquem de Montaigne revendiquait la propriété comme les tenant de Pierre Dubois, chanoine et chantre de l'église Saint-André de Bordeaux (1496).Donation en faveur de noble Pierre Eyquem, seigneur de Montaigne, par Arnaud de Nogaret, écuyer, demeurant à Montravel, de terres situées dans la paroisse de Montcaret (1566). - Dénombrement rendu à Henri de Sourdis, archevêque de Bordeaux, par de Lur de Saluces, baron de Fargues, chevalier, seigneur de Montaigne, et dame Marie de Gamache, son épouse, pour la maison noble de Montaigne, en Montravel ; ladite dame Marie de Gamache ayant succédé à sa mère, dame Éléonore Eyquem de Montaigne, qui était fille de Michel Eyquem de Montaigne, chevalier, seigneur de Montaigne, et épouse de Charles de Gamache, vicomte de Raymond, et baron de Pussy (1633). - Procédures criminelles contre des laboureurs, pour crimes d'homicide et de rébellion (1747). - Cession par de Lur de Saluces, en faveur de l'archevêché, du tènement de la Garonne, en Montravel (1636). - Pièces du procès entre l'archevêque et Jean de Ségur de Montaigne, pour la directité de certains fiefs. - Procès entre l'archevêque et les héritiers de Jean Fraissineau, seigneur de Lacombe, pour le tènement de Baudes à Vélines (1763). - Exploits d'assignation contre divers tenanciers pour reconnaissances et paiements de rentes et redevances (1754). - Accord entre François de Lageart, seigneur de Monbadon, et Renée Dieuzayde, damoiselle femme de Henry Puyperon, seigneur de Saint-Mars, concernant la jouissance des rentes de Montravel (1612). - Cahier de nomination de procureurs d'office par les archevêques dans la juridiction de Montravel (1612 à 1621). - Procès-verbal de la vérification des fiefs nobles possédés par les vassaux de l'archevêque en Montravel (1651). - Arrêt du Conseil d'État du Roi, qui fixe les droits de péage dans Montravel, Bigarroque et autres lieux de ladite juridiction, sur la rivière de Dordogne (1671). - Requête par le sieur de Saint-Martin de Monbadon, écuyer, à l'archevêque, relativement aux ventes en Montravel (1672). - Requête et ordonnance relatives à l'arpentement de la terre et châtellenie de Montravel (1752). - Convention entre le sieur Garnier, feudiste de l'archevêque, et les habitants de Montravel, concernant le renouvellement du papier terrier de ladite seigneurie (1752). - Vente de bois de la seigneurie de Beauséjour, appartenant à l'archevêché (1756).
(Liasse.) - 1 pièce parchemin ; 33 pièces, papier.1496-1763
G 152
Actes relatifs aux fiefs possédés par l'archevêché dans le Périgord.Dénombrements par : Jean Fournier, pour les fiefs acquis des sieurs de Nogaret, Benoît et autres, paroisses de La Mothe, Montcaret, Montravel, Sainte-Eulalie, le Breuil et Saint-Avid, juridiction de Montravel (1540) ; - François de Chartres, pour la maison noble de Maupas (1624) ; et le sieur de Melet de Maupas, pour fiefs en Montravel (1627).
(Registre.) - In-folio, 58 feuillets, parchemin et papier.1540-1627
G 153
Donation par Guillaumette Debas, de Montravel, en faveur de ses deux fils, Pierre et Jean de Nogaret, de tous les biens meubles et immeubles. qu'elle possède en Montravel (1513) ;donation par noble Jean de Nogaret, écuyer, seigneur de Goujas, en faveur de Pierre Eyquem, écuyer, seigneur de Montaigne, absent, représenté par Pierre Eyquem, seigneur de Gaujac, son frère, de toutes les rentes situées en Montravel, que ledit de Nogaret a recueillies dans la succession de ses père et mère (1541) ; - hommage à l'archevêque par Arnaud de Nogaret, pour la maison noble de Nogaret (1606) ; - bail par le cardinal de Sourdis, en faveur d'Arnaud Vidal de Nogaret, de quatre journaux de terre en la paroisse de La Mothe-Montravel, au lieu appelé : à l'Estey ou Buisson, avec une grande pêcherie joignant ladite pièce de terre (1608) ; - sentences dans le procès entre l'archevêque et le sieur de Nogaret, au sujet du dénombrement de biens prétendus nobles (1627) ; - sentence arbitrale condamnant Pierre de Nogaret à reconnaître et à payer à Louis de Saluces, seigneur de Montaigne, les rentes des fonds qu'il possède dans le tènement de Claud d'Orgueilh, en Montravel (1647) ; - maintenue de noblesse en faveur de Joseph et André de Nogaret (1665) ; - dénombrement général des fiefs possédés par Jacob de Nogaret dans la juridiction de Montravel (1728).
(Registre.) - In-folio, 31 feuillets, parchemin et papier.1541-1728
G 154
Reconnaissance en faveur de Henry de Puypeyron, seigneur de Saint-Mars et de Monbadon, pour les paroisses de Saint-Magne et de La Mothe (1596) ;dénombrement présenté à l'archevêque de Bordeaux par Paul Delage, conseiller du Roi, pour le tènement de Colles, et autres, dans la paroisse de La Mothe (1627) ; - dénombrement rendu à l'archevêque de Bordeaux par François de Lageard, chevalier, seigneur de Monbadon, pour les tènements de Virolles et de Colles dans la paroisse de La Mothe (1627) ; - reconnaissance en faveur dé François de Lageard, pour le tènement de Colles (1637) ; - vente par Jacques Bérard à Daniel Grenouilleau, avocat au Parlement, de cens, rentes et agrières, dans la paroisse de La Mothe Montravel (1672) ; - vente par François de Lageard à Daniel Grenouilleau, de cens, rentes et agrières dans ladite paroisse (1695) ; - hommage à l'archevêque par Daniel Grenouilleau, pour les cens, rentes, etc., sur le tènement de Colles et autres (1723) ; - dénombrement par le même, pour les mêmes fiefs (1725) ; - vente par Daniel Grenouilleau à dame Anne Descrambes, veuve de noble Jean de Tauzia, desdites rentes et cens, sur le tènement de Colles (1744).
(Registre.) - In-folio, 54 feuillets, parchemin.1596-1744
G 155
Titres relatifs aux droits de pêche et de passage possédés par l'archevêque de Bordeaux dans toute la juridiction de Montravel sur les rivières de Dordogne et de Lidoire : arrêts du Conseil d'État ; arrêts de la maîtrise des Eaux et forêts ; procès-verbaux de visite ;mémoires, enquêtes ; - ordonnances de l'intendant ; - bac sur la Lidoire au port de Lamothe ; - curage de la Dordogne ; - bail à ferme pour le passage de Montravel (1572-1753) ; - extraits analytiques des titres remis par Honoré de Maniban, archevêque de Bordeaux, pour la preuve de sa possession des péages de Lamothe-Montravel, Bigarroque et Saint-Cyprien et pour les droits de passage de Coutures sur la Garonne et de Montravel sur la Lidoire (1567-1739) ; - procès relatifs aux droits de pêche sur la Dordogne contre Henri-Joseph, marquis de Durfort, seigneur de Lamothe, sur Dordogne ; - extraits des titres en faveur de l'archevêque ; - baux à ferme ; - cahier des pêcheries et gaules tenues sur la Dordogne par l'archevêque ; - plusieurs mémoires et notes relativement aux droits de pêche sur la Dordogne, dans la juridiction de Montravel ; - arrêts de la Cour des Eaux et forêts, 1602-1756.
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 55 pièces, papier.1567-1756
G 156
Baux à ferme pour la seigneurie de Montravel de 1567 à 1749 ;greffe, prévôté et geôlerie, lods et ventes, dimes, péage pour le passage de la Dordogne et de la Lidoire ; - revenus divers des différentes paroisses de ladite juridiction.
(Registre.) - In-folio, 173 feuillets, papier.1567-1749
G 157
Arpentements faits de 1500 à 1724 pour les paroisses de : Bonneville, Saint-Vivien, Le Breuil, Montravel, Saint-Seurin, Lamothe, Sainte-Eulalie, Montcaret.
(Registre.) - In-folio, 1087 feuillets, papier.1500-1724
G 158
Extraits des reconnaissances féodales faites en faveur des seigneurs, vassaux de l'archevêque, lesdits extraits remis par ceux-ci pour la vérification des dénombrements qu'ils ont rendus à l'archevêque, seigneur de Montravel : de Tauzia de Prat, fiefs en Montravel ;noble Joseph de Bonneau, écuyer, seigneur de Litterie et Montauzier, pour lesdites maisons nobles (1654) ; - Léon de Calvimont, pour le bourg de Lamothe (1607) ; - Gabriel de Calvimont, pour le vieux château de Lamothe (1667) ; - Honoré de Calvimont, pour le même fief (1698) ; - dame Izabeau de Laporte de Puyferrat ; - dame de Calvimont, veuve de Honoré de Calvimont (1703) ; - les Chartreux de Vauclaire, pour fiefs en Montravel et en Montcaret (1692 et 1753).
(Registre.) - In-folio, 230 feuillets, papier.1607-1753
G 159
Reconnaissances féodales en faveur de Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, seigneur de Montravel, pour la paroisse de Sainte-Eulalie par divers artisans et laboureurs pour les tènements de : Rivet, la Grand-Borie, Taudinot, Bertrand-Ferrière, Laporte, la Petite-Moulière, etc.
(Registre.) - In-folio, 63 feuillets, papier.1669-1671
G 160
Reconnaissances, quittances et actes divers pour la terre de Montravel (1606) ;quittance donnée par Pierre de Ségur, chevalier, seigneur de Pitray, à Antoinette Des Périers de Lasserre, dame de Grignols en Bazadois, de Bomes et Laborie, épouse de Jean de Grignols, à cause de l'acquisition de la maison noble de La Tour de Montbrun (1608) ; - ratification par le chapitre Saint-André de l'échange fait entre le cardinal de Sourdis et la dame Antoinette Des Périers, épouse de Jean de Grignols, chevalier, de la terre de Loutranges, en Bazadois, contre la tour noble de Montbrun, en Montravel (1608) ; - bail à ferme en faveur de Pierre Daugereau, avocat au Parlement, des cens et rentes de la seigneurie de la Tour de Montbrun et de la seigneurie de Montaigne ; - sommation adressée à l'archevêque par noble Gabriel de Ségur, chevalier, seigneur de Montbrun, pour la maison noble de la Tour de Montbrun (1653).
(Registre.) - In-folio, 50 feuillets, papier.1606-1671
G 161
Mainlevée de saisie féodale faite contre Lafuge et consorts sur certains fiefs situés en Montravel (1610).Vente de la seigneurie de la Tour de Montbrun, située en Montravel, par Pierre de Ségur, chevalier, seigneur de Pitray, au cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, 3 mars 1608. - Procès-verbal de vérification du dénombrement présenté par Philippe Leberthon, chevalier, seigneur d'Aiguilhe, au nom de Pierre de Flaujaigues, son oncle, pour rentes en la paroisse de Lamothe (1620). - Procès-verbal de la visite faite à Montravel par l'évêque de Périgueux (1624). - Reconnaissance féodale et vente de fiefs pour les paroisses de Lamothe et de Montcaret (1627 et 1646). - Droit de prélation exercé par l'archevêque de Bordeaux sur certains biens situés dans la paroisse de Lamothe-Montravel (1625). - Liève des reconnaissances pour la paroisse Saint-Seurin-de-Prats (1627). - Requête à l'évêque de Périgueux, Cyrus de Villers Lafaye, par Jean Léandre de Cazenave, écuyer, seigneur de Lagorse, au sujet du droit de sépulture qu'il prétend dans l'église de Vélines (1657). - Quittance par Pierre de Ségur, écuyer, seigneur de Pansac, tant en son nom qu'au nom de Jean de Ségur, écuyer, son fils aîné, seigneur de Minzac, en faveur de Daniel de Carrière, écuyer, seigneur de Montvert, pour la vente de ladite seigneurie de Montvert (1662). - Transaction entre : damoiselle Henriette de Ségur, fille et héritière de feu Pierre de Pitray, chevalier, seigneur de Lamothe-de-Prats et demoiselle Charlotte de Lageard de Monbadon, au sujet d'une créance pour la sûreté de laquelle la saisie de la seigneurie de Monbadon avait été pratiquée (1697).
(Liasse.) - 9 pièces, papier.1608-1697
G 162
Fragments de registre terrier, contenant des reconnaissances en faveur de l'archevêché pour la paroisse de Saint-Seurin de Prats, juridiction de Montravel en Périgord.
(Registre.) - Grand in-folio, 31 feuillets, parchemin.1603-1608
G 163
Registre-terrier des reconnaissances en faveur de l'archevêché pour les paroisses suivantes dans la juridiction de Montravel : La Roquette, Vélines, Saint-Claud, Lamothe, Sainte-Eulalie, Saint-Michel et Bonnefare, Saint-Seurin, Saint-Antoine du Breuil, Cannet, Montcaret, Saint-Vivien, Bonneville et Montpeyroux.
(Registre.) - Grand in-folio, 391 feuillets, papier.1669-1672
G 164
Bail à fief nouveau par le cardinal de Sourdis en faveur de Jean de Calvimont, conseiller au Parlement, seigneur des Tours de Montaigne, du Cros, etc., pour l'ancien château de Lamothe-Montravel, sous l'hommage d'un calice d'argent doré du poids de 3 marcs avec sa patène (1601) ;dénombrement présenté à l'archevêque de Bordeaux, par dame Izabeau de Laporte de Puifferrat, veuve d'Honoré de Calvimont, chevalier, seigneur du château-vieux de Lamothe-Montravel (1723) ; - Procès entre l'archevêque et Jean de Calvimont, écuyer, seigneur des Tours de Montaigne, pour défaut d'hommage des terres nobles qu'il possède dans la juridiction de Montravel (1640) ; - autre procès contre la dame de Puifferrat au sujet d'arrérages de ventes (1719) ; - hommage par ladite dame pour le vieux château de Lamothe Montravel (1719) ; - procès contre Suzanne de Filhol, fille de feu Antoine de Filhol, écuyer, seigneur de Mezières, pour défaut de dénombrement (1727) ; - procès contre Jean de Carrière, seigneur de Montvert (1728), pour défaut de dénombrement.
(Registre.) - In-folio, 71 feuillets, parchemin et papier.1601-1728
G 165
Procès-verbal de vérification du dénombrement rendu pour la demoiselle Jeanne de Roger pour la seigneurie de la Seguinie en Montravel (1624) ;dénombrement présenté à l'archevêque de Bordeaux par Alexandre de Puch, au nom de Henriette Judith et Angélique-Victorine de Puch, filles dudit A. de Puch, et de la feue dame Henriette de Ségur, pour les tènements de Mangon, de Lamothe de Prats ou Lamothe Sainte-Radegonde (1726).
(Registre.) - In-folio. 185 feuillets, parchemin et papier.1624-1726
G 166
Lettres de la chancellerie du Parlement de Bordeaux portant committimus pour la rénovation du papier terrier de la châtellenie de Montravel (1752).Lettres-patentes en faveur de l'archevêque de Bordeaux, pour que les vassaux de la châtellenie de Montravel viennent rendre leurs hommages, aveux, dénombrements et reconnaissances pour les fiefs qu'ils possèdent (1785). - Lettres-patentes pour contraindre lesdits vassaux à remplir leur devoir de vassalité (1785). - Projet de réparation à faire au château de Lamothe Montravel (1774). - Exemption du logement des gens de guerre en faveur de la châtellenie de Montravel (1628-1751). - Plan général de la châtellenie de Montravel au XVIIIe siècle.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 9 pièces, papier ; 1 plan.1628-1785
G 167
Reconnaissance par Joseph Meynier et autres en faveur de l'archevêque Henri de Sourdis du ténement de Margoux situé dans les paroisses de Lamothe Montcaret et Saint-Seurin en Montravel (1643) ;Dénombrement rendu par noble Daniel de Carrière, écuyer, seigneur de Montvert, pour les fiefs nobles qu'il possède dans les paroisses de Saint-Seurin, Lamothe, Montcaret, Saint-Aulaye et Montravel (1672) ; - Arrêt condamnant le sieur de Montvert à fournir l'aveu et le dénombrement des biens nobles qu'il possède dans la juridiction de Montravel (1728).
(Registre.) - In-4°, 33 feuillets, parchemin et papier.1643-1628
G 168
Vente par Marie-Françoise Chastaigner de La Châtaigneraie, fille de Marc de Chasteigner de la Châtaigneraie, chevalier, seigneur de Sainte-Foy, en faveur de Gabriel Barthélemy Romain de Filhol, chevalier, ancien conseiller au Parlement, de la maison noble de Sainte-Aulaye dans ladite paroisse, avec appartenances, moulin à nef sur la Dordogne, au Rivet (1772) ;actes divers, mémoires relatifs à ladite maison noble de Sainte-Eulaye. - Convention passée entre le feudiste de l'archevêché et les tenanciers de Montravel relativement à la confection du papier terrier de ladite châtellenie. - Table des noms des tenanciers et des ténements pour les paroisses de Saint-Vivien et de la Roquette.
(Liasse.) - 13 pièces, papier.1731-1772
G 169
Arpentement des fiefs et tènements de la châtellenie de Montravel où sont mentionnés :dans la paroisse de Saint-Paixans : - la prairie de Colles et le pont Dorable, au sieur de Trapaud de Labruyère, confrontant à l'ancienne Lidoire, et aux fiefs des sieurs Brouilhat, de Lageard et de Gravoux ; - autres pièces au même lieu, appartenant au président d'Aiguilhe, au sieur Grenier, écuyer, au sieur de Brouilhat, à Trigant, sieur de Geneste, à Isaac Durège, sieur de La Combe ; - le ténement de Virolle et l'îlot, à M. de Belcier, sieur de Matecolon, et au sieur Métivier, conseiller du Roi ; - le marais du Carros, à Mme de Calvimont, à J. Ducourrech, à la dame de Guerre ; - le ténement d'Armor, au devoir de six boisseaux deux quarts froment, autant de seigle, cinq boisseaux d'avoine, deux chapons et trente sols argent, possédé par Isaac Damade, Isaac Durège, R. Lassime, etc. ; - le ténement de Langlais, au devoir de huit deniers par journal et un picotin de froment et de seigle divisés entre plusieurs tenanciers, - le tènement de Genestat, au devoir du dixième du revenu et cinq sols d'argent ; - le ténement de Leyrac, possédé par Isaac Tauzia, écuyer, seigneur de Montbrun, J. Queysat, Daniel Denois, etc., à dix-huit deniers par journal ; - les tènements des Audoyers, de Puygueyral, des Mathelins, de Rataud, de Carganeuil, possédés par les sieurs Lalumière, Dezaimeriqz, etc... - Minutes d'arpentement des années 1743-1755 des terres de la seigneurie de Montravel pour les fiefs et tènements de Montpeyroux, Chalastre, le petit Puy, les Souraud, le Mayne gros bos, Sabaterie ; Jouhaneau ou les Gaillardons, Font Saint-Pé, des Justices, Maridat, La Dodie et Montpeyroux dans Montcaret, les Chapelles, Banizette, Mayardeaux, et mentionnant : la limite au ruisseau de Lestios des paroisses de Montcaret et de Vélines, le grand chemin neuf de Sainte-Foy à Castillon, l'ancien moulin de la Gabonne ou du Preneau, la chapelle de l'Estrop, la limite à la Lidoire des paroisses de Saint-Avid de Fumadière et Montpeyroux avec les noms de M. de Montbreton, Cazenave de Luganiac, Mme de Boucher, demoiselle d'Augereau, demoiselle de Salleneuve, sieur de Fontroque, de Peyrechaud de Gerby, Queyssac, d'Aubilliat, Banizette, etc.
(Liasse.) - 33 pièces, papier.1752-1754
G 170
« Copies informes sur papier commun de la terre de Montravel, en Périgord, sous le règne de Mgr d'Argenson, » tirées du terrier de Brunet, notaire en 1724.Table des noms des tènements. - Paroisse de Vélines : reconnaissance du tènement de Lagorce pour Jacques de Cazenave, écuyer, sieur de Saint-Philip, Lamothe et Lugaignac, sous le devoir et rente annuelle de quatre boisseaux de froment, quatre de seigle, quarante sols argent, et deux gélines, avec le tiers d'acapte à chaque muance de seigneur ou d'affeuvats ; et pour chacun des affeuvats qui auront feu dans la présente juridiction, deux sols six deniers par an pour droit de sivadage et criblage, dix deniers seulement pour les tenanciers qui n'habitent pas la juridiction. - Reconnaissance du local et village du Puy-Moulinier par des bourgeois, des paysans, des nobles (de Ségur, de Lugaignac, de Saint-Philip, de Fontrigaud, de Cazenave, Pierre et Isabeau Dupuy, Dezeimeris, de Tauzin, Durége, de Guerre, Boutin, praticien, Courech, Fournier, etc.), avec la répartition par fonds de terre de la rente totale de cinq livres deux sols, quatorze boisseaux froment et seigle sur l'ensemble du tènement qui est de trois cent vingt-neuf journaux (f° 4). - Reconnaissance du tènement et village des Ebles, ou de la Tor, divisé en trois prises formant ensemble soixante-sept journaux, sous les mêmes devoirs que ci-dessus. - Reconnaissance du tènement des Laurens, formé de cent vingt-deux journaux sous le devoir d'une rente en argent de trente-trois sols, trois poules, six boisseaux de seigle, un d'avoine et les acaptes et sivadages habituels de deux sols ou dix deniers par tenancier selon qu'il habite ou non la juridiction : ladite somme répartie entre cent cinq cotes. - Reconnaissance du tènement des Maillard (f° 26) ; - des Seize journaux (f° 33) ; - des Villemonteix (f° 39) ; - des Bondieux, par P. de Froidefond, écuyer, seigneur de la Borde, gendarme de la garde du Roi, le marquis de Naucaze, les sieurs Novel, Masmontet, des Réaux, etc., formé de cinquante-trois journaux, sous le devoir annuel de vingt-quatre sols argent et quatre boisseaux froment et seigle. - Paroisses de Bonneville ; de Saint-Michel (f° 97) ; - de Lamothe (f° 121) ; - de Montcaret (f° 194). - Reconnaissance du tènement Mérigot Brun, formé de dix-neuf journaux et soumis au devoir de quinze sols de rentes et un boisseau de seigle, en deux cotes, l'une de quatorze sols, deux deniers et trente picotins, l'autre de dix deniers et deux picotins, somme égale à la rente. - Reconnaissance du tènement des Geneilhas, formé de cent journaux soumis à la rente en argent de trente-deux sols six deniers, un boisseau froment, un boisseau seigle et trois poules, divisée en trente-quatre cotes ; M. de Montaigne y est compris pour la trentième partie d'un picotin de froment, la vingtième d'un picotin de seigle (le boisseau étant à trente-deux picotins) et deux deniers d'argent et de poule (f° 99). - Reconnaissance par Étienne de Belcier, écuyer, sieur de Matecoulon, du tènement de l'Ilot sur la Dordogne, de la contenance de quatre journaux, sous la rente de quatre sols ; - du pré d'Aiguilhe par dame Anne de Guerre, veuve de Geoffroy de Guerre, écuyer, - du pont Dorable, en la paroisse de Notre-Dame-de-Colles, par le président d'Aiguilhe (Le Berthon), Trapaud de Labruière, de Brouilhac, D. Grenier, et contenant vingt et un journaux et demi, sous la rente de vingt-un sols sept deniers, à raison, pour ce tènement, de un sol par journal ; - du pré de Virolle ou de Nau, sous la rente de quatre deniers le journal (f° 128) ; - du village de Virolle, ou Teyssonnières, ou Planeau, sous le devoir de huit deniers, deux picotins tant froment que seigle par journal ; total pour cinquante-trois journaux : un boisseau, trois quarts froment, autant seigle, trente-six sols argent et deux poules répartis entre soixante-treize cotes (f° 143) ; - du village des Marots et Tourniers, autrement Fontclaire, par J.-J. Carrière, avocat en Parlement, la veuve d'Isaac Damade, sieur de Laroque, Dezeymeris ; - du tènement de Leyrac, par un cordonnier et un charpentier de barriques, tant en leur nom qu'à celui de leurs cotenanciers, noble Isaac de Tauzia, écuyer, sieur de Montbrun, François Quinsac, Anne Virolle, sieur Daniel Denois, le sieur Boyer Laperrière, etc., sous le devoir et rente de dix-huit deniers pour chaque journal, comme s'obligea le feu sieur de Leyrac envers messire Artus de Montauban, archevêque de Bordeaux, suivant baillette du 22 janvier 1470, en conséquence de laquelle le sieur de Leyrac et les autres possesseurs dudit tènement furent féodalement investis sous le devoir ci-dessus énoncé (f° 175) ; - [feuillets en blanc de 180 à 194.] - Reconnaissance des tènements de Préguinot, en landes, taillis, brandes, labourages, au devoir, pour cinquante journaux, d'une rente annuelle de un boisseau et demi de seigle, douze sols et deux gélines conformément aux anciens titres de 1494 ; - du village de Pombazet, au devoir de trente sols, un boisseau froment, deux seigle, deux poules, répartis entre vingt-quatre cotes, sur une contenance de quarante et un journaux dont le quart en vacants et landes (f° 220) ; - du village des Ollivier, tenu féodalement par David, Élie et Pierre Ollivier et autres, au devoir de deux boisseaux froment, deux boisseaux et demi seigle et quarante-huit sols et demi de rente pour deux cent quatorze journaux dont la première baillette est de 1494, ce qui porte le journal à deux sols et demi de rente d'argent, et à des divisions infinitésimales des mesures de grains, - du village de Borie, tenu par André Borie et consorts, dont la contenance est de quarante-neuf journaux et la redevance totale en argent de vingt-huit sols et deux boisseaux de seigle. - Reconnaissance des tènements des Justices, Salleneuve, Ladodie, Chalastre, Verliac, la Peyssonnerie, etc. ; - du ténement de Font-Saint-Pé, (f° 321), à huit deniers sans plus.
(Portefeuille.) - Grand in-folio, 334 feuillets, papier.1724
G 171
Hommages rendus à l'archevêque de Bordeaux comme seigneur de Montravel par :les sieurs de Commarque et de Belhade ; - les carmes de Castillon ; - Alexandre Montaigne de Ségur ; - Alexis François de Nogaret ; - Suzanne de Filhol ; - Jacques de Puch de Montbreton ; - Pierre Digeon, baron de Monteton ; - Pierre de Tauzia, seigneur de Montbrun ; - Marie Françoise de Calvimont, veuve de Jacques Henri de Durfort ; - Marguerite de Lacoste, veuve de Thimothée de Melet ; - les frères Prêcheurs de Saint-Émilion ; - Jacques de Cazenave, seigneur de Matecoulon ; - les Chartreux de N.-D. de Vauclaire ; - Marc de La Chataignère de Sainte-Foy ; - Claude Joseph, marquis de Naucaze, seigneur de Laroque-Vigneron ; - Joseph Moulinié, écuyer : - Anne d'Abzac de La Douze ; - Henri Philippe, marquis de Ségur, seigneur de Fauguerolles ; - André-François-Benoît Le Berthon ; - les hoirs Peyrachaud ; - le Prieur de Saint-Florent de Castillon ; - Marie Doucet, veuve d'Étienne Montilhaud ; - Jean de Carrière, sieur de Montvert, seigneur de Liversac.
(Registre.) - Grand in-folio, 33 feuillets, papier.1753-1764
G 172
Indice des fiefs nobles de la terre et châtellenie de Montravel, avec la table des noms des vassaux contenus dans le registre :Fr. de Belhade, chevalier, mari de Jeanne de Guerre, fille aînée de feu Geoffroy de Guerre, habitant de la maison noble de Lamothe, paroisse de Saint-Privat en Périgord, et Fr. de Comarque, comme veuf de Marie de Guerre, doivent hommager les cens et rentes appartenant à une maison située dans le bourg de Lamothe-Montravel et qui leur est venue en héritage de leur père et beau-père Geoffroy de Guerre, par transmission de J. de Sastre, seigneur d'Arpailhan, premier acquéreur au temps de l'aliénation du temporel de la seigneurie faite par l'archevêque Prévôt de Sansac, ensuite de Jeanne d'Arpailhan, épouse d'Alain de Joas, seigneur de Perponcher, etc., forme de l'hommage : à genoux, les mains jointes entre celles de Monseigneur. - les Religieux du couvent des Carmes de Castillon doivent hommager toutes les rentes que le prieur et ses prédécesseurs lèvent annuellement dans le tènement de Colles, au devoir d'un baiser, et la forme de l'hommage, à deux genoux, les mains jointes, etc..., tête nue, sans ceinture, pour prêter le serment de fidélité. - Le sieur de Ségur de Montaigne doit hommager et dénombrer à genoux, les mains jointes, sans chapeau, manteau ni épée, les maisons nobles de Montaigne et « Balbejoux » (Balbeyron) situées dans la juridiction de Montravel, au devoir d'un baiser en la joue à muance de seigneur ou de vassal ; rappel des hommages faits pour la même seigneurie aux divers archevêques : en 1723 par J. de Montaigne de Ségur, en 1686 par Madeleine de Lur de Saluces, veuve d'Isaac de Ségur Montaigne, en 1671 par Marie de Gamache, veuve de Lur de Saluces, en 1631 par Louis de Lur, baron de Fargues, en 1602 par Me Ramond de Montaigne, chanoine, comme procureur de Françoise de La Chassaigne, dame de Montaigne, veuve de messire Michel de Montaigne, en 1530 par noble Pierre Eyquem. - Le sieur de Nogaret, pour sa maison noble de ce nom ; - les demoiselles de Mézières, pour le repaire de ce nom, au devoir d'un baiser en la joue, ladite maison leur venant de leurs parents Ant. de Filhol, écuyer, sieur de Mézières, autre Ant. Filhol, Alain de Filhol de Paranchère au nom de sa femme Jeanne de Ségur, donataire (1654) de son père Daniel de Ségur de Ponchat qui en avait rendu l'hommage en 1627 au cardinal de Sourdis ; - les sieur et dame de Montbreton, pour les cens et rentes dépendant de la maison noble du Puch de Gensac, situés dans la châtellenie, tels que M. Jacques Du Puch, seigneur de Paillas, de la Tour de Montbreton, du Puch de Gensac, etc., père dudit seigneur, les avait acquis, our une moitié, de Jean de Senault, seigneur de la ma noble de la Bigueyresse en 1686 ; 2° pour la maison noble de la Séguinie, dans la forme des hommages rendus en 1685 par Pierre de Ségur de Pitray, et en 1614 par Jean Dupuy, écuyer, sieur de Bague ; 3° pour les cens et rentes acquis de François de Lageard, seigneur baron de Monbadon, par P. de Ségur de Pitray ; 4° pour une petite île sur le fleuve de Dordogne, cette dernière étant au devoir d'une paire de sonnettes à émérillon ; - le sieur Duron de Tauzia, seigneur de Litterie, pour les cens et rentes qu'il lève dans la juridiction de Montravel, desquels il doit l'hommage tête nue, sans manteau, ceinture, ni couteau, au devoir d'une paire de gants blancs à muance de seigneur ou de vassal, et le sieur de Tauzia, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, pour des cens et rentes acquis de plusieurs seigneurs : P. Durège qui en avait fourni l'hommage en 1651, J. de Bacalan de La Barthe, acquéreur, par son père, Joseph Bounaud, écuyer, sieur de Montauzier, J. Augereau, sieur de la Capelle, demoiselle de Chaussade, J. de Lafuge, Abraham Delage, etc. ; - la comtesse de Civrac pour une place appelée La Mothe où anciennement était un château de briques enclos de fossés avec une chapelle, dénombrée précédemment en 1723 par dame Isabeau de La Porte de Puyferrat, veuve du seigneur de Calvimont, et déjà en 1601 par Léon de Calvimont, lequel pour le premier hommage, avait offert à l'archevêque, cardinal de Sourdis, un calice d'or, au devoir d'un calice d'argent doré avec sa patène, à toute muance de seigneur ou de vassal : tous ces biens acquis en partie du prieuré de Saint-Florent de Castillon, et de la maison de Maupas ; - la dame de Laubès, le seigneur de Peyrachaud, les Jacobins de Saint-Émilion, le seigneur de Cazenave, au devoir les uns d'un réglet de bréviaire, les autres d'un baiser, pour les terres et maisons possédées par eux dans la châtellenie, soit à Saint-Avit-du-Tizac, soit à Colles, soit à Montpeyroux, dans lesquels extraits d'actes il est fait mention des précédents seigneurs : de La Coste, de Rabar (1651), de Blaignac (1307), de Montferrand seigneur d'Aiguille et de Monbadon (1466), de Belcier de Mathecoulon (1724) ; - le marquis de Naucaze, pour la maison noble de Laroque-Vigneron, située en la paroisse du Breuil ; - le seigneur de La Chataignère comme époux de Madeleine de Pontac, pour la maison de Sainte-Aulaye, ayant d'abord appartenu aux seigneurs du Fleix et de Grelly, et tombée depuis au sieur de Ségur ; - la dame de Gravoux, par achat ou acquisition de la famille d'Abzac de La Douze pour les cens et rentes hommages en 1620 par le sieur Annet Penaut, écuyer, seigneur de Saint-Michel du Gravoux ; - le premier président du Parlement de Bordeaux Leberthon d'Aiguilhe, par succession d'Antoine Leberthon, seigneur de Flaujagues, qui aurait fait l'hommage de la seigneurie de Colles en 1621 ; mention du tènement dit des « Fossés de Talbot » ; - le sieur de Carrière-Montvert, pour la maison noble de Montvert ; mention à l'article Carrière des hommages rendus par J. de Carrière en 1724, Daniel de Carrière en 1686, et d'un hommage rendu par un Carrière en 1588 à un Ségur, seigneur de Sainte-Aulaye. - Le sieur Pierre Digeon de Monteton, baron dudit lieu, pour les cens et rentes qu'il possède dans la châtellenie de Montravel.
(Registre.) - Petit in-folio, 50 feuillets, papier.1753
G 173
Mémoires et décisions du conseil de l'archevêque relativement à la châtellenie de Montravel et particulièrement en ce qui concerne : la forêt de Bretonor et Saint-Claud ;le cimetière des protestants à Saint-Vivien ; - les baux à ferme des boucheries de Montravel ; - le sieur Brun de Sainte-Foy, etc., et mentionnant : - un projet de dépouillement méthodique, sans nom d'auteur, des archives de la châtellenie, surtout au point de vue des hommages ; - l'ensemble des revenus de la seigneurie, évalué seize mille livres ; - la prise et la destruction de la ville de Montravel en 1622 par le duc d'Elbeuf contre le duc de la Force qui la défendait au nom des protestants ; - l'ignorance où l'on est de ce que signifie le droit de civadage et de cruvelage dans la châtellenie, introduit dans les baillettes seulement vers 1627 ; - le refus fait en 1356 par Hélie [de Brémond], archevêque de Bordeaux, de recevoir à hommage, comme étant personne privilégiée et mainmortable, frère Arnaud Bernard Hébrard, commandeur de Saint-Avit-de-Fumadières, pour le château de Montravel acquis de Rudel de Seiches, et que d'ailleurs ledit fief avait été confisqué de droit au seigneur archevêque à cause de la félonie commise par ledit de Seiches pour avoir pris les armes contre l'église de Bordeaux et ses sujets de Coutures et d'Outranges ; - la pétition de huit habitants possesseurs du tènement où se trouve l'ancien cimetière des protestants, à Saint-Vivien, adressée à l'archevêque, pour faire maintenir hors du commerce des biens achetés ou exploités par la culture, un lieu devenu religieux par sa première destination ; - un mémoire intéressant du feudiste Garnier sur l'ensemble de la seigneurie, tendant à la confection d'un nouveau terrier général ; la mise en coupe d'une partie de la forêt de Bretonor et de Saint-Claud.
(Liasse.) - 49 pièces, papier.XVIIIe siècle
G 174
Tables des tènements et des tenanciers pour les fiefs de Vélines et de Montravel.
(Liasse.) - 3 cahiers, in-f°, 621 feuillets, papier.XVIIIe siècle
G 175
Liève alphabétique par paroisse et tènement des fiefs en Montravel.
(Liasse.) - 2 pièces, papier.(sd)
G 176
Recueil de pièces et mémoires relatifs à la seigneurie de Montravel réunis en forme de registre, et concernant :le vieux château de Lamothe, prétendu par madame de Puyferrat, veuve du seigneur de Calvimont (f° 40) ; - les noms des vassaux de Montravel, hommagers de l'archevêque et l'aliénation de la terre de Loutrange pour la tour de Montbrun (f° 152) ; - un mémoire en forme d'instructions à MM. du chapitre de Saint-André contre les dons et aliénations qu'entendait faire et qu'avait faits l'archevêque Antoine Prévôt de Sansac dans la juridiction de Montravel sur les forêts et autres droits de haute justice, avec un état contenant les noms de ceux qui avaient bâti des maisons fortes et pigeonniers : Fr. de Beynac, chevalier, seigneur de Laroque ; J. Joubert, chevalier, seigneur de Barrault ; Berthomé de Dieuzaide, en son vivant seigneur d'Aiguille ; l'archidiacre de Blaye, Richard Pichon, bourgeois et marchand de Bordeaux ; de Vence, de Campaignac ; Montrodier, etc. (f° 170) ; - les rentes dues aux maisons nobles de Puch de Gensac et de Gastaudie (f° 182) ; - les hommages rendus en 1723 à l'archevêque pour les vassaux de la terre de Montravel : les Jacobins de Saint-Émilion, le prieur de Castillon, la maison noble de Nogaret, le château de Lamothe, la seigneurie de Montvert (f° 225) ; - un dénombrement rendu en 1723 pour M. de Pontac, prieur de Castillon (f° 285) ; - deux hommages pour le sieur de Naucaze pour la maison noble de Lamothe-Vigneron en 1626 et un procès contre Mme de Guerre pour l'obliger à son dénombrement (f° 365) ; - les dénombrements rendus par : M. d'Aiguille en 1620 ; - M. de Montbreton en 1643 ; - Mme de Guerre pour le tènement de Maupas en 1627 ; - les Carmes de Castillon et les frères Prêcheurs dé Saint-Émilion en 1620 et 1631 (f° 386) ; - un achat pour Léonarde de Mellet, dame de La Seguinie, sur la dame de Puy de Gensac, de rentes et droits nobles dans les paroisses de Saint-Vivien et de Montcaret en 1560 ; - la déclaration des biens de la maison d'Escure, paroisse de Sainte-Aulaye (f° 433) ; - un mémoire des usurpations que la maison noble de Sainte-Aulaye possédée par François de Ségur a faite sur le domaine de l'archevêque (1588), f° 472) ; - les maisons nobles de Sainte-Aulaye, Gratens, et Bridoire en Montravel, de Faugueyrolles, de Montaigne et de Barbeyron ; et mémoire pour l'archevêque contre les usurpations de seigneurs de Montaigne et de Lur Saluces, baron de Fargues, comme mari de dame Marie de Gamache (f°s 479 à 540).
(Registre.) - In-folio, 684 feuillets, papier.1560-1760
G 177
Terre et seigneurie de Belvès et Couze en Périgord.Dénombrement des fiefs possédés par les arrière-vassaux de l'archevêque dans les juridictions de Belvès, Couse et Mausac : (1462) le moulin de Couse sur la Dordogne ; - Jean de Fressengeas, dit de Sauveterre, pour le repaire ou salle de Salleboeuf ; - Guiraud de Palisse et Ramon de Palisse, de la paroisse de Larsac ; - Arnaud La Basta, donzet, à Belvès ; - Jean Gauzot, franc-arbalétrier ; - et pour les paroisses de : Segalat, Palayrac, Blancafort, Belvès (place Malbec), Montplaisant. - Les dénombrements présentés par des laboureurs portent généralement les mentions suivantes : « Dit qu'il est homme de Palayrac et lui paye le commung ; et dit que lui estant audict lieu par avant qu'il fust marié, il n'avoit riens ; mais P. de Paleyrac lui deist que s'il vouloit estre son homme, qu'il le soutiendroit bien et dès lors fut son homme. » - « Dit qu'il est homme de Monseigneur l'archevêque et lui paye le commung. » - « Dit qu'il est homme de la Done de la Bourrelie et luy paye le commung. » - Arnaud de Gabas dit qu'« il est clerc et bourgeois de la ville de Belvès et est noble et ainsi n'est homme de nul, et n'a pour accoustumé de payer commun ni ses prédécesseurs » ; - et après ce s'est fait homme de Monseigneur. - Aymeric Roset, de la paroisse de Larsac, dit qu'« il est tout seul, ung paire de boeufs et un boeuf qui ne laboure point, plus a une vache et trois porcs, et est homme de Palayrac ; deffendu qu'il ne paie rien sur peine de le recevoir sur luy et de l'amande. Aujourd'huy, XXIe jour d'aoust IIIIe LXIII ledit Aymeric s'est fait homme de Monseigneur et a promis payer à luy le commung » ; - un autre dit qu'« il n'est homme de negun et qu'il, ni los seons, no pageren jamais commung à nul homme » ; - un autre, qu'« il ne paye pas le commun à nul, car il a couronne » ; - un dernier dit qu'« il paye commun à P. de Palayrac et sont deux hommes, deux boeufs, quatre porcs, etc. » - Dénombrements présentés à l'archevêque par les vassaux : Bertrand de Virazeille, de Saint-Cyprien ; - Jean de Baynac, chevalier, pour la tour et la maison noble de Rodas ; - noble Raoul de Saint-Clair, chevalier, seigneur de Puy Martin, à Saint-Cyprien ; - les frères Prêcheurs de Belvès tant pour les terres qu'ils possèdent par titres que pour les anciennes rentes qu'ils prélèvent et dont les titres ont été perdus en logeant, dans le couvent, des gens de guerre. - Dénombrement par le recteur de l'église de Montravel et de Montcaret : baux emphytéotiques par Brandelin de Calvimont, seigneur de Châteauneuf, et le couvent de Saint-Cyprien (ordre de Saint-Augustin) en faveur de Bernard de Boynas, vassal de l'archevêché, aux années 1407, 1412, 1427 et 1444.
(Registre.) - In-4°, 169 feuillets, papier ; français, latin et gascon.1391-1462
G 178
État des habitants inscrits sur les registres du consulat de Belvès en 1351.Transaction entre les habitants de Belvès et l'archevêque établissant les droits respectifs des parties en ce qui concerne l'élection des consuls, leur serment, la réparation des murailles et fossés ; les puits, les fontaines et chemins ; l'entrée du seigneur dans la ville, la police des marchés, les tailles, les sceaux, le serment du seigneur à son entrée, la forêt de Belvès, le droit de pacage, le nombre des consuls, le droit de chasse, la conservation des privilèges, etc., 1470. - Coutumes de Belvès confirmées en 1445 par Pierre Berland, archevêque de Bordeaux.
(Registre.) - In-4°, 24 feuillets, parchemin.1351-1470
G 179
Hommages à l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Belvès, par :Itier de Saint-Astier pour les biens qu'il possède dans le diocèse de Saintes (1327) ; - Françoise de Chaumond, damoiselle, veuve de Galliot de Bonfils, seigneur de Mirabel, habitant du lieu de la Varnelle, paroisse Saint-Félix, pour la maison noble de la Moinie en Belvès (1672) ; - Arnaud de Comarque, écuyer, seigneur de Sigonniac, de Puygaudon et autres lieux, pour la maison noble de Puygaudon en Belvès ; - Jacques-Victor de Toucheboeuf de Clermont, seigneur comte de Clermont, vicomte de Puycalvel, seigneur de Besse, pour la seigneurie de Besse (1672) ; - Louise de Giscard de Cavaniac, dame de Goujonnac, en son nom et au nom de Gaston de Pontbriand, chevalier, vicomte de Montréal, et Françoise de Durfort, vicomtesse desdits lieux pour la maison noble de Montrodier dans la ville de Belvès (1672) ; - Pierre de Saintout, écuyer, seigneur de Salisbourne, pour la maison noble de Luquet et dépendances, le tout situé dans les paroisses de Cous, Mouzens et autres (1672) ; - Pierre de Toucheboeuf de Clermont, seigneur de Monset, paroisse de Mouzens pour la maison noble de Monset en Bigarroque (1672).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 6 cahiers, papier.1327-1672
G 180
Terre et seigneurie de Belvès et Bigarroque.Sentence du juge de Bigarroque au nom d'Arnaud (de Canteloup), archevêque de Bordeaux et seigneur de Bigarroque, en faveur des habitants des maines du Luc, du Breuil, de las Brandes, de la Brosse, et de Puygarret déclarés exempts du droit du commun et péage, comme étant du fief de Hélie de Sucques, donzet (1334). - Reconnaissance féodale en faveur de l'archevêque de Bordeaux par Pétronille Lambert, demoiselle, pour le fief de Mureil, paroisse de Saint-Privat en Périgord (1336). - Transaction entre l'archevêque et les habitants de la paroisse de Cabans par laquelle ceux-ci promettent de payer le commun audit archevêque (1463). - Hommages par : - Charles de Caumont, seigneur de Berbiguières pour ladite seigneurie (1503) ; - Jean de Bourzolles de Caumont, seigneur de Bourzolles, baron de Berbiguières, pour ladite seigneurie de Berbiguières (1672) ; François Jean Baptiste de Souc de Plancher, chevalier, baron de Berbiguières de Marnac en Bigarroque (1765).
(Liasse.) - 4 pièces, parchemin ; 3 pièces, papier ; latin et français.1334-1765
G 181
Édits royaux, arrêts du Conseil, actes, contrats, extraits de titres et mémoires relatifs aux droits de pêche, de passage, de chasse, et autres droits seigneuriaux dans les juridictions de Belvès et Bigarroque sur la Dordogne et dans la juridiction de Coutures sur la Garonne (1334-1779).Requête à l'archevêque par François de Maleville et Anne de Saintours, sieur et dame de Merlane, Cugnac, Bouilhac et autres lieux, pour être maintenus dans le droit de tenir moulin, pêcherie, péage et autres droits dans leur seigneurie de Cugnac, paroisse de Cabans, sous l'hommage au cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux (sans date). - Baillettes à fief nouveau pour des pêcheries et des moulins sur le fleuve de Dordogne en Bigarroque : Guillaume Lapoujade et Pons de Saint-Ours, seigneur de la Bourellie (1470). - Procédure contre l'archevêque en faveur d'Anne de Macanan, dame de Cugnac, et Anne de Saint-Ours, femme de François de Maleville, gentilhomme de la chambre du Roi, seigneur de Cugnac, pour les pêcheries de Cugnac dans la paroisse de Cabans (1471-1606). - Reconnaissances et mémoires divers pour droit de pêche, îles, graviers, dans la Dordogne (1470-1650). - Baillette à Jean Chapt de Rastignac, seigneur dudit lieu et coseigneur de Civrac, du droit de pêche dans la paroisse de Cabans à Palayrac en Bigarroque (1539). - Reconnaissance féodale par François d'Abzac, écuyer, seigneur de Montastruc et coseigneur de Civrac, pour îles et graviers près le port de Civrac en Dordogne (1566).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 43 pièces, papier.1334-1779
G 182
Extraits du livre des recettes des rentes dues par les habitants de la paroisse Saint-Chamassy (1314-1336 et 1339).Reconnaissance en faveur de l'archevêque par deux habitants de Cabans : ils reconnaissent devoir chacun pour le droit de commun douze sols, autant pour chaque paire de boeufs, et être tenus de l'obligation de faire le guet au château de Bigarroque comme les autres habitants de Cabans (1463) ; - reconnaissances pour la paroisse de Cabans en Bigarroque, après un procès entre monseigneur d'Argenson, archevêque, et les sieurs de Comarque et Tourens, concernant les tènements de Nauquet et de Carbonnières (1464-1686). - Arrentements et emphytéoses faits par l'archevêque, Arthus de Montauban (1468), en faveur de quelques laboureurs et habitants de la paroisse de Mouzens, de douze sétérées de terre sous la redevance de seize sols, monnaie courante, autant d'acapte, et seize cartonats de froment. - Reconnaissances faites au cardinal du Bellay, archevêque de Bordeaux, par les paroisses de Belvès, Bigarroque, Saint-Cyprien et autres circonvoisines (1545) ; - autres pour la paroisse de Coux (1627) ; - autres par Pierre de Toucheboeuf de Clermont pour un gravier dans la Dordogne (1733).
(Liasse). - 3 pièces, parchemin ; 8 pièces et 4 cahiers, papier ; latin et français.1314-1733
G 183
Investiture de fief en faveur de Raymond de Limayrac et prestation de serment pour fiefs en Belvès (1365).Hommage pour la terre de Verdon par Gaston de Verdon, de Belvès (1478). - Procuration par Jean de Lagoutte, chevalier, seigneur de Lapouyade, pour rendre hommage de la seigneurie de Prats en Belvès (1672). - Dénombrement par François de Saintours, seigneur de La Blenie, pour ledit repaire noble de La Blenie, paroisse d'Urval (1672). - Hommage par Marc de Malegat, écuyer, seigneur de la Vigueyrie, pour ladite seigneurie, paroisse de Cazella (1672). - Procuration par Alain de Bosredon, écuyer, seigneur de La Garenie-lès-Bessanes, pour ladite seigneurie de La Garenie dans la paroisse de Palayrac (1672). - Procuration par Françoise de Perponcher, femme de Jacques de Vassal, seigneur de Barguade, et Anne de Perponcher, veuve de François de Robert, écuyer, seigneur de Bosredon, pour fiefs en Belvès (1672). - Dénombrement par Élie de Laborde, seigneur de Germaniac, pour des fiefs en Belvès (1727). - Notes et mémoires sur les hommages rendus pour la seigneurie de Prats en Belvès.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 9 pièces, papier.1365-1727
G 184
Contestations entre l'archevêque (Fr. de Sourdis) et le vicomte de Turenne, seigneur de Limeuil, sur les limites des juridictions de Bigarroque et de Limeuil (1614).Procès, assignations, sommations contre les tenanciers de Belvès, Bigarroque et Saint-Cyprien pour les contraindre à rendre leurs reconnaissances féodales (1727-1739). - Droit pour la ville de Saint-Cyprien, de se donner annuellement des consuls portant chaperons et livrées consulaires, et d'avoir halle, foires et marchés, contesté entre l'archevêque de Bordeaux et la communauté de Saint-Cyprien, d'une part ; et la dame Thérèse d'Hautefort, épouse du comte de Laroque de Fagès, et le chapitre de Saint-Cyprien (religieux Augustins de la Chancelade), d'autre part. - Extraits des titres relatifs à la justice de Saint-Cyprien depuis 1304 ; mémoires, requêtes, arrêts du Parlement, correspondance avec l'intendant. - Demande par la communauté de Saint-Cyprien de former un corps municipal. - Transaction entre l'archevêque de Bordeaux et les religieux Augustins de Saint-Cyprien (1788), concernant les droits respectifs de l'archevêque, du prieur et des autres vassaux sur la ville et justice de Saint-Cyprien, rappelant une transaction relative aux mêmes objets, du 8 août 1304 entre Bertrand de Goth et le prieur.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 82 pièces, papier.1304-1788
G 185
Registre appelé de Philipparie, contenant des hommages, dénombrements, reconnaissances, contrats, relatifs aux droits de l'archevêque dans la juridiction de Belvès, et mentionnant les noms de : Pétrone de Gasc, veuve de Géraud de Boisredon ;Pierre et Arnaud de Boisredon ; - Jean Cosnac ; - Vasco des Arnalds ; - Raoul de Saint-Clair ; - l'abbaye de Fontgaufier ; - Arnaud de Labaste ; - Bertrand de Virazel, etc. ; dans les paroisses de Carsac, Belvès, Palayrac, Sagellas, Coze, Saint-Cyprien, Bigarroque.
(Registre.) - In-4°, 182 feuillets, papier, latin.1459-1489
G 186
Reconnaissances et baillettes reçues et arrentements donnés par les archevêques dans les paroisses de Mouzens, Couzes, Saint-Cyprien, Meillac, Saint-Chamassy, Mauzac.Reconnaissance par les habitants de Cabans du droit de commune pacis, qu'ils s'engagent à payer annuellement le jour de la Saint-Michel : videlicet pro quolibet homine ipsorum duodecim denarios et pro pari boum alios duodecim denarios.
(Registre.) - In-folio, 251 feuillets, papier, latin.1463-1489
G 187
Transaction passée entre l'archevêque [Bertrand de Goth] et le prieur de Saint-Cyprien sur la haute et la basse justice (1304).Déclaration donnée à l'archevêque Arnaud [de Canteloup] par Gérard de Massillac de se soumettre à son arbitrage pour le taux de l'amende qu'il a encourue en maltraitant un sergent de la juridiction de Saint-Cyprien (1328). - Opposition de l'archevêque [Blaise de Greelly] à la prise de possession du prieuré par Geoffroy de Pompadour, suivie des lettres-patentes de Charles VII en faveur dudit archevêque (1459). - Transactions et accords entre l'archevêque et les gens de Saint-Cyprien, et arrêt du Conseil du Roi, relatifs à la justice, aux privilèges, au rachat, par les tenanciers, de la juridiction de la seigneurie sur le seigneur de Montesquieu de Sainte-Colombe, auquel elle avait précédemment été vendue par démembrement du domaine archiépiscopal (1660-1663). - Baux concédés par les archevêques, abbés commendataires de Saint-Cyprien (1462-1612), à Contegrand, à Saint-Cyprien, à la charge de rente annuelle de 18 deniers tournois et demi-boisseau de froment de rente pour les terres, et de 5 sous tournois pour les maisons en Saint-Cyprien.
(Liasse.) - 6 pièces, parchemin ; 15 pièces, papier.1304-1663
G 188
Hommages à l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Bigarroque, par Arnaud Raymond de Saint-Ours, comme procureur de Louise de Cunhiac, dame de Cunhiac et de Bouillac, pour la première de ces maisons nobles (1459).Reconnaissances en faveur de Philippe de La Barthe, seigneur de la Ségau et de Campaigne, et de demoiselle Julienne de Carbonneau, sa femme, pour la seigneurie de Campaigne ; arpentement général de cette seigneurie (1604). - Prise de possession de la maison noble de Thérons, dans la juridiction de Bigarroque, par Antoine Monzie, sieur de Pinsac, et autre Monzie, sieur de Malegineste, son fils (1624). - Hommages par : - Jean de Maleville et de Cunhiac, pour Cunhiac (1672) ; - Jean de Laborie, coseigneur de Campaigne, pour la seigneurie de Campaigne (1673) ; - Jean Dumas, seigneur de Castet, pour la maison noble de Castet, située dans la paroisse de Lussac (1704).
(Liasse.) - 8 pièces, papier.1459-1673
G 189
Hommages rendus à Hélies (de Brémont), archevêque de Bordeaux, par Pierre (Pierre V, de Marillac), abbé de Nanteuil au diocèse de Poitiers, pour la temporalité de son abbaye (1364) ;à Blaise (de Greelle), archevêque, par Brandelles de Caumont, chevalier, seigneur de Caumont et de Berbiguière, pour le château de Montpouillan en Bazadais, an devoir d'une lance avec son fer doré ; et pour les fiefs de Berbiguières et de Mornac, relevant de Belvès, au devoir d'un marbotin d'or (1458) ; - à Alain d'Albret, comte de Dreux et de Gaure, en qualité de père et tuteur de Jean, comte de Périgord, par François de Caumont, baron de Berbiguières (1501) ; - à H. de Béthune, archevêque de Bordeaux, seigneur de Belvès, par : - François de Sentout, écuyer, seigneur de La Bleynie, pour la maison de La Bleynie, paroisse d'Urval (1672) ; - Jean de Besson, écuyer, seigneur de Lacoste, pour deux fiefs en Belvès (1673) ; - Jeanne de Monzie, damoiselle, veuve de Gérard de Saint-Clar, conseiller du Roi en l'élection de Cahors (1672) ; - Jean Mercier, docteur en médecine, consul de la ville de Castilhonès en Agenois, comme mari de Marguerite Chapelle, demoiselle, celle-ci agissant au nom de ses enfants et de feu Louis Bonnet, son premier mari, seigneur de Ponset (1673) ; - Marquèse de Foucaud, damoiselle, femme de Jean Dusoulier, habitant de Vianelle, seigneur de La Flèche (1673) ; - frère Thomas Bayssière, prieur et syndic du couvent des Frères Prêcheurs de Belvès, pour les fiefs que ledit couvent possède en Belvès (1703) ; - Jean de Savy, avocat, au nom des héritiers de Jean Garrigue, procureur d'office de Campaignac (1672) ; - Judith de Pourquery, veuve de Pierre de La Palisse, avocat et juge de Belvès (1673) ; - Catherine de Romegous, damoiselle, veuve de Bernard de Lafaurie, seigneur de Galavert (1672) ; - Hélie de Labarde, seigneur de Germaniac (1672) ; - Jean de Labarde, seigneur de Labarde, paroisse de Sainte-Foy (1672 ; - Jean de Sentout, écuyer, seigneur de La Vigerie, habitant le repaire noble de Ferrand, juridiction de Limeuil, pour des fiefs en Bigarroque (1672) ; - Pierre Vivien, juge de Saint-Cyprien, pour des fiefs dans la paroisse de Mouzens (1672) ; - Pierre de Sentout, écuyer, héritier de Jean de Sentout, écuyer, seigneur de La Vigerie, pour les deux tiers du domaine de La Bouygue, paroisse de Cabans ; - Marie de Tardes, damoiselle, veuve de René de Bonnet, seigneur de Sagellas, habitante du lieu de Carlon, paroisse de Saint-Amand, pour fiefs en Belvès ; - Marquèse de Sentout, damoiselle, veuve de Jean de Foucaud, écuyer, seigneur de Vianelle. - Aveu et dénombrement rendu au cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, seigneur de Bigarroque en Belvès, par Charles de Talleyrand, prince de Chalais, pour la principauté de Chalais (1682).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 21 pièces, papier.1364-1703
G 190
Obligation envers l'archevêque (Blaise de Greelle) par un tenancier de la paroisse de Cabans de la somme de dix-neuf sols pour les arrérages du droit de commun, et reconnaissance faite en faveur de l'archevêque par les habitants de la châtellenie de Bigarroque du droit de commun de la paix (4 décembre (1463).État des rentes de la terre de Bigarroque, paroisse par paroisse, depuis 1468 jusqu'en 1704 ; - extraits relatifs aux droits de péage de Bigarroque depuis 1458 ; - bail à ferme en faveur de Guillaume Bonfils, juge ordinaire de Belvès et seigneur de La Moissie, pour ladite maison noble en Belvès (1612) ; - vente de la plus-value de la justice et de la paroisse de Grives et de Dorsac, par l'archevêque, en faveur de Jean de Vivant, chevalier (1613) ; - vente de la plus-value de la seigneurie de Palayrac à Jean Chapt, seigneur de Rastignac, chevalier (1614) ; - bail à ferme de droit de péage à Bigarroque (1659) ; - rachat par l'archevêque (H. de Béthune) du sieur Blaise Deydie, chevalier, de la justice et terre de Sainte-Foy (1661). - Hommage par Alexandre de Robert, écuyer, seigneur de Boisredon, tant en son nom qu'au nom de demoiselle Anne et Françoise de Perponcher, ses mère et tante, ladite Françoise épouse de Jacques de Vassal, écuyer, seigneur de Bergade, pour la maison noble de Veziat paroisse de Montplaisant en Belvès (1672). - Arrêt du Conseil d'État qui fixe les droits à percevoir pour le passage de la Dordogne à Bigarroque (1742).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 13 pièces, papier.1463-1742
G 191
Reconnaissance par un arrière-vassal, en faveur des vassaux de la seigneurie de Bigarroque : Arnaud-Raymond de Saint-Ours, damoiseau, seigneur du château de Cunhiac, pour le tènement de La Valedésie, paroisse de Chabans, qui est donné à emphytéose sous le cens annuel de vingt sols tournois, avec autant d'acapte, vingt-deux quarterons tant de froment que seigle, avoine et châtaignes, trois journées d'hommes, et six sols de taille aux quatre cas, plus la taille ordinaire (1467) ;Pierre de Saint-Ours, seigneur de Cunhiac, de Salvetat et de Bouillac, pour des terres situées à l'Essart, à la Borne, à Margoty, dans la paroisse de Cabans en Bigarroque (1506-1532). - Arrentement par François de Saint-Ours, seigneur de Cunhiac, et noble Anne de Macanan, veuve de Denis de Saint-Ours, du tènement de la croix de la Palme, paroisse de Belvès, de la contenance de treize sétérées en pacage, sous la rente annuelle de six quarterons d'avoine et treize deniers de rente foncière (1574). - Vente par Philippe de La Barthe, en faveur de Géraud de Laborie, de la moitié de la seigneurie de Campaigne (1756). - Extraits des reconnaissances rendues au seigneur archevêque pour la paroisse de Palayrac, sous la redevance d'une charge (salmata) de blé, une de seigle, une d'avoine, et quarante sols, plus l'acapte (1461) ; - échange de fiefs relevant l'un de l'abbesse de Fontgaufier à Montplaisant, et l'autre de l'archevêque de Bordeaux, en Belvès (1504). - Vente par le cardinal de Sourdis à Jean de Besson, écuyer, habitant au repaire noble de Mondiot en Périgord, pour le prix de trois cent trente-huit livres tournois, de la directité et fondalité des fiefs de Penot, Monsenguilhem, les Ablets et le Grand-Prat, paroisse de Mouzens, en Bigarroque, sous la réserve du droit de justice et d'hommage, déclarant ledit seigneur cardinal vouloir employer ladite somme à certain beau et grand bâtiment qu'il fait, joignant son palais archiépiscopal, de Bordeaux (1610). - État des nobles qui ne paient point de rentes à Bigarroque (1661). - Noms de ceux qui possèdent des fiefs dans la seigneurie de Belvès (1759). - Inventaire des titres de Loutranges, Coutures, Belvès et Bigarroque.
(Liasse.) - 5 pièces, parchemin ; 7 pièces, papier.1461-1756
G 192
Reconnaissances féodales en faveur des archevêques, seigneurs de Belvès et de Bigarroque, des paroisses de Meillac, Mauzac, Belvès, Bigarroque, la forêt de La Bessède et Saint-Cyprien.
(Registre.) - In-4°, 300 feuillets, papier.1530-1571
G 193
Hommages à l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Belvès et de Bigarroque, par :Isabeau de Clairans, damoiselle, et Louis de Roche, sieur de Pechmejo, mère et fils, pour des fiefs en Belvès (1672) ; - Eymeric de Lagoutte, sieur de Prats, pour la maison noble de Prats en Belvès (1702) ; - le baron, de Joanis en Quercy, pour la maison noble de Flaujac et Lamothe (1672) ;. - Jean-César de Bousquet, écuyer, seigneur de La Tour en la paroisse de Cabans (1672) ; - Giraud de Laborie, écuyer, seigneur de Prats, pour ladite maison noble de Prats et fiefs en la paroisse de Péchabilier et Batifolet en Belvès (1531) ; - Isaac de Lescure, sieur de Cussac, et Jean Lescure, seigneur de Noaillac, paroisse de Sagelat, pour le repaire noble de Noaillac en Belvès (1672).
(Liasse.) - 9 pièces, papier.1531-1702
G 194
Reconnaissances pour le bourg de Mauzac à cause des tènements suivants : La Rivière basse, le Pechbrus, la Haute-isle, les Costes, la Grave, la Petite rivière, le Cazal ou les Canabats, la faurie du Neyraud, le, pech de Blodes, Milhac, Coulombier, la combe de Milhac, le moulin haut de Lacombe de Milhac, le goulet d'Urval.
(Registre.) - 101 feuillets, papier.1708
G 195
Reconnaissance au devoir de trois sols de rente pour un moulin sur le ruisseau de Nauze, près l'abbaye de Fontgaufier, paroisse de Sagelat (1531 et 1565) :par Guiraud Chavigné, J. Gorgueil et Aymar de Romegoux, pour une maison et place dans la paroisse de Salles, et des vacants en deux villages, au devoir de deux quartons froment et cinq sols tournois : pour autre maison et ayrial dans la grande rue de ladite paroisse, au devoir de douze deniers ; et pour le village dit de Palayssac, dans les paroisses de Salles et de Fongalés, au devoir de cinq sols, six quartons blé, seigle et avoine, une poule, et autant d'acapte quand il y a lieu. - Délibération du conseil de Belvès arrêtée par les consuls et jurats Aimar, Delmon, Barrière, Romegoux, Valfy, etc., et portant supplication au seigneur archevêque de permettre que le reste du bois de La Bessède, dévasté par les paysans, soit vendu pour racheter les paroisses de Douazac et de Grives, qui ont été aliénées pour le paiment des deniers que le Roi a pris sur le temporel de l'église de Bordeaux (1567). - Reconnaissances pour les paroisses de Larzac, la Bessède et Orliac (1661-1678) ; - pour les paroisses d'Urval et de Salles (1678) ; - pour la ville et la paroisse de Sainte-Foy en Belvès (1728).
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 12 pièces, papier.1530-1728
G 196
Reconnaissances et fiefs novels, en faveur de l'archevêque de Bordeaux et les consuls de la ville de Belvès, pour les fiefs indivis entre eux, dont fait partie la forêt de La Bessède, lesquels sont situés la plupart dans ladite forêt et ne sont formés que de fractions sans nom ni appellation de terres labourables, ou brandes et pâtis, au devoir de huit deniers de rente (1571).Convention entre l'archevêque et les consuls de Belvès relative à la juridiction, la police, les amendes, le droit de porter chaperon, les péages, les réparations aux halles, etc. : le sieur de Romegous, consul en 1571. - Hommage à l'archevêque seigneur de Belvès par les consuls de Belvès, pour le consulat de ladite ville avec ses dépendances (1673). - Différends entre le juge ordinaire de l'archevêque à Belvès et les consuls pour le droit de préséance (1645-1728) ; - on y rappelle les armoiries de la ville de Belvès, qui sont trois tours et les armes du seigneur accolées. - Délibération des consuls de Belvès portant certaines concessions à l'archevêque (un sol par feu, ou bien la cession des rentes que le corps de cette ville possède sur la Bessède), à la condition que celui-ci n'aliénera pas la seigneurie (1609). - Projet de transaction entre l'archevêque et les consuls, réglant leurs droits respectifs dans ladite ville (1740). - Ordonnance relative à l'entrée de monseigneur Champion de Cicé dans la ville de Belvès (1788). - Copies des transactions passées entre l'archevêque et les consuls de Belvès en 1470, 1530, 1571, 1673, avec les copies des hommages.
(Liasse.) - 10 pièces, 1 cahier de 35 feuillets, papier.1470-1728
G 197
Transaction passée entre l'archevêque de Bordeaux et les habitants de Belvès, copropriétaires, et le seigneur de Saintout, par laquelle est fixé son droit d'usage dans la forêt de La Bessède (1525).Mention du procès entre le chapitre et l'archevêque relativement aux aliénations faites par celui-ci de certains offices et rentes en Belvès (1527). - Projet de transaction entre l'archevêque et les consuls de Belvès au sujet de la forêt de La Bessède (1550). - Procès-verbaux et enquêtes relativement aux dégâts commis par les habitants de Belvès dans la forêt de La Bessède, et aux ruines et déboisement qui en sont résultés (1566). - Baux à fief nouveau par l'archevêque et les consuls de Belvez, coseigneurs indivis de la forêt de La Bessède, pour ladite forêt : dame Françoise de Chapt, veuve de Jacques de Palayrac ; François de Saint-Ours ; Aymar et Raymond de Saint-Ours fils ; Guillaume Philipparie (1571). - Mémoire relatif à l'assignation donnée au grand conseil par l'archevêque aux consuls de Belvès (1571). - Mémoires relatifs à l'aliénation de la justice et paroisse de Palayrac (1600). - Lettres et plan relatifs à une maison construite à Belvès par le chevalier de Comarque (1770). - Transaction entre l'archevêque et les consuls de Belvès au sujet des droits seigneuriaux sur la ville de Belvès (1773). - Plan et arpentement de la forêt de La Bessède.
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 55 pièces, papier ; un plan.1525-1773
G 198
Liève pour la seigneurie de Campaigne, en Bigarroque, relevant de l'archevêché et appartenant au sieur de Laborie.
(Registre.) - In-4°, 126 feuillets, papier.1512-1517
G 199
Extraits des reconnaissances en faveur de l'archevêque pour la seigneurie de Bigarroque (1603-1607) ;lièves pour Bigarroque, Coux, Mouzens et Cabans (1727).
(Liasse.) - 8 cahiers, 512 feuillets, papier.1603-1727
G 200
Lièves des rentes dues à l'archevêché à cause des seigneuries de Belvès et de Bigarroque dans les paroisses de : Saint-Pardoux, Urval, Doyssac, Belvès, Sainte-Foy, Palayrac, Orliac, Sagella, Salles, Montplaisant (1565-1566).Liève des rentes dues dans la seigneurie de Belvès (1506-1726). - Extrait des reconnaissances pour les paroisses de : - Montplaisant, Belvès, Sagellat, Saint-Pardoux, Sainte-Foy, Salles, Fongala (1727-1728). - Liève pour les paroisses de Fongala, Sagella, Montplaisant, Saint-Pardoux et Salles (1727).
(Liasse.) - 25 cahiers, 625 feuillets, papier.1506-1728
G 201
Extraits des contrats et reconnaissances relatifs aux droits de l'archevêché dans les juridictions de Bigarroque, Couze, Saint-Cyprien, Meilhac, Mauzac, et paroisses circonvoisines.
(Liasse.) - 5 cahiers, 85 feuillets, papier.1602-1627
G 202
Registre terrier des reconnaissances faites en faveur de Françoise de Lachassagne, veuve de Michel de Montaigne, pour la seigneurie de Montaigne, relevant de l'archevêché de Bordeaux, dans la paroisse du même nom, située en Périgord, et dépendant de la juridiction de Montravel.Noms des tenanciers et des domaines : - Boisseau, arpenteur, au village des Hillairets, pour tènements au Grand-Rocher, aux grandes Versannes, à la Boyne, au Barradis, aux Gourguils ; - Thibault, laboureur ; Audoyer ; - autres Boisseau, tous possesseurs et propriétaires dans le village des Hillairets ; - Dubreuil ; - Bernard dit Tindo ; - Pierre Olivier, pour le village des Oliviers ; - P. de Salneuve, sergent royal, pour les tènements du Crabey, des Planques ; - Fournier, sieur de Lafont, en la paroisse de Montcaret, à Lugagnac ; - Boutin, au village de l'Hirondelle et au Baradis ; - Pascaud, pour le village des Pascauds ; - Dezeimeris, pour le village des Marots, paroisse de La Mothe-Montravel ; - Claude Gourguil, pour le village de ce nom ; - la veuve Philip, pour le village de ce nom ; - Bertrand Descours ; - tènements à Lugagnac, Carbanac, champ de Paignac, Noyer du Prince, Esbatedy, au pré d'Aiguilhe, etc., promettant être bons et fidèles tenanciers, payer leurs rentes aux époques convenues, avec les acaptes à muance de seigneur ou de vassal, porter et rendre les rentes et devoirs au présent lieu, ou ailleurs en la juridiction au plaisir et volonté de ladite dame, améliorer les fiefs et ne les mettre en mains prohibées ni main-forte, reconnaître, et faire montre des fiefs s'ils en sont requis.
(Registre.) - In-4°, 124 feuillets, papier.1604-1607
G 203
Registre des reconnaissances en faveur de l'archevêque pour les paroisses de Mouzens et de Coux en Bigarroque ;Geneste, notaire. - Les habitants, dénommés par leurs noms et prénoms du village du Recoux, et les terres spécifiées par leurs confrontations particulières dans l'ensemble de ce tènement, au devoir de 24 quartons tant de froment que d'avoine, 2 poules, 2 journées d'homme, et en argent 44 sols, pour une superficie de 146 quartonnées, la quartonnée étant de 96 perches chacune de 13 pieds de roy, et la picotinée de 12 perches : on remarque l'expression de « garrissade » signifiant garrigue ou chênaie, et celle de « coustal ou « terre coustale », employée pour dire un coteau... « plus un jardin couderc (communal) (f° 4.)... plus la terre et coustal de J. Delmas, avec une garrissade et pré, al prat Nau, qui confronte avec la garrissade de J. Bourges, et garrissade de Coulaud Boyssel » (f° 7). Mention du lieu dit : le Paradis, sur le chemin de Peyrebrune au pont de Civrac, appelé la Carreyre vieille ; - les tenanciers des lieux de Fourques (f° 27), parmi lesquels sont mentionnés Étienne Bourges, P. Textory, P. de Beaumont, écuyer, J. de Jean, de Besson, Anne de Montorcier, Anne Huguenot ; - les tenanciers des sétérées de terre situées dans la rivière de Dordogne (f° 32), de la Malvy (f° 36), du Clos Conty (f° 39), et autres tènements (f°s 42 à 66), possédés par Arnaud Boussac, le sieur de Salibourne, Laclergerie, Vivien, Samuel de Saintoux, seigneur du Suquet, la dame de Tayac, Blaise de Montesquieu au nom de Anne de Beaumont, son épouse, fille de feu P. de Beaumont, etc... - Reconnaissances dans la paroisse du Coux (f° 67 à 215), pour les tènements et par les tenanciers ci-après mentionnés ; le village de la Teyssandarie, de la contenance de 205 quartonnées, au devoir de 6 quartons de froment, 6 tant de seigle que d'avoine, 2 poules et « 1 journal » (une journée) d'homme et 16 sols 4 deniers en argent, reconnu par la dame de Constancies, le sieur de Flaugeat, J. de Luzier, Clémence de la Plénie, veuve de J. Dessalis, B. de Montesquieu ; - le village de Braguilh (f° 84) ; - le village du Cluzeau (f° 91) ; - le tènement du Bois d'Abzac, les villages du Pradal, de Redouline, de La Brunie, du Bruc, de La Fenestre, de la Palissarie, de Bosredon et Péchagut, du Vivie (f° 211), mentionnant les noms des tenanciers : Souffron, de Beaumont, de Boussac, d'Abzac, de Saintoux, de Lavergne, de Montlouis, de Malegat, Issartier, Geneste, de Vielcastel, Gadal, Villatelle, etc.
(Registre.) - In-4°, 215 feuillets, papier.1664
G 204
Hommage au Roi par le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, à cause des seigneuries de Belvès, Bigarroque, Couze, Mauzac et Meilhac (1607).Hommages à l'archevêque seigneur de Belvès et de Bigarroque par : - Claude de Saintours pour la maison noble de Laferrière, paroisse d'Urval en Belvès (1672) ; - Jean de Pécharri, pour la seigneurie de la Gistonie, paroisse de Sagelat en Belvès (1672) ; le chapelain de Caillau pour l'église de Montcuq (1673) ; - Jean de Lagoutte, chevalier, seigneur de la Ponsade, pour la seigneurie de Pratz en Belvès (1672) ; - P. Barde, bailli de Belvès (1631) ; - Marcde Malégat, écuyer, seigneur de la Vigueyrie, en la juridiction de Saint-Cyprien (1672) ;- François Dumas, sieur de Castel, pour la seigneurie de ce nom, autrefois appelée Nègrefalquier (1672) ; - Daniel de Cladeu, écuyer, seigneur de Thouron pour les biens nobles qu'il possède en Bigarroque et Saint-Cyprien (1672) ; - Jacques de Mirandol, sieur de Monteuil, pour fiefs dans la paroisse de Saint-Amand en Belvès (1694) ; - Guillaume de Comarque, chevalier, pour maisons dans la ville de Belvès (1771). - État des seigneuries et noms des vassaux qui doivent l'hommage au seigneur archevêque pour les terres de Bigarroque et de Belvès,XVIe siècle.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 11 pièces, papier.1607-1771
G 205
Hommages à l'archevêque de Bordeaux, seigneur de Belvès et Bigarroque, par :l'abbesse de Fontgauffier en Périgord, Catherine de Pécharry, au devoir d'un voile blanc ; et dénombrements rendus en 1689 et 1722 par les abbesses Madeleine de Goué et Louise Guyonnet de Vertrou pour l'abbaye et le bourg de Fontgauffier, confrontant aux paroisses de Sagella et de Montplaisant pour le village de Malbuisson ou Taillefer en Belvès, et les tènements de Tourneguil, Fonbrune, Queyssac, Germaniac, La Motte de Bosredon, etc., dans les paroisses de Sagella, Salles et Orlhiac (1501-1715) ; - Louis de Beaudet de Cardon, seigneur de Savignac, pour la maison noble de Lagarénie, dans la paroisse de Paleyrac, qu'il lient de Pierre de Bosredon, chevalier (1727) ; - Jean de Besson, écuyer, seigneur de Lacoste, paroisse de Castelnau, pour divers tènements dans la paroisse d'Urval en Belvès (1673) ; - Jean de Bosredon, écuyer, seigneur de Bajac en Belvès, pour le château de Bajac relevant du château de Couze à hommage lige et serment de fidélité : cet hommage est prêté par procureur « attendu la très grande incommodité dudit seigneur de Bayac ne pouvant monter à cheval à cause de certain accident imprévu arrivé depuis peu » (1672) ; - le curé de Montcuq comme chapelain d'une chapellenie fondée en l'église de Montcuq (1703) ; - Suzanne de Saintours, demoiselle de La Bourélie, fille de Henry de Saintours, écuyer, seigneur de Lancinade, pour ladite maison noble (1672) ; - Jean-Baptiste de Toucheboeuf, comte de Clermont, seigneur de Besse, Monsec, Cazella, Périllé, pour la seigneurie de Besse en Belvès (1733) ; - François de Saintours pour les trois quarts de la seigneurie de la Blenie, paroisse d'Urval en Belvès (1620).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 11 pièces, papier.1501-1733
G 206
Registre-terrier des reconnaissances en faveur de l'archevêché dressé par Massias, notaire, pour les paroisses de Mouzains, juridiction de Bigarroque, Saint-Pierre de Cabans, Coux et Saint-Chamassy, et comprenant :le tènement du Recoux, paroisse de Mouzains, de la contenance en bloc de quatre cent quatre-vingt-six quartonnées [total, quarante-huit hectares], la quartonnée de cent escats avec ses confrontations pareilles à celles des reconnaissances de 1530 et 1664, tenu à emphytéose par des laboureurs des villages du Recoux, Martel, del Bru, la Boissière, la Carrière, des habitants de la ville de Saint-Cyprien dont un prêtre J. Huguet, docteur en théologie, et le sieur des Junies, habitant son château de Ferrière, sous la rente annuelle et foncière de douze quartons de froment, autant d'avoine, deux poules, deux journaux, et quarante-quatre sols d'argent, plus l'acapte (impôt de mutation dont le taux égalait la quote part de chacun dans la rente annuelle en cas de muance de seigneur et de tenancier) : il y a des cotes d'un soixantième de poule (f°s 1 à 17) ; - les tènements de Silliat (f° 20) ; - du Vivier, ou le Meynard (f° 24) ; - des Brandas et de Braguil (f° 32) ; - de Falgueyret, la Geneste, la Milial, la Brande ou les Bertoux, les Fenêtres (f° 50), tenus par les sieurs de Saint-Georges, Faurie de l'Olmède, Gadal, Delbruc, Souffron, de Saintoux du Bruc, Beaupuy, sieur de Formigier, Grafeuilhe, Salviat de Vielcaslel, seigneur de Cazals, habitant son château de Véziat, paroisse de Montplaisant ; la moyenne de contenance de chacun de ces tènements étant de quarante-cinq quartonnées [quatre hectares et demi] ; - le tènement des Vallades, Cros et Balestie, de la contenance de quatre cent quarante-deux quartonnées, soit quarante-quatre hectares, sous la rente en froment, avoine et seigle de dix-huit quartons par chaque nature de grains, cinq poules, trois journaux et trois livres d'argent, répartie entre soixante-trois tenanciers, parmi lesquels Philippe Ferriol, sieur de la Garélie, J. Vialard, Ambert, Claretie, dame Du Breuil de Conslancies, P. de Brussat, sieur de Marqueyssat (f° 84) ; - les tènements de la Bistournie (f° 85) ; - de la Geneste du Clapier (f° 96) ; - de l'Aumède ou Olmède en Saint-Chamassy (f° 97) : - de Falgueyras (f° 117) ; de Nauquet proche, l'église du Buisson, dans la paroisse de Saint-Pierre de Chabans ; - de la Borie ; - du Bois-Vignal ; - de Baumège (f° 147), tous ces tènements formés chacun d'une contenance variant de cent cinquante quartonnées (quinze hectares) à quarante-cinq et à quatorze : la sétérée étant prise pour huit quartonnées, soit deux journaux de quarante ares chacun, mesure de Bigarroque, et la moyenne des redevances en grain étant de un quarton et demi, et en argent un sol et demi à l'hectare, au taux des premiers baux d'emphytéose passés en 1463 ; cependant une petite île sur la Dordogne est soumise à une rente de cinq livres, par un nouvel acensement ou bail de l'année 1707. Parmi les tenanciers se trouvent : Jérôme Coulon, sieur du Per ; P. de Guilhem, Saintout de Salibourne, Gouzot, sieur de Geneste, Labordère, Laborderie, La Viguerie, Jouassin (Joachim) d'Abzac, écuyer, sieur de Cazenac ; Marie de Veyssière, damoiselle, veuve de J. de Monzie ; J. de Cézar du Bousquet, dame de Robert, damoiselle de Bosredon, etc. ; - les tènements des prés vacants près de l'église de Chabans, des Clos de Conty, de Martel, du Bruc, etc. (f° 267), tenus par H. de Salis, sieur de Labatut, Ambert, Monzie, J. d'Abzac, Marie de Vivien, veuve de La Sudrie, Jacques de Montesquiou, sieur de Montluc, Catherine Bordes, demoiselle de Bellot, etc. ; - le tènement de Peyrelevade, de la contenance de soixante-sept quartonnées, tenu à dix quartons froment et seize sols argent par six emphytéotes dont un praticien, trois nobles ou gentilshommes, un laboureur et un tisserand (f° 271) ; - le tènement de Bigarroque, terres et bourg, contenant en bloc sept quartonnées, où le sieur de Favart reconnaît tenir « un château rompu », et le sieur Bascounet, hôte, une maison confrontant au fief du comte d'Auvergne (f° 277) ; - le tènement dit du Territoire, autrement Besse, dont la paroisse du Coux, suivant le contrat d'emphytéote du 19 avril 1485, qui confirmait un bail plus ancien, sous la même rente de deux quartons froment et seigle, et trois sols de rente pour une superficie de soixante-douze quartonnées, soit sept hectares et un quart, à payer par vingt-deux tenanciers, chacun pour sa part et portion ; - tènements de la Combe, de Cazats, de Recantus, des Pech de Laval, du Bois-d'Abzac, de Braguil, etc., reconnus et exporlés de même.
(Registre.) - In-folio, 375 feuillets, papier.1707
G 207
Reconnaissances féodales en faveur de l'archevêque, comme seigneur de Belvès et de Bigarroque, pour les paroisses de Cabans, Saint-Jean de Bigarroque, le Coux, Saint-Chamassy, Salles, Belvès, Sagella, Fongala, Orliac, Larsac, Saint-Amand, Saint-Pardoux, Montplaisant (dont l'inventaire a été fait dans les analyses précédentes).
(Liasse.) - 19 cahiers, 920 feuillets, papier.1727-1728
G 208
Hommages rendus à l'archevêché pour les châtellenies de Belvès et de Bigarroque en Périgord, par :Marie-Anne de Lagoutte, veuve d'Armand de Coustin, chevalier, comte de Boursolles, dame de la maison noble de Prats, pour ladite maison de Prats ;- Jean de Labarde, écuyer, seigneur de Labarde, paroisse de Sainte-Foy, pour ladite maison noble de Labarde ; - François Delcer, seigneur du fief de Pemejot, paroisse de Sainte-Foy ; - Joseph Francès, seigneur de Chausard pour ledit repaire noble de Chausard, paroisse de Cussac ; - Pierre Chabert, pour la maison noble de La Faurélie ; - Jean-Baptiste de Toucheboeuf, comte de Clermont, pour les seigneuries de Besse, Monset, Mouzens, Cazela, situées dans les juridictions de Belvès, Bigarroque et Saint-Cyprien ; - Jean Bonfils de Las Caminades, pour le repaire noble de Las Caminades, juridiction de Belvès ; - François Malaurie, seigneur de Lagréze, pour le tènement de La Fayolle, dans la paroisse d'Orliac ; - Louis de Monzie, pour la maison noble de Caumont, paroisse de Cabans ; - Marc de Vassal, pour la maison noble de Pon la Piche ; - Pierre Gouyon, pour le fief de la Cront ; - Jean-François Bouyssou de Roumaguet, pour la maison noble du Colombier ; - Guillaume de Commarque, chevalier, pour la seigneurie de La Bourgonnie ; - Marc-Antoine de Gigounoux de Verdon pour la seigneurie de Verdon en Bigarroque.
(Registre.) - In-folio, 87 feuillets, papier.1778-1780
G 209
Procès-verbal de la taxe, faite sur l'archevêché de Bordeaux pour la vente de la terre de Saint-Cyprien, afin de payer la somme indiquée lors de l'aliénation du temporel du clergé (1564).Vente à Jean-Jacques de Montesquiou, chevalier, seigneur de Sainte-Colombe, de la terre et seigneurie de Saint-Cyprien et Lussac (1565). - Requête des habitants de Saint-Cyprien à l'effet de s'imposer d'une somme de 4,000 livres pour racheter la justice dudit Saint-Cyprien aliénée en faveur du seigneur de Fages. - Procédure du seigneur de Peyretalhade contre l'archevêque pour raison de terres et parcelles relevant dudit archevêché, et contestées par le seigneur. - Sentence de l'archevêque portant inhibition d'établir à Saint-Cyprien l'exercice de la religion réformée (1612). - Pêcherie de Saint-Cyprien. - Bail à ferme du sceau de Saint-Cyprien. - Déclaration de Jean-Jacques de Montesquiou, chevalier, seigneur de Sainte-Colombe, contre le cardinal de Sourdis, pour raison de la revente de Saint-Cyprien (1611), comme faite en dehors des usages féodaux. - Cérémonial observé à Saint-Cyprien pour l'entrée et la sortie des archevêques (1788). - Extraits des titres produits par Me Geoffroy de Pompadour, relativement à la possession du prieuré de Saint-Cyprien.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 13 pièces, papier.1564-1788
G 210
Baux à fief nouveau pour le bourg de Mauzac (1463).Arpentement général de la seigneurie de Couse (1566). - Transaction relative à la directité de l'archevêque sur les seigneuries de La Linde et de La Rue (1605). - Bail à ferme du prieuré de Couse (1588). - Baux à ferme des châtellenies de Mauzac, Milhac et Couse (1568-1572). - Arpentement des tènements de Neyraud, Lapeyre et Pechmaury. - Extraits des baillettes pour Mauzac et Couse, depuis le XVe siècle.
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 15 pièces, papier.1463-1605
G 211
Extraits des reconnaissances et lièves pour les paroisses de Couse, Mauzac et Meilhac (1472-1566).Reconnaissances pour les moulins de Couse (1566). - Reconnaissance par la famille de Ponteries à l'archevêque de Bordeaux pour trois moulins à blé, deux à papier, un à drap, une pêcherie, un four, un colombier, paroisse de Couse, sous certaines redevances et au devoir du premier saumon, du premier colac (alose) et de la première lamproie (1566). - Afferme des fruits et revenus de la cure de Couse (1598). - Inventaire des papiers, relatifs à Mauzac, Couse et Bigarroque. - Procès devant le sénéchal de Sarlat, entre Denis de Saintours, écuyer, seigneur de Cugnac, et Antoine Prévôt de Sansac, archevêque de Bordeaux, au sujet des tenanciers du moulin de Couse. - Assignation donnée au cardinal de Sourdis, à la requête d'Anne de Saintours, demoiselle, femme de François de Malleville, gentilhomme du Roi, seigneur de Merlannes et de Cugnac, pour les rentes d'un moulin à blé sur le ruisseau de Couse (1607). - Procès de la pêcherie de Mauzac (1634), dont, à l'occasion d'une chaussée nouvellement établie par le seigneur propriétaire de l'autre partie de la Dordogne, la partie acensée par les archevêques et tenue à bail par ledit seigneur se trouve en danger d'être diminuée. Assignations et récusations respectives de témoins : le seigneur Philippe de Montaut, marquis de Bénac et de Badefol, et sa femme, Judith de Gontaut de Saint-Geniès de Navaille (1635) ; la même en 1691, comme dame de Bénac et Badefol, alors veuve du président à la Grand'Chambre du Parlement de Paris, Lecoigneux, contre les procureurs de l'archevêché. - Reconnaissances par Charles Pourquery, avocat au Parlement et ancien prieur de Couse, habitant le repaire noble de Mondonnet, pour fiel à Couse (1709).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 43 pièces, papier.1472-1709
G 212
Terrier des reconnaissances en faveur de Louis-Jacques d'Audibert de Lussan, archevêque de Bordeaux, pour la seigneurie de Couse, par :Jean de Losse, chevalier, seigneur de Bayac, Chabans, Laborie, au nom de ses filles, Marie de Losse et Anne-Charlotte-Antoinette de Losse ; - Pierre de La Palisse, écuyer, conseiller en la Cour des Aides, pour les moulins à papier de la Boutique, de Merle et du port de Couse.
(Registre.) - Grand in-folio, 62 feuillets, papier.1754-1755
G 213
« Livre terrier de la châtellenie de Milhac et seigneurie de Mauzac, fait l'an 1666, en faveur de Mgr de Béthune, archevêque de Bordeaux, par le soin et vigilance de Me P. Vivien, juge de sa terre et châtellenie de Bigarroque, comme procureur constitué par mondit seigneur.Geneste, notaire. » - Tables à la première page. - Reconnaissances de tènements : au Cazal, la haute rivière, le Goulet d'Urval, le moulin de la Peyre ou la haute grave, la haute île, etc. ; dans le tènement du Cazal sont compris partie des jardins et maisons du bourg de Mauzac : un certain Guilhou y est appelé le Captal de la Goustade. - Dans le tènement de la Combe, une terre ou coustal, ou single, comprenant six quartonnées ; - dans le tènement du Goulet, l'expression de « brouillade, » appliquée à une terre sans rapport (f° 41). - Arpentement du tènement de Puchmaury, « que les tenanciers d'iceluy n'ont voulu reconnaître, à raison de ce que le seigneur de La Rue en a usurpé la plus grande partie, à cause de quoi une part desdits tenanciers en ont fait à lui la reconnaissance ; ce qui a déterminé leur assignation, au nom du seigneur archevêque, devant les requêtes du palais. » - Noms de quelques tenanciers : Archer ; Lonzy, seigneur de La Veyssière ; dame d'Abzac de La Douze de Gonnor ; Bruette, seigneur de La Poujade ; Deville ; Dessales, etc. - Sur le nombre de cent tenanciers, le cinquième seulement signe, les autres ne sachant signer, déduction faite des noms du notaire, du juge et des témoins, toujours les mêmes.
(Registre.) - Grand in-folio, 161 feuillets, papier.1666
G 214
Hommage à l'archevêque par Arnaud de Boisredon, chevalier, pour la seigneurie de Bayac dans la juridiction de Couse. (1479).Hommage par ledit Arnaud de Boisredon, héritier de Marguerite de Serval, sa mère, pour une maison ou hôtellerie (hospitium), avec sa burie (boaria) et toute la paroisse de Bayac, ainsi que la moitié de sa basse justice, indivisément avec l'archevêque (1479). - Extraits des reconnaissances faites par divers tenanciers eu faveur du seigneur de Bayac de Bosredon, dans la paroisse de Couze, depuis 1472 jusqu'à 1709 ; reconnaissance générale du tènement et bourg de Couze, faite à l'archevêque Bazins de Bezons par tous les tenanciers laboureurs, juges, avocats, papetiers et compagnons papetiers (1709), et parmi les avouants, le seigneur de Bayac ; lequel tènement comporte cent quartonnées (ou vingt-cinq journaux), faisant la quartonnée soixante-douze escats (chacun de la contenance de dix centiares), mesure de Beaumont, sous la rente et emphytéose de deux quartons froment, autant seigle, autant avoine, et trois livres d'argent, conformément aux titres primitifs de 1566. - État général des tenanciers et tènements, avec la mention des justices, la date des hommages rendus et les observations des agents de l'archevêque (1566 et 1709). - Acte relatif au droit de prélation exercé par le seigneur sur le moulin à papier dit de Couse, vendu autrefois par Ramond de Boisredon, seigneur de Bayac (1570). - Aveu et dénombrement par noble Jean de Losse, écuyer, seigneur de Bayac, pour la maison noble de Bayac et fiefs en dépendant (1672). - Hommage et dénombrement par le sieur de Losse, ponr le tellement de La Tour de Couse (1672). - Procès entre l'archevêque et le vicomte de Losse, seigneur de Bayac, relatif à confrontations du fief de Bayac, et plan général du tènement de Bayac (1708). - Reconnaissances pour la paroisse de Couse : par Charles Pourquery (1709) ; Pierre de La Palisse, écuyer, conseiller du Roi à la Cour des Aides de Guyenne (1709-1756). - Transaction entre l'archevêque de Bordeaux, Jean de Losse, chevalier, seigneur de Bayac, et le sieur de La Palisse, seigneur de Mondonnet, pour la directité de fiefs relevant de la seigneurie de Bayac (1754).
(Liasse.) - 31 pièces, papier ; - un plan.1479-1754
G 215
Mémoires, lettres et correspondance des tenanciers avec l'archevêque, relativementaux usurpations faites par les différents seigneurs dans les terres de Couse, Meilhac et Mauzac : - à la chapelle de la frérie Saint-Nicolas, à Belvès ; - à la démolition du mur et du portail de Malbec à Belvès ; - aux fiefs situés dans cette juridiction. - Transaction entre l'archevêque et les Jacobins de cette ville, sur des droits contestés de fiefs et de rentes.
(Liasse.) - 31 pièces, papier.XVIIIe siècle
G 216
Terre et seigneurie de Montpouillan en Bazadais.Hommage par François de Cocumont, seigneur dudit lieu, en Condomois, à Jean de Foix, archevêque de Bordeaux, pour la seigneurie de Montpouillan en Bazadais (1503). - Saisie féodale de la seigneurie de Montpouillan sur le marquis de Castelmoron (1672). - Transaction entre l'archevêque d'Audibert de Lussan et Charles-Philippe de Pons, comte de Pons, relative à la vente du marquisat de Grignols (1749).
(Masse.) - 4 pièces, papier.1503-1749

Dîmes, agrières et quartières

G 217
Dîmes de L'archevêché ; Dîmes Inféodées, agrièresQuartières. - Reconnaissance entre les mains de P. de Fitte, archiprêtre de Lesparre, et procureur commissionné de l'archevêque Amanieu II de La Mothe, en vertu de ses lettres datées d'Avignon le 16 [manque le mois] 1352, faite par Alays Austein, femme de P. Amanieu j et de lui autorisée, d'un estatge, maisons et habitations dans la paroisse de Quinsac en Barès, maintenant Ambarès, au lieu du Porge, à côté le cimetière de Quinsac : au devoir de deux deniers d'exporle, deux sols de cens, et le serment d'homme lige avec l'engagement de posséder en tout temps personnellement ledit domaine ; « plus chaque année un dîner à trois hommes de l'archevêque, de pain, de vin, de viande bouillie avec choux et moutarde, et poulets rôtis » (1354). - Mêmes reconnaissances pour le même lieu et la même paroisse, par : - Arnaude Dubourg, femme d'Arnaud Dumas, dont la terre confronte à celle du commandeur de l'hôpital Saint-Jean ; - P. Amanieu, paroissien de Quinsac, dont la terre confronte au truch de Sainte-Valérie ; - J. Séguin, pour une terre à Papagrue, même paroisse, les devoirs rendables au porge de l'église de Quinsac, les rentes portables au palais de l'archevêque, à Larmont (qui parait être la forme primitive de Lormont (1355). - Copie informe du XVIIIe siècle, sur papier, du titre primordial de la propriété de la dîme de Quinsac d'Ambarès en faveur de l'archevêché ; c'est une transaction passée le 15 mai 1376 entre l'archevêque Hélie et la dame India de La Mothe, veuve de Gilbert de Pellegrue, seigneur d'Eymet, par laquelle, après avoir établi que ses ancêtres à elle avaient de toute ancienneté tenu en fief des archevêques, sous un cens annuel, et en payant en plus les quartières, toutes les dîmes de la paroisse de Quinsac, un procès suscité par le curé, en Cour Romaine, à Avignon, et d'abord gagné par lui aurait dépossédé elle et son mari de la propriété de ce fief, eux d'abord excommuniés et l'église mise en interdit ; mais enfin sur appel au pape Grégoire XI et par un jugement de l'archevêque de Bordeaux, à ce commis par le Saint-Père, le curé aurait été désintéressé de sa prétention par une pension convenable, et les dîmes en contestation auraient été cédées par ladite dame à la manse archiépiscopale de Bordeaux moyennant une somme de deux mille livres dont elle s'interdit la répétition par l'exception pecunioe non numeratoe ou par toute autre ; la forme du déguerpissement étant la tradition d'une birette rouge entre les mains de l'archevêque, et celle de l'acceptation par lui, le serment « manum ponendo supra pectus suum, more prelatorum. » - Baux à ferme de la dîme de Quinsac de 1612 à 1647 : sept cents livres tournois en 1612, huit cents en 1647 ; autres baux de 1659 à 1720 pour la même dîme ; mille livres en 1659, onze cent trente en 1720. - Mémoire pour les Jésuites afin de justifier que les dîmes inféodées ne doivent à l'archevêque aucun cens autre que ceux qui résultent du fief, mais non pas les quartières : l'objet litigieux est de trois cent cinquante livres représentant le nombre et la valeur des boisseaux de grains dont ils seraient tenus (1616) envers l'archevêque, à titre de quartières, sur la dîme des paroisses du Pian, de Capian, de Pessac et de Saint-Médard en Jalle. Les quartières étaient la taxe en grains ou en argent annuellement perçue par l'archevêque sur les dîmes possédées directement par le clergé dans le diocèse et non inféodées, mais au contraire tenues simplement comme dîmes en vertu du pouvoir ecclésiastique. - Vente par demoiselle Marte de Jousset, veuve de noble Gratien de Mullet, seigneur de La Plane, et Catherine de Mullet, sa fille, séparée d'Isaac de Ségur, écuyer, seigneur de Saint-Aulaye. en faveur de l'archevêque de Bordeaux, de la troisième partie de la dîme d'Eysines (1620). - Liève des quartières pour 1673. - État des dîmes de Saint-Médard en Jalle et de La Tresne, et procès y relatif contre le sieur Lecomte, seigneur de La Tresne. - Adjudication des rentes et agrières de Quinsac en faveur de Rolland de Neufbourg, conseiller du Roi, saisies au préjudice d'Hélies de Baulon (1602). - Baux à ferme des dîmes de Saint-Germain du Puch et de Nérigean (1628-1742). - Baux à ferme des dîmes de : les Graves, le Bouscat, Fargues, Saint-Estèphe, Sainte-Eulalie (1622-1720). - Baux des dîmes d'Ambarès et de Targon (1642-1720). - Baux des dîmes de Tresses, Floirac, Vayres, Saint-Pierre du Palais, Saint-Sulpice (1620).
(Liasse.) - 9 pièces, parchemin ; 65 pièces, papier.1354-1742
G 218
Liève des dîmes de Bordeaux,la banlieue - et l'île de Macau, pour les années 1546, 1559, jusqu'en 1676. - Exporle par noble Jacques de Bourbon, écuyer, seigneur de Roulié, Pontenx, Gastes, Aureillan, pour les dîmes de Born et d'Aureillan inféodées à la maison noble de Roulié (1600-1750). - Baux des revenus décimaux de l'archevêché pour les paroisses de Saint-Aignan, Lormont, Eysines, Saint-Aubin, Arbanats, Saint-Jean d'Estampes, Aurignac en Born, Tizac, Daignac, Tabanac, Rions, Langoiran, Lestiac, Illats, Moulon, Grezillac, Noaillan, Landiras, Brach. - Bail des dîmes de La Tresne, par Gaston de Gères, seigneur de Camarsac, comme mari de Jeanne de Gassies, et par Jean de Tustal, écuyer, seigneur de Saint-Julien. - Bail de la dîme de Saint-Jean d'Illac, par Pierre de Lestonnac, seigneur du Parc, conseiller au Parlement ; et de Saint-Médard en Jalle. - Extrait par Dautiège, notaire, en 1628, d'une liève, ou livre général de compte des quartières où revenus de l'archevêché sur les dîmes des paroisses dans l'archiprêtré de Moulis en l'année 1400 ; le total n'en est pas donné, et même on ne pourrait pas l'établir exactement d'après la pièce, qui ne mentionne qu'une partie des paroisses de cet archiprêtré. - Bail par Pierre Tarride, marchand de Gujan, pour la somme de deux cent quarante livres par an, du revenu des quartières en millet dues à l'archevêché par huit paroisses de l'archiprêtré de Born en 1720. - Reconnaissances par le chapitre Saint-André en faveur de l'archevêque Henri de Sourdis pour les dîmes et dîmons des paroisses d'Eysines, Avensan, Blaignan, Saint-Étienne de Calonnes (Saint-Estèphe), Portets, Cadaujac, Bouliac, Cayac (1637). - Mémoire relatif à une transaction entre les jurats et les Bénédictins de Sainte-Croix, au sujet de fiefs contestés dans les paroisses de Léognan et de Villenave (1740), lesdits fiefs leur étant provenus par le sieur de Ferron. - Arrêt de la Chambre du clergé entre l'archevêque de Bordeaux et Jean-Baptiste de Gourdon de Genouilhac, abbé de Saint-Romain de Blaye, au sujet de la propriété des dîmes de Camillas, Saint-Saturnin, etc. (1688). - Baux des quartières ou revenus sur les dîmes pour Cubzac, Vayres, Izon, Saint-Sulpice (1384) ; - pour Bègles, Grezillac, Saint-Hippolyte, Gabarnac, Cailhau, Noailhan, Ambarès, Villenave, Grayan (1563). - Baux des quartières de Floirac (1556) ; - des dîmes dues par l'hôpital de Cayac en Gradignan (1403) ; - des dîmes de Berson en Blayais (1621). - Situation, en 1600, de la paroisse de Blanquefort, par rapport à l'infinité de personnes qui prennent la dîme sur elle, à son grand détriment et celui du service religieux, et à celui de l'archevêque qui est privé ainsi des quartières, qu'on ne lui paie pas.
(Liasse.) - 8 pièces, parchemin ; 30 pièces, papier.1546-1750
G 219
Reconnaissances faites en faveur de l'archevêché pour les dîmes inféodées :du village de Mazerolles en Blayais (1570) ; - de Blanquefort (1600) ; - d'Andernos (1639) ; - [de Saint-Mambert, alias Saint-Lambert en Médoc (1673) ; - et de Bouillac (1551). - Enquête faite à Libourne par Pierre Delurbe, chanoine de Saint-André, pour séparer la cure de Montaigne du doyenné de Saint-Émilion et l'unir au séminaire de Bordeaux (1606). - Exporle par Jacques de Bourbon, écuyer, seigneur de Roulié, Pontenx, Gastes, Aureillan, etc., pour la dîme d'Aureillan et Born inféodée à la seigneurie de Roulié (1621). - Baux des revenus des dîmes pour les paroisses suivantes : Saint-Aignan, Lormont, Eyzines, Saint-Aubin, Arbanats, Saint-Jean d'Étampes, Aurignac en Born, Tizac, Daignac, Tabanac, Rions, Langoiran, Lestiac, Illats, Moulon, Grezillac, Noaillan, Landiras, Brach, Saint-Aubin de La Tresne, Saint-Jean d'Illac, SaintMédard en Jalle (1600-1750) ; - ceux, de Saint-Aubin de La Tresne sont faits par Gaston de Gères, seigneur de Camarsac, comme mari de Jeanne de Gassies, et Jean de Tustal, écuyer, seigneur de Saint-Julien.
(Liasse.) - 4 pièces, parchemin ; 17 pièces, papier.1570-1750
G 220
Liève des quartières de l'archevêché pour les archiprêtrés de Lesparre, Moulis, Cernés, Bénauge, Entre-deux-Mers, Entre-Dordogne, Fronsac, Bourg et Blaye.Procédures pour les quartières dues par les Jésuites dans les paroisses de Saint-Émilion, Izon, Andernos, Sadirac, Saint-Vincent de Croignon, Saint-Martin du Pont, Loirac, Castillon, La Sauve, La Libarde, Lignan, Bonnetan, Fargues, Sainte-Hélène de la Lande, Montussan, Portets, Lafosse, Saint-Vivien. - Transactions entre l'archevêque de Bordeaux, et le clergé du diocèse relatives au paiement des quartières (1683-1700). - Procédures pour les quartières dues par les paroisses suivantes : Cambes, Parempuyre, le Pian en Médoc, Civrac, Cussac et Saint-Gemme, le prieuré d'Espessas, Saint-Pierre de Bat, Saint-Martin d'Izon, Camblanes. Cursan, Puy-Normand, Saint-Étienne de Chamadelles, Saint-Martin de Brach, Saint-lzan de Soudiac, Saint-Trojan, Portets, Saint-Remy de Bordeaux (fief de la Cailhabède), Vendais, Bégadan, Saint-Pierre de Cailhau, Saint-Pierre de Lalande, Villeneuve, Faleyras, Saint-Médard de Montignac, Saint-Martin de Semens, Lestiac, Saint-Martin de Mourens, Bègle, Genissac, Baron, Saint-Médard de Montignas et l'île de Macau, XVIIIe siècle. - Statistique du prix des grains à Bordeaux, de 1771 jusqu'en 1780, et manière de régler les quartières.
(Liasse.) - 11 pièces, parchemin ; 55 pièces, papier.1683-1700
G 221
État des terres labourables dans la paroisse Saint-Loubès, sur lesquelles les dîmes se perçoivent depuis 1771 : dame Marie-Cécile-Élisabeth de Binet, veuve de François-Élie de Brach, seigneur de Montussan, dame de la maison noble de Jallais ou Malleret et décimatrice de la grande dîme de Saint-Loubès (1776).Contrat de vente par François-Alain-Amanieu de Ruat, chevalier, captal de Buch, etc., en faveur d'Elisabeth de Binet, veuve du sieur de Brach, de la maison noble de Jallais du Maleret, située dans la paroisse de Saint-Loubès (9 août 1756). - Transaction entre : dame Cécile Desnanots, épouse de Pierre-Jules Dudon, chevalier ; dame Marthe-Marie-Cécile de Brach, veuve de Pierre Raguenau, chevalier, seigneur de Labatut et de Saint-Aignan ; Jean-Joseph de Guyorinet de Monbalen, chevalier ; et François-Pierre de Brach, chevalier, seigneur de Montussan, relativement à la succession du sieur de Raguenau en ce qui touche les fiefs situés à Montussan et à Saint-Loubès (17 juin 1778). - Baux à ferme des fruits décimaux de la grande dîme de Saint-Loubès inféodée à la dame de Brach et consorts, et dont elle retire, année moyenne, 1778-1789, deux cent trente boisseaux de blé, mesure de Bordeaux, du poids de cent vingt-cinq livres au boisseau. - Prix comparé du boisseau de froment dans la ville de Bordeaux et dans Saint-Loubès, de 1777 à juin 1791 : le boisseau froment de huit décalitres se vend treize livres cinq sols, quatorze livres, onze, quinze en 1777, 1778, 1780, 1782 ; seize en 1786 et 1788, dix-huit en 1790.
(Liasse.) - 20 pièces, papier.1756-1791
G 222
Dîmes inféodées.Copie du jugement du Présidial de Bordeaux maintenant le curé de Daignac en la possession de la moitié des dîmes inféodées de ladite paroisse, et le chapelain qu'y avait établi par testament en 1517 Gaston de Ségur, seigneur de Pressac, en l'autre moitié (1630). - Déclaration du curé de Camps et Cornens, écrite à la suite d'un mandement imprimé d'avoir à représenter dans quinzaine à l'archevêché, par tous les possesseurs de dîmes inféodées dans le diocèse, les titres qu'ils en peuvent avoir : c'est l'abbaye de Faïse qui jouit de ces dîmes, dont elle retire trois cent trente-cinq livres, au préjudice du curé (1621). - Relevé, sans daté, des articles du grand rôle des dîmes de l'archevêché inféodées, dans les paroisses de Saint-Christophe de Castillon, Saint-Saturnin de Bégadan, Jau et Saint-Pierre Dignac pour lesquelles les seigneurs de Castillon doivent de soixante à dix sols de rente, soit en tout sept libres. - Mémoire de quatre dîmons qui se lèvent sur la paroisse de Saint-Caprais de Hôns en Bénauge, par divers personnages absolument étrangers au pays et en dehors des charges de la paroisse, et même de celles de l'église, l'ensemble desquels dîmons forme la moitié de la dîme totale qui devrait appartenir au curé (1580). - Hommage à Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, par Bertrand Samonac, pour la maison de Puisseguin et les rentes qu'il possède dans la paroisse de Saint-Denis sur l'Isle (1305) ; - Sainte-Croix du Mont hommage à Jean de Foix, archevêque de Bordeaux, par François de Léon, écuyer, seigneur du château de Sainte-Croix du Mont ; la pièce est datée d'Orléans, 5 octobre 1501 ; seigneurs de Sainte-Croix cités Thomas d'Albret (1385) ; Jean de Tastes (1437) ; Raymond de Laroque, écuyer (1554) ; André de Laroque ; - Reconnaissance de la dame Marie d'Orlie, veuve de François de Laroque, écuyer, seigneur de Tastes (1667). - Hommage par Itier Espleytat, damoiseau, comme étant l'homme lige de l'archevêque pour les dîmes de Cars, Saint-Seurin et Comps (1307). - Calamiac, paroisse de Sadirac (1557) ; - Soulac. - Reconnaissances de dîmes par le chapitre Saint-Seurin à l'archevêque pour les paroisses suivantes : Montussan, Camblanes, Quinsac, Pompignac, Saint-Pierre de Quinsac d'Ambarès, Saint-Caprais de Haux, Nérigean, Ludon, Lanton, Audenge, Lacanau (1624) ; - Saint-Morillon, La Brède et Saint-Martin de Montussan. - Reconnaissance de dîmes par François de Lamothe, chevalier, baron de Castelnau, Noaillan, pour les paroisses d'Illats et de Noaillan. - Extrait du dénombrement baillé par les nobles de la sénéchaussée de Guyenne en la convocation du ban et arrière-ban en 1551 : - « Je, Marguerite de Lur, dame de Noaillan, veuve de Jean de Lamothe, chevalier, déclare tenir du Roy ladite seigneurie de Noaillan, etc., plus la moitié de la dîme pour laquelle je fais hommage à l'archevêque de Bordeaux, pour raison duquel lieu est accoutumé fournir un homme d'armes, etc., et par ce que je ne scay lire ne escripre, j'ai fait signer la présente déclaration » (1551). - Hommage par Bertrand de Tustal, écuyer, pour la seigneurie de Saint-Julien, paroisse de La Tresne : au devoir d'une paire de gants (1562). - Vente par Guiraud de Lamothe, seigneur de Lamothe de Cambes à Pierre Berland, archevêque de Bordeaux, du dîmon de Bouliac et de La Tresne (1434). - Saisie de la dîme de Langoiran par l'archevêque contre Charles de Moncuq, seigneur de Lamothe (1639). - Reconnaissance au cardinal de Sourdis par Gaston de Gères, écuyer, seigneur de Camarsac, comme mari de Jeanne de Gassies, et Jean de Tustal, écuyer, seigneur de Saint-Julien pour la dîme de La Tresne (1603). - Reconnaissance par Pierre-André de Nesmond, seigneur de La Tour Saint-Mambert, Carens, Pouyaux, pour les paroisses de Sainte-Gemme, Moulis et Saint-Laurent. - Vente par Charles de Durfort, baron de Civrac, à Charles de Durfort, seigneur de Cubzaguais, de la maison noble de Marsas avec rente et dîmes inféodées dues à l'archevêché (1623). - Arrêt du Parlement attribuant la dîme de Saint-Loubès à François de Fayolle, abbé de La Sauve et prieur du prieuré de Saint-Loubès (1612). - Reconnaissance de la dîme de Saint-Loubès en faveur du cardinal de Sourdis par David de Verteuilh, écuyer, seigneur de la maison noble de Saint-Loubès (1613). - Procès entre le cardinal de Sourdis et frère Bernard de Melignon, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur du Temple de Bordeaux, pour les dîmes de Mérignac.
(Liasse.) - 63 pièces, papier.1307-1667
G 223
Lièves des dîmes du diocèse et état de ceux qui lèvent lesdites dîmes (1604-1620).Enquête relative au pillage et à la ruine de l'abbaye de Guîtres par les Huguenots en 1568 et 1569. et à la perte des biens sur lesquels l'abbé et les religieux prélevaient les dîmes (1570). - Mémoire relatif à la collation de la cure de La Libarde. - Dîmes inféodées dans les paroisses de Margaux, Martignas, Néac, Origne, Rions, Parempuyre, Parentis, Podensac, Salignac, Salaune, Saint-Symphorien, Toulenne, Villeneuve, Villegouge. - Saisie des mines de sel dans l'île d'Oleron contre le président au Parlement de Bordeaux, Lecomte, à la requête de l'archevêque, pour paiement d'une somme de trois mille livres en laquelle ce président avait été condamné par arrêt du Parlement de Toulouse, sur un procès relatif aux dîmes de La Tresne, évoqué par l'archevêque au Parlement de Toulouse (1633). - Reconnaissances par Marc-Antoine de Gourgue, baron de Vayres, pour les paroisses de : Saint-Martin de Fronsac, Yzon, Vayres et Arveyres. - Reconnaissance par Izabeau de Gassies, dame de la maison noble de Ruat et d'Artiguemale, pour la paroisse du Teich (1616). - Reconnaissances par Jeanne de Lur, demoiselle, veuve de François de Dieuzayde, écuyer et seigneur de Monbadon, au nom de son fils, Jean de Dieuzayde, héritier de Jean de Dieuzayde, seigneur d'Aiguille, pour dîmes dans la paroisse de Saint-Félix d'Aiguille (1534). - Hommage par Geoffroy Du Puy, damoiseau de Saint-Magrin, seigneur de Borie, pour la paroisse de Saint-Christophe en Périgord (1458). - Différend entre l'archevêque de Bordeaux et le marquis de Vayres pour la maison noble de Birac (1684). - Lièves des dîmes depuis 1487. - Publications faites par plusieurs curés au prône de leurs paroisses pour engager les possesseurs des dîmes inféodées à produire leurs titres ; ces paroisses sont : Saint-Sulpice de Bernac, Andernos, Blanquefort, Bruges, Castelnau, Carcans, Saint-Christophe de Canac, Saint-Ciers d'Abzac, Civrac, Coutras, Avensan, Eyzines, Sainte-Eulalie d'Ambarès (1684).
(Liasse.) - 115 pièces, papier.1458-1684
G 224
Dîmes inféodées.Arrêts rendus au Conseil entre l'abbé de La Sauve, curé primitif de la paroisse de Portets, le chapitre Saint-André, et le vicaire perpétuel de la paroisse, qui confirment l'abbé dans la possession de la grande dîme et de la moitié de la petite, l'autre moitié laissée au vicaire. - Baux à ferme de 1627 à 1630, pour le prix annuel de soixante-dix à quatre-vingts livres, et en l'année 1720, pour le prix de cent vingt, du dîmon qui appartient à l'archevêque, dans la paroisse d'Arbanatz, et qui en forme la septième partie de la dîme totale. - Baux à ferme de 1626 à 1720, pour le prix annuel variant de deux cent quarante-cinq livres à deux cent soixante, de la partie des dîmes de Saint-Aignan en Fronsadais, appartenant à l'archevêché. - Reconnaissance faite au cardinal de Sourdis, comme archevêque de Bordeaux, par le prieur des Frères Prêcheurs de Bayonne, frère Mathieu Beauquier, docteur en théologie, autorisé par son couvent, à la suite de la saisie des dîmes et de l'interdiction du service divin dans le pays des Landes, portées contre eux par ledit cardinal, de la tierce partie de la dîme d'Aurignac en Born, au devoir de trois deniers bordelais d'exporle, et de la treizième partie de cette dîme, ou vingt sols bordelais valant douze sols tournois de cens ; laquelle tierce partie leur était advenue par legs, après un don qu'en avait fait le seigneur d'Uza au cardinal Guillaume de Sainte-Suzanne, qui l'avait reconnue en 1324 de l'archevêque Pierre (c'est 1334, et Pierre II de Luc). - Assignation au sieur d'Arrerac, trésorier de France à Bordeaux et seigneur d'Arsac, en Médoc, donnée au nom du cardinal de Sourdis devant le Parlement de Toulouse, en production par ce seigneur des titres en vertu desquels il perçoit annuellement partie des dîmes de sa paroisse, et absolution solennelle donnée au même, par le vicaire général Philippe de Froulay de Tessé, délégué de l'archevêque, accompagné de trois chanoines, en présence de M. Dalesme, seigneur et baron d'Ares, des prêtres des paroisses voisines, et du peuple assemblé au son de la cloche, de l'excommunication qu'il avait encourue pour avoir battu et excédé son curé : « Et en mesme temps, messire Jean d'Arrerac, seigneur et baron d'Arsac, se seroit présenté à la porte de l'église, et nous auroit très humblement requis et supplié de vouloir lui impartir le bénéfice d'absolution de l'excommunication dont il avoit été frappé, étant bien marry et repentant de son action, et se soumettant aux peines canoniques » (1643). - Reconnaissance d'Asdrubal de Ferron, pour les dîmes inféodées des paroisses de Saint-Aubin et de Saint-Médard en Jalle (1625). - Autre reconnaissance par Geoffroy de Montaigne, seigneur de Bussaguet, pour la moitié des dîmes de Lignan etd'Estignan, qu'il tient de l'archevêché à raison de la maison noble de Jallès, acquise par lui de Pierre de Gellez, en 1587 (1604). - Baux à ferme du dîmon de Bassens, appelé : Du Mora (1627). - Mémoire de Ramond de Laroque, seigneur et baron de Budos contre le curé de ladite paroisse de Budos, au sujet des dîmes de Barsac et de Virelade. - Procès du cardinal de Sourdis contre Étienne de Pontac, seigneur de Beautiran, pour les dîmes de la paroisse de Beautiran (1627).
(Liasse.) - 53 pièces, papier.1604-1627

Procès divers

G 225
Procès divers.Cahier des procès de l'archevêché devant le Parlement, le sénéchal de Périgueux et le siège de Sarlat, pour les châtellenies de Belvès, Bigarroque, Couze et Millac, sous l'épiscopat de B. de Greele (1456-1467), contre : - Jean de La Cropte, seigneur de Lanquais, sur les limites de la châtellenie de Couze ; - J. de Baynac, sur l'appel interjeté par lui de la mise à exécution de certaines lettres du Roi obtenues par l'archevêque relatives à la paroisse de Bigarroque ; - P. de Paleyrac et consorts, à l'occasion d'un grand héritage de cent livres laissé par le maître de la Tour de Cugnac, sur lequel l'archevêque, comme haut justicier et seigneur, s'est fait délivrer des lettres de possession ; - les consuls et les habitants de Belvès, relativement à l'interprétation et à l'exécution du Commun de la paix, qui était un traité de garantie consenti par le seigneur archevêque aux hommes de la châtellenie ; - l'évêque de Sarlat, sur les privilèges et libertés accordés par Clément (V) aux archevêques de Bordeaux de conférer à leur volonté sept bénéfices dans le diocèse de Périgueux, dont faisait alors partie le territoire de Sarlat ; - J. de Lostanges, seigneur de Saint-Alvère, sur les délimitations de la châtellenie de Millac, procès de conséquence, car il s'agit d'une grande partie de la châtellenie ; - les seigneur et habitants de Campagnac, au sujet du refus qu'ils font de payer la taxe du Commun de la paix ; - Brandelin de Caumont, chevalier, sur la propriété d'une vigne et d'une maison, et d'une pêcherie en Dordogne, près de Saint-Cyprien ; - les habitants de Saint-Cyprien, sur le fait du Commun de la paix, pour lequel ils avaient obtenu des lettres du roi de France, qui paraissaient les en exempter ; - Arnaud Ramond de Sentos, et P. et R. de Bosredon, chevaliers, du lieu de Belvès, relativement à des usurpations de terres ; - Gaston de Verdun, P. de Blanquefort et consorts, à l'occasion de devoirs féodaux qu'ils laissent en souffrance ; - les consuls de la bastide royale de Beaumont, pour usurpation de partie de la châtellenie de Couze ; - les consuls de la bastide royale de Villefranche, pour s'être emparés de Trapes ; - le seigneur de Caumont, pour s'être emparé de partie de la châtellenie de Belvès ; - le seigneur de Badefol, pour excès multipliés contre les hommes de la terre de l'archevêque ; - les consuls de la bastide royale de Molières, pour usurpation de partie de la châtellenie de Couze. - Cahier d'inscription des procès pour les mêmes châtellenies, soutenus par les archevêques Artus de Montauban, André, cardinal d'Épinay, et Jean de Foix (1470-1510), contre : - Jean d'Abzac, coseigneur de Siorac, au sujet de la juridiction d'une pièce de terre en la paroisse de Montplaisant, et un des hommes de Bozon, coseigneur de Siorac, sur la fondalité d'un bois ; plus un autre procès sur la juridiction du Mas de la Boissière ; - l'abbé de Cadouin, sur des droits de possession dans la forêt commune de Belvès, mutuellement prouvés entre l'abbé, les hommes du village de Boisson et l'archevêque, par le fait que l'abbé avait fait tailler et ouvrir un chemin dans le bois lorsqu'il était allé chercher ledit seigneur pour l'amener à son abbaye, et qu'au retour, l'archevêque en avait fait tailler un autre à travers bois pour s'en retourner ; - J. de Montferrand, sur la juridiction du Mas de Soysials, en la paroisse de Bouillac, et ceux de la Poitevine, de la Sabatière et du Ruffenc-Vieux, situés dans celle de Fontgalan, ensemble de ceux de la Tholosane, du Plausat et de terres à Saint-Marcory jusqu'à la Pierre-Levée faisant la limite des terres de Belvès, Montferrand et Montpazier ; - les consuls de Villefranche, à l'occasion de la juridiction des paroisses des Prés et de Trapes, primitivement confisquées par le Roi de France pour rébellion du seigneur, remises successivement en séquestre aux baillis de Santhalier (?), de Sauveterre d'Agenais et de Villefranche de Périgueux, et enfin au Roi d'Angleterre pendant les guerres, jusqu'à ce que l'archevêque et les consuls de Belvès eussent définitivement établi leur droit à la propriété de ces paroisses, et obtenu la mainlevée de la saisie royale qui pesait dessus ; - le seigneur de Castelnau, au sujet de la possession de La Motte de Gasques, et de la forêt ou bois d'Auriole, dans la paroisse de Doissat ; le même, au sujet de la juridiction de Saint-Pompont ; - le seigneur de Berbiguières, pour la paroisse de Saint-Laurent ; - le seigneur de Limeuil, conjointement avec les héritiers de J. de La Lande et les hommes de la Grand-Batut, sur la juridiction du puch de Pech-Brenor, paroisse de Saint-Chamassy, dans lequel le père des héritiers de La Lande avait été assassiné ; - les seigneurs de La Roque et de Baynac ; - le seigneur de Siorac, pour refus d'hommage ; - le seigneur de Badefol, pour usurpation de la pêche en Dordogne ; - le seigneur de Gontaut, pour usurpation du port de Mauzac, etc... »Est encore à noter que d'après la constitution royale faite par le feu roi Charles VII, pour statuer sur le gouvernement de son royaume, environ l'an 1450, qu'il pacifia sondit royaume, il avait, entre autres articles, établi qu'en temps de guerre tous les sujets des châteaux feraient les gardes de jour et de nuit ; mais qu'en temps de paix, ce devoir serait remplacé pour eux par la contribution de cinq sols tournois, les seigneurs se gardant eux-mêmes dans leurs châteaux avec leurs domestiques : en vertu de quoi les hommes de Bigarroque, soumis à faire les gardes et patrouilles, avaient payé en compensation deux sols et demi à l'archevêque Blaise de Greele (Blasii Grela), que maintenant ils ont même cessé de payer. - Est à noter aussi que tous les fiefs de Bigarroque, après l'année 1500, furent arrentés de nouveau à des gens venus d'ailleurs, et alors on payait le Commun de la paix selon l'antique coutume du pays ; ce qui fit arrenter les fiefs pour un bien moindre prix que leur valeur réelle. Et maintenant, ils continuent de payer sur ce pied de diminution, et de plus, ils n'acquittent plus le commun, sur l'expresse défense des officiers royaux, qui disent que la taxe du commun était payée au lieu et place des tailles royales, qui sont levées à présent, et qu'elle se confond avec elles. Cependant elle avait été donnée par les Rois aux seigneurs des terres pour garder le royaume contre ses ennemis. Ainsi, relativement à ce commun, le seigneur archevêque est frustré dans la plupart de ses fiefs et droits annuels. »
(Liasse.) - 2 cahiers in-4° de 22 feuillets, papier, latin et français.1460-1510
G 226
Procès de l'archevêché pour les châtellenies de Montravel, contre :J. de Nogaret, pour le tènement de la Tricherie-Basse, paroisse de Montcaret, en Montravel (1760-1783) ; - Pierre de Tauzia (1763), en reconnaissance de fief sur une terre de quatre journaux, sise en la paroisse de Montcaret, pour laquelle il avait déjà exporlé à l'évêque de Conserans, comme prieur de Moncaret ; l'archevêque, au soutien de son droit, produit une reconnaissance féodale de la même terre, faite à ses prédécesseurs en 1494, par Jean Jehan, tant en son nom qu'au nom de Gérarde de Durège, son épouse, et Jeanne de Durège, toutes deux héritières d'Hélies de Durège. - Procès pour la terre de Monbadon, à cause des rentes dues en Montravel, au cours duquel interviennent, comme directement assignés : - Jeanne de Lur, veuve de François de Dieuzayde, écuyer (1534), et Philippe de Lageard, chevalier. - Procès contre la dame Marie Galiotte de Lostange, veuve de Louis de La Bernède, chevalier, seigneur de Rimbault, relativement à la saisie des biens d'Isaac de La Bernède, seigneur de Rochebonne (1686).
(Liasse.) - 37 pièces, papier.1494-1783
G 227
Procès entre le cardinal de Sourdis et le chapitre Saint-André, relatif aux réparations des ruynes advenues par la chute de la grande voulte de la nef de ladite église, arrivée au temps de Jean de Foix, archevêque de Bourdeaux. Sommations, nominations d'experts, procès-verbaux de visite, etc.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 15 pièces, papier.1608
G 228
Procès entre le cardinal de Sourdis et le chapitre Saint-André, relativement au droit d'exemption de la juridiction archiépiscopale invoqué par ledit chapitre, et à diverses vexations exercées contre ledit seigneur-archevêque.Mémoires et consultations sur la bulle d'exemption du chapitre. - Requête par le cardinal de Sourdis, pour continuer à jouir du privilège d'évocation devant le Conseil du Roi de tous les procès qu'il a contre le chapitre (1610).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 18 pièces, papier.1608-1615
G 229
Procès entre l'archevêque Henri de Sourdis et le chapitre Saint-André, concernant :un règlement relatif aux processions (1633) ; - une sommation adressée au chapitre pour terminer les procès pendants, et réponse dudit chapitre (1634) ; - un arrêt du Conseil d'État, lettres patentes du Roi, et arrêt du Parlement relativement à la résidence des curés en leurs bénéfices, avec défense de ne retenir des pensions sur leurs cures que dans les cas déterminés (1639) ; - les contributions aux réparations de l'église (1643) ; - une citation du chapitre devant le Grand Conseil par l'archevêque Henry de Sourdis, prenant fait et cause pour le père Bonnet, prêtre de l'Oratoire, pourvu de la cure de Sainte-Eulalie (1643) ; - des procédures contre François Bouchet, curé de Sainte-Colombe, et Jean Duteil, curé de Léogeats, appelant comme d'abus d'une ordonnance de l'archevêque qui les avait cités à comparaître devant lui pour un simple fait de non-résidence ; - l'interdiction prononcée contre certains curés pour cause de non-résidence (1643) ; - des troubles dans le chapitre. - Inventaires et mémoires produits par l'archevêque dans ses procès contre le chapitre (1643).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 17 pièces, papier.1633-1644
G 230
Procès entre l'archevêque de Bordeaux et François de Bourzolles de Caumont, baron de Berbiguières, vicomte de Carlus, sur la mouvance de la terre de Berbiguières et Marnac, qui est définitivement reconnue appartenir à l'archevêque (1620).Comptes des frais pour les procès portés devant le Parlement de Toulouse (1627). - Procès entre l'archevêque et Philippe de Montaud, baron de Benac, et dame Judith de Gontaud, dame de Badefol, son épouse, à raison des droits et devoirs seigneuriaux dus pour les pêcheries de Mauzac sur la Dordogne (1635). - Autre entre l'archevêque et Étienne de Saintours, écuyer, seigneur de Salibourne, en reconnaissance d'hommage et de devoirs fonciers sur la terre de Salibourne, tant à raison de son moulin que pour le tènement dit « des Sextérées » (1714). - Autre contre la dame de Granville, veuve de noble Daniel de Verbois, seigneur du Dezert, pour un fief situé paroisse de Lamothe (1760).
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 6 pièces, papier.1620-1760
G 231
Procès entre Louis d'Anglure de Bourlemont, archevêque de Bordeaux, et Jean-Isaac de Ségur, chevalier, seigneur de Ponchat et de Fouguerolles, sur la possession prétendue par ce dernier de tout le cours d'eau de la rivière de Dordogne, et par l'archevêque de la moitié dudit fleuve dans toute l'étendue de la terre et châtellenie de Montravel.
(Registre.) - In-folio, 231 feuillets, papier.1684-1705
G 232
Assignations en reconnaissances féodales en faveur de l'archevêché contre divers tenanciers, pour les paroisses suivantes : Montravel, Montcaret, Le Breuil, Saint-Seurin, Saint-Vivien, Velines, Sainte-Eulalie.
(Liasse.) - 83 pièces, papier.1754-1762
G 233
Procès entre l'archevêque de Bordeaux et Jacques Desaygues, au sujet du droit de collation de la trésorerie de l'église Saint-André : mention d'extraits des registres des insinuations ecclésiastiques, lettres de provisions, résignations, cessions, etc.Opposition à la fulmination de la bulle accordée en 1458 aux chapitres Saint-André et Saint-Seurin, par laquelle le pape Pie II les exempte de la juridiction de l'archevêque de Bordeaux. - Enquête établissant le droit de juridiction de l'archevêque et rejetant les prétentions desdits chapitres (1461). - Lettres patentes de Henri IV en faveur du chapitre Saint-André, pour le protéger contre les vexations continuelles du cardinal de Sourdis (1609). - État des procès entre ce cardinal et le chapitre Saint-André (XVIIe siècle). - Arrêts du Conseil d'État relatifs aux différends entre l'archevêque et le chapitre Saint-André, au sujet de leur juridiction respective (1610 et 1625). - Arrêt du Conseil d'État du Roi, qui met fin aux discussions incessantes entre l'archevêque et le chapitre Saint-André, et qui règle les droits et les devoirs de chacun d'eux (1644). - Procès entre l'archevêque et le chapitre Saint-André, au sujet de la dîme de Bellebat (1687). - Transaction entre l'archevêque H. de Béthune et les Chartreux, fondés à Bordeaux par le cardinal de Sourdis, au sujet de la succession de Henri de Sourdis, frère et successeur du cardinal.
(Liasse.) - 15 pièces, papier.1410-1644
G 234
Procès entre les agents généraux du clergé de France agissant au nom du cardinal de Sourdis contre le Parlement de Bordeaux, qui avait reçu l'appel comme d'abus d'un prêtre non résidant contre la censure de l'archevêque : « objet de grande conséquence tant pour le scandale de la désobéissance, que pour le danger qui se montre de la disposition générale des prêtres de ce diocèse, au moins en partie, à secouer le joug de l'autorité épiscopale en ce qui concerne la résidence dans leurs bénéfices, ou cures ; d'ailleurs le cardinal-archevêque n'a de juge en cette question que Sa Sainteté et le Sacré-Collège » (1601).Reconnaissance en faveur d'Arnaud de Canteloup, archevêque de Bordeaux, par Gaillard de Saint-Pierre, chevalier, d'une partie de la dîme de Mérignac, comprenant celle du village de Beutres, qu'il déclare tenir en fief et à emphytéose, sous les devoirs accoutumés de blé et de vin, l'exporle de douze deniers à muance de seigneur ou de vassal, et le cens annuel de cinq sols, et investiture de ce fief par le seigneur archevêque (1318) « per traditionem annuli sui », en présence des chevaliers Guill. de Budos ; P. de La Mote, seigneur de Roquetaillade et coseigneur de Langon ; A. de Fargues ; Me Guill. Conge, chanoine du chapitre métropolitain ; Amalvin de Noaillan ; Amelin d'Artigamala ; Guill. Parruau, écuyer, etc. - Acquisition par l'archevêque de Sourdis de deux parties de pré, dites à la Ferrade, dans la palu de Bordeaux (1623). - Mémoire contre la dame de Badefol, condamnée à exporler pour la pêcherie de Cunhac et à payer cinq sols de rente et le quart du poisson (1626). - Procès contre le trésorier de l'hôpital Saint-André, à l'occasion de la rente en blé que doit l'archevêque audit hôpital (1653). - Arrêt du Conseil du Roi à la requête de l'archevêque contre le sieur Dussaut, procureur général au Parlement, à l'occasion de l'enregistrement de la constitution du pape Alexandre VII (1661). - Saisie des fruits de Bigarroque, à la requête du receveur des décimes contre le fermier de l'archevêché, à Bigarroque (1670). - Procès contre le prieur de Comprian, pour usurpation de fonctions (1679). - Procédure relative à la nomination de Jean de Léglize, avocat en la cour comme conseiller-clerc au Parlement (1596). - Procès contre : - le sieur Pierre Drouillard, prêtre, docteur en théologie, curé de Cussac et de Sainte-Gemme, dont la cause n'est pas exprimée, mais dont l'objet paraît être d'enlever, avec l'appui du Parlement, le jugement de l'affaire au Grand-Conseil, auquel l'archevêque l'avait déférée (1688) ; - Jean-Louis d'Abzac, écuyer, seigneur de Cazenac, au sujet d'un tènement dans la paroisse du Coux, juridiction de Bigarroque (1723) ; - Jacob de Nogaret, seigneur de Nogaret, et la dame Anne Descrombes, veuve d'Izaac de Tauzia, etc., pour fiefs dans la seigneurie de Montravel (1724-1758) ; - autre procès entre l'archevêque de Bordeaux, Paulmy d'Argenson, et le sieur de Nogaret, à l'occasion du dénombrement à faire des biens que celui-ci possédait en Montravel (1727) ; - procès contre le chevalier de Comarque, à Belvès, au sujet d'une partie de terrain enclavée dans un tènement et maison dans la ville de Belvès, hommages en 1612 à une croix d'or valant trois écus, et dont le droit d'y établir une construction lui est contesté (1773) ; - le sieur de La Palisse, conseiller en la Cour des Aides, pour Belvès (1758). - Requête au Parlement par l'archevêque Maximilien Mériadeck de Rohan, pour obtenir l'autorisation de transférer le prétoire des cours ecclésiastiques et les prisons pendant la cons- truction du nouveau palais archiépiscopal (1773) ; - procès-verbal dressé par les officiers de l'archevêque de l'écroulement d'un mur de la chapelle du château de Belvès, appelé : le mur de Saint-Nicolas (1782). - Mémoire sur les coutumes des droits et privilèges des habitants de Belvès. - Procès contre : - la maison noble de Fages dans la paroisse du Coux ; - M. de Beaumont, conseiller du Roi ; - le fermier du domaine au sujet du tènement de Trejeit et port de Mons, paroisse de Cenon. - Notes sur les procès intentés sous l'épiscopat d'Audibert de Lussan.
(Liasse.) - 37 pièces, papier.1318-1782
G 235
Mémoire pour Blaise de Greely, archevêque de Bordeaux, contre le chapitre Saint-André, au sujet de l'exemption de la juridiction archiépiscopale à laquelle ce dernier refusait de se soumettre : les points en litige sont que l'archevêque demande pour conserver les droits de son Église :à percevoir les droits de scel de sa cour spirituelle, ainsi qu'il en a usé de tout temps ; - à visiter son église cathédrale et métropolitaine, ainsi que toutes celles qui sont dans le diocèse et exiger le droit de visite (procurationes) du chapitre et des recteurs ou vicaires perpétuels ; - à conférer les bénéfices et cures du diocèse et en donner l'investiture, enfin à avoir dans sa juridiction les doyen et chanoines de Saint-André. Le 8 juin 1458, l'affaire ayant été portée devant Bragier, lieutenant du sénéchal, celui-ci renvoya le procès devant le Conseil du Roi ; l'archevêque, se trouvant lésé, en appela au Parlement : autres mémoires en faveur de l'archevêque interjetant appel du juge de Gascogne. - Mémoire relatif au différend entre l'archevêque et le chapitre au sujet des réparations à faire à l'église Saint-André : une partie des revenus de l'archevêché est employée aux réparations de la cathédrale et des prisons, mais le chapitre doit pourvoir aux réparations de la voûte ; un chanoine doit être nommé pour tenir les recettes et les dépenses, et ces comptes doivent être soumis à l'examen de l'archevêque, etc. (1626). - Mémoires relatifs au droit qu'ont les archevêques et évêques de pouvoir faire des unions, divisions, ou désunions de bénéfices sans le concours du chapitre cathédral ; réponses des archevêques et évêques de : Vienne, Aix, Auch, Périgueux, Sarlat, Angoulême, Luçon, Agen, Poitiers, La Rochelle, Dax, Paris, Arles, Narbonne, Tours, Bourges, Lyon, Rouen, Condom (1769). - Réponse au mémoire du chapitre Saint-Seurin au sujet de la directe seigneurie sur des maisons situées rue du Palais-Gallien, à Bordeaux (1775).
(Liasse.) - 1 cahier in-4°, 58 feuillets ; 49 pièces, papier.1458-1775

Comptes de l'archevêché

G 236
Comptes des recettes et dépenses de l'archevêché. Ce registre contient : - I. Comptes de 1332, folios 1 à 17. - II. Comptes de 1346, f°s 17 à 43. - III. Comptes de 1355, f°s 44 à 83. - IV, Levée du décime du Saint-Siège en 1364, et du trentième des revenus ecclésiastiques imposé par le pape Clément VI, f°s 107 à 164. - V. Comptes de 1380, f°s 166 à 196. - VI. Comptes de 1383, f°s 197 à 240. - VII. Comptes de 1386, f°s 241 à 277. - VIII. Comptes de 1395, f°s 278 à 340. - IX. Nomenclature des paroisses du diocèse en l'année 1398, pour servir à l'établissement des quartières, f°s 342 à 361.
I. Comptes de 1332. - Recettes des amendes payées en 1332 à raison de réconciliations d'églises et de cimetières pour cause d'effusion de sang pendant la guerre anglo-française, à Saint-Martin de Cadourne, à Saint-Michel de Bordeaux, Léognan et Cubzac, par Guillaume de Ramafort, Guillaume Roder, Rampnulphe de Caude-Brune, Guillaume Forthon, etc. (f° 1). - Recettes des sommes reçues à l'occasion du synode pascal ; - de la vente des blés : - des ventes des vins de Lormont et d'Eyzines (f° 2). - Sommes reçues des exécuteurs testamentaires de maître Guillaume de Cazeaux pour un legs dont la valeur n'est pas spécifiée, qu'il laisse à l'archevêque. - Vente de foins à Guillaume de Tastar, Barthélemy de Puyau, Vital de Lagruzeu, Pierre d'Eyran (f° 3). - Vente de sel provenant des salines de Soulac indivises entre l'archevêque et le prieur de Soulac ; objets donnés en paiement du sel : drap blanc, plumes pour les lits et barils de harengs-saurs (f° 3). - Recettes des sommes reçues depuis la première année de l'élévation de l'archevêque (Pierre II de Luc) au siège archiépiscopal, Guillaume Conge étant procureur : - cens de la paroisse Saint-Pierre de Bordeaux, du lieu de La Souys et de la paroisse de Saint-Seurin, à Maubourguet ; - cens dus par Gaillard de Beautiran et Blanche de Rastella, dans la rue Paillère, à Bordeaux ; - recettes pour les paroisses de Gaillan et de Saint-Trélody en Médoc (f° 4). - Cens de l'archiprêtré de Cernès ; - quartières levées dans l'archiprêtré de Buch et Born (f° 5). - Comptes de la deuxième année de l'épiscopat de l'archevêque rendus par Étienne de Canet (f° 6) : Recettes des cens dus par : P. de Spina, pour la paroisse de Sainte-Eulalie ; - Gaillard de Beautiran, Blanche de Rastella, Guillaumette fille de Pierre Rostanh, Ayquelin de Maussar, Contor de Faye, Bernard Ferradre, les hommes de Talais, Forthon Austen de Camprian, Bernard Robin, Pierre de Bigorre, prêtre, Gausselin Roy, Vital de Camps ; - Jehan Colomb, pour la rue des Ayres ; - Pierre du Pontlong, pour sa maison noble rue Saint-Paul ; - Pierre de Garde, Guillaume Rudel pour vignes à La Souys ; - André Estat pour les paroisses de Gaillan et de Saint-Trélody ; - Guillaume de Mataplane ; - Bernard d'Artigues pour la paroisse de Saint-Maurillon (f° 7). - Sommes reçues du prieur de Saint-Loubès pour sa contribution au subside levé en forme de joyeux avènement par l'archevêque, et pour la taille ordonnée par le concile d'Angoulême, dix livres dix sols. - Recette des quartières de l'archiprêtré de Moulis sur la paroisse Saint-Pierre de Bruges, et dans l'archiprêtré de Cernès sur le chapelain de Virelade (f° 8). - Cens et arrérages dus pour les paroisses de Bruges et Cussac, par : Raymond de Champvieil, Raymond Martin et Arnaud Sentout. - Réconciliations d'églises et de cimetières pour cause d'effusion de sang : sommes dues de ce chef par Pierre de Creyssac, recteur de l'église Saint-Paul en Blayais, et Pierre Bertet pour l'église Saint-Saturnin de Berson, aussi en Blayais. - Amendes judiciaires pour condamnations dont la cause n'est pas expliquée, prononcées par la Cour de l'official de Bordeaux contre : Bonafoux de Borlac, prêtre ; P. Rampnulphe, paroissien de Villeneuve ; Bernard Forthon et Jean de Carbonnieux, de Léognan (f° 9). - Recettes pour la troisième année de l'épiscopat de l'archevêque, faites par les procureurs de l'archevêché, Guillaume de Canterane et P. de Champvieil, du 26 août 1334 au 28 août 1335 (f° 9) : - Cens dus par Ayquelin de Maussar, Guillaume de Marsanes, Marquèse de Parempuyre, Pierre Olivier, Gaucelin de Sentenadaus, P. de Davidas et les habitants de Talais (f° 10) ; - Cens dus dans l'archiprêtré de Moulis par P.-A. de Mataplane, Arnaud Martin pour la dîme Alemanhas, dans la paroisse de Saint-Aubin, et Jean de Melac pour la paroisse de Mérignac (f° 11). - Recette pour la quatrième année de l'épiscopat, procureurs : Guillaume de Canterane et P. de Champviel (1335-1336) (f° 12) : - Cens dus par Richard de Richard, Raymond Rolland lo Candeler, Raymond de Cazalet, Bernard Boubin, Raymond de Nogueys, Marqueze de Parempuyre, Gaucelin de Castillon ; Bernard de Blanquefort, chevalier, et Arnaud Martin ; - Arnaud de Riet, fils de Gaillard de Riet, chevalier ; - Bernard d'Artigues, Raymond Aymeric ; - Bernard de Castéja, pour les dîmes de Parentis et de Pontenx : les articles de ces cens vont de cinq à deux sols (f° 13). - Cens et fermes pour la même année : Ranulphe de la Mote et Guillaume Maurin pour Cussac, Poyaus et Guitignan, cinquante sols ; - Pierre de Daignac pour Montussan, quinze livres, et le seigneur de Budos, vingt-six sols pour la part de dîme qu'il afferme dans la paroisse de Virelade. - Recettes des subsides de charité (caritativum subsidium) octroyés volontairement à l'archevêque par le clergé du diocèse ; contribution des paroisses de : Sainte-Marie de Lanton, quatre livres ; Saint-Seurin de Buch, trente-trois sols, et les chapelains de Neyrac et de Cambes, vingt-cinq et cinquante sols (f° 14). - Recettes pour la cinquième année de l'épiscopat, procureur : P. de Champvieil (du 29 mai 1336 au 28 août 1337 (f° 15) : - Cens reçus de : Forthon Austen, Raymond de Cazalet, Raymond Seurin, Raymond de Sales, Gailhard Cailhau, Pierre Cailhau, Réginald le Piquart, Guillaume Bourguignon, Raymond Vital, Raymond de Camparian, Pierre Ricaud, Guillaume de Camps, Pierre de Bigorre, Guillaume Colomb, Pierre de Pontlong ; Contor, soeur de Guillaume de Taujon ; Raymond d'Armaignac, Bernard de Rochebrune, Guillaume de Marsanes, Jehan de Parempuyre, Guillaume Fournier, Gaucelin de Labroste, Bonafoux de Sainte-Colombe, Guillaume Lambert, pour les maisons qu'ils possèdent à Bordeaux dans les paroisses de Saint-Paul et de Sainte-Eulalie ; - Gaucelin de Castillon et Almoyde veuve de Guillaume-Bernard d'Ornon et héritière de Marestaing et Robert, pour les cens de leurs dîmes de Bernos et Civrac, dans l'archiprêtré de Lesparre (f° 16). .
II. Comptes de 1346. - Recettes des arrérages de l'année 1346, pendant la vacance du siège, commencés à payer à partir de la fête de l'Annonciation 1347 : Jean de la Bergade, Pierre de Fabrica, le scéeleur, et Pierre Boyer. - Enquête faite par le sacriste de Bourg, au sujet des dîmes dans les paroisses de Bayon et de Gauriac ravagées par la tempête. - Reçu de B. de Cavignac pour la dîme de Tabanac, un écu d'or ; - de G. Girard, citoyen de Bordeaux, pour l'acensement qu'il a pris de la coutume et des autres péages de Bordeaux, quarante écus d'or ; - de Pierre d'Ayrans et Pierre Meynard pour la réconciliation de l'église de Cartelègue, cent sols ; - de Pierre de Prat et Jean de Meyan pour la réconciliation du cimetière de Saint-Genès ; - du chapitre de Bordeaux, cent sols ; - pour les recettes perçues sede vacante par les chanoines Gaillard de Roquers et Fort du Désert, la somme de trois cent trente-neuf écus d'or (f° 17) ; - de Marie de Fereira, Marie de Brion, Pétronille de Lados, maître Pierre Vigier et Maynard Borel, Gérard Boson, Bernard Rolland et son épouse Assailhide, Bernard de Rochebrune, Jean de Mensura, Pétronille de Sarrenxs, Raymond Gombaud, pour des maisons dans la rue de Bassens et la paroisse Sainte-Eulalie, en moyenne cinq sols par maison ; - d'Astorgius Descarnières pour le lieu de Naujac ; - de Raymond Fulcand, Guillaume Lescapon, Gaillard de Marges pour la rue Saint-Germain, paroisse Saint-Seurin (f° 18) ; - de Raymond Du Puy, Martin de Martin, Gaillard de Champvieil, Raymond de Brana, Arnaud Guy, Guillaume de Pomiers, Jean Guitard, Gaillard de Faya, Jean de Comprian, Jean Chiquart, Amanieu de La Gardèle, Guillaume Rostanh, Arnaud Pezet, Jacques de Villefranche, Hélias de Cadelhave, Contor de Taujan, habitants de Bordeaux, même cens de cinq sols (f° 20) ; - de l'abbé de l'Isle pour sa part de la dîme de Saint-Julien en Médoc, trois sols ; - d'Arnaud de La Mote, recteur de l'église de Bonnetan ; Falcon de Malescot, Gaillard Isambert, à Grézillac et à Tizac, pour leurs parts de dîmes dans ces paroisses (f° 21) ; - Raymond Amalvin et Amanieu de Canteloup, celui-ci pour deux maisons qu'il possède dans la paroisse de Sainte-Eulalie de Bordeaux. - Recette de l'année 1346, le siège vacant, receveur : Jean de Bourgade ; - reçu de Gaucelin Arnaud, Olivier de Blaignac, Gaucelin de Lanessan, pour l'archiprêtré de Lesparre ; Guillaume Duboscq pour Pessac, le chapelain de Lacanau, Guillaume Benoit pour la dîme de Blanquefort ; Hélias du Claus pour la dîme du moulin de Cantoret, dans l'archiprêtré de Moulis (f° 22) ; - le prieur de Belin pour la dîme de Mios ; Vital de Sis pour les dîmes des paroisses de Saint-Paul, Sainte-Eulalie et Pontenx, dans l'archiprêtré de Buch et Born ; - le prieur de Saint-Jacques de Bordeaux, Guillaume de Budos pour la dîme de Budos et de Sauternes ; Guillaume Jourdain ; le prieur et la prieuresse de La Rame, Jean de Pujols, Arnaud Dorinha et Assalhida Dorinha, le seigneur de Beautiran, dame Miramonda Calhau, dans l'archiprêtré de Cernès (f° 23) ; - Trenqualéon de Montpezat, Bertrand Dubedat, Gilbert de Bessac, Hélias de Pomiers, Pierre de Lestatge dans l'archiprêtré d'Entre-deux-Mers (f° 24) ; - Raymond Ayquelin du Queuil, Guillaume de Confolens le fabricien (operarius) de l'église de Guîtres pour leurs biens situés à Queil, Saint-Romain d'Asques et Tizac dans l'archiprêtré de Fronsac ; - Arnaud du Tastar pour la dîme de Rignac, dans l'archiprêtré de Blaye : toutes ces dîmes ou portions de dîmes sont inféodées de cinq à douze sols (f° 25). - Recettes des réconciliations des églises pour l'année 1346 : - Pierre Duprat et Jean de Meyan pour l'église Saint-Genès près Bordeaux, et Arnaud Gilibaut, vicaire perpétuel de Libourne, pour l'église de Libourne. - Reçu de Géraud de Cantalaude, pour le péage de Pierrefite sur la Dordogne, paroisse de Saint-Sulpice de Faleyrens (Gironde), cent vingt-cinq livres, l'écu d'or compté à cent sols (f° 26). - Recette de Soulac pour l'année 1346. - Restitution par le connétable de Bordeaux, grâce aux instances du procureur de l'archevêque, d'une quantité de sel provenant des marais de Soulac qui avait été mis en régale par le fait de la vacance du siège archiépiscopal ; il fallut néanmoins donner quatre écus d'or au sergent ou employé du connétable à Soulac ; le produit de la vente de ce même sel par Bernard de Tauriac est de 186 livres. - Rachat par le chanoine rendant compte, du grand scorale (?) du château de Lormont, qui avait été donné à un serviteur de l'archevêché, en paiement de ses gages, lorsque le Roi avait mis sous sa main par l'exercice du droit de régale tous les domaines et châteaux de l'archevêché (f° 27). - Recettes des quartières dans les archiprêtrés de : Lesparre, Moulis, Buch et Born, Cernès, Benauge, Entre-deux-Mers, Fronsac, Bourg et Blaye. Les quartières étaient des prestations en argent ou en grains auxquelles les églises paroissiales du diocèse de Bordeaux avaient de tout temps été assujéties envers les archevêques. On ignore leur origine (f° 28 au f° 43). .
III. Comptes de 1355. - Comptes des revenus de l'archevêché par Pierre de Fite, procureur général d'Amanieu de La Mote, archevêque de Bordeaux, rendus du 1er janvier 1355 au 1er janvier 1356, qui forme la 4e année du règne de cet archevêque (f° 44). - Reçu pour les cens et dîmes : - dans l'archiprêtré de Lesparre, la somme totale de quinze livres dix-neuf sous et obole ; - du prieur de Saint-Trélody ; - de Raymond de Boscau, pour la dîme de Saint-Germain ; - de Gombaud et Arnaud de Queyrac ; - de l'abbé de L'Isle, pour la paroisse Saint-Julien ; - d'Amanieu de Copessac, pour les paroisses de Loirac, Dignac et Jau ; - de Marquèse Laforest, pour la paroisse de Listrac ; - de l'abbé de Verteuil, pour les paroisses de Saint-Trélody, Cissac, Margaux, Soussan, et Segonnes, actuellement section de Margaux ; - de Géraud Du Puy, sacriste de la cathédrale, pour les cens et la dîme de Cussac. - Reçu dans l'archiprêtré de Moulis la somme totale de quatorze livres, deux sols, dix deniers (f° 45) : - d'Ayquelin Du Pas, pour la dîme de Magudas ; - de Raymond d'Aressan, pour les paroisses d'Eyzines et de Blanquefort ; - du prieuré de Camparian, pour la dîme de Mérignac. - Dans l'archiprêtré de Born, la somme totale de huit livres six sols : - des Frères Prêcheurs de Bayonne, pour Aurignac et la dîme d'Usa ; - de Gerald de Montaut, par les mains de Pierre-Arnaud de Mauléon, pour les paroisses de Pontenx, Parentis et Uza. - Dans l'archiprêtré de Buch, la somme totale de dix-sept livres : de Ruffat d'Artigamala, de Guillaume de Portes, pour les paroisses Saint-Seurin-du-Porge et Saint-Amand ; - du prieur de Camprian, pour la dîme de Lenton et l'arrérage de plusieurs autres portions de dîme ; - du prieur de Belin, pour la dîme de Sales et de Mios ; - du prieur des Monts, pour le tiers qu'il possède dans le solage ou l'agrière de Gujan, dont les autres parts, quelques-unes du douzième, sont tenues par Augier de la Motte, Rufat d'Artigamala, Pierre de Treugo, Raymond de Bayonne et autres ; - d'Arnaud de Lacaze et de Pierre Dupuy (f° 46). - Dans l'archiprêtré de Cernès, la somme totale de dix-huit livres : - de Guillaume du Tuzan, pour la dîme du Tuzan à six sols par an ; - d'Arnaud de Castillon, au nom de Pierre Vigier de La Rousselle, pour la dîme de Blanquefort, affermée à quatre livres par année ; - et pour celle de Balizac et de Saint-Morillon ; - de Pierre de Fargues, pour Gaillard de Beautiran ; - d'Arnaud de Rivet et de Pierre et Bernard de La Pouyade, pour la dîme de Bommes. - Dans l'archiprêtré de Benauge : de Bernard de La Roque, de Cambes ; - de Thalesia, veuve de Pierre de La Roque, pour dîmes à Cadillac et à Loupiac. - Dans l'archiprêtré d'Entre-deux-Mers : de Gaillard Bonneau, au nom de Jean de La Lande, pour Saint-Loubès ; - de Bernard de La Font, chevalier, pour Saint-Sulpice ; - de Guillaume de Portets, chapelain d'une chapelle fondée par le cardinal de La Mote, pour la dîme de Melac ; - de Raymond Olivier, pour la portion de dîme que son épouse Isabelle possède à Saint-Loubès ; - de Pierre Duboscq, citoyen de Bordeaux, pour la paroisse de Senac ; - de Jeanne de Soler, pour la dîme de Génissac et de Quinsac ; - de Arnaud d'Anglade de Génissac. - Dans l'Entre-Dordogne : de Hugues de Ségur, pour la paroisse de Saint-Cybard. - Dans le Fronsadois : des prieurs de Salignac et d'Espessas ; - de Sicard Vigourous, pour la dîme de Vayrac. - Dans l'archiprêtré de Blaye, il ne fut rien reçu ni payé pour les cens en cette année 1355. - Recettes des cens arriérés tant de l'épiscopat d'Amanieu de La Mote, archevêque actuel, que de P. de Luc et Amanieu et Bernard de Cazes, archevêques, ses prédécesseurs, et payés du 1er janvier 1355 au 1er janvier 1356 (f° 47), le sterling compté pour cinq deniers jusqu'à la fête de Saint-Michel. On fit alors une nouvelle monnaie : le léopard d'argent, qui valait six deniers et qui, dans les comptes des cens, était compté pour cinq ; et le léopard d'or, qui valait quatre sols six deniers desdits léopards d'argent. - Ont payé : Catherine de Castelfort, Thomasie de Chicat, Amanieu et Raymond de Canteloup, Arnaud Vital, pour Gaillard de Beautiran ; - Guillemin Textor, sur des maisons de la rue Paillère ; - Arnaud de Pujol, Arnaud de Camparian, Guillaume Adanet, sur un tènement situé au puits de Malemort ; - Jean de Magudas, sur des maisons de la rue qui va du Temple à la porte Dijeu ; - Guillemin Rostanh, Arnaud le Juif, pour la maison du Cahernan (domus de Cayffernano), dans la rue du même nom ; Bonafoux de Sainte-Colombe, Guillaume Fabre, jongleur ; Sanche de Montsauve, Guillaume de Pomiers, Menaud de Montausier, Pétronille de Cahors, Pierre de Casaux (f° 49) ; - Arnaud et Pierre de Boyentran, devant l'église Saint-Germain ; - Hélie Pasquet, pour la rue des Menudes ; - Robert Gasc, pour l'aubarède, au delà de la porte Saint-André ; Pierre de Granier, pour des terres à Naujac, derrière les chais des moines, au Vivier, au delà de Pontlong, près et au delà du Peugue, au Moulin à vent ; - Blanche du Bouscat, Bernard Jourdan, Ayquelin de Combes, Hélies Chevalier, au nom d'Isabelle, sa femme, pour un casal situé devant le cimetière Sainte-Eulalie ; - Raymond de Lalande, Assalhide Du Bosc ; - Nolot de Cornu, Hélie de Levignac, prieur de Saint-André-du-Nom-Dieu (Saint-André-de-Cubzac) ; - Pierre de La Caminade ; - les hommes de Centujan ; - les prieurés de Castillon et de Mimizan, par Pierre Arnaud de Mauléon, Pierre de Casaux et Pierre de Boyentran (f° 51). - Somme des cens dus à Lormont en 1355, au terme de Saint-Mathieu, et payés en bonne monnaie : huit livres, dix sols, onze deniers. - Recettes sur la paroisse de Saint-Pierre de Quinsac en Barès : à Papagona, payé par Arnaud de Bourg, pour la quatrième partie unius comestionis, laquelle paraît être en totalité de dix sols, payable par plusieurs feudataires ; - mention d'un lépreux, Arnaud de Campescau, qui acquitte la somme de douze deniers par an, à raison de son habitation (stagia), dans la même paroisse (f° 52). - Recettes des cens pour l'année 1355 ; l'obole nouvelle d'argent appelée léopard, est comptée pour cinq deniers, et le denier d'or ou léopard, pour vingt-deux sols six deniers, aux quatre termes de Saint-Michel, Saint-Seurin, Saint-Martin, Saint-André. - Cens payés pour des vignes à la Taupe (à la Tauga ), et pour un atelier (operatorium) touchant la porte de la ville, devant l'église Saint-Pierre ; - Marie Locq, lépreuse, pour une vigne à Saint-Genès ; - A. de Tayac, pour des vignes de la rue Tronqueyre, à Saint-Seurin ; - Pierre de Roquaduy, Blanche d'Ornon ; - Guillaume Du Puy, au nom de Raymond Rostanh, près de la maison de Jean de Bordeaux ; Me Robert Gasc, Raymond Vacquier, Guillaume de La Borie, Pierre de La Lande de Blanquefort, Pierre de La Caminade, Blanche de Sauquet de Barsac, et pour des maisons situées dans les rues des Plans, Tronqueyre, de Bassens, des Somenudes (Minorissarum), le carrefour de la rue Castillon, du Hâ (de Farro), de Saint-Germain, et autres (f° 53). - Recettes de Lormont (1355) pour la rue du Marché : de P. de Maucailhau et son épouse ; de Thomasie Ducros, près du verger de l'archevêque ; de Raymond de Canteloup, Gaucelin Du Cros, Gaillarde, fille de Jean de Saint-Astier, Arnaud de Tersan, Jean Gombaud et Agnès, sa femme (f° 55). - Recettes des arrérages du subside levé pour le pallium du seigneur archevêque, à présent régnant : prieuré Saint-Laurent de Lesparre, chapelains de Langoiran, du Tourne, de Lados, de Grésillac, d'Anglade, etc. - Les archiprêtrés de Buch et Born, de Moulis et de Cernès n'ont rien payé cette année pour ledit pallium. - Recettes des arrérages du subside de charité accordé au seigneur archevêque, le florin compté pour trente-deux deniers sterlings (f° 56). - Recettes diverses pour l'année 1355 : émoluments du sceau du secrétariat général, pour raison des réconciliations d'églises ; - amendes et condamnations de la Cour de l'officialité métropolitaine. - Reçu du sacriste de l'église de Saint-Émilion, pour l'expédition de la lettre qui le chargeait de réconcilier la chapelle Sainte-Marguerite et le cimetière, dix sols, six deniers sterlings ; - du vicaire de Sainte-Hélène, pour lettres de permutation, deux florins d'or ; - du chapelain du Teich, pour l'expédition de lettres de non-résidence, six sous, six deniers sterlings ou trois florins d'or ; - de Jean Vidal, pour amende de vingt-cinq florins d'or, encourue à cause d'un mariage clandestin qu'il avait célébré ; - du chapelain de Talais, pour amende (f° 57). - Recettes particulières, pour l'année 1355 ; - recettes du sceau du secrétariat pour : collation de bénéfices, permutation avec Bernard de Garos, lettre de légitimation, lettres de tonsures, exemption de résidence, collation des ordres sacrés par l'évêque d'un diocèse étranger (Chrisopolitanus episcopus) faisant fonctions dans celui de Bordeaux, le samedi après les Cendres et le samedi de Pâques, etc. - Reçu pour réconciliations d'églises et de cimetières, pollués par la guerre et l'effusion du sang : de l'abbé de Guîtres, pour l'expédition de lettres de réconciliation du cloître de l'église et du monastère de Guîtres, dans lequel les Français avaient établi leurs munitions de guerre (in quibus fuerant municiones Gallicorum) ; - de paroissiens ou prêtres des paroisses suivantes, pour la réconciliation : de l'église et du cimetière de Bassens ; - du cimetière de Lormont ; - de l'église de Toutigeac ; - de celles de Cérons et de Moulon. - Reçu vingt sols sterlings de Raymond d'Artigamala, pour réconciliation de l'église de Puy-Paulin de Bordeaux. - Recettes des amendes ou condamnations de la Cour officiale, pour ladite année 1355 : de Vital de Boyer, mariage clandestin ; - d'Arnaud de Villeneuve, amende ; - de Jean Argui, notaire, et Arnaud Garcias de Bourg, amendes ; - d'Amanieu de Brossau de Mimizan, pour délit commis dans l'église de Saint-Julien de Born ; - d'un homme de Saint-Loubès, qui par suite d'une amende encourue pour un délit avoué sous le sceau de la confession, a donné un calice d'argent pour la chapelle archiépiscopale (f° 60). - Recettes pour l'année 1355 du produit du sceau de la cour officiale de Bordeaux, perçues par P. de Mauléon, scelleur de ladite cour. - Recettes extraordinaires : legs d'une somme de quarante livres fait à l'archevêque par Raymond de La Roche, et délivré par Raymond de Ségur ; - reçu de Richard l'Anglois de Lormont, pour vente d'un cheval que Bernard Garros avait conduit à Avignon à l'archevêque, seize florins d'or ; - des hommes du Pian près Saint-Macaire, et de Coutures, par les mains de Me Jean Assin, notaire de Coutures, cinq livres six sols, pour droit de fouage et de sirmanage (sirmanagium), quoique celui-ci eût déjà été levé, selon l'usage, par et pour le prévôt du lieu (f° 61). - Recettes des lods pour ventes et arrière-ventes à Bordeaux, Lormont et Saint-Pierre de Quinsac, levés sur les actes passés par Jean de Crota, notaire au duché de Guyenne (f° 62) ; - des quartières pour l'année 1355, dont l'estimation est laissée, pour cette année, à la volonté des chapelains qui les doivent, à cinq sols sterlings l'escarte (trois hectolitres et demi), qui est, comme la conque et le boisseau, une mesure du pays, adoptée dès 1346 dans les comptes du diocèse à la place des précédentes (f° 27), sur le type de l'année 1259 (f° 31) ; - de la vente des blés : vendu à Étienne de Cossinton, chevalier, qui était venu avant l'arrivée du Prince (Noir), pour préparer les logements et les provisions, dix escartes d'avoine (f° 66). - Totaux de toutes les recettes pour l'année 1355 ; en monnaie, deux cent quatre-vingt-cinq livres, dix-huit sous, quatre deniers sterlings, cinq cent soixante-quinze écus d'or (de antiquis), cent soixante-quinze léopards d'or, trente royaux d'or, un denier d'or appelé noble, vingt-quatre livres neuf deniers obole d'argent, appelé léopard ; en nature : quatre cent soixante-neuf escartes, quatre boisseaux froment, trois cent quarante-quatre escartes avoine, quarante-neuf seigle, cent millet, un boisseau fèves (f°s 67 et 68). .
II. - Dépenses faites par Pierre de Fite, procureur général d'Amanieu de La Mote, archevêque de Bordeaux, du 1er janvier 1355 au 1er janvier 1356 ; ces dépenses concernent toute la maison de l'archevêque, le clavaire, le procureur, le scelleur, Arnaud de Deviers, Bernard de Tauriac, Jean Ayquelin, clerc ; Bertrand Divisos, huissier ; plus, les frères et les amis dudit seigneur, et gens arrivant souvent de la Cour Romaine. Et comme les florins et autres monnaies ont des cours divers, les dépenses sont comptées en sterlings d'argent jusqu'au mois d'octobre, époque où fut fabriquée une monnaie nouvelle (f° 69). - Dépenses occasionnées pendant le mois de janvier par les frères de l'archevêque, Pierre et Gaillard et leur suite, au nombre de seize personnes, parmi lesquelles Augier de Lassus, réunies pour l'affaire d'Arnaud de Gavarret ; - arrivée de Pierre de La Mote avec un grand nombre de nobles et de serviteurs. - Le 29 mars, l'évêque de Chrisopoli officie à la fête du Jeudi-Saint et est reçu à la maison dudit seigneur archevêque ; - dans l'octave de Pâques, sont reçus à la maison dudit seigneur : Raymond de Mauléon, ancien camérier du cardinal Montesquiou (Montis Esquinii) et plusieurs familiers du seigneur de La Mote (f° 70). - Le 19 avril, Pierre de La Mote et Gaillard, son frère, avec Raymond de Mauléon et neuf cavaliers montés sont reçus à la maison ; - le 28 juin, Pierre et Gaillard passent la semaine à la maison avec Menaud de Cruseuil et Berdot de Monts, ainsi que Bernard Ferrand et ses compagnons ; à leur départ, frais d'un grand dîner : frais des séjours répétés des frères de l'archevêque dans la maison dudit seigneur ; - préparation de la provision de bois dans la forêt de Lormont : - Les dépenses qui suivent sont comptées en oboles blanches appelées léopard, dont un denier d'or appelé léopard valait quatre sols six deniers, et un écu d'or à peu près autant (f° 71). - Frais de voyage de plusieurs hommes qui vinrent de Roquetaillade, propriété patrimoniale de l'archevêque ; - le vendredi après la fête de Sainte-Agnès, donné à Garos allant à la Cour Romaine d'Avignon, pour son voyage jusqu'à Roquetaillade, douze sterlings d'argent ; - pour accompagner le courrier du pape jusqu'à Bazas ; à Pierre Vigier et Bertrand Serval, capitaines du château de Couze, pour garder ledit château ; - achat de bourses pour mettre l'argent que ledit Garos porta au seigneur archevêque à Avignon ; - à Jean Doyde qui, le 27 mars, alla à la Cour Romaine à Avignon rendre à l'archevêque les comptes de son archevêché ; - donné par ordre de l'archevêque à Bertrand de La Mote, frère du seigneur cardinal de La Mote, cent dix florins, plus quatre-vingt-dix florins (f° 72). - Envoi d'un agent à Bazas et à Langon pour exécuter les ordres portés contre Arnaud de Gavarret ; - à Bernard de Monts, pour frais de voyage à Avignon pour le service de l'archevêque ; - pour copie envoyée à l'archevêque, en Cour Romaine, du compte-rendu par l'abbé de Saint-Sauveur de Blaye de l'inventaire des biens de Pierre de Luc, ancien archevêque de Bordeaux ; - pour la visite du lieu de Lormont et du moulin nouvellement réparé ; - le vendredi, après la fête de saint Jean-Baptiste, obligé de changer de maison à cause de la venue du Prince Noir, loué la maison de la femme de Jean d'Ayressan, près de la maison de Géraud Du Puy ; - acheté pour la provision de la maison deux pipes de cidre ou cicerole ; - fait publier certaines lettres du roi d'Angleterre sur le fait de la monnaie (f° 73). - Livré à Menaud de Cruseuil, qui allait à la Cour Romaine, le cheval de l'archevêque, par ordre de Pierre de La Mote, et donné pour ses dépenses deux écus du roi Jehan et deux florins d'or, le jour de la fête de Saint-Michel ; - envoyé Jean Doyde avec un compagnon à Blaye pour célébrer le synode ; - allé à Lormont pour recueillir les cens et exiger d'Arnaud Constantin les droits de questalité et pour autres affaires ; - fait à la Nativité l'aumône aux six Ordres Mendiants de Bordeaux ; - donné le même jour, à cause de la solennité de la fête, aux serviteurs et trompettes de la ville, suivant l'usage ; - payé pour frais de voyage à Buch, Born, Cadillac, Rions, Preignac et Barsac, pour poursuivre les débiteurs (f° 74) ; - pour le cheval de l'archevêque, que Menaud de Cruseuil amena à la Cour Romaine, et pour celui que Pierre Guitard ramena à Bordeaux ; - pour le voyage que fit Raymond de Mauléon d'Avignon à Bordeaux, pour surveiller les affaires de l'archevêque ; - au fermier de Pessac, pour ladite terre de Pessac ; - à Bergond de Lia, qui a la garde des registres du contrôle de Bordeaux pour voir les comptes de la monnaie ; - à Étienne de Cossinthon, chevalier, venu pour préparer les logements avant l'arrivée du Prince Noir, afin de nous laisser retirer nos biens et meubles de l'archevêché, et nous pourvoir d'un logement convenable pour notre résidence et pour loger nos blés ; - donné à Guillaume, chapelain du prince, qui était venu pour faire les provisions, cent escartes du grenier de l'archevêché, et cinq boisseaux froment et avoine, pour le prix de quatre-vingt-onze écus d'or que le sieur Thomas de Ros, maire de Bordeaux, promit de payer par acte public, ce qu'il refusa plus tard d'exécuter ; - donné au bouteiller du prince, pour qu'il ne fît pas mettre sous la main dudit prince nos vins qui étaient à Porte-Bouquière ; - donné à Créon, au prévôt de l'Entre-deux-Mers, pour le compte du seigneur de Montferrand, les quartières de l'année passée (f° 75). - Chapitre des dépenses pour les vêtements de l'official, des neveux et autres familiers dudit seigneur archevêque (1355) : - deux pièces de drap pour l'official et le gardien du sceau, le reste envoyé à Roquetaillade aux neveux de l'archevêque et autres familiers de la maison (f° 76). - Chapitre des dépenses particulières faites pour les frères de l'archevêque : envoyé à Roquetaillade, le 14 février, par le sieur Jehan Mostet et Adhémar Textoris, précepteur des neveux de l'archevêque, deux cent vingt merluches de Cornouailles ; - paiement d'un jupon pour Gaillard de La Mote, frère de l'archevêque ; - frais de vêtements, de provisions, telles que : figues, raisins, harengs ; foins pour les chevaux ; - donné à Pierre de La Mote, par ordre de l'archevêque, cent cinquante royaux d'or et cent florins ; estimés les cent cinquante royaux d'or par les changeurs de Bordeaux à deux cent trente-sept florins d'or neuf du coin de Bordeaux, qui, comptés chacun pour vingt-quatre sterlings, font vingt-trois livres sterlings, et les cent florins d'or comme dessus font dix livres sterlings ; - achat d'une ceinture, d'un rochet et d'une épée pour Perrin, neveu de l'archevêque ; - poissons, poivre et safran portés à Salleboeuf ; - aux bateliers, pour avoir passé les chevaux qui venaient de Salleboeuf ; - ferrements des chevaux des frères et neveux de l'archevêque et de leur suite ; - le mardi 7 juillet, Pierre de La Mote fait préparer un dîner dans le palais archiépiscopal où sont invités : le sénéchal, le connétable, le maire de Bordeaux, Étienne de Cossinton, chevalier, et le seigneur Guillaume, qui était venu pour préparer les appartements pour le Prince ; Géraud Du Puy, archidiacre de Blaye, official ; Bertrand Ferrand, Bergouin de Lia et autres nobles ; dépensé, indépendamment du pain et du vin, soixante-cinq sols sterlings neuf deniers ; - donné par ordre de Pierre de La Mote à quatre sonneurs de trompette ; - à Raymond le bouffon et aux jongleurs de Pierre, neveu de l'archevêque (f° 77). - Le 23 juillet, autre dîner donné par ledit Pierre de La Mote, où figurent : G. Du Puy, Arnaud de Plassan, Jean Guitard, et P. de Rouffiac, conseillers du Roy ; - frais de vêtements pour Pierre de La Mote, frère de l'archevêque, et Perrin, son fils ; - achat de drap de Colcester, pour faire des cottes-hardies (cottafardias) , pour Pierre et Amanieu, neveux de l'archevêque et Gaillard de La Mote ; - dépenses faites par les neveux de l'archevêque en avoine et autres frais pour leurs chevaux dans les voyages de Salleboeuf et de Roquetaillade (f° 79) ; - dépenses faites pour les vignes en l'année 1355 : vignes de Pessac, de Lormont (autour du palais archiépiscopal, la forêt et le jardin du palais) (f° 80) ; - dépenses pour recueillir les quartières ; - dépenses des vendanges et réparation des fûts (f°s 81, 82). - Pour une pipe de vin due par un homme questal de Lormont et portée à la maison de la rue Bouquière. - Somme totale des dépenses et reddition des comptes à Pierre Lacolre, docteur ès-lois, official de Bordeaux et vicaire général, tant au spirituel qu'au temporel, de l'archevêché, le 23 février 1356 (f°s 83 et 84). - Mention informe des cens des années 1355-1360, perçus au nom de l'archevêché aux lieux dits à Saint-Seurin, le carrefour de la Recluse ; - à Champ-Rond ; - à Campauria ; - aux Arènes, ou Palais-Galiane ; - à la Motte-d'Ayre ; - au grand cimetière, ou Terre-Nègre ; - aux Aqueducs ; - à la rue de Pessac ; - à la Sorège ; - à Lodors ; - à la Cadène ; - à la Croix de Badet ; - à la Grand'Rue qui, du carrefour de la Recluse, conduit droit au nord au Palais-Galiane ; - à la Croisette, ou Saint-Julien ; - à la Porte des Paux (Despaus), ou du Peugue ; - à la Tremblede ; - à la porte de Spanos, site de Farro, - (Anno Domini M. III. LV. incepimus dare guardias. - Anno Domini M. CCC. LVI, incepimus dare guardias, videlicet die martis in vigilia beati apostoli Mathioe, littera dominicali B.) .
IV. Levée du décime du Saint-Siège, en 1364, et du trentième des revenus ecclésiastiques imposé par le Pape Clément VI ; comprenant les noms de toutes les chapelles, aumôneries, bénéfices du diocèse réunis par archiprêtrés, et donnant pour chacun le chiffre auquel il est imposé (d'où le revenu peut se conclure) : ainsi l'archevêque de Bordeaux étant taxé à quatre cents livres pour son décime, a un revenu de quatre mille livres en 1364, soit environ deux cent vingt mille francs d'aujourd'hui. Le chiffre total du trentième levé en 1364 par le collecteur apostolique Sanche Vaquier, sacriste de Saint-Michel de La Réole, est de huit cent seize livres, supposant un revenu de un million et demi actuel pour tous les biens du clergé dans le diocèse, imposés de ce chef, dont le capital à deux pour cent, serait de soixante-quinze millions d'aujourd'hui : sequuntur taxationes beneficiorum ecclesiasticorum civitatis et diocesis Burdigalensis que debent et consueverunt solvere decimam domino nostro pape, necnon et tricesimam per dominum Clementem papam VI indictam. (En 1372, la livre représenterait cinquante-cinq francs de la monnaie actuelle.) - Archiprêtré d'Entre-Dordogne : - chapelain de Belvez ; - prieur de la Fayote ; - chapelain ou prieur de Saint-Étienne de Lisse ; - chapelains : de Saint-Magne, de Puy-Normand, de Sainte-Terre, d'Armens, de Saint-Laurent ; - prieur de Castillon ; - chapelain de Saint-Christophe ; - sacriste de Saint-Émilion ; - chapelain de Sainte-Colombe ; - abbé ou doyen de Saint-Émilion ; - chapelains de Parsac, de Saint-Pierre de Piles ; abbé et couvent du monastère de Faise ; - chapelain de Saint-Georges et de Saint-André ; - aumônier de Saint-Émilion et chapitre ; - prieur de Pierre-Fite ; - chapelains de Libourne, de Boenxs ; - chapelain et prieur de Capitourlan ; - chapelains de Saint-Denis, Francs, Puysseguin, Saint-Martin de Mazerac, Saint-Pierre d'Abzac. - Archiprêtré de Fronsac : - prieur de Salignac ; - chapelain de Marensin ; - prieur de Rocelles ; - chapelain de Saint-Germain de la Rivière ; - prieur de Villegouge ; - chapelains de Salignac, La Pouyade, Savignac ; - prieurs de Coutras, Fieux, Puy-Dudon, Saint-Michel du Double ; - chapelains de Lagorse, Lagarde, Bayas, Peintures, l'archiprêtre avec l'église de Bonzac ; - chapelains de Saint-Ciers d'Abzac, Saint-Genès de Queil ; - prieur de Saint-Michel de la Rivière ; - prieuré de Sainte-Geneviève ; - prieur de Fronsac ; - chapelains de Parsac, Villegouge, Galgon, Laye ; - prieur de Coutras ; - abbé de Guîtres, plus l'aumônier, le pitancier, le sacriste, l'ouvrier ; - le prieur de l'île du Carnet. - Archiprêtré de Bourg : - Prieurs de Cubzac, de Saint-André du Nom de Dieu, d'Aubie et d'Espessas ; - chapelains de Gauriac, du Sault, de Cezac, de Saint-Savin, de Saint-Dizant de Soudriac, de Tauriac ; - l'abbé et le sacriste de Bourg ; - le chapelain de Saint-Seurin de Arboribus ; - le camérier de Bourg ou chapelain de Lalibarde ; - le prieur de Peujard ; - les chapelains de Saint-Gervais, de Montbrier ; - le prieur de Guilhac ; - chapelains de Camillas, de Bayon, de Pugnac ; - prieurs de La Lordine, de Lansac et de Bellegarde ; - chapelains de Saint-Marien, de Saint-Laurent d'Arce, de Prignac et de Marcamps, l'archiprêtre de l'église de La Ruscade. - Archiprêtré de Blaye : - l'abbé et le sacriste de Saint-Sauveur de Blaye ; - l'abbé, le sacriste et le camérier de Saint-Romain de Blaye ; - les chapelains de Plassac et de Berson ; - les prieurs et chapelains de Cars, Saint-Paul, Saint-Genès de Segonzac, Saint-Androny ; - les prieurs d'Anglade, de Brau ; - chapelains de Saint-Ciers de La Lande, Saint-Caprais, Massillac, Donnezac ; - prieurs de Saint-Ciers de La Lande, de Reignac ; - chapelains d'Eyrans de Soudiac, Mazion, Saint-Palais et l'abbé de Pleine-Selve ; - l'hospitalier et le fabricien de Saint-Sauveur de Blaye. - Archiprêtré de Lesparre : - prieur de Soulac ; - chapelain et sacriste de Soulac ; - prieur et chapelains de Grayan, Lilhan, Talays, Vendays, Vensac, Queyrac, Bégadan, Civrac ; - prieur de Saint-Trélody ; - chapelains de Saint-Germain d'Esteuil, Cadourne ; - l'abbé de l'Isle ; - chapelain des Oliviers ou Saint-Estèphe de Calonne ; - abbé de Verteuil ; - chapelains de Cissac, Saint-Sauveur, Pauillac : - prieur de Saint-Laurent, chapelains de Saint-Dizant, Ordonnac, Boyentran, Cussac ; - prieur de Saint-Christoly ; - chapelains de Saint-Julien, Saint-Trelody, Blaignan, Prignac et Uch. - Archiprèlré de Benauge : - chapelain du Pian ; le prieur de Bellebat ; - chapelain, sacriste, camérier, fabricien de Saint-Macaire ; - prieur et chapelains de Sainte-Croix du Mont, Gabarnac ; - prieur de Saint-Macaire, chapelains de Monprinblanc, Targon ; - prieur de Saint-Pierre de Loupiac ; - chapelains de Saint-Caprais, du Tourne. - Archiprêtré de Benauge : - le prieur de Campaigne et les chapelains de Saint-Romain de Loupiac ; - chapelains de Saint-Caprais, Cadillac, Neyrac, Capian, Lestiac, Langoiran, Tabanac, Baurech, Cambes ; - prieurs de Sainte-Catherine et d'Ortholeya ; - chapelains de Batz, Ladaus, Baron, Saint-Mexant, Mourens, Cantois, Saint-Martin de Semens, Arbis, Soulignac, Faleyras, Saint-Seurin d'Escoussans. - Archiprêtré de Cernés : - Ville de Bordeaux : - l'archevêque de Bordeaux doit sur quatre mille livres de revenu (valant deux cent vingt mille francs actuels) quatre cents livres de contribution, et pour la levée du trentième, cent trente-quatre livres. - Le chapitre de Saint-André paie sur un revenu de deux mille cinq cents livres ; - le doyen de Saint-André, avec l'église de Lassatz (à Budos, Gironde) annexée à son titre, sur deux cent quatre-vingt-huit livres ; - les archidiacres de Médoc, de Cernés, de Blaye sur un revenu, chacun, de cent soixante. à cent livres ; - l'abbé de Sainte-Croix, sur trois cent seize livres, le cellerier sur douze cents ; les autres dignités sur un revenu de cent, à douze livres ; - le prieur de Saint-Laurent d'Escures, sur vingt-cinq livres ; - le chapelain de la primatiale (La Magestat Saint-André), sur vingt livres ; - le chapitre Saint-Seurin, sur onze cent trente ; - le prieur de Mont-Judaïque, sur douze. - Bénéfices divers formant l'archiprêtre de Cernés : - les chapelains de Saint-Symphorien, Balizac, Villandraut, Sauterne, Preignac, Budos, Pujols, Illats, Rieufret ; - les chapelains et prieur de Barsac, Cérons, Virelade, Podensac ; - les chapelains et prieur de Portets, Saint-Sève, Saint-Maurillon, Saucats ; - le prieur de Beautiran, les chapelains de Saint-Médard de Bègles ; les prieurs de l'Isle, de Malempsa, de Brax ; - les chapelains de Léogats, Fargues, Arbanats, Guillos ; - le prieur de Bommes ; - l'archiprétre de Cernès pour sa juridiction et pour l'église de Gradignan, siège de l'archiprêtré. - Archiprêtré d'Entre-deux-Mers : - les chapelains de Camblanes, Sadirac, La Tresne, Quinsac-dessus, Lignan, Carignan, Bouliac ; - le prieur de Cenon ; - le chapelain de Bassens ; - le prieur de Saint-Loubès ; - les prieur et chapelain d'Yson ; - les prieurs de Vayres, de Bussac ; - les chapelains d'Artigues, Tresses, Saint-Loubès, Pompignac, Salleboeuf, Camarsac ; - les chapelains de Saint-Pierre et de Saint-Jean de La Sauve (abbé, prieur, célerier, hostelier, camérier, infirmier, aumônier, réfectorier, sacriste, pitancier, etc.) ; - les chapelains de Saint-Quentin, Saint-Germain, Daignac, Nérigean ; - les prieurs d'Agulhac, Boysset, de Saint-Sulpice : - les chapelains de Moulon, Tizac, Sermignan, Sadirac, Saint-Pardoux, Arveyres, Castets ; - le chapelain de Floirac ; - le prieur de Guibon ; - les chapelains de Saint-Sulpice et l'abbé de Bonlieu. - Archiprêtré de Moulis : - les chapelains de Carquans, Listrac, Moulis, Sainte-Hélène, Avensan, Soussans ; - le chapelain et prieur de Lamarque ; - les chapelains de Margaux, Cantenac, Arsac, Macau, le Pian, Blanquefort ; - le chapelain et prieur du Taillan ; - les chapelains de Saint-Aubin et de Saint-Médard annexé à l'archiprêtré de Moulis ; - les chapelains d'Eysines et Pessac ; - les prieurs de Jalet, Bruges, Ludon, Blanquefort et Mérignac ; - le chapelain de Lacanau. - Archiprêtré de Buch et Born : - les chapelains de Vignac, Mesos, Saint-Julien, Mimisan, Aureillan, Saint-Paul, Audenge, Pontenx, Saint-Seurin du Porge, Sainte-Eulalie, Parentis, Uzer, Sanguinet, Biscarosse ; le prieur de Mimisan ; - les chapelains de La Teste, Gujan, le Teich, Lanton, Andernos ; - le prieur de Camparian. .
V. Comptes de 1380. - Recette des cens dus à l'archevêché pour l'année 1380 (f° 166). - Cités : les héritiers de Pierre de Boyentran ; divers particuliers pour des maisons sur les fossés des Ayres, la rue du Hâ, le portail du Hâ, rue de Castillon, le lieu de Naujac, la rue des Faures, à Saint-Lazare ; - Jean Landa, prêtre, pour une maison appelée Saint-Amand dans la paroisse Saint-Seurin, rue Saint-Germain ; - Jean de Lalande, dame Judith d'Escalette, Embesat de Copessac, chevalier, près Guîtres ; - vignes près du Palais (le palais Galiene) ; - autres vignes à Pessac. - Recettes des quartières dues par les chapelains de tous les archiprêtrés pour l'année 1398 (f° 176). - Recettes des pensions des églises du diocèse de Bordeaux qui sont de la mense dudit seigneur archevêque (1397 à 1398) : - les vicaires perpétuels des églises de Lesparre, Quinsac et Lormont. - Recette de la quête au synode annuel ; versement par les archiprêtres de Lesparre, de Moulis et de Bourg (f° 187). - Recette des cens dus personnellement audit seigneur archevêque par la paroisse de Saint-Martin de Lormont pour l'année 1398. - Recettes des cens contenus dans le petit rôle ; cités : P. de Boyentran pour sept sols de cens dus par sa vigne prope palatium Galiane, au clos de la Taugue ; - Hêlie de Cabarrus ; - H. de Morbec ; - Pierre de Landiras, chevalier, pour une pièce de vigne tenue autrefois par Pierre Constantin, son questau ; - Géraud, Hélie et Ayquelin de Puyau, notaires publics, pour une terre in pelago prope murum pradelli Douma archiepiscopalis et une autre, rue de la Tornepique-du-Far, etc. - Ces recettes comprennent tous les archiprêtres pour l'année 1381 (f° 189). - Dépense de l'année 1379 ; vendanges à Lormont. récolte des foins, culture du jardin (f° 195). .
VI. Comptes de l'année 1383 (f° 197). - Recettes des cens contenus dans le grand et dans le petit rôle, faites par Gaillard Castanh, receveur général de Raymond de Roquers pour l'année 1383. - Cités : les hommes, de Lassatz pour le droit de protection (capteniia) particulier que l'archevêché exerçait sur eux ; - Bernard le Juif ; - les possesseurs de la rue du Cahernan ; - J. de Quimper Corentin, etc... - Le captal de Buch, le prieur de Belin, les chapelains du diocèse pour les cens et dîmes dont ils sont tenus ; - Vital Carie, chantre de la cathédrale ; - Arnaud Caillau de Nulhac, pour le cens qu'il doit sur son atelier ou fabrique (operatorium) de la rue Poitevine, de 1373 à 1383 (f° 198) ; - le chapelain de Saint-Jean d'Estontes ; - Maître Jehan des Ponts, cent vingt-neuf guyanes d'or pour la ferme annuelle des défauts et taxations de la cour de l'officialité ; - Jeanne Riquard, femme d'Étienne Dax, chevalier ; - India de Sonelhac, pour une maison cornière dans la rue de Bassens (f° 205) ; - Senebrun, seigneur de Curton, pour maisons et tours rue Saint-Paul ; - Pierre Arquier, prêtre ; - Jean Lacorrée, chanoine ; - Raymond Vaquier, Pierre de Villeneuve, Me Guillaume Centout, Jean Briscot, gantier (f° 207). - Recettes des cens contenus dans le petit rôle pour la même année ; cités : Guillaume de Blagnan, chevalier ; - Vital Carle pour la paroisse de Saint-Estèphe de Calonne (Saint-Estèphe en Médoc) ; - dîme du moulin de Cavarret pour la paroisse de Blanquefort. Ces recettes comprennent tous les archiprêtrés en 1383 (f° 208). - Dépenses faites par Gaillard Castanh, receveur général de Raymond (de Roquers), archevêque de Bordeaux, pour l'année 1383 ; - dix-huit mains de papier, quatre livres dix sols ; - huile achetée dans la rue de la Rousselle ; à Pierre de Virac, capitaine de Vayres ; pour dix tonneaux de bois ; quinze pièces de toiles de Bretagne pour linceuls, nappes et amicts ; frais de médicaments, julep, emplâtre, onguent, pilules, sucre rosat ; épices apportées de Toulouse à Bordeaux ; payé après le décès dudit seigneur archevêque, divers comptes pour frais de maladie ; frais d'entretien de la chapelle dudit seigneur archevêque ; le 8 novembre, vingt-cinq livres de cire par ordre dudit seigneur, pour les obsèques de Robert Ros, chevalier ; frais de culture, vendanges ; tonneaux de vin envoyés au sénéchal de Gascogne (f° 224). - Réparations au moulin de Lormont ; fait faire deux paires de caleçons pour Jean de Roquers, neveu de l'archevêque, plus une ceinture de drap de Galles ; achat de drap pour Hélias, compagnon d'Hélias Hugon, médecin ; étoffe achetée pour la femme du chevalier Jean de La Chaussée et nièce dudit seigneur archevêque. - Achat par Pierre Martin d'une couverture pour le lit du seigneur archevêque, et d'un jupon ; - donné par ordre, dudit seigneur à la femme de Bertrand, de Roquers, frère dudit seigneur, plusieurs aunes d'étoffes pour vêtements ; souliers achetés pour Jeanne de Roquers à raison de 5 sols la paire ; - drap de différentes couleurs (de mesclato) (f° 237). - Frais payés depuis le 1er mars 1384 jusqu'au jour du décès du seigneur Raymond, archevêque de Bordeaux, qui eut lieu le 19 juin 1384 ; Raymond de Roquers, neveu dudit seigneur, chanoine de Saint-Seurin ; Jean de La Chaussée, cousin-germain dudit archevêque ; payé à Jean Canet et Pierre Escolan, notaires, pour écritures et inventaires des biens laissés par l'archevêque, dressés par ordre des vicaires capitulaires ; Bertrand de Roquers, frère dudit seigneur (f° 238). - Frais de séjour de plusieurs hôtes dans la maison archiépiscopale (f° 239) : - donné à la dame Du Puy, soeur de Pierre de Landiras, chevalier ; à l'évêque de Treguier, pour différentes affaires non spécifiées. .
VII. Comptes de 1386 (f° 241). - Fait porter deux tonneaux de vin à la maison du maire de Bordeaux et un tonneau à la maison du clerc de ladite ville ; - frais de vendanges : une journée de femme, douze deniers, une journée d'homme deux sous un denier (ce dernier valant dix centimes de la monnaie d'aujourd'hui). - Mention du lieu dit de Tropeyte, plus tard le château Trompette. - Prix de vente d'un tonneau de vin blanc au maire de Bordeaux, vingt-cinq livres ; - prix de vente de deux tonneaux de vin claret pour la somme de cinquante-neuf livres sept sous six deniers aux marchands anglais (ce qui porte le prix de la barrique, en valeur actuelle, à cent quatre-vingt-cinq francs). - Vendu à un marchand anglais cinq tonneaux de vin, chaque tonneau pour le prix de dix-huit (guinées) guyennois d'or ; - vendanges à Pessac et à Lormont bois ; pour les barriques ; - frais du jardinage (f° 241) (spinargia, porros, caulos, vites per circuitum magni orti) ; sommes diverses payées à des courtiers. - Frais de transport des quartières d'Artigues, Montussan et Cenon (f° 246). - Gages payés au personnel pour l'année 1385 : - payé au chapitre de Bordeaux, le 4 mai 1386, pour un anniversaire en l'honneur du seigneur Hélias (Hélie de Salignac) 10 livres ;- frais de buanderie depuis le 4 janvier jusqu'à l'arrivée du seigneur archevêque, soit le 28 avril ; - frais pour les vignes de Pessac et de Lormont ; - vente de vins pour l'année 1385 ; - vins envoyés à certains magnats d'Angleterre par le seigneur archevêque ; - payé aux courtiers ; - frais de réparations faites au mobilier de l'archevêque, fauteuils, chaises, lits (f° 247) ; - dépenses faites pour l'avènement de l'archevêque (François I, transféré par Urbain VI de l'archevêché de Bénévent à celui de Bordeaux), depuis le 21 mai 1386 ; - donné au messager envoyé à Bayonne par Me Gérard vers l'archevêque ; - frais de vendanges à Pessac et à Lormont ; - journée d'homme payée deux sous onze deniers ; - reçu quatre pipes de vin de Saint-Loubès dont une fut donnée au maître des écoles de Bordeaux pour le fils de Gaillard Vigier, la seconde à Me Arnaud, médecin de l'archevêque, et les deux autres mises en cave (f° 249). - Dépenses ordinaires et extraordinaires : l'horloge de l'archevêché, l'autel de Sainte-Eulalie ; - à Genès Arnaud pour ses dépenses et celles de. Jean d'Olivet pour son voyage à Blaye, allant proclamer le subside archiépiscopal ; - à la femme qui donne ses soins à François, écuyer, pendant sa maladie, deux mois, cinquante sous ; - acheté à Pierre Durand, bourgeois et marchand de Bordeaux, deux cents merluches pour seize livres ; - donné à la Nativité du Seigneur pour le cadeau du sergent de la ville, vingt sous ; - une paire d'éperons pour l'archevêque, huit sous ; - à Pierre Duport, achat de vaisselle et autres dépenses pour la maison de l'archevêque (f° 251) ; - dépense, de vêtements : pièces de drap de Frise, drap blanquet pour gonelles (guona) : - à Raymond de Tabanac, à Thomas l'anglais ; - réparation à la maison de Jean Martin où avait demeuré l'archevêque (f° 252). - Dépenses du baptême du fils du seigneur de Montferrand auquel assiste l'archevêque : - du voyage d'un messager envoyé à Bayonne auprès de l'archevêque ; - à Ramonet Castaing, sergent du Roi, chargé de poursuivre les débiteurs de l'archevêché ; - réparations des vaisseaux vinaires et journées d'hommes ;- Pierre de Birac, capitaine de Vayres ; - quartières d'Izon et de Saint-Sulpice (f° 254). - Dépenses ordinaires de l'année 1386 : - donné à l'abbé Sainte-Croix de Bordeaux pour cens dus à cause du prieuré de Soulac ; - au chapitre Saint-André de Bordeaux pour l'anniversaire d'Hélie de Salignac, archevêque ; - dépenses d'un voyage à Bayonne (f° 255) ; - perception des quartières de Cambes, Fronsac, Libourne ; - frais des écuries (f° 256). - Réparations des maisons archiépiscopales et autres édifices (1387) ; - la maison de Pessac, la maison près de celle du maître d'oeuvre de Saint-André (f° 257). - Frais de perception des dîmes de Rouffiac, Lormont et Queyries ; - achats de cercles de barriques à Perrin demeurant in turre de Bolare supra mare ; - vins vendus à des marchands anglais (f° 258) ; - repas offert aux marchands anglais ; poulets, chapons, viandes de boeuf, pigeons, etc. ; - frais de transport du vin envoyé par le seigneur de Montferrand et apporté à l'archevêque ; - vin envoyé par le prieur de Saint-André du Nom de Dieu (Saint-André de Cubzac), payé au nom de l'abbé et du couvent de La Sauve ; - frais de culture des vignes de Pessac et Lormont (f° 259) ; - à Thomas Pison pour quatre aunes d'écarlate pour l'archevêque : vingt-huit livres. - Dépenses faites à l'arrivée de l'archevêque qui vint à Veyrines le 28 avril 1387 (f° 260) : - à Gombaud, clerc, qui porta au seigneur de Mussidan, à Vayres, une lettre du vicaire général ; - soins donnés aux chevaux du neveu de l'archevêque ; - acheté à Guillaume de Lansac un vase d'argent doré du poids de six marcs d'argent à raison de huit livres cinq sous le marc, soit quarante livres seize sous de Bordeaux (f° 261) ; - pour mille harengs rouges achetés en carême soixante-quinze sous ; échange de vins contre des merluches de Cornouailles ; - achat de petits pains pour le repas de l'abbé de Sainte-Croix (nebulis) (f° 262) ; - frais de voyage à Fronsac et à Libourne, puis à Génissac ; - frais de voyage à Bourg, ; Blaye, Cadillac et autres lieux pour le recouvrement des quartières (f° 263). - Dépenses extraordinaires pour l'année 1387 : - achats de toile de Flandre pour faire des vêtements pour l'archevêque, son neveu, etc. ; - étoffe d'Irlande pour couvertures de lits, six manteaux d'Irlande pour le neveu de l'archevêque et sa suite ; - payé au serviteur qui avait accompagné ledit archevêque à Bayonne ; - donné le jour de la Nativité aux gens du sénéchal pour l'offertoire ; - le jour de Saint-Thomas, martyr, furent changés l'abbé Sainte-Croix, Me Raymond Guillaume, Gérard Arnaud de Taudias, H. du Breuil et le clerc de la ville ; - donné pour l'offertoire aux couvents des frères Mineurs, des Carmes et des Augustins ; - aux sergents de la ville et du maire ; - au serviteur Coysson et à ses aides qui préparèrent le repas lorsque furent changés l'abbé de Sainte-Croix, etc. ; - frais de séjour de l'archevêque à Montferrand : deux jours, vingt-cinq sous ; - frais de réparations des édifices pour l'année 1387 (f° 265) ; - vente de vins à des marchands anglais et commission payée à Pontet, courtier, qui avait traité cette affaire (f° 266) ; - réparations à la maison de Pessac ; - dépenses de la visite faite à Libourne (f° 267) ; - donné seize sous trois deniers à deux gabariers pour le voyage fait à Cadillac par l'archevêque et ses gens ; - acheté à Ludon une pipe de vin à raison de sept livres dix sous ; - dû au couturier pour une cape et une cloke : trente-cinq sous ; - plus une gonelle, un jupon, un capuce double, un manteau, etc. (f° 269) ; - dans le voyage à Blaye donné à l'Anglais qui avait porté l'archevêque et ses gens ; - pour deux douzaines de merluches que l'archevêque fit porter avec lui à Bayonne, trente sous ; - frais de réparations à la tour de la maison de l'archevêque pour y établir des prisons ; - donné aux ermites de Porte-Dijeaux, cinq livres (f° 270).
VIII. Livre des recettes et des dépenses de l'archevêché de Bordeaux faites par Pierre de Mortier, camérier du monastère de Saint-Vincent de Bourg, et receveur général de l'archevêque de Bordeaux, depuis le 6 juin 1395 jusqu'au 6 juin 1396 (f° 278). - Recettes sur Vital Carle, chantre de l'église de Bordeaux et gouverneur de l'hôpital Saint-André, pour cens dans la paroisse Saint-Paul (f° 286) ; - les héritiers de Pierre de Landiras, pour cens à Créon ; - le seigneur d'Arsac, pour Guillaume Robert de Blanquefort ; - le prieur de Bardenac ; - Bertrand de Casteja ; - le chapelain d'Uzer ; - Jean de Lucmau ; - le prieur de l'hôpital de Barp (f° 288) ; - Gaillard Vigier, chevalier ; - l'abbé de Sainte-Croix (f° 290) ; - Raymond Garsie, Arnaud Vigourous, India de La Mote, veuve de Gilibert de Pellegrue ; - Éléonor de Estatgia, épouse de Gombaud de Totz, damoiseau, demeurant à Saint-Émilion (f° 291) ; - Guillaume de Grissac, damoiseau, pour dîmes dans la paroisse Saint-André du Nom de Dieu (f° 292) ; - Arnaud Sudre, chapelain de la chapelle fondée par la dame de Blaye, pour dîmes à Plassac (f° 293). - Recettes des quartières de l'année 1395 pour les archiprêtrés de : Lesparre, Moulis, Buch, Born, Cernès, Benauges, Entre-deux-Mers, Ultra Lubertum (section de l'archiprêtré d'Entre-deux-Mers, déterminée à l'Ouest par le cours du Loubert, affluent de la Dordogne : voir, pour les paroisses qui la composaient, la liste à la fin de l'article), Entre-Dordogne, Fronsac, Bourg (f° 295.) - Autres recettes de la même année : Pierre Gérauld, archiprêtre de Blaye ; - Guillaume de Forthon, pour la chapelle de Montuzet ; - Guillaume de Makanan, marchand ; - Arnaud de Garousse ; - Amalvin de Monferrand ; - Jean Du Puy, damoiseau ; - Pierre de Beaulieu, Bauloc (?) (de Pulchro loco) ; - les dames de Landiras (f° 295). - Dépenses faites du 11 juin 1395 jusqu'au 11 juin 1396 (f° 308) : dépenses ordinaires et extraordinaires de l'archevêque et de sa maison ; - achat de deux mains de papier, dix sous ; - un grand fromage d'Angleterre, acheté par ordre de l'archevêque, du poids de trente-cinq livres : dix sous cinq deniers ; - frais de séjour de cinq jours d'un chanoine régulier et son serviteur, venu de la part du seigneur de Limeuil, quinze sous ; - une ceinture d'argent pour Benoît, neveu de l'archevêque, quatre écus d'or valant six livres deux sous cinq deniers ; - donné au sergent du maire de la ville de Bordeaux, pour l'offertoire, un écu ; - le jour de l'Epiphanie, donné à Me Jean Sesraze (Serrazo), pour avoir joué pendant l'office dudit seigneur (f° 309) ; - pour une épée envoyée au seigneur de Limeuil, quatre livres sept sous six deniers ; - le 6 mars , l'archevêque visitant la maison de l'architecte de Saint-André pour voir ses ouvrages, donné audit architecte et à ses compagnons pour le vin, trois sous (f° 310) ; - pour deux gobelets achetés pour les colliers des deux lévriers, avec leurs sonnettes, cinq sols six deniers (en monnaie d'aujourd'hui, sept francs). - Mention des ports de Calhau, de Tropeyte et du Trujet (Trajectum) (f° 311) ; - pour cinq porcs salés donnés audit seigneur par le confesseur du duc de Bretagne, trois sous ; - frais de transport de vin donné en paiement d'arrérages par le seigneur de Montferrand et le Captal ; - frais de transport d'une pipe de vin de Lormont, que l'archevêque envoya au connétable de Bordeaux (f° 317) ; - cinq sols pour deux journées d'hommes qui avaient remué la terre formant le sol de la chambre à coucher de l'archevêque (f° 319) ; - frais d'habillement de la maison de l'archevêque ; - une couverture de laine achetée pour la grande mule de Gervais qui sans cela ne voulait pas être attelée (f° 321) ; - frais de chemises de toile grandes et petites, linceuls, matelas (f° 322) ; - achat et transport de bois ; pour foin, avoine et soins donnés aux chevaux et à la haquenée grise de l'archevêque (f° 325) ; - frais de harnachements des chevaux et mules ; une petite selle et une bride pour la haquenée grise qui appartenait autrefois à Vital Carie (f° 326) ; - deux bâts pour le cheval sur lequel Benoit court des lances ; - ferrements de chevaux (f° 327). - Dépenses du 22 février 1394 jusqu'au 10 juin 1396 ; - réparations à la maison de Pierre de Clarès (de Claresio), dans laquelle avait été loger le procureur de l'archevêque à l'arrivée du seigneur duc (f° 328). - Paiement des gages des gens de la maison de l'archevêque (f° 331). - Recettes des cens dus pour Lormont.
IX. Nomenclature des paroisses du diocèse en l'année 1398, pour servir à l'établissement des quartières.
In archipresbyteratu Sparre (Lesparre).
Sanctus Petrus de Lilhano.
Sanctus Petrus de Grayano.
Sanctus Vivianus de Begaytz.
Sanctus Petrus de Vensaco
Sanctus Severinus de Vendays.
Sanctus Petrus de Galhano (Gaillan).
Sanctus Hylarius de Cayraco.
Sancta Maria d'Uytz (Uch).
Sanctus Trelodius (Saint Trelody).
Sanctus Petrus de Blanhano.
Sanctus Christophorus.
Sanctus Petrus de Jau.
Sanctus Petrus de Dinhaco (Dignac).
Sanctus Romanus de Esloyraco (Loirac).
Sancta Maria de Balizaco (Valayrac).
Sanctus Hylarius de Boyentrano.
Sanctus Medardus d'Escurac.
Sanctus Saturninus de Begadan.
Sanctus Petrus de Sy vraco :
Sanctus Martinus de Cococquas (Couquèques) .
Sanctus Martinus de Cadorna.
Sanctus Germanus d'Estuilh.
Sanctus Martinus de Podensac (Potensac).
Sanctus Dizentius (Saint-Izans).
Sanctus Romanus de Ordenaco.
Sanctus Stephanus de Calonès (Saint-Estèphe).
Sancta Maria de Cissaco.
Sanctus Salvador.
Sanctus Martinus de Paulhac.
Sanctus Membertus (Saint-Mambert).
Sanctus Julianus de Rhinaco (Saint-Julien).
Sanctus Laurentius.
Sancta Gemma (Sainte-Gemme).
Sanctus Symphorianus de Cussaco.
In archipresbyteratu de Molinis (Moulis),
Sanctus Martinus de Carquantz (Carcans).
Sanctus Martinus de Listrac.
Sanctus Severinus de Lamarqua.
Sancta Hellena.
Sanctus Saturninus de Moulis.
Sanctus Genesius de Meyre (cette paroisse disparue était dans celle de Moulis).
Sanctus Petrus d'Avensano.
Sanctus Romanus de Soussan.
Sanctus Michael de Margaus.
Sanctus Desiderius de Cantenaco.
Sanctus Germanus de Arsaco.
Sanctus Martinus de la Barda.
Sanctus Martinus de Ludedon (Ludon).
Sanctus Severinus Doupian (Le Pian).
Sanctus Petrus de Parempuyra.
Sanctus Martinus de Blanquefort.
Sanctus Medardus de Jales.
Sanctus Martinus d'Eysinis.
Sanctus Johannes de Hillaco (Illac).
Sanctus Petrus de Brugia (Bruges).
Sanctus Vincentius de Mayrinhac.
Sanctus Martinus de Pessaco.
In archipresbyteratu de Bogio (Buch).
Sanctus Petrus de Casalibus (Casaux).
Sanctus Julianus de La Mota.
Sanctus Vincentius de La Testa.
Sanctus Exuperiusde Gujan.
Sanctus Andréas du Theys (Le Teich).
Sanctus Martinus de Mios.
Sanctus Petrus de Salles.
Sanctus Gervasius de Biganos.
Sanctus Paulus de Audengia.
Sancta Maria de Lenton.
Sanctus Eligius d'Endernos.
Sanctus Severinus de Bogio (Buch).
In archipresbyteratu de Born.
Sanctus Martinus d'Aurinhaco (Orignac).
Sanctus Johannes de Mezos.
Sanctus Julianus (en Born).
Sanctus Paulus Frontinhaco.
Sanctus Petrus de Parentis.
Sancta Maria d'Usserra.
Sanctus Martinus de Biscarrosa.
Sanctus Vincentius de Aureilhan.
Sanctus Martinus de Pontenx.
Sanctus Salvator de Sanguineto.
In archipresbyteratu Sarnensi (de Cernès).
Sanctus Exuperius de Belino (Belin).
Sanctus Petrus de Austen (Hostens).
Sanctus Symphorianus.
Sanctus Leodegarius (Saint-Léger du Balson).
Sanctus Martinus de Balizac.
Sanctus Johannes de Autusan (Le Tuzan).
Sanctus Michael de Boriduys (Bourideys).
Sanctus Stephanus d'Orinha (Origne).
Sanctus Laurentius de Camelhas (paroisse disparue actuellement ; elle était dans la commune de Léojats).
Sanctus Martinus de Lo Got, aliàs de Vinhandraut (Villandraut).
Sanctus Saturninus de Tholena sive de Fargiis (Fargues de Langon).
Sanctus Vincentius de Prinhac.
Sanctus Romanus de Buzos (Budos).
Sanctus Laurentius d'Ylatz.
Sanctus Martinus de Lassatz (paroisse disparue ; elle est entre Budos et Landiras).
Sanctus Vincentius de Barsac.
Sanctus Martinus de Seron (Cérons).
Sancta Maria de Villalata (Virelade).
Sanctus Vincentius de Portet.
Sanctus Petrus de Sauternas.
Sanctus Martinus de Bomes.
Sanctus Petrus de Pojou (Pujols).
Sanctus Ypolitus d'Arbenatz.
Sanctus Vincentius de Podensaco.
Sancta Sportalia (disparue; était entre Podensac et Saint-Laurent-d'Illatz).
Sanctus Maurilius (Saint-Morillon).
Sanctus Petrus de Sauquatz.
Sanctus Johannes d'Estontes (La Brède).
Sanctus Michael de Bautiran.
Sanctus Medardus.
Sanctus Clemens de Coma (Ayguesmortes).
Sanctus Martinus de Villanova.
Sanctus Petrus de Begla.
Sanctus Martinus de Leunhan (Léognan).
Sanctus Petrus de Gresinhan (Gradignan).
Sanctus Vincentius de Caneyan.
In archipresbyteratu Benaugiensi (de Bénauge).
Sancta Maria de Pian.
Sanctus Gervasius de Faleyras.
Sanctus Léo.
Sanctus Medardus de Montinhac.
Sanctus Severinus de Cantoys.
Sanctus Martinus d'Arbitz.
SanctusSeverinus de Gabarnac.
Sanctus Johannes de Montetremulo (Montprimblanc).
Sanctus Genesius de Totigat (Toutigeac).
Sanctus Vivianus de Blasinhat.
Sanctus Martinus de Cadillac.
Sanctus Johannes de La Rocha (La Roque).
Sanctus Saturninus de Neyrac.
Sanctus Saturninus de Carazan (Cardan).
Sanctus Martinus de Villanova (Villenave-de-Rions).
Sanctus Hilarius de Seroa (Paillet).
Sanctus Genesius de Lobaut.
Sanctus Martinus de Morenx (Mourens).
Sanctus Petrus de Batz.
Sancta Crux de Monte.
Sanctus Romanus de Targon.
Sanctus Genesius de Solinhaco.
Sanctus Saverinus de Riontz.
Sanctus Saturninus de Capiano.
Sancta Maria de Lestiaco.
Sanctus Petrus de Legoyrano (Langoiran).
Sanctus Martinus de Fau (Haux).
Sancta Maria de Tavanaco.
Sanctus Saturninus de Bauregio.
Sanctus Martinus de Cambis.
Sanctus Caprasius d'Ontz (Saint-Caprais de Quinsac).
Sanctus Martinus de Semenx.
Sanctus Vivianus de Batz.
Sanctus Christophorus de Donzaco.
Sanctus Severinus d'Escossano.
Sanctus Martinus de Ladaus.
Sanctus Sulpitius de Brinhaco.
Sanctus Petrus de Lopiaco.
In archipresbyteratu de Inter-duo-Maria.
Sanctus Petrus propè Camblanes.
Sanctus Vincentius de Floyraco.
Sanctus Romanus de Senon.
Sanctus Martinus de Montuyssano.
Sancta Eulalia de Camplanas.
Sanctus Albinus de Trena (La Tresne).
Sanctus Martinus de Sadiraco.
Sancta Eulalia de Leunhano.
Sanctus Stephanus de Lopa (Loupes).
Sanctus Martinus de Bonetano.
Sanctus Hilarius de Fargiis.
Sanctus Petrus de Quinsaco in Baresio (Ambarès).
Sanctus Petrus de Calhau.
Sanctus Ciricus de Salabove (Salleboeuf).
Sanctus Saturninus de Camarsac.
Sanctus Martinus de Carinhano.
Sanctus Simeon de Boliaco.
Sanctus Lupus (Saint-Loubès).
Sanctus Martinus d'Yzon.
Sanctus Sulpitius.
Sanctus Petrus de Bassenx.
Sanctus Ciricus de Camayraco.
Sanctus Vincentius de Hivraco (Yvrac).
Sanctus Severinus de Artigiis.
Sanctus Martinus de Pompinhaco.
Sancta Eulalia in Varesio.
Sanctus Marcellus de Vaysaco (Beychac et Caillau).
Sanctus Petrus de Tressis.
Ultra Lubertum.
Sanctus Martinus del Pot.
Sanctus Vincentius de Chronon (Crognon).
Sanctus Michael de Cursan.
Sancta Maria Despinet (Espiet).
Sanctus Maria de Vayres.
Sanctus Germanus de Podio.
Sanctus Martinus de Camiaco.
Sanctus Severinus de Agulhaco (Guillac).
Sanctus Martinus de Boyseto.
Sanctus Quentinus.
Sanctus Christophorus de Avaronio (Baron).
Sanctus Martinus de Nereyano (Nérigean).
Sanctus Martinus de Genissaco.
Sancta Maria de Gresilhaco.
Sancta Maria de Tisaco.
Sanctus Vincentius de Molonio (Moulon).
In archipresbyteratu de Inter-Dordoniam.
Sanctus Martinus de Gardegano.
Sanctus Magnus.
Sanctus Felicius.
Sanctus Martinus de Boenx.
Sanctus Petrus de Salis (les Salles).
Sanctus Martinus de Franx (Francs).
Sancta Maria de Tayac.
Sanctus Hilarius de Podio-Normandi.
Sanctus Petrus de Gortz (Gours).
Sanctus Severinus (Saint-Seurin-sur-l'Isle).
Sanctus Martinus de Mazeraco.
Sanctus Brictius de Nayaco (Néac).
Sancta Maria de Bellovidere (Belvès).
Sancta Colomba.
Sanctus Eparchius (Saint-Cibard).
Sanctus Ypolitus.
Sanctus Martinus de Lervila (Saint-Martin-l'Erville, paroisse disparue ; elle était entre Parsac et Puisseguin).
Sanctus Georgius (de Montagne).
Sanctus Andreas.
Sanctus Petrus de Tortiraco.
Sancta Maria de la Landa.
Sanctus Salvator de Podio Roadi (Saint-Sauveur-de-Puyroaud, paroisse disparue, devenue annexe de Puynormand au XVIe siècle).
Sancta Maria de Cornemps.
Sanctus Petrus de Pales (Palais).
Sanctus Petrus de Podio Seguino.
Sanctus Genesius.
Sancta Terra.
Sanctus Christophorus (des Bardes).
Sancta Maria de Parsaco.
Sanctus Martinus de Montanha.
Sanctus Petrus de Campis (Camps).
Sanctus Sulpicius de Falarenx.
Sanctus Dyonisius (Saint-Denis-de-Pile).
Sanctus Johannes de Liburnia (Libourne).
Sanctus Petrus de Absaco.
Sanctus Martinus de Sablone.
Sanctus Georgius de Guestas (les Billaux).
In archipresbyteratu de Fronsiaco.
Sanctus Martinus de Fronsaco.
Sanctus Severinus de Selhans (Saillans).
Sanctus Anianus.
Sanctus Michaël de Riperia.
Sancta Maria de Riperia (La Rivière).
Sanctus Germanus de Riperia.
Sanctus Genesius de Lugon.
Sanctus Romanus de Bursas, sive d'Asques.
Sanctus Petrus de la Landa.
Sanctus Eparchius de Vayraco (Vérac).
Sanctus Petrus de Payressaco.
Sanctus Genesius de Quel (Queil).
Sanctus Petrus de Salanhaco.
Sanctus Georgius de Cadillaco.
Sanctus Severinus de Galgon.
Sanctus Martinus de Marensino.
Sancta Maria-Magdalena de la Poyada.
Sanctus Petrus de Tizac.
Sanctus Martinus de Ternes (Tarnès).
Sanctus Genesius de Bonsaco.
Sanctus Martinus de Leya.
Sanctus Martinus de Bosco.
Sanctus Ciricus de Absaco.
Sanctus Félix de Sauvinhaco.
Sanctus Petrus de Lagorsa.
Sanctus Stephanus de Chamadel.
Sanctus Johannes de Cortrato (Contras).
Sanctus Christophorus de Doppla.
Sanctus Petrus de Stella.
Sanctus Petrus de Porchiers.
In archipresbyteratu Burgensi.
Sanctus Andreas de Nomine Domini (Saint-André-de-Cubzac).
Sanctus Julianus de Cubzaco.
Sanctus Gervasius.
Sanctus Stephanus de Camiaco.
Sanctus Petrus de Lansaco.
Sanctus Saturninus de la Libarda.
Sanctus Petrus de Camelhas.
Sanctus Ciricus de Canesse.
Sanctus Martinus de Albia (Aubie).
Sanctus Symphorianus de Gauriaco.
Sanctus Hilarius de Cavignaco.
Sanctus Petrus de Sedzaco (Cézac).
Sanctus Vivianus de Syvraco.
Sanctus Genenius de Marsans Marsas.
Sanctus Eparchius de la Ruscada (Saint-Cibard-de-la-Ruscade).
Sanctus Martinus de Cunadezio (Cubnezay).
Sanctus Marianus (Saint-Mariens) .
Sanctus Savinus (Saint-Savin).
Sanctus Dyzentius.
Sanctus Félix de Cazelis.
Sanctus Petrus de Pugnaco.
Sanctus Michael de Marchamps (Marcamps).
Sanctus Michael de Pinu.
Sanctus Martinus de Samonaco.
Sanctus Vicentius de Villanova.
Sanctus Laurentius d'Arsas (d'Arce).
Sanctus Severinus de Caubeyras.
Sanctus Sulpicius de Montebererio (Monbrier).
Sanctus Sulpicius de Comps.
Sancta Maria de Bayon.
Sanctus Petrus de Gauriaco.
Sanctus Sulpicius d'Orfossa (La Fosse).
In archipresbyteratu Blaviensi.
Sanctus Petrus de Blassaco (Plassac).
Sanctus Saturninus de Berson.
Sanctus Petrus de Quariz (Cars).
Sanctus Paulus.
Sancta Maria de Mazeon (Mazion).
Sanctus Genesius de Segonsaco.
Sanctus Andronicus (Saint-Androny) .
Sancta Lucia.
Sanctus Christophorus.
Sanctus Vivianus d'Orfossa.
Sanctus Gerontius de Aquisvivis (Saint-Gerons).
Sanctus Genesius Geneyraco.
Sancta Maria de Campunenx (Campugnan).
Sanctus Romanus de Quarta Leuca (Cartélègue).
Sanctus Petrus de Eyrans (Eyram de Soudiac).
Sanctus Martinus de Fornts (Fours).
Sanctus Severinus de Cursaco.
Sanctus Martinus de Anglada.
Sanctus Saturninus de Brau.
Sanctus Ciricus de la Lande (Saint-Ciers la Lande).
Sanctus Caprasius.
Sanctus Vincentius de Massilhaco.
Sanctus Mauritius de Rinhaco (Reignac).
(Registre.) - Latin ; in 4°, 361 feuillets, papier ; filigranes du XIVe siècle : la cloche, la cloche à oreillettes, la hache d'armes, l'arbalète, la tète de cerf, la croix alaisée à trois branches, les deux cercles réunis par un trait, le cerf passant, l'oie, le bonnet à trois lobes surmonté d'une longue croix. Sur une pièce de 1402, paraît la couronne fermée et fleuronnée du XVe siècle. - Reliure en parchemin et fort carton, du milieu du XVIIe siècle, les pièces dont se compose le volume étant séparées par du panier filigrané du pot d'étain à deux anses.1332-1402
G 237
Comptes des recettes et dépenses de l'Archevêché. Ce registre contient : I. Comptes de 1339 à 1340 (f° 1 à 62). - II. Tableau des taxes perçues sur les bénéficiers du diocèse, XVe siècle (f°s 64 à 92). - III. Comptes de 1361, sous l'épiscopat de Philippe de Chambarlac (f°s 93 à 144). - IV. Rôles des quartières du diocèse pendant le XVIe siècle (f°s 180 à 805).
I. Comptes de 1339 à 1340. - Registre des recettes de l'archevêché de Bordeaux tenu par Me Pierre de Champvieil, du 28 août 1339 au 28 août 1340, commençant la huitième année de l'épiscopat de l'archevêque (Pierre de Luc, dont ce passage préciserait la date de l'élévation à l'épiscopat de Bordeaux au 28 août 1332, jour de la fête de Saint-Augustin). - Recettes des cens : Arnaud Guidon, Jeanne de Saucats, pour la paroisse Sainte-Eulalie ; - Ayquelin de Pineuil pour Pessac ; - Bernard Masson pour Saint-Rémy ; - Bonafoux de Sainte-Colombe pour Sainte-Eulalie. - Bernard Forthon, Robert Floirac, Arnaud Gornbaud, Fulcand Amalvin, le prieur de Bardenac, Gaucelin Ayquelin (f° 3) ; - Jacques de Villefranche, pour La Souys, et Contor de Taujan (f° 4) ; - Bernard de Rochebrune, pour Saint-Paul ; P. de Lescarpon (f° 5) ;- P. d'Artigues, pour Saint-Germain d'Esteuil ; Jean de Carrenx, Gombaud et Gaucelin de Queyrac (f° 7). - Arnaud Lambert pour Sainte-Hélène, Hélias d'Estornes, Guillaume d'Espagne pour Vérac (f° 10). - Gaucelin Ayquelin de Lamothe (f° 12). - Recettes des sommes dues pour les fermes et les cens perçus par Guillaume de Roffiniac, G. de Bosco et Pierre de Champvieil, vicaires généraux de Pierre (de Luc), archevêque de Bordeaux, pour les comptes de l'année commencés le 11 juin 1338 (f° 13). - Les cens de la dîme de Berson en Blayais, dont l'archevêque possède le quart, ne furent pas perçus cette année parce que cette dîme est dans la châtellenie de Blaye, maintenant sous l'obéissance du roi de France ; - les cens dus par Soulac, Cussac et Guitignan non payés et restant pour compte. - Les cens de Vérac et de Galgon ne furent pas portés à Bordeaux cette année par ordre du seigneur archevêque, parce qu'aucun fruit ne fut cueilli et les terres elles-mêmes ne furent pas ensemencées ; - quant aux cens dus par André de Brocatz, recteur de l'église d'Arbanats ; - Guillaume de Barès, damoiseau, paroissien de Saint-Projet ; - Bernard de Laroche, damoiseau de Quinsac ; - P. de Ferreyres et autres pour Quinsac ; - Martin Darribat, frère hospitalier de Saint-Jacques de Bordeaux pour les paroisses d'Hosten et de Sos, qui avait pris l'acensement sous la condition que dans le cas de perte des fruits à cause de la guerre actuelle sans la faute du dit frère Martin, celui-ci serait délié de son obligation en remettant, seulement le reste des fruits ; - Amanieu de Cages, collecteur des dîmes d'Illats et de Lassats : ces revenus ne peuvent être arrentés cette année à cause de la guerre existant dans le duché d'Aquitaine entre les rois dé France et d'Angleterre, ces paroisses étant tombées sous l'obéissance du roi de France (f° 14). - Les cens de Bayon et de Gauriac ne furent pas davantage donnés à rente parce que la ville de Bourg dans la dépendance de laquelle sont ces deux paroisses était aussi sous l'obéissance du roi de France. - Cens dus en différentes paroisses, en regard desquels le compte du receveur général porte le plus souvent qu'ils n'ont pas été payés « débet totum », par : - Bernard Guillaume de Bruges pour la ferme des dîmes de Bruges ; - J. Girard et Gaucelin Maurin, pour celle des dîmes de Nérigean, Fargues et Saint-Quentin ; - Gaucelin d'Albaret, prêtre, demeurant avec Jean de La Lande, seigneur de La Brède, et Pierre de Campagnas pour la dîme et l'agrière de Mélac. - Les cens de Blaye ne furent pas levés cette année parce que cette ville est sous l'obéissance du roi de France, non plus que le produit du péage de Bourg, pour la même raison (f° 13). Dû par Bernard Montegaran, prêtre, le compte des revenus qu'il a perçus des paroisses de Budos et de Balizac, le collecteur de l'archevêque n'ayant pas pu les prélever, parce que ces deux paroisses étaient sous l'obéissance du roi de France. - Dû pour les dîmes de Saint-Loubès et de Montussan : seize livres bordelaises, et pour la ferme de la dîme de Lignan, Entre-deux-Mers, par P. de Faugères, damoiseau, vingt sols bordelais ; - pour la dîme de Saint-Vivien de Batz, vingt sols ; - pour l'acense de Calamiac quarante livres ; - pour l'acense de la dîme que possède l'archevêque dans la paroisse de Bonétan, due par Arnaud de La Mote, curé de la paroisse, soixante-cinq sols bordelais ; - pour l'acense de Tabanac, par Ramond Bernard de Roquers, damoiseau ; - pour celle d'Ayguemorte par P. de Faugières, paroissien de Coma (ancien nom de la paroisse) : debent totum. - La ferme du péage de Pierrefitte ne fut pas payée à cause de la guerre (f° 16). - Cens des foins payés par P. d'Agassac, damoiseau, Me Arnaud de Saucatz, prêtre ; P. de Lalande, Guillaume Pierre et P. Expert pour la prairie de l'archevêque à Ludon. - Ferme de la dîme de l'archevêque à Saint-Sulpice par Jean et Bernard de Canteloup. - Produit de la ferme de la coutume que lève l'archevêque in castro Burdegalensi, trente livres trois sols cinq deniers bordelais ; produit de la ferme de la coutume des draps, cuirs et autres marchandises qu'il lève in civitate Burdegalensi, vingt livres, déduction faite des frais de perception par les fermiers de l'une et de l'autre, J. de Samadet et Rostan Olivier (f° 18). - Recettes des quartières du diocèse, comptées par escarte dans l'Entre-deux-Mers et les archiprêtrés de Lesparre, Moulis et Cernès, par conque et grande conque dans celui de Buch et Born, par pierre (petra, petrata) dans la partie de l'Entre-deux-Mers située au delà du ruisseau de Lubert (ultra Lubertum), par setier dans celui de Fronsac, par carton dans celui de Bourg, par linrail (?) (linrallos) et muids dans celui de Blaye ; l'escarte est formée de quatre boisseaux de la mesure de Bordeaux, soit trois hectolitres et demi, égale à la grande conque, la petite étant de moitié, et appréciée quarante-trois sols neuf deniers pour le froment et vingt sols cinq deniers pour le mil, le prix du boisseau de mil étant de cinq sols un denier bordelais (f°s 18 à 26). - Recettes des sommes reçues pour les réconciliations d'églises et de cimetières qui furent profanés cette année : - le 1er septembre 1339 : de Me Daniel Belenger, prêtre, Gaucelin Molinier, Arnaud de Lafont, P. Castaing, Ayquelin Du Puy, Raymond Bages et Raymond Argan pour réconciliation du cimetière de Saint-Médard en Jalle souillé de sang ; - de P. de Benauges, damoiseau, et autres pour réconciliation de l'église de Daignac ; - de Gaillard de Camparian, Guillaume Forthon et autres pour l'église de Lanton souillée de sang ; - le jour de Saint-Luc Forthon de Laulan, recteur de l'église d'Orinha, est chargé de réconcilier le cimetière de l'église de Budos souillé par la sépulture de Raymond de Marges excommunié. - Reçu de Arnaud de Ségur, damoiseau, pour la réconciliation de l'église et du cimetière de Rions souillés de sang ; - de Raymond de Brachs pour le cimetière de Saint-Amand de Courgas (commune actuelle de Saumos) ; - de Hugues de Saint-Genès pour la réconciliation de l'église de Rions ; - le mardi après Pâques l'ouvrier de l'église de Saint-Macaire chargé de réconcilier l'église et le cimetière pour cause d'effusion de sang ; - réconciliation du cimetière de Saint-Jean de Mezos souillé de sang (f° 27) ; - de l'église et cimetière de Saint-Aubin en Jalle ; - de l'église de Saint-Sulpice, Entre-deux-Mers ; - du cimetière de Saint-Symphorien et de l'église de Lassats. - Recettes diverses : Reçu du couvent des moines de La Sauve-Majeure pour la levée de l'interdit qui pesait sur eux à la requête d'un marchand de Périgueux : soixante-cinq livres. - Réconciliation de l'église et du cimetière de Baron (de Avarone), Entre-deux-Mers (f° 29). - Cens de la chapelle fondée dans l'église des Frères-Prêcheurs par Bayssa de Talmont : quinze sols pour partie de la dîme de Saint-Julien en Médoc (f° 45).
II. Tableau des taxes perçues sur les bénéficiers du diocèse. - La perception est en ducats et il n'y a pas de total. - XVe siècle. - Noms de quelques ecclésiastiques bénéficiers ou non : Mes Vivien de Pomès, Hélie de Tastes, Jean Hommaiche, P. Forthon, J. Macé, P. Blanc à Eyzines, Gaillard de Brach, Fortaner, vicaire à Saucats, J. Beloguet, J. Letort, P. de Cos, J. Duranton, Richard Daney, Raoul de Veteri Mundo, J. Cathelineau, Marc de Montpisson, A. Voulte, Alard, Garineau, P. de Bosco, chantre et vicaire de l'Église de Bordeaux ; P. Ayrem, chanoine de Saint-Seurin, Arnaud de Rivals, chanoine de Saint-André, P. Garric, prieur de N.-D. de Bardenac (f°s 63 à 92).
III. Comptes de 1361. - L'an 1360, le 21 juillet, le pape Innocent VI ayant transféré du siège archiépiscopal de Nicosie à celui de Bordeaux l'archevêque Philippe de Chambarlac, et celui-ci étant mort à Saint-Tibery en revenant d'Avignon le 25 juin de l'année suivante, le vendredi lendemain de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste, le chapitre métropolitain n'avait appris la nouvelle de sa mort que vingt jours après, c'est-à-dire le 14 juillet 1361. Sur l'ordre des vicaires capitulaires, J. de Crote, curé de l'église de Bassens, déjà receveur et procureur du seigneur archevêque, a continué d'inscrire les recettes des créances et arrérages dus au défunt jusqu'à cette date, à l'exception du revenu du sceau de l'officialité et du secrétariat général, ainsi que du produit des réconciliations d'églises et des amendes desquels est demeuré chargé Me P. Mosnier qui en est déclaré responsable. Sont pourtant compris dans le compte suivant les arrérages de quelques réconciliations antérieures à l'exercice P. Mosnier. - Recettes des quartières. En cette année 1360 l'escarte avait été fixée, du consentement des chapelains des archiprêtrés de Lesparre et de Cernès, à quatre léopards d'or et demi pour le froment, trois pour le seigle, deux et un quart pour le mil et deux pour l'avoine ; non fixée dans les archiprêtrés de Moulis et de Buch, où les chapelains avaient eu l'option de payer en argent ou en grains. - Recette des arrérages dus sur les acenses des dîmes et autres revenus de 1360 : dîmes et agrières de Lormont, Bassens, Calamiac, Sainte-Eulalie d'Ambarès, Ilatz et Lassatz ; mention de l'abbé de Saint-Sauveur de Blaye, Hélie, prieur de Tulliac, comme ayant affermé avec trois de ses moines les revenus de la chapelle de Montuzet. - Recette des arrérages du Pallium de feu le seigneur Philippe, archevêque défunt (f° 99) : parmi les retardataires, les plus fortes contributions sont celles de Langoiran, La Lande, Bègles, Villenave-d'Ornon, Saucais, Hostein, Lassatz, qui sont de quatre livres bordelaises et cent sols bordelais ; les moindres, celles de Saint-Pierre de l'Estelle (dans la Chalaure, aux environs de Coutras) et Saint-Paul en Born, qui sont de cinq sols bordelais et dix sols morlanes. - Recettes des arrérages des réconciliations d'églises sous l'épiscopat de Philippe reçus par Jean de Crote : Me Guillaume Calendin, prieur de Blanquefort, et Arnaud Ayquelin, prieur de Saint-Projet de Bordeaux, doivent solidairement pour la réconciliation de l'église de Blanquefort dix léopards d'or (f° 101). - Recettes des arrérages dus pour la tenue des synodes pendant l'épiscopat de l'archevêque défunt, celui-ci ayant acquitté sa part contributive : les cinq archiprêtres de Buch, d'Entre-deux-Mers, d'Entre-Dordogne, de Bourg et de Blaye doivent en tout six livres six sols bordelais. - Recettes des arrérages de la vente des grains provenant des quartières ; l'escarte froment y est vendue cinq léopards d'or pièce, le léopard d'or valant dix sols neuf deniers bordelais : [pour que le prix de l'hectolitre froment concordât avec celui de vingt francs l'hectolitre, la valeur de la livre monnaie ne devait être en 1361 que de trente francs, monnaie d'aujourd'hui]. - Arrérages dus ou payés en recette des cens de la ville par : Arnaud-Guillaume de Bruges ; - Jean de Mans et B. Garcias, tous bourgeois de Bordeaux ; - Mabile Benoît, femme de Guillaume de Lansac ; - P. de Galonges, chanoine (f° 103) ; - Pierre Lambert, chevalier, héritier de Robert de Floirac, chevalier ; - Jean Colomb, chevalier (f° 104) ; - Guillaume Rostanh, citoyen de Bordeaux ; celui-ci pour « un alleu » qu'il tient dans la paroisse Saint-Siméon dans la rue de Sarporas. - Recette des droits dus à l'archevêque de Bordeaux, dans la paroisse de Saint-Morillon, par divers, pour les Captenia ou protection et tutelle exercée sur eux comme sur des clients (V. Ducange, Captenium ) à moitié libres : « isti successerunt G. Gaucelini et suis portionariis... ista est pro dicta Fiorencia... istis non reperimus heredes, sed erat questalis domini de La Landa qui tenet bona... iste defunctus est sine heredibus, et G. d'Arriet occupavit bona ; » - Idem à Beychac, Bassens, Puyolet, la palud de Bordeaux ; la moyenne est de douze deniers ; les Juifs de Bordeaux sont taxés à huit livres de poivre (f°s 105 à 108). - Continuation du chapitre des recettes de cens et des dîmes inféodées de l'archevêque par : Bernard de Sauquat, citoyen de Bordeaux ; - Gaillard de Pomarède, chevalier, Pierre de Roquers et Amanieu de Canteloup, chevaliers (f° 111) ; Hosten de Laporte, chevalier ; - le Soudan de Pressac ou de la Trau, seigneur de Grayan (f° 113) ; - Ramonde, femme de Jean de Valac, chevalier, Guillaume Furt de Casanet, damoiseau ; P. Gombaud de Lesparre, chevalier (f° 114) ; - dame Assalhide de Bouyssac, veuve d'Ayquelin de La Mote, chevalier ; - la dame de Castillon, au nom de Hugon de Castillon, chevalier ; - Aymeric du Bourg, chevalier ; - . Aymeric de Tastes, Olivier de Blaignan, chevaliers ; - Pons de Castillon, chevalier, au nom de Gaucelin de Castillon (f° 115) ; - Alayde, dame de Lamarque et de Blanquefort, épouse de Bernard de Tranqualéon (f° 116) ; - P. de Landiras, chevalier ; - Valence, femme de Pierre de La Mote, chevalier ; - Blanche du Bourg, soeur d'Aymeric ; - Bernard de Blanquefort, chevalier (f° 118) ; - Arnaud de Pontenx ; - Amanieu Du Puy et Bernard d'Audenge, chevaliers. ; - Bérard de Goth pour ce qu'il possède à Saint-Symphorien au nom de sa femme, fille d'Amanieu d'Albret ; - Guillaume Arnaud de Pompéjac, chevalier ; - Arnaud de Noaillan, chevalier ; - Géraud de Budos, damoiseau, fils de feu Amanieu de Budos, chevalier, (f° 120) ; - Gaillard de Beautiran, Amanieu de Cases et P. de Cabanac, damoiseau ; - Amanieu de Virelade, chevalier (f° 121) ; - Bernard de Brinhac, en Benauges, chevalier ; - Arnaud de Cabanac, chevalier ; - Amanieu d'Ornon, chevalier ; - Guillaume Hélias Dumont, chevalier, au nom de Contor, sa femme, fille de feu Giscard de La Trène, chevalier ; - Gaillard de Gradignan, chevalier ; Arnaud Guillaume de la Ferreyre, chevalier ; - Guillaume de Rions, chevalier, au nom de sa femme Saride, fille de feu Guillaume de Podensac (f° 123) ; - P. de Castanède, pour la moitié de la dîme des alleux de Cozias, en Lestiac de Langoiran ; - P. de Riardz, chevalier ; - P. de Roquers, chevalier (f° 124) ; - P. de Cambes, fils d'Amanieu de Cambes, chevalier ; - Amanieu de Quinsac, chevalier ; - Milet de La Boubène, chevalier ; - P. de Luc, chevalier ; - Gaillard de Linhan, chevalier ; - Raymond Guillaume de Senac (f° 125) ; - Raymond de Carignan, chevalier ; - Arnaud de Bouliac, chevalier ; - P. Amanieu, chevalier ; - P. d'Anglades, à Izon, chevalier ; - Jean Dupuy, fils de feu Géraud Dupuy, chevalier (f° 126) ; - Bernard de Tresses, chevalier, Bernard de Betaille, chevalier ; P. de Monpezat, chevalier, et Bertrand de Monpezat, frères ; - Bérard d'Albret, seigneur de Vayres ; - Amanieu de Canteloup, chevalier ; - Géraud Dupuy, chevalier (f° 127) ; - P. Born de Salignac, chevalier ; Aycard de Saya, chevalier ; - Guillaume André de La Ramade, chevalier (f° 128) ; - Amalvin de Lansac, fils de feu Guillaume Amalvin, chevalier ; - Arnaud Guillaume de Grissac, chevalier ; - Milet de Bouil, chevalier ; - Jean de Lalande, chevalier ; - Arnaud Budon, chevalier ; - Olivier de Blaignan, chevalier ; - J. de La Mote, chevalier (f° 130). - Comptes des arrérages restant à payer au jour de la mort de l'archevêque Philippe [de Chambarlac], de l'imposition ordonnée par le pape Innocent VI en 1360, de laquelle le Saint Père devait avoir les deux tiers, et l'archevêque de Bordeaux l'autre tiers (sur toutes les sommes levées dans son diocèse) (V. infra f° 138). - La taxe paraît être de dix écus d'or par bénéfice, et le tiers du total est attribué, à la fin, par moitié à l'archevêque et à la chambre apostolique, au lieu du tiers entier qui devait revenir au premier. Les chapelains de Talais, Escurac, Benon, Génissac, Saint-Mariens, Cezac, Lansac, Montbrier, Donnezac, l'abbé de Saint-Sauveur de Blaye sont exemptés du versement du reste de leur contribution, vu leur pauvreté ; les biens du Temple sont admis à la modération du quart ou de la moitié de la taxe ; la pauvre petite église de Saint-Pierre de l'Estelle (en Chalaure) est totalement exemptée, comme abandonnée et en friche (f°s 135-137). - Compte des restes à recouvrer de l'imposition consentie par le clergé du diocèse pour le remboursement d'une somme de trois cent trente florins d'or avancée à la Cour du Pape, à Avignon, par l'archevêque Philippe, au nom de son clergé, et remise par lui entre les mains du cardinal d'Ostie, légat du Saint-Siège, pour la croisade contre la Grande Compagnie qui détenait le bourg de Saint-Esprit au diocèse d'Uzès, et de l'abbé de Cluny, nonce apostolique, délégué par le Pape aux préliminaires de la paix ménagée par le Saint-Siège entre les rois de France et d'Angleterre (f° 132). - Comptes des amendes et condamnations de l'officialité de Bordeaux, selon l'état dressé par P. Mosnier, garde-scel ; ces recettes faisant partie des biens dudit seigneur archevêque Philippe : absolution de Pierre Bonafoux, prieur de Sadirac ; - condamnation d'Hélias Blanc, de Génissac ; - condamnation de P. Guillaume d'Arbanats pour meurtre ; - Me Arnaud Pelin, recteur de l'église de Sainte-Eulalie d'Ambarès pour fausse monnaie ; - Raymond d'Escabanac, paroissien de Camblanes ; - mention d'Arnaud Bernard de Preyssac ou Périssac, doyen de l'église d'Uzeste et chanoine de Bordeaux, comme ayant payé un compte de foin tiré des greniers de l'archevêque, à lui vendu l'année précédente (f° 139). - Le 11 août 1361, Pierre Barot, chanoine de Bordeaux, commissaire préposé aux biens meubles dudit seigneur Philippe, archevêque, reçoit les comptes de Me Mosnier, garde du scel de l'officialité, il rend aux exécuteurs testamentaires du prêtre Olivier Bernard deux tasses d'argent du poids de deux marcs et vingt-cinq sterlings que ledit garde du scel avait reçues en gage pour dix léopards d'or par lui prêtés de l'argent du scel (f° 140). - Payements faits sur les biens dudit feu seigneur Philippe, archevêque : dix boisseaux de froment, à Me Bernard de Cesserone, notaire apostolique, pour les honoraires des actes et inventaires des biens et créances de l'archevêque défunt, et de l'état des biens de l'archevêché de Bordeaux ; - deux tonneaux de vin claret, délivrés au successeur de Philippe, sur le siège archiépiscopal, Hélie II, et par son ordre ; - deux écus d'or, un léopard d'or et douze sterlings à Bernard Plancat, courrier du Saint Père, qui avait apporté les bulles par lesquelles le Pape s'était réservé la propriété et la perception de tous les biens du défunt archevêque (4 août 1361) ; - huit livres douze sols en bonne monnaie au collecteur du Pape pour la moitié de la tricésime due par l'archevêque sur la terre de Caudrot ; - diverses sommes versées entre les mains de P. Barot, sous-collecteur, et d'Hélie, abbé de Saint-Sauveur de Blaye, collecteur apostolique, lesdites sommes provenant tant de la vente de quelques grains, que des recettes dernièrement faites (f° 143). - Reddition des comptes relatifs à la succession du seigneur Philippe, archevêque de Bordeaux, faite par Jean de Crote à Hélias, archevêque régnant, en 1366, au château de Lormont, - et quitus.
IV. Rôles des quartières du diocèse pendant le XVIe siècle (1524-1578), [f°s 145 à 805]. Quartières de 1527 (f°s 145 à 181). - Elles sont exprimées en boisseaux, à quatre boisseaux pour l'escarte, et en « linrails » dans quelques paroisses de l'archiprêtré de Blaye. - Sont mentionnées comme existant en 1527, les églises de Saint-Genès de Meyre unie à Moulis, Sainte-Sportalie, Saint-Martin Lassatz, Saint-Jean d'Estampes (de Stontis), Saint-Clément de Coma, Saint-Hilaire de Seroa (Paillet) ; N.-D. d'Uch est appelée de Vitz. - Mention de Saint-Sauveur de Puyroault, annexe de Puynormand et de Saint-Jean-de-Fozella, Villæ Liburniæ (c'est le premier nom de Libourne). - Les trente-trois églises de l'archiprêtré de Fronsac doivent les quartières à cause des trois chefs-lieux de : Fronsac, Villegouge, qui est à l'abbaye de Saint-Sauveur de Blaye, et Saint-Genés de Noailhac, qui appartient, paraît-il, à l'abbaye de Guitres. - Quartières de 1563 (f°s 181 à 224) : à partir de ce moment, le manuscrit est en français. - Il y a dix paroisses de moins dans l'archiprêtré de Bénauge, dix dans l'Entre-deux-Mers, dix dans celui de Cernès et cinq dans celui d'Entre-Dordogne, par la réunion ou l'annexion opérée de plusieurs petites à de plus grandes : Saint-Hilaire de Seroa a disparu, ainsi que Saint-Jean d'Estampes et Saint-Clément de Coma ; Sainte-Sportalie est devenue annexe de Podensac, etc... Les archiprêtrés de Fronsac et de Moulis présentent aux quartières le même nombre que précédemment. Quartières de 1564 (f°s 224 à 256). - Quartières de 1566 (f°s 257 à 270), - Quartières de 1567 (f°s 271 à 287 et 465 à 515). - Quartières de 1572 (f°s 591 à 610) ; - de 1573 (f°s 611 à 637) ; - de 1574 (f°s 638 à 666). - Quartières de 1578 (f°s 777 à 805). - Ce sont les mêmes rentes dues sur les mêmes dîmes par les bénéficiers détenteurs, ou possesseurs de dîmes ecclésiastiques non inféodées dans les paroisses.
(Registre.) - In-4°, latin et français, 805 feuillets, papier, filigranes des XIVe, XVe et XVIe siècles. - Reliure en parchemin et fort carton du XVIIe siècle. - Entre les comptes de 1339 et ceux de 1361, se trouve intercalé un cahier sans date, d'une écriture du XVe siècle et portant le filigrane du P fleuronné à la base. - Le perroquet nimbé, sur le papier des comptes de 1361.1339-1578
G 238
Comptes des recettes et dépenses de l'Archevêché. Ce registre comprend : I. Comptes de l'année 1341, f°s 1 à 62. II. Comptes de 1342, f°s 62 à 157. - III. Comptes de 1343, f°s 157 à 207. - IV. Comptes de 1354, f°s 222 à 262. - V. Comptes de 1355, f°s 265 à 311. - VI. Comptes de 1356, f°s 313 à 361. - VII. Comptes de 1357, f°s 361 à 418.
I. Comptes de 1341. - Registre des recettes de tous les revenus de l'archevêché de Bordeaux, perçus pour l'année 1341-1342 à partir du 28 août jusqu'au terme suivant, par Pierre de Champvieil (Campo Veteri), procureur de Pierre de Luc, archevêque. - Cens des maisons et emplacements situés dans la ville : [Ils sont en moyenne de cinq sols par an, et le taux suit les variations de la monnaie. Ainsi, ce qui égalait cinq sols du temps de saint Louis, égalerait vingt-cinq francs actuels ; en 1342, seulement sept francs cinquante centimes, et en 1355, quatorze francs.] Noms de tenanciers cités : Hélie de Gravier, pour une maison à Saint-Michel, à côté des Soeurs Menudes ; Bartolomé de Pinali, pour une vigne à Pessac, au lieu dit « à Brenars » ; Gaillarde de Bordeaux. ; Arnaud Gombaud, prêtre, pour une maison rue de Bassens ; Guillaume Arnaud de Rieufret ; Arnaud de la Lande ; Guillaume le Bourguignon ; R. le Picard ; Hélie Bolare ; P. Dupuch, le Sartre ; Campagnet de Basson, autrement dit Trompette, etc... (f°s 1 à 9). - Cens des dîmes inféodées, payables à la Saint-André et recueillies pendant cette année (août 1341août 1342.) Il n'y en a pas dans la ville même de Bordeaux. Ni l'archiprêtré de Blaye, qui a rapporté neuf sols dix deniers seulement, ni celui de Bourg qui a envoyé six sols et six deniers, ni celui d'Entre-Dordogne qui n'a rien envoyé, non plus que celui de Bénauges, ne sont comptés dans le total des trente livres du temps, portées en recette à ce chapitre. - Dîmes inféodées de Lesparre, total cent sols. - Dîmes inféodées de l'archiprêtré de Moulis : Ayquelin Martin de Saint-Haon, pour sa portion de la dîme de Blanquefort ; cens dus par divers sur les lieux-dits de Cachac, l'Allemagne, le Pian, Beutre, Mérignac, etc. - Dîmes inféodées de l'archiprêtré de Buch et Born : les héritiers de D. Guillaume Pierre, quondam episcopi Sabinensis (voir G. 224), pour leur part de la dîme d'Aubignac (Landes) (f° 13). - Arnaud Gaston, J. de Leich, G. Garsie, les fabriciens d'Usser et d'Aureillan, etc. - Dîmes inféodées de l'archiprêtré de Cernès : Gaillard de Camiade, à Saucats ; Bernard Amanieu de Ramefort, chevalier ; le seigneur de Fargues ; les prieurs du Barp, de Comparian, de Cayac, pour les dîmes de Canéjan, Saucats et Saint-Jean d'Estontes, le prieur et la prieure de La Rame ; les compagnons de la confrérie de l'église de Saucats pour la dîme du lieu dit : « au » sen xansonatz, » (f° 14) ; la dame Assalhide d'Origne, Jourdan de Cabanac, Ramon Guillaume Delparonis, Contor de Brignac, etc... (f°s 10 à 19). - Recettes des ventes et exporles (droits de mutations et déclarations de mutation de propriété) des terres achetées par des particuliers dans les fiefs de l'archevêché, situés dans Bordeaux (f°s 20 à 25) : R. du Puch, cordonnier, acquéreur de terre et vigne à Saint-Seurin, paie seize deniers d'exporle et quatre livres quatorze sols de droits de mutation, soit dix pour cent, sur le prix d'achat qui est de quarante-sept livres ; Arnaud Gaucelin, acquéreur d'un anglais, Robert le Clerc, propriétaire d'une maison rue Pailhère ; G. Thomas, acquéreur pour la somme de cent trente livres d'une maison située dans la paroisse de Sainte-Eulalie, à lui vendue par G. de Carignan, paie douze sols d'exporle et quatorze livres six sols de droit de mutation ; le prieur de Bardenac, pour l'achat de partie de dîme dans la paroisse de Pessac, trente sols ; et pour l'exporle d'un fief que tient de l'archevêque, au lieu de Lescombes, Ayquelin du Taillan, six deniers ; et pour le droit de garde dû, une fois la vie durant du seigneur archevêque, deux sols six deniers ; Guillaume Seguin, prêtre, acquéreur de P. Olier, prêtre, d'une maison sise en la paroisse Saint-Paul, paie deux sols six deniers d'exporle et trente-deux sols de droit de mutation, sur le prix d'achat qui est de quinze livres ; Me Jean de Champvieil paie de même le dix pour cent, soit dix livres, sur une maison qui lui est arrivée par donation, et dont l'estimation a été faite à cent livres de capital. - Mention des notaires qui ont retenu les actes : P. de Rocagne, P. Prévost, P. de Vertefeuil, R. d'Arsinghs (Arsins), J. de la Porte, notaire du duché, Hélie le Faure, Géraud Dalbo, P. Brunon, J. Mignon, garde des chartes de la ville de Bordeaux et P. de la Forquette ou la Fourcade. - Recettes générales des fermes, ou acensements directs faits en 1341 pour le compte de l'archevêque Pierre de Luc ; des dîmes et agrières de Cussac, Guitinières, Pujau, Hosten, Lilhan en Médoc ; Ambarès, Saint-Loubès, Bassens, Lormont, Tresses, Bonetan, Tabanac, Saint-Quentin, Nérigean, Gabarnac, Rions ; - Ilatz, Lassatz, Bruges, Arbanatz, Budos, etc. ; pour le prix de six cent trente livres, soit vingt-cinq mille francs d'aujourd'hui, sans compter la moitié de la dîme de Berson, non plus que les acenses de la châtellenie de Blaye actuellement occupée par les Français (1341-1342) ; ni les acenses de Soulac dont l'archevêque fait lever le produit par des collecteurs particuliers ; non plus que le revenu de celles de Galgon et de Vayres dont le dit seigneur a fait don à Me Albert Bernard. Le péage de Pierrefitte et celui de Blaye sont comptés, l'un pour quatre-vingt-neuf, l'autre pour vingt-cinq livres ; la petite coutume de Bordeaux l'est pour vingt-huit, et celle de la ville, in castro Burdegalensi, pour cinquante (f° 25). - Recettes des quartières de l'archevêché : neuf cent trente-deux livres, soit trente mille francs actuels, non compris le Blayais, le Bourgès et l'Entre-Dordogne, occupés par l'ennemi (f°s 26 à 36). Cette année les quartières fuient payées en argent de la manière suivante : Pour les archiprêtrés de Lesparre et de Cernès, l'escarte de froment, soixante-trois sous quatre deniers bordelais ; l'escarte de seigle, trente-deux sous un denier ; l'escarte d'avoine, vingt-deux sous ; l'escarte de mil, vingt-neuf sous deux deniers. Dans l'archiprêtré de Buch et Born, l'escarte de mil est fixée à quarante sous. [Ce qui établirait à vingt sept francs cinquante centimes d'aujourd'hui l'évaluation de l'hectolitre de froment, en l'année 1341, où la livre équivalait à trente francs de notre monnaie actuelle.] - Recettes des réconciliations d'églises et de cimetières qui avaient été profanés cette année 1341 : Reçu de P. de Boyer et de Pétronille Fortina, son épouse, paroissiens de Sainte-Eulalie de Bordeaux, pour la réconciliation du cimetière de l'église de Macau, souillé de sang par la faute de la dite Pétronille ; d'Arnaud Vivien et de P. de Rive, pour le cimetière de Cadaujac ; de divers pour le cimetière de Saint-Genès, près Bordeaux ; de Forthon de Rossignol, clerc, pour le cimetière de Saint-Michel de Bordeaux ; de divers, pour le cimetière de Langoiran souillé de sang ; de Raymond Bonneau, prêtre, vicaire perpétuel des églises de Saint-Jean et Saint-Pierre de la Sauve-Majeure, et du seigneur Gaucelin d'Aubarète, prêtre, paroissien de Saint-Pierre de Bordeaux, pour réconciliation du cimetière de la dite église Saint-Pierre de la Sauve-Majeure profané par la sépulture d'un voleur excommunié ; de divers, pour la réconciliation du cimetière de Moulis profané par effusion de sang et la violence exercée contre Arnaud Suavis, official, dans la dite église ; de divers, pour la réconciliation du cimetière de Rieufret souillé de sang ; d'Arnaud Goffrand, prêtre, paroissien de Villegouge, pour la réconciliation du cimetière de l'église Saint-Romain de Burssans profané par l'inhumation de Guillaume Dalodal excommunié. - Ventes de froment à soixante sous l'escarte, soit vingt-sept francs cinquante centimes d'aujourd'hui l'hectolitre ; - de seigle, à quarante sous l'escarte. - Ventes de vins nouveaux à dix-neuf livres quatre sous le tonneau, et d'autres vins à vingt-deux livres dix sous, soit environ cent cinquante francs d'aujourd'hui la barrique. - Recettes extraordinaires provenant de legs faits à l'archevêque par Gaillard du Trenchs, recteur de l'église de Camayrac ; Hélias Seurin, recteur de l'église de Selhans (Saint-Seurin-sur-l'Isle) ; Martin de Testar, recteur de l'église de Lignan. - Recettes des vins, des blés, etc.
II. Comptes de 1342 (f°s 62 à 157). - Registre des recettes tenu par Géraud de Bagès et Bertrand Bonafoux, après la mort de Pierre de Champvieil, commencé le mardi avant la fête de l'Assomption 1342. - Recettes : - des cens sur les maisons et emplacements de la ville de Bordeaux dans le domaine de l'archevêché : relevé du premier rôle de l'année 1341, quarante-quatre livres treize sols (f° 62), soit neuf cents francs actuels, à l'évaluation de vingt francs de la monnaie d'aujourd'hui ; - des cens levés sur les dîmes inféodées au nom de l'archevêque ; aucune inféodation n'en était faite dans l'intérieur de la ville de Bordeaux ; le revenu donné par les cens du reste du diocèse, est de quarante-huit livres, soit mille francs actuels ; - des fermes directes ou acensements directs des dîmes et agrières faits pour le compte de l'archevêché (f°s 81 à 84), dont le produit est de neuf cent vingt livres, soit dix-neuf mille francs, y compris la ferme et la dîme de Blaye qui monte à soixante-une livres. - Les dîmes inféodées paient un cens qui varie en général de un à cinq sols par an : les plus haut cotées sont celles de Castillon, Cubzac, Listrac, Bonzac, Saint-Médard en Jalles, Pompignac, Tizac, Montussan, etc. - Dans l'archiprêtré de Buch et Born, aucune ne dépasse quinze sols ; - dans le Cernès, treize sols ; - dans le Médoc, dix sols ; dans l'archiprêtré de Moulis, les cens sont de deux sols à cinquante ; - et dans celui de Bourg, plus éloigné et plus sujet aux non-valeurs par suite du danger des guerres, de dix deniers à quatre sols. - Mention (f° 73) des héritiers de D. Pierre, « quondam Sabinensis episcopi, » qui paient huit sols bordelais pour le cens d'une partie de dîme qu'ils possèdent à Aubignac (Landes) conjointement avec Contor de Montausier. - Les dîmes sont inféodées particulièrement aux seigneurs voisins : Almaïde d'Ornon, J. de Carrenx, A. de La Mote, G. de Jalès, Géraud de Saint-Genès, Bernard-d'Audenge et A. d'Ornon, seigneur d'Audenge, G. du Puch, Baudon de Bouliac, etc., ou à quelques prêtres, prieurs des lieux (spécialement dans l'archiprêtré de Cernès) ; on trouve par exception la mention d'une communauté de paysans qui ont pris la dîme de leur pays, ou plutôt une partie de la dîme, à ferme : « Homines de Francx (archiprêtré » d'Entre-Dordogne) pro censu quarte partis decime de » Francx, v. solidos. » - Les fermes directes (f°s 81 à 85) paraissent données aux enchères, soit à des citoyens de Bordeaux : G. de la Porte, P. de l'Escapon, Me Bernard de Saint-Macaire, garde des archives de la ville, J. Hélie, P. Bonneau, notaire ; - soit à des prêtres et chanoines de l'archevêché : Géraud du Puy, G. Andron, G. Beaune, Pierre Destampes, A. de Lamote, Albert Médici (le Metge), chanoine de Bordeaux, dont le frère Guillaume-Albert était architecte de la cathédrale en 1356 (V. Obituaire Saint-André, - Chapitre Saint-André) ; - soit à des tenanciers qui cultivent les terres dont ils ont pris la dîme à ferme : « G. lo talhor, anglicus, debet pro firma seu acensa decime terre quam idem G. excolit... P. de Lescapone pro firma decime terrarum quas idem P. et portionarii sui excolunt apud Audeyola ; » - soit enfin à quelques rares seigneurs, et dans ce cas ils font partie d'associations pour le paiement d'une ferme déterminée, formées de citoyens de Bordeaux, de prêtres, et d'hommes de loi (f°s 82 et 82 v°). - La ferme de la dîme de Bassens est, cette année, de vingt-quatre livres ; celle de Quinsac d'Ambarès, de soixante-sept, celle du péage de Bayon et Gauriac de quatre-vingts. - La ferme de la dîme de Berson ne fut pas perçue parce que cette dîme est dans la châtellenie de Blaye, maintenant sous l'obéissance du roi de France. Reçu de Raoul Beauna, clerc, et Guillaume Auriol jeune, les fermes dues à Blaye : vingt-cinq livres. - Recettes des amendes payées pour réconciliations d'églises et de cimetières, quatre-vingt-dix livres ; église de Mimizan, de Saint-Quentin, ancienne église de Saint-Émilion, église de Libourne, cimetière de Saint-Christoly en Blayais, église de Gardegan ; cimetières de Quinsac en Barès, de Moulis, de Sainte-Terre, de l'ancien monastère de Saint-Émilion, de Capian ; église de Saint-Seurin de Cursac (f° 96) ; église de Moulis, église et cimetière de Saint-Michel de Rieufret, cimetière de Saint-Romain de Bursans, église de Langoiran, pour 1341. - Recettes extraordinaires, dont le total est de cinq cents livres, le denier d'or appelé « angelot » compté pour cinq livres dix sols, et le léopard d'or pour quatre ; le marc d'argent pour seize livres (f° 100) ; la livre est à vingt et un francs d'aujourd'hui. - Arrérages de la première subvention faite au seigneur archevêque à l'occasion de son avènement. - Recettes du subside de charité dernièrement promis à l'archevêque par les différents archiprêtrés ; total de la recette générale de l'année ; quatre mille six cent trente-deux livres, soit cent mille francs actuels. (f° 132).
III. Comptes de 1343 (f°s 157 à 207). - Compte général de liquidation fait par Ramond Escarlat, commencé le 14 juillet 1343 et fini la même année, de la gestion de feu Pierre de Champvieil, procureur de l'archevêché sous Pierre, de Luc : on y remonte jusqu'en 1332. - Valeurs diverses de l'obole blanche : elle varie de neuf à quinze, et à trois deniers (f°s 157 à 173). - Valeur du marbotin d'or apprécié à soixante sols, ou trois livres. - Noms de ceux qui doivent les cens des maisons, ou des dîmes inféodées, ou la ferme des dîmes directes : G. du Cellier, bourgeois de Saint-Macaire : Arnaud Lafond, ancien changeur de Bordeaux ; G. de Canterane ; M. Pierre Vigier ; l'abbé de Verteuil ; G. de Ramafort ; Géraud du Puy, licencié ès-lois ; Pons de Castillon ; G. de Pomiers ; la maison du Temple d'Arsins, P. de Jalès ; Foulque Garsie de Malescot ; P. de Mataplane ; G. Ramon de Donissan (f° 162) ; Marie de Blanquefort, dame d'Audenge ; R. de Balizac ; Amanieu de Fargues ; Arnaud-Bernard de Preissac pour la dîme « deu Got » (f° 165) ; G. de Budos et P. d'Albret pour la dîme de Sauternes ; P. d'Ornon pour les dîmes de Cantenac, Saint-Aubin, Saint-Médard, Gradignan, Canéjan, et Illac ; Bernard d'Arriet, P. de Vertheuil, curé de Mourens, P. de Quinsac, Boson de La Tresne ; Olivier Andron. - Recettes des arrérages du Pallium (de l'intronisation de Pierre de Luc, en 1332) et encore dus par les retardataires en cette année 1343 ; - des subventions ecclésiastiques, ou taille, votées par le synode d'Angoulême, « Subvencionum secunde tallie Engolismensis ; » du subside de charité promis à l'archevêque en 1342 (f°s 174 à 176) ; des arrérages en retard depuis 1335 des fermes directes des dîmes données à acensement par le précédent procureur de l'archevêché, P. de Champvieil (f°s 177 à 183) ; - des créances arriérées depuis 1332 dont les mémoires, billets et reconnaissances ont été remis au rendant compte, comme liquidateur de la gestion Champvieil ; l'ensemble de ces rentrées est de sept cents livres, monnaie faible.21) - Il n'y est fait mention d'intérêts nulle part (f°s 178 à 183). - Recettes des arrérages des quartières payées en argent, dont quelques-uns sont dus depuis 1334 (f°s 183 à 194). - Recettes de la vente des blés : « Reçu de P. Balaguer, demeurant avec Ramon Bonis, changeur de Bordeaux, pour vingt escartes de » froment, le jour qu'Amanieu de Pomiers voulant aller » en Angleterre vint dîner avec l'archevêque, le prix de » l'escarte étant de onze livres dix sols, monnaie faible. » [Voir la note ci-contre, d'après laquelle l'escarte de blé vaudrait cent trente francs et l'hectolitre trente-deux d'aujourd'hui.] - Arrérage des quartières en grains (f°s 196 à 206).
IV. Comptes de 1354 (f°s 222 à 262). - Comptes des recettes faites par Pierre de Fite, archiprêtre de Lesparre, procureur général d'Amanieu de La Mote, archevêque de Bordeaux, du 1er janvier 1354 au 1er janvier 1355. - Aucune recette n'a été faite en Périgord parce qu'une partie de ce territoire est entre les mains des rebelles et que dans l'autre partie restée fidèle, le seigneur archevêque a placé des collecteurs particuliers qui lui rendent compte directement ; il en est de même pour Caudrot, administré par Me Arnaud, et pour Bourg ; quant au péage de Pierrefitte, il est perçu depuis la mort de Géraud de Cantelaude, par Hélias Menaud. - Les recettes sont comptées à raison de trente sterlings pour un florin neuf de Bordeaux, et réciproquement. [Le florin vaut trente-trois francs soixante-dix centimes d'aujourd'hui, ou douze sols six deniers du temps, le denier sterling étant de un franc dix centimes.] - Recettes des cens du grand rôle tant du règne de l'archevêque actuel que de ses prédécesseurs P. de Luc, A. et B. de Cases ; le sterling compte pour cinq deniers et le florin pour douze sous six deniers ; - recettes des cens du petit rôle ; - des cens du rôle de Lormont ; - des cens de Saint-Pierre d'Ambarès ; - des arrérages des quartières non payées des années précédentes (f°s 223 à 233). - [Voir pour les détails au registre G. 236 f°s 45 à 55.] Le total de ces recettes est de cinq cent cinquante-sept florins quatre-vingt-quinze sterlings ; en monnaie actuelle dix-huit mille cinq cents francs ; mais plusieurs de ces arrérages remontent à l'année 1350 (f°s 223 à 230). - Mention des rues à Bordeaux et de personnes, dont les noms suivent : rues Paillère, du Hâ, du Cahernan, du Cahernet, du Temple, Sainte-Eulalie, Tronqueyre, Maumusson, carrefour de la rue Caudeyreyre, sive Pictorum, Poitevine, Saint-Paul, carrefour de Castillon, et maisons dites de l'oeuvre Saint-Paul, et autres près de l'endroit des Frères de Sacco [ordre religieux auquel succédèrent les Ermites de Saint-Augustin] (f° 226 v°) ; possesseurs, Jeanne de Montberon, femme de Jean de Bordeaux, J. de Quimper Corentin, Garin de Cantor, peintre (f° 227) ; Gaillarde de Campbreton, fille mineure, payant le cens de ses maisons sur les fossés par les mains de ses tuteurs P. de Pujols et G. de Costalo, etc. - Reçu des hommes du village des Tronquats, paroisse de Sainte-Hélène de La Lande, en l'archiprêtré de Moulis, pour le cens de 1354 et pour la baillie qu'ils ont affermée dans la dîme de leur village. - Reçu des « Captenia » de Saint-Morillon (f° 230 v°) : Ramon Gaucelin, Arnaud Gaucelin, A. Seguin et leurs parts-prenants ; de chacun deux sols par année. Les hommes de Lassatz (actuellement paroisse de Budos) paient entre tous quarante-cinq sols. - Il n'a rien été perçu cette année des revenus de l'archiprêtré de Bénauges. - Recettes : - du Pallium, le sterling compté pour six deniers : - du subside caritatif ; - des acensements des dîmes ; - des réconciliations d'églises et de cimetières où l'on s'était battu pendant l'année : dans le Fronsadais, l'Entre-Dordogne, l'Entre-deux-Mers, à Bonzac, Gardegan, Sainte-Terre, Villegouge, Saint-Félix, Saint-Quentin, Cenon, Floirac ; dans le Bourgès et le Blayais, à Saint-Romain de Blaye, et à Saint-André de Cubzac ; à Cérons, Puysarn ; et à Boyentran en Médoc. - Recette des émoluments du sceau ; - recettes du produit des amendes (f°s 237 à 250). - Dépenses de l'année 1354, à compter du 1er janvier jusqu'au 31 décembre. - Dans le palais archiépiscopal se trouvaient : le procureur, le garde-scel, Arnaud de Deviers, Jean Ayquelin, Bernard Garos, Bernard de Tauriac, Bernot, maître d'hôtel, Jehannot, domestique ; les frères et amis de l'archevêque vinrent souvent en visite pendant plusieurs jours. - Dépenses faites par les gens de la maison de l'archevêque en viandes, poissons, luminaire, bois, sel, huile, épices, blanchissage de linge, pain, vin et vêtements. - Le 20 janvier, Pierre et Gaillard de La Mote, frères de l'archevêque, viennent avec dix hommes à cheval et passent toute la semaine. Après leur départ, Gérard de La Mote arrive avec trois hommes à cheval. Séjour de Guillaume Arnaud de Pompignac et de Bernard Ferrand avec les deux frères de l'archevêque. Séjour d'Amanieu de Fossat, du seigneur de Montpezat ; Guillaume Arnaud de Grésignac et Amanieu de Canteloup, chevaliers, invités par P. de La Mote (f° 250). - Au mois d'avril l'évêque in partibus de Christopoli [Emboli ou Amphipoli, diocèse de Macédoine], consacre le Saint-Chrême le jeudi saint et dîne au palais archiépiscopal ; - le même jour arrivèrent d'Avignon Jean Doyde et Arnaud de Deviers. - Au mois de mai, frais de séjour des frères de l'archevêque et de leur suite. - Réparation du pont de Pessac. - Séjour du bailli de La Réole et de son compagnon pendant trois jours au mois de juillet. - Dans ces dépenses, le florin est compté pour vingt-quatre sterlings et chaque sterling pour douze deniers de la monnaie courante à Bordeaux ; et dans les comptes suivants, le florin est compté pour trente sterlings. Pendant les trois semaines qui suivent, séjour dans le palais archiépiscopal de Pierre de La Mote, de ses compagnons et de plusieurs chevaliers dont les noms ne sont pas marqués (f° 251). - Le jour de la fête de Saint-Mathieu, apôtre, arrivèrent P. et Gaillard de La Mote pour l'affaire relative à Arnaud de Gavarret, ainsi que les seigneurs : Bernard Ferrand, Guillaume Arnaud de La Mote, Guillaume Arnaud de Pompignac et leur suite. - Le 9 novembre, payé à Aloys la pâtissière pour fournitures, depuis le 1er janvier, cinq florins. - Payé pour le port d'un demi-tonneau de sel donné par le, prieur de Soulac, six sterlings. - Reçu de Naudon, homme questal, un porc, et payé pour le transport et la salaison, cinq sterlings. - Le samedi après, la fête de Sainte-Luce, les ordinations furent faites, et l'évêque dîna au palais (f° 252). - Dépenses faites par les frères de l'archevêque et leur suite indépendamment de leur nourriture. - Donné à un serviteur allant à Salleboeuf, pour traverser la Garonne (pro transeundo mare) deux sterlings, quarante sous d'aujourd'hui ; - pour vêtements au fils de Bernard d'Orgueillet et au nommé Gares qui étaient venus de la Cour Romaine ; - envoi à Roquetaillade de sardines ou royans dits allecia et merluches ; - donné à Pierre Arnaud le garde-scel pour payer à Guillaume Seguin le compromis fait entre ledit Pierre de La Mote et Arnaud de Gavarret ; - aux clercs de Me Barthélemy de Fayet pour la copie d'un acte extrait du registre du château de Bordeaux, relatif au fait de Langon ; - pour une houppe ou jupon, pour Pierre de La Mote, sept florins. - Donné pour recouvrer les tasses sur lesquelles Géraud de La Mote avait emprunté pendant le séjour à Avignon de Pierre de Fite, procureur général de l'archevêque, six florins. - Drap d'Irlande pour faire des cottes-hardies d'hiver aux neveux de l'archevêque. - Sauf-conduit demandé au sénéchal par Gaillard, frère de l'archevêque, sept florins. - Poissons envoyés à Roquetaillade. - Achat de draps pour cottes-hardies et capuces doubles pour Pierre et Gaillard de La Mote, dix-sept florins (f° 253). - Conduite des chevaux de l'archevêque, de la Cour Romaine à Bordeaux. - Les dépenses en vins faites dans le palais archiépiscopal en 1354, par les serviteurs, par les frères de l'archevêque et leur suite s'élèvent à quinze tonneaux ; de plus, le sénéchal, le maire et le sous-maire, ainsi que le connétable, ont eu chacun leur pipe de vin blanc. Achat d'une pièce et un tiers de drap pour le procureur, le garde-scel et les deux neveux de l'archevêque, Pierre et Amanieu, quarante-six florins deux tiers de florin (f° 254). - Le 6 février 1354 envoyé à l'archevêque à Avignon onze cents harengs et des merluches ; frais de transport jusqu'à Uza : dix-sept florins plus quinze sterlings et demi. - Départ de Jean Doyde et Arnaud de Deviers pour la Cour Romaine sur l'ordre de l'archevêque. - Achat de deux chevaux (roncinos) pour eux dont un, vendu par Augier de Lassus, coûta vingt-deux florins et l'autre, par un marchand (c'était un cheval de somme, sanbellus) ) vingt et un florins. - Le 7 février, envoyé à la Cour Romaine Fortaner de Fite, serviteur de l'archevêque, et à lui donné pour ses dépenses trois écus du roi Jean appelés clinquarts (clinquardos) valant trois florins trois quarts. - Fait faire douze tasses d'argent pesant quinze marcs, pour le service de la maison. - Acheté de Guillaume Escarlat vingt-cinq tonneaux de froment et d'avoine, et envoyé à Saint-Émilion, pour faire le marché, sous son nom propre, G. Mercier, neveu du rendant compte, « quia dubitabam de domino de Pomeriis. » - Dépensé pour aller à Avignon et en revenir avec deux compagnons à cheval, vingt-quatre florins anciens, et vingt sterlings. - Donné à l'archevêque, à Avignon, trois cents florins anciens et cent écus clinquarts du roi Jean, valant la pièce un florin neuf et cinq sterlings ; et, comptés trente sterlings pour un florin, font quatre cent soixante-six florins deux tiers neufs de Bordeaux. - Le 25 octobre, par ordre de Géraud Du Puy, de l'official et de Bertrand Ferrand, furent établis capitaines dans le lieu de Couze : Pierre Vigier et Bertrand Servalh, damoiseau ; et donné vingt florins neufs à chacun pour leurs dépenses (f° 255). - Dépenses extraordinaires (f° 256) : - Payé pour les poursuites faites contre Jean de La Lande, chevalier, à raison de ce qu'il avait reconnu par transaction devoir aux héritiers de feu Raymond de Luc, après vérification de son compte par les clercs du château de Bordeaux ; lesdites poursuites comprenant le mandement de poursuite, et droit de sceau, l'envoi du sergent et du notaire pour mettre le mandat à exécution, la lettre de proclamat des biens du débiteur, droit de sceau, quatre criées et autant d'actes, avec le salaire du sergent, enfin la dernière citation à fin de vente ; le tout, un florin vingt-huit sterlings, ou environ deux florins. [Ces biens avaient sûrement fait partie de l'hérédité de Pierre de Luc, précédent archevêque, car autrement le receveur de l'archevêché n'aurait pas eu à faire de poursuites.] - Donné à Garin de Cantor, peintre, pour avoir peint les armes de l'archevêque sur le grand portail du palais, trois sous un denier sterling ; - pour soins à deux chevaux dont l'un avait le farcin et l'autre « lo sobreos », deux florins. - Donné à chacun des six Ordres Mendiants, un florin (f° 256). - Dépenses pour la réparation des édifices en 1354 : réparations à la tour de Saint-Paul, et au grand portail de l'archevêché. - Le 3 septembre, fait faire une clôture devant le grenier pour que les Anglais ne puissent y entrer (f° 257). - Dépenses diverses pour les vendanges (f° 258), les quartières, les foins, etc. (f° 259). - Total général des recettes de l'année, sans compter le blé ni le vin ; quatre mille deux cent vingt-deux florins, le florin pris pour trente sterlings - cent trente-neuf mille trois cents francs actuels (f° 246 v°). - Total général des dépenses de l'année, sans compter le blé ni le vin : deux mille trois cent soixante-dix florins - soixante-dix-huit mille cinq cents francs d'aujourd'hui (f° 260) ; le comptable se déclarant chargé en caisse de la somme de dix-huit cent quarante-sept florins représentant la différence entre les recettes et les dépenses, soit soixante mille neuf cents francs actuels.
V. Comptes de 1355 (f°s 265 à 311). - Comptes des recettes faites par Pierre de Fite, procureur général d'Amanieu de La Mote, archevêque de Bordeaux, du premier janvier 1355 au premier janvier 1356. - Les recettes du Périgord n'ont pas été perçues parce qu'une partie de ce territoire est entre les mains des Français et que l'autre partie est administrée par des agents spéciaux de l'archevêque ; de même pour Caudrot où un receveur particulier est établi. - Cités : Ruphat Lambert, Marquèse de Laforest, Arnaud de Mauléon, Géraud de Moncaut, Ruphat d'Artiguemale, Pierre de Farges, Gaillard de Beautiran ; dame Thalèse, veuve de Pierre de Laroque, chevalier (f° 266). - A cette époque, il fut fait une nouvelle monnaie : le léopard d'argent qui valait six deniers, et compté dans les cens pour cinq, et le léopard d'or qui valait quatre sous six deniers des dits léopards d'argent (f° 269). - Partie des recettes de 1352 pour le subside de charité, le florin compté pour trente-deux sterlings (f° 278). - Partie des recettes de 1355 (f° 280). - Suite des recettes de 1355 : - Reçu du sacriste de Saint-Émilion pour réconcilier la chapelle Sainte-Marguerite et le cimetière de l'ancien monastère ; - de Jean Vital, pour mariage clandestin (f° 281). - Recettes du sceau du vicariat, pour lettres de collation de bénéfice (par l'archevêque, alors à Avignon, sur l'église de Meyre) ; - de permutation, - de légi- timation, - de tonsure, - d'autorisation, pendant un an, de non-résidence, - de binage, - d'ordination par l'évêque de Christopoli [Emboli, suffragant de Macédoine], faisant fonctions dans le diocèse, - d'autorisation de réconcilier des édifices consacrés : le cloître de l'abbaye de Guîtres dans lequel les Français avaient mis leurs munitions de guerre, le cimetière et l'église de Bassens, celles de Lormont, de Totigeac, de Cérons, de Moulon et de Puy-Paulin de Bordeaux. - Recettes extraordinaires de 1355 (f°s 286 à 290) : - seize royaux d'or valant quarante livres, monnaie faible, légués autrefois à l'archevêque (voir G, 236) par Raymond de la Roque et payés par l'exécuteur testamentaire R. de Ségur ; - revenu du fouage et du sirmanage de la terre de Coutures en Bazadais, payé par Me Jean Assin, notaire de la seigneurie, sur le pied de cinq sols par habitant, au nom de cent onze habitants, tenus de ce devoir ; - produit de la vente d'un cheval après un voyage à Avignon, aller et retour, seize florins d'or valant, la pièce, vingt-quatre sterlings ; - délégation du seigneur de Langoiran sur ses hommes du Pian (en Saint-Macaire), à valoir sur l'arriéré de sa dette sur les cens et dîmes de sa terre de Langoiran. - Recette des vins de 1355 (f°s 291 r° et 292) : une barrique de vin claret, de huit comportes, reçue d'Arnaud Constantin, l'homme questal de Lormont, pour la quête de 1354 ; neuf tonneaux et sept pipes de vin claret, plus un tonneau et neuf pipes de vin rouge, tam puri quam lymphati ; un tonneau reçu de Mme la Captale (N... femme de J. de Grailly, captal de Buch,) pour la dîme de Queyries et de Trejet (Labastide-Bordeaux), que P. Dufresne avait portés en Angleterre avec ses vins, aux risques et périls de l'archevêque, desquels cependant il devait rendre compte ; - une pipe de vin due par un habitant de Lormont comme étant homme questal et une autre due par le même pour amende d'une offense par lui commise envers le prévôt de la seigneurie ; total : deux pipes pour l'archevêché. - Vendu au seigneur Étienne de Cossinton, chevalier, qui était venu avant l'arrivée du Prince, notre sire, pour préparer les logements, dix escartes d'avoine pour vingt-cinq sous des dits léopards d'argent (f° 292). - Comptes des dépenses faites par Pierre de Fite, procureur général d'Amanieu de La Mote, archevêque de Bordeaux, pour l'année 1355. - En cette année on retrouve dans le palais archiépiscopal les mêmes commensaux qu'en l'année précédente, plus Bertrand Divisos et plusieurs personnages venus de la Cour Romaine. - En janvier, dépenses diverses des frères de l'archevêque, et de plusieurs nobles et du seigneur Augier de Lassus. - Dans la semaine de la fête de la chaire de Saint-Pierre, l'évêque de Christopoli [Emboli, suffragant de Macédoine], fit les ordinations et dîna au palais. - Nombreux séjours de cet évêque et des frères de l'archevêque (f° 296). - Dans l'octave de Pâques, séjour de Raymond de Mauléon, ancien camérier du cardinal Montesquiou. - Séjours de Bernard de Ferrand et de Guillaume Arnaud de Pompignac. - Le 28 juin, arrivée de Pierre et de Gaillard de La Mote, frères de l'archevêque, et de Menaud de Cruseuil et de Verdot des Monts (f° 297). - Le 19 juillet, retour de Pierre de La Mote accompagné de sept chevaux, et de Bernard Ferrand avec son écuyer, qui partent ensemble à la fin d'août (le 18) pour revenir le 13 septembre [entre ces deux dates est le débarquement à Bordeaux du Prince Noir]. - Le 20 septembre jusqu'au 20 décembre, séjour de Pierre de La Mote, de Guillaume Arnaud et de Bertrand Ferrand, à l'archevêché. - Les dépenses sont comptées en oboles blanches d'argent appelées léopards desquelles un denier d'or appelé léopard valait quatre sous six deniers, et un écu d'or autant ou à peu près (f° 299). - Compte payé à Aymaron, apothicaire, pour cire et gingembre. - Dépenses d'un envoyé à la Cour Romaine jusqu'à Roquetaillade, douze sterlings. - Donné à un envoyé qui accompagna le messager du Pape jusqu'à Bazas, douze sterlings ; - à Bertrand de La Mote, frère dudit cardinal de La Mote, cent dix florins de Bordeaux (f° 300) ; - à Pierre Vigier et à Bertrand Serval, capitaines du château de Couze, pour garder, du premier février jusqu'à la Pentecôte 1355, ledit château, quarante florins d'or, dont chacun vaut vingt-huit sterlings ; - à Me Garos, pour porter à Avignon à l'archevêque l'argent de ses revenus, dix sterlings ; - à Me Jean Doyde pour l'aller et le retour à Avignon, où il arriva le 27 mars, chargé de porter à l'archevêque le compte du procureur, qui écrit ; - à un commissionnaire envoyé à Coutures pour mettre à exécution un ordre contre la paroisse du lieu, et à Bazas ainsi qu'à Langon pour le même objet, contre le seigneur Arnaud de Gavarret. - Frais de copie du compte rendu par l'abbé de Saint-Sauveur de Blaye des biens laissés par le défunt archevêque Pierre de Luc, dont il avait été chargé de dresser l'inventaire au nom de la chambre apostolique. - Achat pour la provision de la maison de deux pipes de pomat et de cicerole, onze florins. - Frais de publication des lettres du Roi sur le fait de la monnaie. - Donné pour un pannonceau contenant les armes de l'archevêque à placer sur la maison où est le blé dans la rue Saint-Christoly, quatre sterlings. - Le jour de Noël, fait l'aumône aux six Ordres Mendiants et donné un écu ancien aux sergents et aux trompettes de la ville, suivant l'usage (f° 301). - Le vendredi après la fête de Saint-Jean-Baptiste, par suite de l'obligation de changer de maison à cause de l'arrivée prochaine du Prince notre seigneur, loué la maison de la femme de Jean d'Ayressan près de la maison de Géraud Du Puy, et payé pour un an cinq écus anciens (f° 302). - Achat de deux pièces de drap pour le garde-scel et les neveux de l'archevêque alors à Roquetaillade, cinquante léopards d'or. - Frais pour tondre les draps et achats de chaussures. - Envoi à Roquetaillade de deux cent vingt merluches de Cornouailles et d'une certaine quantité de figues et de raisins. - Achat d'un jupon pour Gaillard de La Mote, frère de l'archevêque, deux florins, comptés chacun pour vingt-six sterlings. - Achat d'étoffe pour la dame de Roquetaillade, dont Nogret a payé le prix : dix-huit florins huit sterlings. - Pour une main de papier et une demi-livre de cire rouge, le tout envoyé à Roquetaillade, neuf sterlings. - Envoi de poissons à Salleboeuf. - Donné par ordre exprès de l'archevêque absent, à Pierre de La Mote, son frère, en deux paiements, de cent cinquante royaux d'or et de cent florins, la somme de trente-trois livres quatorze sols sterlings revenant, suivant l'appréciation des changeurs de la ville, à celle de trois cent trente-sept florins d'or du coin neuf de Bordeaux pour la présente année [environ dix mille francs de la monnaie actuelle] (f° 304). - Achat d'une ceinture et d'un glaive pour Perrin, neveu dudit seigneur. - Achat de chaussures pour Pierre et d'une houppe pour Perrin, neveux de l'archevêque. - Fait, le mardi avant l'Ascension, les frais d'équipement d'un serviteur du seigneur Pierre, nommé du Goth, et payé, le jour de la fête, un écu pour une lettre du sénéchal qui retenait ledit seigneur à ses gages. - Payé le compte du maréchal, le 10 juin, pour les dépenses de ferrement des chevaux dudit seigneur, de son frère et de ses cavaliers ; le dernier jour de juin, acheté au dehors de l'avoine pour son cheval, vu que les Anglais tenaient sous clé celle de l'archevêché. - Le mardi 7 juillet, Pierre de La Mote donna un dîner dans le palais archiépiscopal où furent invités : le sénéchal, le connétable, le maire de Bordeaux, Étienne de Cossinton, chevalier, et le chapelain Guillaume qui était venu à Bordeaux pour préparer les appartements du Prince ; G. Du Puy, archidiacre de Blaye, l'official, Bertrand Ferrand, Bergonde Lia, et plusieurs autres nobles ; dépensé pour cela, outre le vin, le pain et le bois, soixante-cinq sous neuf deniers sterlings. - Donné à quatre trompettes, à Eymeric le jongleur et à Raymond le fol. - Le 23 juillet, autre festin où furent invités : G. Du Puy, Arnaud de Plassan, Jean Guitard et Pierre de Roffiac, conseiller du Roi. - Deux chevaux achetés à Mont-de-Marsan pour Pierre de La Mote. - Achat de drap d'or pour un jupon à Pierre de La Mote quatre léopards d'or. - Payé à Naudet, marchand de draps, pour deux mesures de drap à faire des cottes-hardies et des chausses pour Gaillard de La Mote (f° 305). - Dépenses faites pour l'avoine à l'arrivée et pendant les séjours à Bordeaux des frères du dit seigneur archevêque et de leurs compagnons. - Dépenses pour les travaux des vignes et les récoltes des blés (f° 306) ; la journée de labour est de quatre sterlings ou plutôt trois et demi ; la journée de vendange est de trois sterlings par homme et de deux ou un et demi par vendangeuse (f°s 307 à 309) ; pour presser le vin, la journée d'homme est de quatre sterlings : le sterling compté entre quatre et cinq deniers bordelais, soit entre quatre-vingts centimes et un franc d'aujourd'hui. - Le 30 juin, loué à Pierre Garsie une maison rue Bouquière pour y loger les blés, à cause de l'arrivée du Prince. - Envoyé à Cadillac Bernard de Tauriac et Jean Doyde pour recueillir les quartières ; mais celles-ci furent perdues, « nous n'osâmes pas les porter à Bordeaux à cause de l'occupation des Anglais » (f° 308). - Frais de vendanges à Pessac et à Lormont. - Recettes des vins dus par les feudataires de Queyries et par la captale de Buch pour la dîme de Queyries (f° 309).
VI. Comptes de 1356. - Comptes des recettes faites par Pierre de Fite, procureur général d'Amanieu, archevêque de Bordeaux, pour l'année 1356, du 1er janvier au 31 décembre. - Aucune recette n'a été faite cette année dans le Périgord parce qu'une partie de ce territoire est occupée par les Français, une autre partie par les Anglais et que dans le reste on a placé des collecteurs particuliers ; il en est de même pour Caudrot. - Cités : la dame de Castillon pour la dîme de Listrac ; Pierre de Jalès, chevalier, pour Saint-Médard en Jales ; Guillaume de Portets, chapelain de la chapelle du cardinal de La Mote, à Saint-Émilion ; Garin de Castelnau, pour les paroisses de Moulis et de Sainte-Hélène ; Lombard d'Escoasse, chevalier, à Parentis ; Amalvin d'Artiguemale ; Gaillard de Forges, damoiseau, pour Sauternes et Bommes (f° 314) ; Arnaud Dorinha, prieur de Soulac ; Bertrand de Pompignac, chevalier ; Gaillard de Beautiran, pour Pujols (f° 315) ; Arnaud de Labatut, prêtre, pour la chapelle fondée à Quinsac en Barès, par Arnaud de Canteloup, archevêque ; Guillaume Centout, pour Léognan ; Gaillard du Puy, chevalier ; dame India, fille de Géraud de La Mote et femme de Gilibert de Pellegrue ; son frère, Pierre de Pellegrue ; Amanieu de Copessac, damoiseau (f° 317) ; Pierre de Marsans, damoiseau. - Aucun cens ne fut perçu dans l'archiprêtré de Blaye (f° 318). - Cités dans les archiprêtrés divers : l'abbé de Faïze, les commanderies de Palomeyre et de Bigartz ; le prieur de Mimizan ; Bertrand Caillau, chevalier ; Sébille du Haillan ; Blanche d'Ornon ; mention d'un fief à côté du ruisseau du Peugue ultrà Pontemlongum propè pelagum (f° 321). - Recette du sceau pour la lettre de collation de l'église et la sacristie de Saint-Émilion. - Réconciliations du cimetière de Saint-Romain de Blaye, de l'église de Saint-Michel-la-Rivière, de la chapelle Sainte-Marguerite et du vieux cimetière de Saint-Émilion ; - sceau de la lettre de collation de la chapelle fondée à Libourne par Marie Peyroleyra (f° 328). - Les amendes et condamnations ne figurent pas sur ce compte parce que l'official les recevait lui-même : - reçu cinq léopards d'or et sept sterlings et demi d'argent de Guillaume Aycard, pour réconciliation du cimetière de Jalès ; d'Hélias du Puy, pour l'église de Pauillac ; de Martin Hugon et d'Arnaud Gombaud pour le cimetière de Génissac ; réconciliations des cimetières de Bommes, de Léognan, d'Estontes, d'Arsac, de Mérignac, de Virelade ; des églises de Sainte-Colombe et Saint-Seurin de Bordeaux et de l'église de Saint-Loubès (f° 332). - L'obole d'argent, appelée léopard, est comptée pour quatre deniers de la monnaie de Bordeaux : cette année fut bissextile (f° 333). Le gros d'argent d'Angleterre est compté pour quatre sterlings. - Tonneau de vin vendu quatorze léopards d'or (f° 339). - Cette année, les vins des graves de Bordeaux fournirent dix-huit tonneaux et une pipe de vin clairet, plus sept pipes de vin rouge pur et cinq pipes de vin mêlé d'eau (lymphati vini) ; à Lormont, on fit deux tonneaux de vin blanc, onze tonneaux de vin clairet, deux tonneaux de vin rouge pur ; et on laissa dans la maison un tonneau et quatre pipes de vin rouge (f° 340). Dépenses faites par Pierre de Fite, procureur général d'Amanieu, archevêque de Bordeaux, pour l'année 1356. - Toutes les dépenses faites dans la maison de l'archevêque par sa famille, ses gens, tant en pain, vin, viandes, poissons, luminaire, bois, sel, huile, épices, blanchissage qu'en autres choses semblables furent payées pour la majeure partie par Arnaud de Deviers, clavaire, préposé à cet effet par l'archevêque. Les invités furent les frères et les amis dudit seigneur leurs compagnons, ceux qui venaient souvent de la Cour Pontificale. - « La première semaine d'octobre j'ai changé de maison ainsi que les autres serviteurs qui se retirèrent du palais, excepté Arnaud de Deviers qui resta avec les neveux du dit seigneur leur maître et leur servante ; et jusqu'à la première semaine de novembre j'ai payé les dépenses ; et depuis l'official a ordonné que le dit Arnaud rendrait les comptes au seigneur archevêque et qu'il lui donnerait l'argent pour les dépenses modérées des neveux et des frères dudict seigneur et de leurs serviteurs. » - Séjour dans le palais archiépiscopal : Odet de Pinsac, Jean de Mostet, prêtre, Gaillard de Monpezat. - Payé un serviteur qui attendait une lettre à porter à la dame de Monguyon (f° 342). - Le 31 janvier, arrivée de Gaillard de La Peyrusse, procureur du cardinal de La Mote. - Achat de trois porcs de Bretagne et frais d'envoi : trois léopards d'or, deux oboles d'argent. - Le 12 juin, changement de maison de l'official, J. de La Colre, vicaire général de l'archevêque et de ses serviteurs, au nombre de deux écuyers et deux domestiques. - Arrivées fréquentes des gens venant de Roquetaillade ; le 19 juin, départ de Pierre de La Mole avec un écuyer, et le 3 juillet tous ses cavaliers et son monde quittent Bordeaux (la bataille de Poitiers se donna le 17 septembre) ; - le 2 octobre avant dîner, retour au palais de Pierre et Gaillard de La Mote, chevaliers, revenant de la guerre avec leurs compagnons ; - le 23, arrivent encore d'autres gens d'armes qui séjournent et vivent au palais (f° 343). - Au mois de juillet, commencèrent à avoir cours les léopards du second coin. - Dans cette semaine, « moi Pierre de Fite, j'ai changé de maison par ordre de l'official » (f° 344). - Dépenses extraordinaires payées par Pierre Fite : - acheté deux rouleaux de papier pour inscrire les comptes, un léopard d'or ; - fait faire l'échelle par laquelle on monte à la chambre du scelleur ; - envoyé réclamer les arrérages des cens dans les églises du pays de Born ; envoyé Ramon du Puch, au lieu de Vélines en Périgord, pour faire exécuter certain mandement sur l'archiprêtré ; et envoyé le même à Castillon (sur Dordogne) pour porter une lettre d'excommunication contre le notaire qui avait dressé un appel sur l'affaire de Me Raoul Ade, relative à l'archiprêtré de Vélines ; - « fait préparer dans la chambre où j'ai l'habitude de dormir certain lieu secret pour y placer l'argent en sûreté ; » - fait faire un registre pour y inscrire les cens de Lormont et de Saint-Pierre de Quinsac ; parchemin, reliure et couverture, cinq léopards quatre oboles d'argent (f° 345). - Frais d'envoi de Folquet de Vineuil, clerc, à Saint-Quentin de Baron, dans l'Entre-deux-Mers, et en Médoc pour informer contre les concubinaires et les usuriers, quatre deniers d'or appelés : nobles, valant la pièce six sous huit deniers sterlings et font vingt-six sous huit deniers sterlings. - Donné à Pierre de Fournières, chargé par ordre de l'official d'aller à Bigarroque pour traiter de la restitution des châteaux de l'archevêque, deux léopards d'or (f° 347). - Donné à Bernard de Montz, courrier du pape, pour porter l'argent à l'archevêque ; - à Pierre de Léglise, doyen de Saint-Seurin de Bordeaux, pour racheter un missel et quelques ornements qui avaient fait partie des biens de Pierre de Luc, autrefois archevêque, et lesquels sont maintenant en la possession de l'official ; - achat d'une pipe de vin : huit léopards d'or. - Les Anglais ayant au mois d'octobre occupé la maison sur la Devise où nous mettons le blé, donné à l'intendant des logements du Prince deux léopards d'or pour faire rendre ladite maison. - Loué une vieille servante pour quatre léopards d'or et deux paires de souliers par an (f° 348). - Dépenses extraordinaires pour les neveux de l'archevêque. - Le 17 janvier 1356, donné à P. de La Mote, pour un serviteur qu'il voulait envoyer à Montguyon par ordre du Prince Noir ; - le 21 janvier, au même, pour payer la réparation faite à Bordeaux de quelques effets nécessaires ; - le 25 février et jours suivants, payé diverses dépenses pour le château de Salleboeuf, au nom de la dame de Roquetaillade, qui s'y trouve ; aloses, poissons, sardines, etc. ; - le 6 mai, donné, du consentement de l'official, un léopard d'or à Gaillard de La Mote, frère de l'archevêque, pour payer une lettre du prince ; - en mai, la dame de Roquetaillade vient en dévotion à Bordeaux (ad indulgentiam), et repart le lendemain ; - payé pour une mesure d'avoine que « le Got » avait achetée pour le cheval de P. de La Mote, et pour laquelle il avait mis en gage le manteau du rendant compte ; - frais de maladie d'Amanieu, neveu du seigneur archevêque, atteint de la picote (variole) ; - le 28 mai, envoyé à Salleboeuf à P. de La Mote une lettre du Prince ; - le 20 octobre, donné à Ramon Guilhem d'Orguilhet pour faire réparer l'épée de Gaillard de La Mote ; - à Gaillard de La Mote pour achat de divers objets de grande nécessité, dix léopards d'or qu'il doit rendre à la volonté du seigneur archevêque. - En novembre, fait réparer une maison pour y loger les neveux de l'archevêque : - le 16 décembre, achat pour Pierre de La Mote de deux pièces et un quart de drap d'écarlate pour faire une cotte-hardie et un capuce et des chausses, plus une demi-pièce de blanquet pour doubler le capuce, le tout pour dix-sept léopards d'or (f° 347). - A la Noël, achat d'une ceinture d'argent pour Pierre de La Mote : vingt léopards d'or, deux sons, sept deniers sterlings (f° 351). - Comptes de dépenses des vignes (f° 352) et des vendanges (f°s 353 à 355). - Comptes des dépenses des blés et des loyers de greniers (f°s 355 à 359) ; la journée de vendangeuse est payée trois oboles ; de vendangeur, quatre l'obole d'argent comptée pour quatre deniers bordelais. soit environ soixante centimes, le denier bordelais étant d'un tiers moins fort que le denier tournois ; la journée d'homme pour remuer le blé, l'une quatre oboles, l'autre quatre sterlings au commencement et à la fin de l'année, la première monnaie étant dite du premier coin, et la seconde, du deuxième. - La seconde semaine de juillet, fait porter à Cadillac, de Bordeaux, le restant du blé des quartières de l'année précédente, à cause de la crainte de l'occupation des Anglais ; - donné aux gens de Pierre de La Mote, sur l'ordre de l'official, du blé au lieu d'avoine, l'avoine manquant. - « Le 5 mai, par ordre de l'official, nous avons offert au Prince notre seigneur vingt-cinq tonneaux d'avoine. » - En l'année 1353 plusieurs chapelains avaient payé en seigle au lieu d'avoine comme représentant la même valeur ; aujourd'hui l'avoine vaut davantage. - Vins recueillis à Bordeaux des revenus de l'archevêché, de ce côté de la rivière : dix-huit tonneaux, une pipe de vin claret, sept de vin rouge pur, cinq de vin rouge mêlé (lymphati). - Donné au trésorier du Prince, par ordre de l'official, un tonneau de vin, pour lui recommander les affaires de l'archevêché (f° 360). - Avancé les frais du voyage à Avignon de Dominique de Lucarre, courrier du pape, porteur de quatre cents léopards d'or.
VII. Comptes de 1357 (f°s 361 à 418). - Comptes des recettes faites par Pierre de Fite, pour l'année 1357. - Nota : les recettes du Périgord n'ont pas été perçues parce que le territoire y est aux mains, soit des Français, soit du comte de Périgord, comme par exemple la Mote-Montravel, Bigarroque, Nulliac ; et la Mote Saint-Paixent est tenue par le seigneur Hélie de Pommiers. Ce qui reste à l'archevêque des autres fiefs de ce côté-là est régi, suivant ses ordres, par Guillaume de Caynac. - Il n'a rien été retiré des revenus de la terre de Caudrot, vu que c'était Pierre de La Mote, frère du seigneur archevêque, qui s'était chargé de les percevoir ; - ni du lieu de Coutures, ni des arrérages des comptes dus aux précédents archevêques, Pierre de Luc et Amanieu et Bernard de Cases ; - ni des recettes des amendes de la Cour de l'officialité, non plus que du sceau du vicariat général, etc... On n'a rien reçu non plus de la coutume ou péage de Bourg et de Pierrefitte, parce qu'ayant été donnée à cens, il n'en a encore été fait aucun paiement. - Fait cependant recette le dit comp- table, d'une somme de soixante-dix-huit léopards d'or du nouveau coin, équivalant à soixante-cinq écus d'or de antiquis, payée par Pierre de La Lande, au nom de Jean de La Lande, chevalier, en déduction de plus grande somme réglée entre lui et les héritiers de Ramon de Luc, relativement à certains meubles de la succession de feu Pierre de Luc, mort archevêque de Bordeaux (f° 361). - Recettes des cens et des arrérages de cens : - le chapelain d'une chapelle fondée en l'église Saint-Estèphe de Calones (de Colonesio) par le seigneur de Lesparre, Gombault ; - le maître du Temple d'Arsins ; - le maître du Temple de Bordeaux ; - le chapelain d'une chapelle fondée en l'église de Gradignan par Guillaume d'Ornon ; - Thalésie, fille de feu P. de Valac, chevalier ; - Arnaud de Caupène, chevalier ; les héritiers d'Amalvin d'Artiguemale, fermiers de la dîme du Teich, sur laquelle restent dus d'arrérages deux ans de l'épiscopat de Pierre de Luc, cinq ans de ceux d'Amanieu et de Bernard de Cases, et cinq de celui de l'archevêque actuel. - Recettes des cens de la ville de Bordeaux : - Catherine de Castelfort ; - Ayquelin Lecomte ; - J. Brisquet, possesseur d'une maison, rue Pallhère, qui avait appartenu à R. et à Amanieu de Canteloup ; - G. Jocglar ; - Garin de Cantor, peintre, etc... - Recettes des cens de Lormont (f°s 371 à 373). - Recettes d'arrérages de cens dus depuis 1352 pour le Pallium, les quartières, droits de sceau, amendes, droits de mutation et de ventes (f°s 374 à 380). - (Les dîmes se vendaient d'un feudataire à l'autre. - La valeur d'un marc d'argent était de cinq léopards et demi d'or du nouveau coin. - Les prêtres et desservants léguaient, tous et chacun, par testament, une petite somme à l'archevêque. - Il ne se tint, en 1357, qu'un seul synode ou congrégation presbytérale.) - Recettes des quartières de l'année : pour celles des paroisses de l'Entre-deux-Mers, les chapelains d'en-deçà du Lubert furent autorisés à les verser au château de Lormont, où résidait alors l'archevêque (f° 385). - Recettes du subside de charité offert cette année, au synode d'hiver, à l'archevêque, à cause de son heureuse arrivée [de la Cour papale], par le clergé de la cité et du diocèse : la cote de taxe est proportionnée aux revenus des bénéfices ; entière, elle est de six léopards d'or ; la plupart des versements sont du quart de cette somme (f° 389.) - Recettes extraordinaires faites par le rendant compte : « Primo en juin, pendant que j'étais à Avignon, Me Raoul Ade me fit délivrer par Thomas le changeur, sur l'argent de l'archevêque, quarante florins : item, quand Monseigneur revenait de la Cour Romaine, au mois d'août, le vendredi après la Saint-Jacques. Et le dimanche suivant, nous fûmes à Montpellier jusqu'au mardi matin. Et Me Ade me délivra sur la cassette, quarante florins. Monseigneur me donna lui-même dans la même ville, pour faire quelques achats, entre autres des joyaux, dix-neuf écus d'or, et en partant, trente florins. - Reçu en route, sur un prêt fait à Monseigneur, trente florins, et sur un autre prêt fait au même à Toulouse, tous les deux remboursés, trente et un florins. En tout, cent soixante-douze florins et dix-neuf écus d'or. » Dépenses de l'année 1357. - Dans le palais archiépiscopal demeuraient Amanieu et Jeannot neveux, avec leur maître et une servante, et les frères dudit seigneur, quand ils venaient à Bordeaux. - Le 4 mai, voyage du rendant compte à Avignon et retour au mois d'août avec l'archevêque. Arrivée à Roquetaillade le vendredi après la Saint-Laurent. - Frais de séjour à Roquetaillade. - Frais d'installation au palais de Lormont, où se trouve l'archevêque en septembre. - Dépenses pour les frères et les neveux du seigneur archevêque ; - à Gaillard de La Mote pour affaires urgentes, cinquante léopards d'or ; donné douze léopards d'or à Gaillard de La Mote pour trois coupes d'argent appartenant à l'archevêque qu'il avait mises en gage. - Divers séjours de Pierre de La Mote d'abord avec sept, puis avec dix cavaliers. - Le jeudi après Noël la dame de Roquetaillade vint à Bordeaux avec ses enfants et sa suite pour faire ses pèlerinages et demeura jusques au matin ; frais de séjour : sept léopards. - Donné au batelier qui porta Pierre de La Mote de Bordeaux à Lormont : six sterlings (f° 393). - Dépenses extraordinaires de l'année (f° 397) : - à L'Épiphanie, séjour de Bernard des Monts venu à Bordeaux pour les affaires de l'archevêque et reparti pour la Cour Romaine ; - le 27 mars, donné deux léopards d'or à Arnaud Ramond Du Mas, qui était longtemps resté à Bordeaux, et voulait retourner dans son pays pour éviter de plus grandes dépenses ; - la veille de Pâques, donné cent vingt et un léopards d'or au seigneur vicaire général et official, P. La Colre (plus tard évêque de Dax, enterré à l'église de Lunel, diocèse de Nîmes), pour satisfaire en partie Vital de Boyco, d'une somme à lui due pour la rançon de Gui de Mureil, laquelle somme l'archevêque avait reçue à Avignon dudit Gui, et avait promis de la rendre à Bordeaux audit Vital ; - le mardi après Pâques, le jour que le seigneur Prince de Galles prit son chemin pour l'Angleterre, payé à son chef de cuisine un léopard d'or pour qu'il laissât une table à jeu et à calcul (tabularium) dans la cuisine archiépiscopale ; - le même jour, donné au seigneur official de quoi compléter la somme de quatre cents florins d'or de antiquis, qu'il remit de la part de l'archevêque au cardinal de Rouen [ P. IV de la Forest, cardinalis presbyter tituli basilice XII apostolorum creatus ab Innocentio VI papa qui et ei pileum transmisit Burdegalam, ubi tunc degebat pro pace inter Francie et Anglie reges componenda. - Gallia christiana, tome XI] ; - paiement de quinze copies sur parchemin de la grande excommunication portée de l'autorité du Saint-Siège par le seigneur évêque d'Angoulême contre les ravisseurs des personnes et des biens ecclésiastiques dans la cité, diocèse et province de Bordeaux, dont la publication venait d'être faite au synode de Pâques. - Départ, 4 mai 1357, du rendant compte pour Avignon aussitôt après celui des Anglais. - Étant à Avignon, payé trente-cinq florins pour six lettres d'indulgence demandées par l'archevêque, savoir : une pour lui, une pour Pierre de La Mote et son épouse, une pour Gaillard, son frère ; une pour sa nièce, fille d'Alexandre de Caumont et sa soeur qui est au couvent des soeurs Menudes, une pour le sénéchal de Gascogne et la dernière pour Jean Colomb de la rue Saint-Jacques, alors sous-maire de Bordeaux. - Le vendredi après la fête de Saint-Jacques, le seigneur archevêque revient avec sa suite d'Avignon dans son diocèse ; - frais de ce voyage : repas à Sernhac, séjour dans la ville de Nîmes, le samedi suivant repas à Lunel et séjour à Montpellier. Achat dans cette ville de huit « ganivets » et neuf petits couteaux avec manches en cuir bouilli : onze florins ; le 1er août, départ de Montpellier ; passé par Guignan (Gigean) et Loupiac ; repas à Saint-Thibéry, séjour à Béziers ; départ de Béziers le mardi suivant et arrivée à Capestang et à Cuxac ; séjour aux Ormes et installation des vingt-sept chevaux formant l'escorte ; passage à Saint-Frichoux, dîner à Pennantier, séjour à Villepinte. Les dépenses qui suivent, jusqu'au lieu de Nérac, sont comptées en Toulousains. - Le vendredi après la fête de Saint-Pierre-aux-Liens, départ de Villepinte pour aller à Villefranche de Lauraguais, puis à Mongiscard ; séjour à Toulouse pendant deux journées (f°s 398 et 399) ; dépenses pour le ferrement et les maladies des chevaux ; départ de Toulouse le lundi, traversé les villes de Grenade, Beaumont, Castet, Saint-Clar, Lectoure ; le mercredi, veille de Saint-Laurent, arrivée à Nérac. Donné à un jongleur par ordre de l'archevêque douze sterlings ; passé à Lavardac, Casteljaloux ; le même jour, fête de Saint-Laurent, arrivée à Bazas, repas et logement aux frais de l'évêque. - Le vendredi, donné huit florins à l'archevêque pour l'offrande à la messe pour le sang de Saint-Jean-Baptiste. Le même jour, arrivée à Roquetaillade où le seigneur archevêque passa plusieurs jours. - Donné à Raymond de Labarde pour dons faits aux trompettes, huit écus anciens. - La veille de l'Assomption, départ de Pierre de Fite pour Bordeaux ; le seigneur archevêque resta avec toute sa famille à Roquetaillade jusqu'au mardi après l'Exaltation de la Sainte Croix qui fut le 19 septembre, et ce jour il partit pour Lormont. - Dépenses faites pendant l'absence de Pierre de Fite, procureur général, par les chapelains demeurés à l'archevêché. - Donné à un messager envoyé vers le seigneur Hélie de Pomiers en Périgord pour lui porter une requête sur le dommage causé à la forêt de Coles dans la juridiction de Montravel. - Fait nettoyer la maison, 27 mai, et effacé le dégât que les Anglais y avaient fait ; - pourvu aux dépenses des foins, des vignes, etc... - Provisions pour le palais de Lormont, couchettes, oreillers, couvertures achetées rue Bouquière, pourpoints de lit, ou bannes, courtepointes (chalonibus), matelas, toile de lin d'Angleterre, draps pour nappes et grandes nappes (longeria), ustensiles de cuisine, etc. (f° 406). - Le jour de la fête de Saint-Seurin, frais d'un repas offert à Lormont par le seigneur archevêque au sénéchal de Gascogne et à plusieurs autres grands personnages : six chapons, quatorze poules, treize tourterelles, une bécasse, six petits porcs, douze oiseaux de Buch, quartiers de porc salé, etc. - Dépenses d'entretien et de réparation aux bâtiments ; - des vignes ; - des blés ; des blés manquant ou avariés, non compris ce que les gens de la dame de Roquetaillade en ont volé. - Comptes des tonneaux de vin dépensés et conservés, soit rouge, soit blanc, pur ou mêlé, qui sont restés à la garde d'Arnaud Deviers dans la maison habitée par les frères et les amis du seigneur archevêque près de la maison de Géraud Du Puy (f° 416). - Vendu pendant le séjour du rendant compte à Avignon, à quelques taverniers, six tonneaux ; - un tonneau de vin rouge mis en « avelhage » pour donner de la couleur aux autres vins ; - une pipe de vin de Pessac réservée in avellagio, pour l'ouillage des vins de graves, et un tonneau des vignes de Pessac, bu en partie par Pierre de La Mote et ses gens, et en partie appliqué à l'ouillage de vingt tonneaux de vin venant de La Réole. - Dépense en vin de la maison du rendant compte et de ses serviteurs, pour un an et trois mois, quatre tonneaux et demi. - État des sommes dépensées pour les frères et neveux de l'archevêque ; - pour l'ameublement de Lormont. - Balance générale du compte de l'année 1387.
(Registre.) - In-4°, latin ; 418 feuillets, papier, filigranes du XIVe siècle : l'ange portant une croix, la couronne à trois lobes, la cloche surmontée d'un châssis, les deux cercles distincts traversés par une perpendiculaire, le bouc sautant, la grande hache d'armes et le casque. - Reliure en parchemin et fort carton du XVIIe siècle.1341-1358
G 239
Comptes des recettes et dépenses de l'Archevêché. Ce registre contient : - I. Comptes de juillet 1361 à juillet 1362 (f°s 1 à 66). - II. Comptes de juillet 1367 à juillet 1368 (f°s 67 à 178). - III. Comptes de juillet 1375 à juillet 1376 et fragments de comptes de 1382 (f°s 179 à 256). - IV. Comptes de juillet 1378 à 1382 (f°s 257 à 387). - V. Comptes de juillet 1387 à juillet 1388 (f°s 328 à 368).
I. Comptes de juillet 1361 à juillet 1362. (Voir à l'article G. 237, f° 93.) - Livre des comptes de l'archevêché de Bordeaux tenu par Jean de Crote, prêtre, receveur général et procureur du seigneur Hélie [de Salignac]22, archevêque, depuis la mort de Philippe [de Charabarlac], dernier archevêque, jusqu'après la translation du dit Hélie du siège de Sarlat à celui de Bordeaux ; il va du 11 juillet 1361 au 11 juillet de l'année suivante. Cette année, six léopards d'or de la monnaie courante à Bordeaux valaient cinq écus d'or anciens. - Recettes des cens de la ville (f°s 1 à 15). - Les cens sur maisons sont en général de cinq sols, quelquefois d'une ou deux gallines, ou poules, appréciées chacune deux sols bordelais ; c'est le même cens que paie dans les faubourgs un sadon de vignes de huit ares. - Ateliers d'un marchand, appuyés au mur de la cité près de l'église Saint-Pierre ; maison et tour dans le mur du rempart, à la paroisse Saint-Rémy ; autre, quoique située dans la sauvetat Saint-Seurin, relève de l'archevêché ; autre, au mur neuf de la cité, près du Peugue ; autre, en dehors du mur neuf de Porte-Dijeaux, à côté le Peugue (Pelagum). - La Souys, à la Bastide, appelée Port-Peyron. - Noms de citoyens de Bordeaux : G. de Pomiers, J. de Senilhac, P. d'Ayrac, P. Maurin, P. Garsie, etc. - Noms divers : J. de Cabarrus, paroissien de Mérignac ; Vigier, de la Rousselle ; J. de Betonha ; Andron, etc. - Noms nobles : Gérard d'Escures, Sénebrun de Curton, G. de Ramafort, G. de Bautiran, J. Du Puch, A. de Monadey. Ayquelin de La Mote, B. Caillaud, B d'Ornon, P. de Luc, A. de Canteloup, etc. - Recettes des cens des dîmes inféodées dans le diocèse (f°s 15 à 24) : 1° à la noblesse, parmi laquelle on remarque les noms de Thalésie de Valac ; - B. de Preyssac, seigneur de Pujols ; - Assalhide de Bayssac ; - A. de Tastes ; - Gombaud de Lesparre ; de Carenx ; - de Caupène ; - du Bourg ; - Garin de Castelnau ; - S. du Soler ; - Castetja ; - Talerand de La Mole, à Saint-Jean de Stampis ; - Parran, à Budos ; - A. de Virelade ; - P. de Pomarède ; - H. de Jonquières ; - R. de Ségur ; - G. du Puch ; - G. Sentout ; - A. de Canteloup, à Camarsac ; - Bérard d'Albret, seigneur de Vayres ; - dame Trenqueléon de Montpezat, veuve de P. de La Mote de Roquetaillade, pour la dîme de Salleboeuf ; - A. de Saya, - P. de Montguyon, etc... - 2° à divers, comme les fabriciens des églises de l'archiprêtré de Buch ; - les luninarii de l'église de Mimizan en Born, les chefs ou comtes des Confrères de l'église de Saucats ; - R. d'Origne, de Lassatz ; - le prieur Saint-Jacques de Bordeaux paie pour le cens de la dîme à Saint-Jean de Stampis la valeur d'une escarte de froment, ancienne mesure des quartières du Cernès, appréciée quarante sols bordelais ; - le chapelain de Créon paie une livre de poivre et une de gingembre ; - le chapitre de Saint-Émilion paie quatre sols pour le cens de la prévôté de la dîme de Fozela, sive de Libornia (Libourne). - Recettes des quartières (f°s 25 à 34), énoncées par archiprêtrés. Elles sont taxées en argent, à quatre léopards l'escarte de froment de trente-quatre décalitres, dans les archiprêtrés de Lesparre et de Cernès ; à cinq léopards dans celui de Moulis ; à un demi-écu d'or ancien le boisseau de millet dans ceux de Buch et Born, sans que le froment y soit, mentionné. Les grains des quartières de la Bénauge et de l'archiprêtré de Blaye sont vendus en bloc, pour le compte de la Chambre apostolique à laquelle les revenus de l'archevêché vacant ont été réservés ; c'est Hélie (prieur de Tuillac), abbé de Saint-Sauveur de Blaye, et collecteur du Saint-Siège, qui vend les derniers au seigneur de Mussidan, et ceux de Benauge au captal de Buch. Les archiprêtrés d'Entre-deux-Mers, Entre-Dordogne, Fronsac et de Bourg paient en nature, excepté la section ultra Lubertum qui est autorisée à payer en argent. - Recettes du Pallium du nouvel archevêque, Hélie (de Salignac) à l'occasion de sa translation du diocèse de Sarlat à celui de Bordeaux (f°s 35 à 37). - Recettes des fermes des dîmes directement possédées et non inféodées dans le diocèse (f° 38) : Soulac, Bruges, Illatz et Lassatz, Hostein, Bautiran, Arbanats, Calamiac, Saucats, Saint-Clément de Coma, Gabarnac, Cenac et Tabanac, Lormont, Bonetan, Loupes, Saint Loubès et Yvrac, Ambarès, Saint-Sulpice, Nérigean, Montussan. Saint-Aignan. Bayon, Gauriac de Tau ; en tout vingt- cinq paroisses. - Recettes provenant de droits divers : pensions des curés de Rions, Montagne, Lormont et Lesparre ; et de la contribution pour le synode bisannuel (f°s 39 et 40). - Recettes extraordinaires (f° 41) : produit annuel des droits de ventes et reventes (dont le taux est ici établi à douze pour cent parce que le rendant compte a réuni les deux droits de transmission et d'exporle : Voir G. 238, f° 20). - Amende payée par Arnaud Berland, Villefort et Pierre de Peyau, paroissiens d'Avensan, pour la réconciliation du cimetière. - Reçu, pour legs faits au seigneur archevêque, des exécuteurs des testaments de : Bernard de Laulet, recteur de l'église de Totigeac ; Hélias de Nogaret, vicaire de l'église Saint-Projet de Bordeaux ; et de Fort de l'Orme, recteur des églises de Saint-Julien et de Saint-Membert. - Vente de vins à des marchands anglais : vingt et un tonneaux devin claret pour quinze léopards d'or chacun, conduits à bord.« ad bornum navisi » , ensemble trois cent quinze léopards d'or. - Vente de vins à des marchands bretons, trente tonneaux pour onze léopards d'or, ensemble trois cent trente léopards d'or. - Recelte des émoluments du sceau de l'officialité, dont le compte a été arrêté le 5 juillet 1361, date à laquelle fut notifié le décès de l'archevêque [Ph. de Chambarlac] au sous-collecteur de la Chambre apostolique, et paraphé le 11 août suivant. L'inventaire par les députés du chapitre des biens et créances du défunt avait été commencé le 14 juillet. - Dépenses depuis le 11 juillet 1361 jusqu'au 11 juillet 1362 (f° 45). « Et est à savoir que pendant la vacance du siège archiépiscopal résidèrent à la maison de l'archevêché depuis le 11 juillet susdit, date de la vacance, jusqu'au 10 janvier suivant, de la même année 1361 (v. style), jour de la prise de possession au nom du nouvel archevêque, l'official, le promoteur et le receveur général, qui rend compte, avec leurs clercs et serviteurs au nombre de quinze personnes ; auxquelles vinrent se joindre depuis le dit jour de la prise de possession les vicaires généraux du nouvel archevêque, Foulquier Lacombe et Hier Arnaud, d'un notaire. » (L'archevêque ne devait faire sa première entrée dans son église cathédrale que le 23 novembre 1362, c'est-à-dire onze mois après. (V. Obituaire du chapitre.) - Dépenses extraordinaires (f°s 45 à 50). - Septembre 1361 : les chanoines Barrot et Brachet, et le courrier du Saint-Père, Dominique de Luccarre, font à l'archevêché le triage des linges et nippes du défunt archevêque qui sont destinés à la provision du pape. Le 17 octobre, à l'occasion de la retraite ecclésiastique, ou synode, les vicaires capitulaires invitent, selon la coutume, plusieurs prêtres avec les archiprêtres. Le dernier jour d'octobre, commençant la semaine de novembre où la Toussaint tombait un lundi, sont reçus à dîner au palais : G. Levêque, prêtre ; Bernard de Masparraut, notaire, « ac duo capti seu arrestati » ; plusieurs invités ne vinrent pas. Nombreuses invitations à dîner en l'absence du nouvel archevêque et de ses vicaires généraux. - Le 9 janvier les vicaires du seigneur archevêque arrivèrent à Bordeaux pour prendre possession du siège archiépiscopal ; le lundi 10, entrée en jouissance ; le mardi, ils font leur entrée dans le palais. Il y eut d'abord vingt personnes, puis plus tard, continuellement huit personnes. Le samedi suivant, furent invités à dîner : Amalvin Dupuy et Barrot, chanoines de Bordeaux. La semaine suivante, commençant le 16 janvier, furent invités à dîner : l'évêque d'Amphipoli (Chrisopolitanus) faisant fonctions dans le diocèse ; Amalvin Dupuy, Aymeric de La Farge, marchand de Bordeaux et procureur du seigneur archevêque en Périgord, le procureur de Caudrot, et un chanoine de Saintes. - Payé à Adhémar Carrey, apothicaire, un léopard et demi d'or pour une livre d'anis. - Le dernier jour de février, célébré les jours gras avec solennité, festum ab antiquo de bono more observatum. - Le 6 mars, furent invités : Bertrand de Campugnac, archidiacre d'outre-Dordogne dans le diocèse de Périgueux, et Ayrard Vigier, chanoine de l'église de Périgueux. - Le 13 mars, arrivée du courrier de l'archevêque appelé Dorron, d'Arnaud Chabrol, Guilhonet et Arnaud, procureur du dit seigneur à Sainte-Foy. - Nombreux invités du Périgord et du Sarladais. - Le 10 avril fut dimanche des Rameaux, et le jeudi suivant fut fait le Saint-Chrême, l'évêque d'Amphipoli ou Emboli dîna au palais avec P. de Fite et Bernard Itier. - Le 17 avril, jour de Pâques, furent invités : le lecteur des Frères Prêcheurs de Bordeaux, deux marchands de Sarlat, deux hommes de La Réole, le procureur de Caudrot et Pierre Fouchier, jurisconsulte. - Le 15 mai arrivèrent au palais : Thomas Chautard, licencié en décrets, le châtelain de Limeuil avec sa femme et une suite nombreuse et plusieurs prêtres du Sarladais. Le 27 juin furent invités : le chantre appelé Duran, P. de Fite, P. de Laborderie, maître des écoles de Cadillac. - Le 3 juillet arrivée du garde-scel de l'évêque de Maillezais, il est invité à l'archevêché par les vicaires généraux. - Dépenses extraordinaires (f°s 51 à 55). - A la première nouvelle de la mort de Philippe, archevêque de Bordeaux, les chanoines avaient nommé deux commissaires pour faire l'inventaire du passif et de l'actif du dit seigneur et aussi l'état de certains autres biens de l'archevêché et de l'église de Bordeaux ; le 17 juillet, les dits commissaires avaient lié et scellé trois caisses contenant les privilèges de l'église de Bordeaux et plusieurs lettres y relatives. - Le 8 janvier 1361, comme les vicaires généraux du nouvel archevêque devaient venir le lendemain prendre en son nom possession de l'archevêché dont les revenus étaient réservés à la Chambre apostolique, les chanoines jusque-là investis de l'administration de ces biens en qualité de vicaires capitulaires, envoyèrent une lettre close à Blaye à l'abbé de Saint-Sauveur, nonce du pape, pour savoir de quelle manière, et de combien, ils mettraient les arrivants en possession de partie de ces biens. - Les vicaires généraux, installés, envoient à Saint-Quentin d'Entre-deux-Mers l'ordre au desservant de dresser, entre autres affaires, l'inventaire des meubles délaissés par feu Guill. Garsie, curé de Nérigean ; aux prêtres de l'archiprêtré de Cernès, en ce moment vacant, l'avertissement de payer leur taxe du Pallium, dans l'intervalle de la fête de la Purification à celle de la Quadragésime ; à certains particuliers de Saint-Amand de Courgas (commune actuelle de Saumos), et de Villegouge, des lettres closes relativement aux affaires de l'archevêché. Achat et réparation de meubles, règlement des gages des serviteurs jusqu'au moment de la prise de possession. - Le 24 avril, voyage à Saint-Laurent en Médoc pour visiter certains hommes questaux, dont l'archevêché partageait le condominium avec d'autres seigneurs, afin de les soumettre à la taille. - Voyage d'Itier Arnaud, garde-scel de l'officialité, de Jean de Crote, d'un clerc et de deux Frères Prêcheurs à Blaye pour y tenir le synode. - Frais de voyage de Folquier Lacombe, vicaire général, de Jean de Crote, receveur de l'archevêché, d'un clerc et de trois cavaliers à Caudrot et à Coutures. - Payé à Adhémar Carrey, apothicaire, pour dix mains de papier et une livre de cire rouge, deux léopards d'or. - Achat du cheval : La Sacqua, pour le service de l'archevêque : vingt léopards d'or. - Dépenses de vins, chais, tonnellerie, entretien des bâtiments, et culture de vignes (f°s 56 à 61) ; - un tonneau neuf acheté trois léopards d'or ; - journées de vendange aux vignes de Pessac de la manse de l'archevêché (c'est la vigne du pape Clément), trente-deux femmes, à chacune cinq gros, plus la nourriture qui est comptée d'autre part ; - la journée d'homme pour couper du bois, dix gros (le gros est de douze au sol tournois, par conséquent de la valeur d'un denier tournois, alors trois fois moindre que celle du denier sterling) ; journée de femme aux vignes de Lormont, deux sterlings ; journée d'homme au pressoir, cinq sterlings, plus la nourriture. [Voir G. 236, f° 102, et G. 238, f° 307] ; journée d'homme pour couper dans les aubarèdes des échalas et des « carassonnes » tailler les vignes, les plier et relever, faire la façon, etc., quatre sterlings ; et deux sterlings la journée de femme, la nourriture en plus. - Frais de réparation aux prisons de Lormont. - Dépenses faites pour paiement à divers (f° 61). - Donné deux léopards d'or au messager envoyé le 26 juillet 1361, le siège étant vacant, par les vicaires capitulaires porteur de lettres pour les seigneurs Soldique et Bertrand de Preissac qui à Montpont ravageaient le fief de Montravel et molestaient les habitants. - Donné deux léopards d'or, sur le mandement des mêmes vicaires capitulaires le 14 août 1361, à Bernard Plantat, courrier du pape, qui avait apporté les lettres apostoliques touchant la levée des biens et créances propres de feu l'archevêque de Bordeaux, Philippe de Chambarlac, et aussi touchant la levée et saisie des rentes et revenus de l'archevêché vacant par la mort du dit archevêque, lesquels avaient été réservés à la Chambre apostolique. - Le 13 août, P. Barot, sous-collecteur apostolique, donne au même courrier, sur mandat du Nonce l'abbé de Saint-Sauveur de Blaye, quatre écus d'or anciens et vingt-quatre sterlings ; il fut entendu que la moitié de cet argent serait prise sur les biens et créances de l'archevêque défunt, et l'autre moitié sur les revenus de l'archevêché vacant. - Payé pour le trentième de la Chambre du Pape dû par le seigneur archevêque pour l'année 1361, à raison de son archevêché, lequel impôt se monte à cent trente-trois livres six sous huit deniers de la monnaie courante à Bordeaux. Payé à Raymond Escau, official de Bordeaux, un an de gages, cent écus d'or anciens. - Dépenses en vêtements, vente ou délivrance de blé et vin (f°s 62 à 65). - Payé pour une pièce de drap dit tanné, pour faire des cottes hardies, soixante léopards d'or. - Le 28 août délivré à Dominique de Lucarre, pendant la vacance du siège archiépiscopal, trois boisseaux de froment. - Payé pour les dépenses dudit de Lucarre et ses trois chevaux depuis le 18 août où il arriva à Bordeaux avec des lettres de réservation des fruits de l'archevêché, jusqu'au 9 octobre où il partit pour Avignon. - Dépenses du serviteur dudit de Lucarre qui était venu faire la provision de poisson pour la Chambre apostolique. - Frais de voyage de Me Raymond-Guillaume Du Puy, procureur à Dax et vers le seigneur de Lebret (d'Albret). - Frais de voyage de Raymond Esclau, official, vers l'évêque de Bazas et le seigneur de Pomiers. - Le 20 mai 1362, le châtelain de Limeuil avec son épouse et une suite arriva de Saint-Jacques (de Compostelle), et resta trois jours et trois nuits dans le palais archiépiscopal.
II. Comptes de 1367-1368. - Livre des comptes tenus par Jean de Crote, receveur général de l'archevêque « et est septimus annus dicti domini archiepiscopi ». - Recettes des cens de la ville (f°s 67 à 87) où sont mentionnés : Arnaud Monadey, chevalier ; -, Isabelle, épouse de Jean de Lacaussade, chevalier ; - Bertrand Calhau, chevalier ; - P. de Landiras ; - Gaucelin Ayquelin de La Mote, chevalier ; - P. Lambert, chevalier, héritier de Robert de Floirac, chevalier ; - les gens tenus des « captenia » dans les paroisses de Saint-Morillon. Pujols, Preignac, Sauternes et Barsac ; ils paient par tête de six à onze deniers (f° 177) ; - Jean Colomb, chevalier ; - les juifs de Bordeaux, qui doivent au seigneur archevêque annuellement dans l'octave de la Nativité, huit livres de poivre (f° 81) ; - Marquese, fille de Jean d'Usa, citoyen de Bordeaux (f° 82) ; - Austen de Laporte, chevalier ; - Raymond de Montausier et Jean de La Boubène ; - Jeanne de Mayensan, épouse d'Arnaud de Caupène, chevalier ; - Fortaner Rostanh, citoyen de Bordeaux ; - Bernard de Savignac, damoiseau ; - Senebrun, seigneur de Curton. - Receltes des cens de Lormont, pour les fiefs tenus de l'archevêque (f°s 88 à 97). - Bernard de Tresses, chevalier ; - P. de Roquers, chevalier ; - Amanieu de Canteloup et Pierre de Canteloup, Arnaude Rossa, femme de Ramond de Canteloup (f° 92) ; - les hommes de la sauveté de Lormont paient annuellement huit sous, vingt-deux pains et seize escartes d'avoine (f° 97) ; - Guillaume Fulcand et Guillaume Bernard, paroissiens de Lormont, tiennent à moitié fruits un mayne qui appartenait autrefois à Constantin, homme questal du seigneur archevêque, au lieu de Tersan. Ce mayne est questal sous la redevance de cinquante sous bordelais ; - les héritiers d'Arnaud Austen doivent pour le lieu du Porge, près le portail de l'église Saint-Pierre en Barès, deux sous un denier, plus de cens un repas pour trois personnes : pain, vin, viandes, bouilli avec des choux, moutarde et poules rôties (f° 100). - Recettes des cens des dîmes inféodées (f°s 100 à 128) : - Arnaud Garcias de Got ; - Gaston de Vensac, chevalier ; - Miramonde, femme de Jean de Valac, chevalier, fille de Théobald de Lilhan ; - Raymond de Bayssac, chevalier ; - Pons d'Escalete, chevalier ; - Hugues de Castillon, chevalier ; - Aycard de Bourg, chevalier ; - Aymeric de Bourg, chevalier (f° 102) ; - Raymond Escoc de Lesparre, chevalier ; - Pierre Gombaud, chevalier ; - Olivier de Blaignac, chevalier ; - Amanieu de Gombaud de Lesparre, chevalier ; - P, d'Avalac, chevalier ; - Gombaud de Carrenxs, chevalier ; - Gaucelin de Lanessan, chevalier ; - Alayde, dame de Lamarque et de Blanquefort, femme de Bernard de Trenqualéon ; - Garnier de Castelnau, chevalier (f° 104) ; - Bernard de Malescot, chevalier ; - Bernard de Casteja, chevalier ; - Guillaume Girald d'Arsac, chevalier ; - Valencia, femme de Pierre de La Mote, chevalier ; - Bernard de Caupène, chevalier ; - Bernard de Blanquefort, chevalier ; - Raymond de Jalès, chevalier (f° 106) ; - Raymond de Veyrines, chevalier ; - le chapelain de la chapelle fondée dans l'église de Saint-Émilion par le cardinal de La Mote, possédant à fief le quart de la dîme de Mérignac ; - Guillaume Pierre, cardinal, évêque de Sabine [c'est G. Pierre de Godin, natif du diocèse de Bayonne, moine de l'ordre des Frères Prêcheurs du diocèse de Toulouse et cardinal de Sainte-Cécile], doit pour ce qu'il possède dans la dîme d'Aubignac en Born, huit sous payés par les Frères Prêcheurs de Bayonne (f° 107) ; - Arnaud de Pontenxs, chevalier ; - Pierre Guy, chevalier ; - Amanieu de Sis, chevalier ; - Amanieu Du Puy, chevalier ; - Arnaud Du Puy de Gastes, chevalier. ; - Amalvin d'Artigamala, chevalier ; - P. de Loyssats, chevalier ; - Béraud du Got, chevalier, pour sa part dans la dîme de la paroisse du Got, ensemble pour celle qu'il tient à Saint-Symphorien en Castelnau de Cernès, paroisse de Saint-Léger, du chef de sa femme, fille d'Amanieu d'Albret ; plus Bertrand du Got, damoiseau, pour la moitié de la dîme de la paroisse du Got « sive de Vinhandraut », et Arnaud Garsie du Got, chevalier, et Senebrun du Got, damoiseau, ce dernier pour sa part de la dîme de Noaillan ; - Arnaud de Pompignac, chevalier ; - Arnaud de Noaillan, chevalier (f° 110) ; - Guillaume Amanieu de Noaillan, chevalier ; - Géraud de Budos, damoiseau, fils de feu Amanieu de Budos, chevalier ; - P. de Cabanac, chevalier ; - Arnaud Garsias de Sescars, chevalier ; - Amanieu de Virelade ; - Bernard de Brignac, chevalier ; - Miramonde Cailhau, dame de Podensac, femme du seigneur de Langoiran ; - Gaillard de Fargues, chevalier ; - Arnaud, fils de Gaillard de Riet, chevalier (f° 114) ; - Arnaud de Cabanac, chevalier ; - Guillaume de Montz, chevalier ; - Amanieu d'Ornon, chevalier ; - Amanieu de Bessan, chevalier ; - Raymond de Ségur, chevalier ; - Guiscard de La Trene, chevalier ; - Jean de Loubens, chevalier ; - Gaillard de Gradignan, chevalier ; - Arnaud Guillaume de La Ferreyre, chevalier ; - Pierre de Laroque de Mons, chevalier ; - Guillaume de Mons, chevalier, au nom de son épouse Saride, fille de feu Guillaume de Podensac, chevalier ; - P. de Biartz, chevalier ; - Raymond de Labatut, chevalier ; - Amanieu de Cambes, chevalier ; - Boson de Laroque, chevalier ; - Amanieu de Quinsac, chevalier (f° 117) ; - Milet de La Boulbène, chevalier ; - P. de Luc, chevalier ; - Gaillard de Lignan, chevalier ; - Gombaud Centout, chevalier ; - Guillaume Seguin, chevalier ; - Raymond Guillaume de Senac, chevalier ; - Raymond de Carignan, chevalier ; - Arnaud de Bouliac, chevalier ; - Arnaud de Longuenas, chevalier ; - Raymond de Prignan, chevalier ; - P. Amanieu de Moissac, chevalier ; - P. d'Anglades, chevalier, à Izon ; - Bernard de Blanquefargue, chevalier ; - Géraud Du Puy, chevalier ; - Bernard de Betaille, chevalier ; - P. de Monpezat, chevalier ; - Bernard de Nezac, chevalier (f° 120) ; - Hélias Izambert, chevalier ; - Hélias de Paysseriis, chevalier ; - Aycard de Saya, chevalier ; - Guillaume Garmond, chevalier ; Raymond de Marsans, chevalier ; - Milet de La Faye, chevalier ; - Guillaume de Grissac, chevalier (f° 124) ; - Arnaud Audouin, chevalier ; - Brun de Boisset, chevalier ; - Bertrand Calhau, chevalier ; - Gaillard Vigier, chevalier ; - Pierre Furt, chevalier ; - Olivier de Blaignan et Gaucelin de Blaignan, chevaliers ; - P. de La Mote, chevalier ; Rampnulphe Gombaud, chevalier (f° 127). - Recettes des quartières (f°s 128 à 144). - Recettes des droits de ventes et reventes (f°s 144-145). - Recettes des fermes des dîmes directement possédées et non inféodées, mais mises à ferme (f°s 146 à 148), où sont mentionnées, entre autres, la paroisse de Lassatz, annexe de Budos, la chapelle de Montuzet près Blaye, celle de Notre-Dame de Talais-dessus (supra Thalesium), en Médoc, etc... - Recettes des pensions dues à l'archevêché par les cinq églises de Montagne, Rions, Lormont, Quinsac, Ambarès et Lesparre (f° 149). - Recettes des ventes de blés et de vins (f°s 150 à 155). - Prix, des grains : froment, seigle, avoine, mil. Le 1er mai, la monnaie fut changée (1368) (f° 152). - Vente des vins ; cités : Pierre Berland et Guillaume Berland, pour vignes à Pisseloup. - Recettes du subside de charité concédé a l'archevêque en février 1367, par tout le clergé du diocèse « per beneficiatos sue diocesis qui tenentur sibi ad procurationes quando visitat ecclesias et bénéficia eorumdem, » pour être dispensés des procurations ; le taux de rachat établi sur le pied de dix livres pour une procuration entière (c'était le devoir de loger et nourrir pendant un jour l'archevêque en tournée, et sa suite), et la moitié pour une demi-procuration (f°s 155 à 161). Subside particulier de la Bénauge (f°s 161 à 163), relatif au même rachat. - Le synode pascal où fut versée la première part de cette contribution fut célébré à Bordeaux le 25 avril 1368. Comptes des dépenses, tenus par Jean de Crote, du 11 juillet 1367 au 10 juillet 1368. - Le 24 août, payé pour achat d'une coupe d'argent doré que le seigneur archevêque donna à sa filleule la fille du comte de Périgord qu'il tint sur les fonts baptismaux, ladite coupe du poids de six marcs et une once et demie, donnant, à dix livres par marc, soixante et une livres dix-sept sous dix deniers. - Donné à Montravel au seigneur archevêque trois cents francs d'or du coin de France valant chacun vingt-trois sous neuf deniers de la monnaie courante à Bordeaux. - Appréciation et valeur de différentes monnaies à Bordeaux (f° 166, v°). Cité : P. de Maunhi physicus (f° 171). - Le 1er mai, frais de voyage de Ayol de Rapina, Jean de Crote et deux frères Carmes de Blaye pour célébrer le synode. - Le seigneur official ayant habité pendant quinze mois dans la maison de Raymond de Chersanilhas lui donne une tasse d'argent. - Réparations des maisons dans lesquelles « nous habitons », rue de Lartigue. - Réparations des maisons de l'officialité et du château de Lormont. - Le prince d'Aquitaine fit faire une monnaie nouvelle en 1368 et la fit proclamer le 1er mai. Il changea la valeur de la monnaie courante à cette époque, en sorte que le blanc d'argent qui valait dix deniers valut alors six deniers de la nouvelle monnaie. « Ainsi, sur mille livres que j'avais devers moi des revenus de l'archevêché, quatre cents livres furent perdues ; en déduisant les quarante livres reçues du change, la perte se trouve réduite à trois cent soixante livres » (f° 174). - Envoi de deux barriques de vin de Pessac au seigneur archevêque, à Montravel. - Ventes de vins aux gens du seigneur de Montferrand. - Envois de dons en vins au sénéchal d'Aquitaine, au juge de Gascogne, etc. - Don de deux boisseaux d'avoine à Jean Mercier, conseiller du prince d'Aquitaine ; au comte de Périgord, six boisseaux ; à Pierre de Maunhi, médecin, quatre boisseaux ; au sénéchal de Gascogne, vingt-huit. - Le 19 février, donné par ordre de l'archevêque étant alors à Lormont, au roi des hérauts, huit boisseaux de froment.
III. Comptes de juillet 1573 et fragments des comptes postérieurs (f°s 179 à 257). - Recettes perçues par Pierre Embaud, prêtre, procureur et receveur général de Monseigneur Hélie [de Salignac], des cens dus et à devoir au dit archevêque ; le compte part du 25 juillet 1375, et va, par fragments, de 1381 à 1384, sous Le règne de l'archevêque Raymond de Roqueys avec une intercalation de deux feuillets d'un compte de 1389, se rapportant à l'épiscopat de François Ier son successeur. (Voir G. 241.) - Recette des cens, mentionnant : Jeanne Martin, veuve d'Augier de Pellegrue, chevalier (f° 183) ; J. Stretton, anglais, seigneur de Landiras, inscrit comme tenant les biens d'Arnaud de Camparian (f°s 184 et 192) ; - le chapitre Saint-Seurin pour la dîme d'Audenge et de Saint-Pierre d'Ambarès ; - le chapitre Saint-André, pour la dime de Montussan, achetée par lui de Girard de Castéja, chevalier ; - le pitancier de Sainte-Croix pour partie de la dime de Quinsac ou Saint-Pierre d'Ambarès (f° 189) ; - Guillaume Helton, anglais ; - le précepteur de la commanderie de Saint-Antoine de la Palomeyre et de Bigart (f° 199). - Recettes des cens des dîmes inféodées (f°s 204 à 222) ; - dans l'archiprêtré de Lesparre, les abbés de Verteuil et de l'Ile, les hommes de Talais, R. de Cestignan et Jau, R. de Margaux, etc... ; - dans l'archiprêtré de Moulis ; les paroisses de Sainte-Hélène, Blanquefort, le Pian, R. de Got, chevalier, habitant de Castet en Dorte, Garnier de Castelnau, alias de l'Ile, chevalier, etc. ; les dîmes de cet archiprêtré sont inféodées à un bourgeois de Bordeaux, seize nobles, huit prètres, douze associations de particuliers et dix particuliers en leur nom propre (f°s 207 à 208) ; - dans les archiprêtrés de Buch et de Born : le prieur de N.-D. des Monts, les chapelains de Lacanau, La Teste, Biscarrosse, Lège, Saint-Amand de Courgas, Saint-Seurin du Porge, etc... ; - dans le Cernès : les gens qui doivent le cens pour l'acaptement anciennement concédé aux archevêques de Bordeaux, dans les paroisses de Pujols, Lassatz, Barsac (et Saint-Morillon) ; les confrères de la grande confrérie de Saucats ; P. Parran, damoiseau, paroissien de Budos, pour le cens de ses dîmes propres et pour celui de la dime de Possignan qui avait été à P. de Budos ; Éléonor de Montferrand, dame d'Ornon, pour les cens de ses dîmes de Gradignan, Saint-Aubin, Cantenac, Canéjan, Saint-Médard-en-Jales et Illac, qu'elle tenait du feu seigneur d'Ornon son mari (f° 214) ; - Pardaillane de Léojats, femme de Raimond Vital, bourgeois de Bordeaux, pour les cens de ses dîmes dans les paroisses d'Illatz, Lassatz et Pujols ; Pétronille et Gaillarde de Lapuyade, pour leur part de la dîme de Bommes ; P. de Labatut, P. Garsie et P. de Luc d'Aulède, paroissiens de Lassats, pour la baillie qu'ils ont de la dîme d'Aulède ; Gaillard de Faugères, seigneur de Mirabau, pour le cens de la dîme de Campelhons, qui est dans la paroisse de Saint-Jean-d'Estontes ; - dans la Bénauge (f° 216), Bernard de Laubet, chevalier ; G. de Favernet, damoiseau, de Langoiran, pour le cens dû sur la moitié des dîmes de ses alleux de Taudias, dans les paroisses de Lestiac, Langoiran et Saint-Hilaire [c'est Saint-Hilaire-de-Seroa, actuellement Paillet] (f° 216) ; - dans l'Entre-deux-Mers : le captal de Buch, par les mains de son bailli, pour la dîme de La Trêne possédée très anciennement (antiquitus) par indivis entre Guillaume Ferreol et P. de Luc, chevaliers, copropriétaires de l'habitation de La Trêne ; les héritiers d'Amanieu de Canteloup, à Tursan, Géraud de La Mote à Magnac, etc... ; - dans l'archiprêtré de Fronsac (f° 219) : Pierre Embaut, alias de la Garde, pour la dîme de Saint-Romain-d'Asques, etc., etc... - Suivent les arrérages dus des années 1378 et 1381 (f° 223). [Nulle part on n'y trouve mention du Guillaume IV du « Gallia Christiana » qui aurait été archevêque de Bordeaux entre Hélie de Salignac et Raimond de Roquers ; il est vrai que ces comptes sont reliés en désordre et qu'il en manque la plupart]. - Dépenses de 1381-1384. - Le 10 septembre 1381, acheté et envoyé du bois à sa maison de Saint-Seurin, à Raimond de Roquers, neveu de l'archevêque (f° 225). - Frais de vendanges de la vigne du Pape : la journée du vendangeur est payée deux sols un denier, la journée de femme quinze deniers (f° 233). - Achat de divers ustensiles d'étain, plats, tasses, etc., pesant vingt livres, pour le prix de quarante sous. - Plusieurs envois de lettres de l'archevêque au seigneur de Mussidan. - Le 4 novembre, dépenses par Bernard le veneur ; achat d'un filet pour prendre les faisans ; une aune de chanvre pour faire la figure d'un hibou dans la dite chasse aux faisans ; - pour teindre en noir la dite étoffe. - Payé à l'évêque Tringuilliensis (Treguier ?) par ordre dudit seigneur, treize livres quinze sous pour partie de ses gages de l'année 1382. - Gaillard Castanh, receveur. - Vente de vins à des marchands anglais (f° 234). - Vente de vins en 1382 (f° 237). - Achat de drap appelé : roge, pour J. de Roquers, neveu de l'archevêque. - Note des épices et remèdes que fit apporter Hugon, médecin, pour le seigneur archevêque en novembre et décembre, janvier et février. - Payé à Raymond Noet (avril, mai et juin) après la mort dudit seigneur archevêque une note de remèdes (1384). - Pour quatre torches de vingt-cinq livres de cire achetées par ordre dudit seigneur pour les obsèques de Robert Ross, chevalier, le 8 novembre (f° 240). - Achat de bois à Perrinot de Birac, capitaine du château de Vayres. - Dépenses occasionnées par les funérailles de l'archevêque Raymond de Roquers, achat de draps de deuil ; - frais de la fosse creusée au pied du mur de la cathédrale par Bernard de Saint-Georges, maçon, avec cinq autres hommes ; - liste des personnes qui ont reçu la livrée de deuil, avec la quantité de draps délivrée à chacune : Bertrand de Roquers, frère de l'archevêque et ses fils, neuf aunes ; - M. Gérard de Gérard ; - P. Martin ; - G. Castanh ; - J. Laborie ; - P. de Cragon ; - G. Vitun ; - J. Landa ; - F. de Fonpiton ; - G. des Monts, etc... Plus pour draper le tombeau de l'archevêque, trois aunes et demie (f° 242, v°). Dépenses faites par Gaillard Castanh, receveur général de Raymond, archevêque de Bordeaux, depuis le 6 mai 1382 (f° 244). Le 6 juillet, délivré à un envoyé de Montferrand qui vint à l'archevêché avec Armand le Ménestrel : six sous. - Ports de lettres adressées au capitaine et au bailli de Rions. - Fait apporter de Lormont à Bordeaux six pipes de vin blanc pour les envoyer en présent par ordre dudit seigneur, savoir : une au sénéchal, une au connétable, une au maire, deux aux deux premiers juges et une au clerc de la ville (f° 246). - Achat de drap de Galles pour faire des vêtements pour Jean de Roquers, neveu de l'archevêque ; pour Hugon, médecin dudit seigneur ; pour l'épouse de Jean de La Chaussée, chevalier ; pour Jean de Roquers, une ceinture doublée de rouge et de gris de Londres (f° 249). - Le 30 mars, acheté pour l'épouse de Bertrand de Roquers, frère dudit seigneur, drap rouge et drap mesclat. - Payé à l'évêque Trinquilliensis une partie de ses gages de l'année dernière. - Quatre torches de vingt livres de cire pour les obsèques de Raymond Rostanh, par ordre dudit seigneur (f° 253).
IV. Comptes de 1378 à 1382. - Comptes des arrérages restant à devoir le 5 mai 1378, jour du décès dans la ville de Libourne, de l'archevêque Hélie de Salignac, des recettes et de l'administration des biens régis par ses procureurs généraux pendant tout le règne de cet archevêque. - Arrérages des cens (f°s 257 à 265). - Gaillard de Beautiran, chevalier ; - Pierre Lambert, chevalier ; - Gelibert de Blaye doit par an une livre de cire et hommage pour tout ce qu'il possède à Blaye ; - le Prieur de l'hôpital Saint-Lazare de Bourg (f° 264). - Arrérages de dîmes inféodées (f°s 266 à 286). - Le chapelain de la chapelle de Géraud Du Puy, évèque de Bazas ; - Ébule de Caupène, chevalier ; - Embessat de Copessac, chevalier (f° 266) ; - Gaucelin de Blaignan, chevalier ; - Alays, dame de Lamarque et de Blanquefort, épouse de Bernard de Trenqualéon (f° 268). - Garin de Castelnau, chevalier ; - Jean de Podensac, fils d'Arnaud Ayquelin, chevalier ; - Géraud de Saint-Genès, chevalier ; - Bernard de Blanqueforl, chevalier ; - Jean de Lalande, chevalier ; - Raymond Guillaume de Got, chevalier ; - Arnaud de Jalès, chevalier ; - Pierre de Sainte-Croix, seigneur d'Argelars, chevalier (f° 270) ; - Bernard de Casteja, chevalier, à Mezos ; - Amalvin d'Artigamala, chevalier ; - dame Géraude de Ségur, pour les dîmes qu'elle a acquises dans la paroisse de Cérons de J. de Gradignan, chevalier, et d'Agenosie et Blanche, filles d'Hélie de Jonquières (f° 277) ; - J. de La Lande, à Saint-Loubès (f° 280). - Arrérages des cens, synodes, réconciliations (f° 287) ; - Dû par l'archiprêtre de Cernès pour le synode célébré à Bordeaux le 13 avril 1372. - Cette année le synode fut célébré dans tous les archiprêtrés ; l'année était bissextile. - Arrérages des fermes directes des dîmes non inféodées (f°s 288 à 290) ; Arnaud Forthon, demeurant à la Rousselle, ne peut payer le cens qu'il devait pour Fargues et Bonetan, parce que tous les fruits de ces paroisses furent détruits par les Français et qu'il perdit même les vaisseaux vinaires qu'il avait apportés pour y mettre ses récoltes. - Cens de Lormont et de Quinsac d'Ambarès (f°s 290 à 294). - Obligations par billets et prêts (f°s 294 v° à 300), pour cause d'arrérages de quartières, dîmes, fermes, emprunts directs par les curés et desservants de Pontenx, de Parsac, Saint-Caprais, Lugon, Marsas, etc. ; - les chevaliers A. de Saya, de Colomb, de Roquers, de Copessac, du Pian, de La Lande, de Loyssat, de La Mote, P. Sabal, de Budos, J. d'Exideuil, alias du Mas, originaire du Périgord ; - dame Contor de Ramefort, veuve de J. de Colomb. - P. Bane, paroissien de Génissac, dix livres pour une amende encourue comme usurier (f° 295) ; - R. Vital, de Saint-Morillon, pour une amende reconnue par billet d'un noble d'or du coin de Bordeaux, et encourue comme concubinaire ; - les gens de la Trène, pour lesquels la dame Géraude de Ségur acquitte une part de leur dette ; - la dame Marie du Mas Durand, du diocèse de Périgueux, pour un prêt de trente francs d'or, en sûreté duquel elle a engagé à l'archevêque une croix et plusieurs reliques (f° 299). - Arrérages de quartières (f°s 302 à 324). - Déclarations de reconnaissances de dettes envers l'archevêque défunt, faites à son héritier universel, P. de Sainte-Colombe, chanoine, fabricien de la cathédrale (f°s 324 à 327) ; - les cens de Cazau en Buch ne furent pas perçus parce que toute la paroisse fut ravagée par la guerre. - Compte rendu audit héritier, par Gaillard Castan, des dépenses acquittées par lui sur le produit de la rentrée des arrérages, du 5 mai 1378 au 27 janvier 1379 : délivré audit héritier quatre-vingt-neuf livres en argent ; payé au forgeron qui a fait les portes de fer de la sépulture de l'archevêque, sept livres dix sols ; rendu au seigneur de Tastes, en paiement de six boisseaux froment, et six avoine, sur un plus payé de ses quartières de Camarsac en 1376 et 1377, cinq livres ; prêté sur l'ordre dudit héritier, à l'évêque Trinquilliensis (?) vingt livres pour sûreté desquelles celui-ci remet deux colliers d'argent, ornés de saphirs (f° 326 v°) ; remboursé à S. de Fargues une dette du feu archevêque, dont le montant est de trente-cinq livres. - Apurement final des comptes de 1378 à 1383 inclusivement et des arrérages dus de tout l'épiscopat de Raymond de Roquers, compte prolongé jusqu'au 18 juillet 1386, fait conjointement par le rendant compte, Gaillard Castan et le sous-collecteur de la Chambre apostolique, Me Gérard de Gérard, où sont mentionnés : l'encaisse de cinq années 1378 à 1382, les recettes sur les arrérages, les dépenses en argent donné, les frais des funérailles de Raymond de Roquers, qui sont de trois cent quarante-six livres, et cinq cents livres délivrées à la date du 12 février 1385 au collecteur apostolique François [de Bénévent] et déjà archevêque élu, près de partir le 24 février pour Rome d'où il rentre à Bordeaux deux mois après, le 28 avril 1386 (V. G. 236, f° 247).
V. Comptes de 1387 a 1388. - Comptes du 18 juillet 1387 au 18 juillet 1388, rendus par Castan, receveur général de François Ier [de Bénévent], archevêque de Bordeaux, des recettes et dépenses de l'archevêché. Dans ce compte ne figurent pas les arrérages dus au seigneur Raymond, précédent archevêque, ni les revenus du Périgord, parce que cette province est sous l'obéissance du roi de France, ni de Caudrot qui n'est plus dans la main dudit seigneur à cause de la guerre, ni des recettes des amendes de la cour, ni des revenus du sceau. - En cette année (1387) les gens du lieu et du château de Fronsac, dont le gouverneur était noble homme le seigneur Jean Harpadène, chevalier, enlevèrent et extorquèrent de tous les chapelains dudit archiprêtré de Fronsac toutes les quantités de blé que ledit seigneur archevêque devait percevoir pour les quartières (f° 339). - Dépenses pour l'année 1387 (f° 351). - Achat d'une baliste pour défendre Lormont. - Donné à trois personnes d'Angleterre qui étaient venues d'Espagne par ordre dudit seigneur ; - au chapitre de Bordeaux pour l'anniversaire d'Hélie, archevêque (f° 352) ; - vente de vins à deux marchands anglais dont l'un s'appelait Clepton ; - payé à Ponset de Via, courtier, pour le courtage des vins qu'il fit vendre l'année précédente (1386), soixante-quinze sous ; - manteau d'Irlande pour le neveu de l'archevêque (f° 360) ; - achat de huit aunes de toile de Flandre pour Antoine, neveu dudit seigneur ; - plus nappes, couteaux essuie-mains et linceuls pour la table dudit seigneur (f° 361). - Frais de plusieurs voyages à Lormont, à Montferrand, à Libourne, à Fronsac et à Saint-Émilion pour visiter les églises, l'archevêque étant en tournée archiépiscopale (f° 363). - Frais de nourriture des corneilles, chapons, pigeons et autres volatiles dans la maison de l'archevêque. - Payé à l'abbé du monastère de Fayse pour les dépenses faites dans ledit monastère (voir plus haut mème article f° 161), lorsque l'archevêque alla en tournée pastorale pour visiter l'église de Libourne et celle de Saint-Émilion. - Payé ses gages à Me Arnaud, médecin. - Mention de Guillaume Esclop, comme sénéchal de Gascogne en 1384 (f° 366). - Chapitre des paiements en argent faits par le rendant compte Gaillard Castanh, à l'archevêque François [de Bénévent] tant à lui qu'à d'autres personnes en son nom, sur l'excédent des quatre années qui précèdent ; et sur le compte rendu le 12 février 1385 des paiements faits à l'archevêque pendant l'année précédente, il se trouve qu'il avait « été dépensé deux mille trois cent trente-six livres, sur lesquelles le seigneur archevêque avait touché cinq cents livres comme collecteur de la Chambre apostolique provenant des arrérages dus au temps de feu Raymond [de Roquers] et le reste, soit dix-huit cent trente-six livres, en son nom personnel et comme archevêque de Bordeaux. Plus, en différentes fois, jusqu'au 16 avril 1388, une somme de mille autres livres, total trois mille deux cent six. »
(Registre.)- in-4°, latin, 368 feuillets, papier ; filigranes du XIVe siècle. - Reliure en parchemin et fort carton du XVIIe.1361-1388
G 240
Comptes des recettes et dépenses de l'archevêché. Ce registre contient : I. Comptes de 1389 (f°s 1 à 22). - II. Comptes de 1395 (f°s 23 à 50). - III. Comptes de 1396 (f°s 51 à 79). - IV. Comptes de 1401 (f°s 81 à 178). - V. Comptes de 1404 (f°s 180 à 252). - VI. Comptes de 1412 (f°s 253 à 272). - VII. Comptes de 1429 (f°s 273 à 312). - VIII. Comptes de 1459 (f°s 315 à 471).
I. Comptes de 1389. - Recettes et dépenses de l'archevêché de Bordeaux. - Recettes des cens : J. de Lacorée, chanoine ; Briscot ; les héritiers de J. Ferrade ; le prieur de Mimizan pour le cens de 1390, paie en valeur de trois écus d'or trente sols morlanes : J. de Valac, chevalier ; P. de l'Isle, etc. - Recettes des quartières opérées par Gaillard Castanh, prêtre, receveur général de l'archevêché, sur les différents archiprêtrés du diocèse pour l'année 1389. - Recettes des acenses, arrentements, produits et émoluments de l'archevêché ; Me Guillaume de Beziers, prêtre, paie pour l'acense de la dîme de Gauriac et de Bayon soixante-six guyanes d'or du coin de Bordeaux qui sont données à Me Jean de Lisan, fabricien de la cathédrale, comme acompte de la somme dont l'archevêque est tenu envers l'oeuvre de la fabrique (f° 10, v°). - La redevance des feudataires du fief des Monts [ou des Collines], en face de la ville de Bordeaux, est du sixième de la recolte, etc. (f° 13). - Dépenses de l'archevêché payées par Gaillard Castanh pendant un an, du 18 juillet 1389 au 18 juillet 1390 : - au messager qui apporta les lettres de citation contre Aymeric de Bourg, chevalier, à Vendays, quinze sous ; - au gabarier qui porta le seigneur archevêque avec douze cavaliers et leurs chiens, de Bordeaux à Lormont et réciproquement, trente-cinq sous ; - frais de voyage de plusieurs gens de la maison de l'archevêque pour aller à Libourne rendre les honneurs au seigneur de Lancastre ; - donné en présent, par ordre du dit seigneur archevêque, à un duc d'Allemagne, cinquante sous : - prix d'un boisseau de châtaignes vingt-deux sous six deniers (f° 15) ; - fait l'aumône à l'ermite de Porte-Dijeaux ; - paiement de deux balistes que l'archevêque acheta d'un homme de la Navarre ou de Gênes ; - don à Pierre Sanche, écuyer de Navarre ; - achat de quatre torches pour les honneurs à rendre au pape Urbain VI, récemment décédé ; - frais pour l'anniversaire d'Hélie [de Salignac] (f° 16). - Voyage à Certes, Lanton et Mios ; - achat de harnais pour le cheval que l'archevêque offrit à son filleul, le fils du seigneur de Montferrand (f° 18) ; - payé à quatre femmes louées pour détruire de petits vers appelés : « destrans », qui dévastaient les vignes ; - réparation au palais archiépiscopal après le départ du duc de Lancastre.
II. Comptes de 1395 (f°s 23 à 50). - Recettes des cens et revenus par Pierre de Mortiers, chambrier du monastère de Saint-Vincent de Bourg, receveur général de l'archevêque François, pour l'année 1395. - Cens de Bayon, de Gauriac, de Blaye, de Berson ; - la chapelle de N.-D. de Montuzet ; - dîme de Saint-Germain du Puch affermée à Richard Makanan, marchand.
III. Comptes de 1396 (f°s 51 à 59). - Recettes des cens et revenus de l'année 1396, dont le compte est rendu par le même P. de Mortiers, camérier de Saint-Vincent de Bourg : mêmes comptes et mêmes noms que dans le précédent.
IV. Comptes de 1401 (f°s 81 à 178). - Bernard des Vergers, recteur de l'église paroissiale de Saint-Martin de Ludon, et receveur général de l'archevêque François [II Hugocio], du 11 décembre 1400 au 11 décembre 1401. - Recettes des cens du petit rôle (f° 81). - Les feudataires de l'archevêque qui ont des vignes et des artigues à La Souys el à Port Peyron, c'est-à-dire entre le port de Traject et celui de La Souys, doivent rendre et payer annuellement, le jour de la Saint-Martin dans le palais archiépiscopal, tant pour les agrières que les dîmes, huit sous de cens par sadon et une obole d'exporle à muance de seigneur ou de tenancier ; - les hommes de Lassats, pro capteniis, paient quarante sous entre eux tous ; - J. Landa, curé recteur de l'église Sainte-Colombe de Bordeaux ; l'hospitalier de N.-D. du Mont-Carmel, l'hôpital et l'hospitalier de Saint-André (f° 85) ; - les héritiers de Me Ramond Guilhem du Puch, pour des maisons, tours et emplacements formant leur fief dans la paroisse Saint-Paul ; - Bertrand de Asta, chanoine de Saint-André ; Hervé Leprevost, breton ; Hochequin, marchand breton ; la dame de Landiras. Pour les emplacements situés dans la ville, le sadon de vigne ne paie qu'un cens de deux sous. - Recettes des cens du grand rôle, ou des dîmes inféodées dans le diocèse ; les luminarii de l'église de Mimizan : le fabricien de l'église d'Uzer ; Lombard de Montauzier, dit d'Escouasse, à Biscarosse ; le vicaire et les paroissiens de Grayan ; le prieur de Cayac, celui-ci pour partie de la dîme de Saint-Jean d' Estontis (La Brède) aux lieux appelés à l'Église, à La Cassagne, au Sensonat, à Lugenan et dans les paroisses de Saint-Jean de Beutre (Mérignac), à Moras, à Camparrian ; et aussi pour partie de la dîme de Villenave, au lieu appelé : à Cophius ; - les seigneurs d'Arsac, de Lesparre, Aicard de Faya, J. Palu, Lucie de Puch, dame de Prat-Vieux, etc. [Sur quatre-vingt-douze dîmes inféodées, la moitié (quarante-huit) l'est au clergé ou aux fabriques, vingt sont tenues par des nobles, vingt-cinq par des particuliers ; la redevance annuelle varie de dix sous à deux deniers, excepté pour les dîmes de Blanquefort et de Cambes, dont le cens annuel est de quatre livres] (f° 98). - Recettes des quartières sur cent soixante-sept paroisses ; la récolte dut manquer cette année, car presque toutes s'acquittent en argent (f° 107). - Recettes des dîmes directement acensées ; la ferme annuelle de chacune va de six à soixante-trois guyanes d'or ; la ferme de la coutume de Bordeaux est payée vingt-quatre francs par un Anglais, S. Sportaler ; celle de Gauriac et Bayon rapporte dix tonneaux et une pipe de claret ; le capitaine de Benauges, Arnaud de Lannessan, afferme pour onze guyanes d'or la dîme de la paroisse de Gornac. Dépenses du même compte général (f° 127). L'année 1402 commence entre le 1er mars et le 29 [à Pâques, le 26 mars]. - Comptes du boulanger, de la lingerie, de la cuisine, de la blanchisserie : détails des différents prix, du chanvre, de la toile, des chemises, grandes et petites, des charrois de bois à brûler. - Comptes du transport des grains provenant des quartières. [Les comptes sont tantôt en deniers bordelais ou tournois, tantôt en deniers sterlings ; et une somme de deux francs quatre sous quinze deniers, plus quarante-sept deniers sterlings, fait au total trois livres quatorze sous dix deniers, ce qui met (f° 132) le franc à une livre six sous huit deniers, et le sterling, pour ce moment-là, à cinq deniers ordinaires et il compte pour soixante au franc]23 - Comptes de l'entretien des vignes et des chais (f° 135) ; - de la livrée : Mocin le Nain, habillé en drap blanc et rouge ; le fauconnier, les autres serviteurs, en drap gris ou d'autre couleur ; - de l'écurie et de la sellerie. - Comptes de l'argent donné au mayoral de l'archevêché pour l'entretien du troupeau des vaches (f° 150). - Frais de voyage de l'archevêque à Beaurech et à Cadillac (f° 154) ; - donné à Arrigolle, fauconnier, pour achat de tourterelles et de colombes destinées aux faucons de la vénerie (f° 155) ; - frais d'envoi d'une pipe de vin au lieutenant du roi d'Angleterre (f° 161) ; - payé un gabarier qui avait transporté au port appelé vita escala près Bordeaux, sept tonneaux de vin de Gauriac, de Tau et de Bayon. - Donné à deux marchands de Bordeaux cent francs d'or que l'archevêque avait empruntés d'un marchand à l'époque où lui-même était dans le pays de Sorde et de Bayonne : la reconnaissance, rentrée entre les mains du rendant compte, est signée de la main dudit seigneur et scellée de son sceau secret (f° 162). - Donné à Arrigole, fauconnier, pour achat de quatre sonnettes et de deux capuces pour les faucons ; - donné à Benoît, neveu de l'archevêque, pour acheter une bride et une couverture pour son cheval (f° 164) ; - achat de cierges pour le samedi avant le dimanche de la Passion, où l'archevêque conféra les ordres majeurs dans la chapelle de l'archevêché (f° 166). - Le 3 avril 1401, jour de la fête de Pâques, donné par ordre dudit seigneur, à deux joueurs de partisse (?) qui avaient joué dans la chapelle devant lui et d'autres grands personnages, douze sous six deniers ; - frais de voyage d'Antoine de Bardes à Saint-Émilion, pour porter une lettre au monastère. - Voyage à Blaye pour le synode pascal (f° 167) ; - sommes données au cuisinier du seigneur Jean de Béarn, capitaine de Lourdes (f° 170) ; - mention de la consécration de l'évêque de Périgueux [Guillaume IV Fabri] au mois d'octobre 1401 (f° 173).
V. Comptes de 1404 (f°s 180 à 252). - Bernard des Vergers, procureur et receveur général de l'archevêque [François II, Hugocionio] ; son compte part du 11 juin 1404. - Recettes des cens de la ville. On donne ici les noms des habitants d'une rue de Bordeaux ; c'est la rue sur les Fossés des Ayres, paroisse Sainte-Eulalie : Hélie Aygat, marchand ; P. de Loupe, apothicaire ; Arnaud Boterit ; Marquèse le Faure, et Bernard le Faure, marchand ; Giraud de La Barreyre ; P. Roy ; P. Gautier, Amalda Bonon ; Petrone Briscot, Maria Vacquière, Hélie Moisnier ; Gaillarde Roger, de Capbreton ; Pétrone de Maussan. L'ensemble de leurs cens est de six livres six sous deux deniers. - Autres noms mentionnés dans le rôle des cens de ville : R. de Limoges ; G. d'Euza ; B. Jordan ; J. Colomb ; Bernard de Cès ; A. Aysrelle, anglais ; Th. de Crota ; Harri Dondon, anglais ; dame Gaillarde Colomb ; Richard Makanan, marchand, etc... - Recettes des dîmes inféodées (f° 192). - Recettes des quartières (f° 197). - Recettes des dîmes affermées (f° 206). - Somme totale des recettes : neuf cent quarante trois livres, et deux cent soixante-quinze escartes de tous grains [qui font neuf cent soixante-trois hectolitres]. Dépenses du même compte (f° 212). - Donné vingt-cinq sous (f° 214) à deux serviteurs du seigneur J. de Béarn qui avaient joué de la musette et du rebec en présence de l'archevêque et de ses invités ; - dépenses d'entretien des vignes, vergers et jardins : dans ces comptes, le sterling est évalué cinq deniers ordinaires. - Compte en gascon d'un serrurier (f° 215). - Dépenses faites pour les chevaux de l'archevêque ; - le 1er décembre, pour la fête de Saint-Éloi, acheté une livre de cierge en cire pour faire brûler dans l'église Saint-Éloi, à cause de la maladie des chevaux, et acquitté le voeu fait par le palefrenier ; - achat de sang de dragon et autres choses nécessaires pour faire des médecines pour le cheval bai qui était malade d'un pied (f° 231). - Frais de la collecte des quartières : un gabarier chargé de blé des quartières du Blayais s'enfuit ; il est arrêté par les gens de Talmont à l'embouchure de la Gironde (f° 235). - Comptes de la dépense de l'hôtel. [On comptait par taille, c'est-à-dire en encochant un bâton coupé en deux dans sa longueur, et dont les deux parties étaient réunies au moment de l'entaille représentant la livraison de la fourniture.] - Journées de maçon, cinq sous ; - de porteur de terre pour la vigne, sept sterlings ; - de charpentier de barriques, trois sous quatre deniers, ou quinze sterlings, ou dix, selon le genre de travail ; - prix d'une paire de souliers pour les domestiques, cinq sous (f° 236) ; - gages d'un paysan et de sa femme pour le service du jardin et de la maison de l'archevêché, vingt francs, deux mantes (cobre caps), deux paires de souliers et un capuce pour la paysanne (f° 250). - Recettes des dîmes acensées, et mention parmi les preneurs à ferme, de : G. de Birac, Giron du Puch, la dame de Bisquétan, Pélegrin de Fabo, chanoine de Saint-André et de Saint-Seurin, la dame de Landiras, le seigneur Jean de Greyly, chevalier, ce dernier pour la dime de Targon, et la précédente dame pour celles d'Ilatz, Lassatz, Barsac et Brax (f° 251).
VI. Comptes de 1412 (f°s 253 à 272). - P. Textor, receveur général du cardinal archevêque, rendant compte à partir du 11 juin 1412 pour l'année financière devant finir à la même date en 1413 ; mais la mort de l'archevêque étant survenue, c'est comme procureur général de l'archevêché, sede vacante, qu'il exerce à partir du 26 août 1412. - Recettes des cens, des acenses de dîmes et des quartières : la liste est très incomplète (f° 253). - Dépenses faites pour la maison de l'archevêque par Pierre Textor, receveur général de l'archevêché, du 11 juin, fête de Saint-Barnabe, 1412, jusqu'au 26 août, « qui fut le jour où le siège étant vacant, le » chapitre de Bordeaux me confirma dans ces fonctions de receveur » (f° 263) ; - le 26 juin, avoir fait mettre un ban par le bailli du château d'Ornon sur les biens de Guillaume de Budos, à cause des quartières et du cens dus audit seigneur cardinal pour la dîme qu'il tient à Villenave ; - fait peindre quatre écus aux armes de l'archevêque pour les placer sur les portes du monastère de Mezin. - Dépenses pour le recouvrement des quartières en l'année 1412 (f° 266). - Dépenses à l'occasion des poursuites ordonnées par le Conseil archiépiscopal contre Giron du Puch qui avait usurpé la dime de Saint-Germain du Puch ; le receveur général de l'archevêché, après avoir présenté au prévôt de l'Entre-deux-Mers la sauvegarde du roi d'Angleterre, se fait accompagner de lui, d'un sergent d'armes, d'un sergent royal et d'un clerc de la cour du Roi pour notifier au seigneur usurpateur la défense royale et placer les pannonceaux royaux sur les terres de la seigneurie (f° 268). - Dépenses de vendanges : journée de femme, quatre sterlings, cinq sterlings, quinze deniers, vingt deniers ; - journée d'homme, sept sterlings. - Dépenses diverses : deux mains de papier, six sous huit deniers (f° 269). - Dépenses personnelles du rendant compte, et de ses clercs : le dimanche après la Conception N.-D., il dut partir de la maison archiépiscopale à cause de l'arrivée du seigneur, duc de Clarence, et comme il était dangereux d'aller de nuit par les rues, il dut se retirer dans sa maison particulière ; item, depuis le dimanche 15 janvier 1412, il ne put avoir ni pain ni vin de la maison où les familiers et clercs de l'archevêché prenaient pension avec lui, cessa d'y retourner parce qu'il y était maltraité, et vécut chez lui pendant dix-neuf jours jusqu'à la Purification N.-D. - Les gages du receveur général de l'archevêché, sont par année, de cinquante livres (f° 271).
VII. Tableau général des quartières du diocèse, et comptes de 1429 (f°s 273 à 312). - Relevé général des quartiéres dues à l'archevêché dans les dix archiprêtrés du diocèse par les paroisses qui y sont assujéties, avec la mention de celles qui en sont exemptes, et pourquoi ; des lieux où elles doivent être payées ; de la quotité de chacune ; des mesures de capacité employées, suivant les endroits. Ce compte est rendu par G. de La Rue, archiprêtre de Cernès, spécialement chargé par l'archevêque David [de Montferrand] de dresser le présent état, et de recevoir les comptes généraux de l'année, à partir du 15 avril 1429. La fixation de la mesure, le lieu de délivrance, l'époque de la livraison des quartières dans chacun des archiprêtrés, sont ramenés à la transaction de 1256 passée entre les chapelains et l'archevêque Géraud [de Malemort], sous la mairie d'Arnaud-Guillaume Eymeric, maire de Bordeaux ; c'est l'escarte de Bordeaux [trois hectolitres et demi] qui redevient pendant quelque temps la mesure-type. - Quartières de l'archiprêtré de Lesparre : elles sont rendables au terme de la Toussaint en deux jours, l'un au port de Castillon, l'autre à celui de Pauillac. Il y a dans cet archiprêtré trente-cinq églises qui acquittent les quartières, et cinq qui ne les rendent pas : Soulac, Verteuil, Notre-Dame de Castillon, Lesparre et Secondignac ; cependant pour les trois dernières on dit qu'elles ont été des chapelles paroissiales. - Les quartiéres de l'archiprêtré de Moulis, en vertu de la même composition de 1256, sont rendables à Bordeaux, dans la tour du palais de l'archevêché, au terme de la Saint-André. Il y a dans cet archiprêtré vingt-deux églises qui paient les quartières et quatre : Macau, Salaunes, Saint-Aubin et Le Taillan, qui ne les paient pas. Cependant on dit que Salaunes et Saint-Aubin furent autrefois des chapelles de Saint-Médard en Jalès. Dans le pays de Buch il y a trente-quatre églises qui paient les quartières ; les églises de Comprian, Sainte-Marie de Mimisan et Sainte-Eulalie ne donnent rien (f° 281). - Dans l'archiprêtré de Cernès, appelé Pagus, il y a trente-huit églises qui paient les quartières ; il y en a six qui ne donnent rien : SaintJean de Villagrain, Cabanac, Saint-Selve, dont les dîmes appartiennent à Saint-André de Bordeaux, Saint-Georges-de-l'Isle à Sainte-Croix, Martillac au sacriste de Saint-André de Bordeaux, et Saint-Martin de Castres à la chantrerie ; toutes les quartières de cet archiprêtré sont rendables aux ports de Podensac et de Portets en deux jours fixés, sinon portables aux frais des chapelains, à Bordeaux dans le palais archiépiscopal. - Les quartières de l'archiprêtré de Benauges sont mesurées à la mesure qu'on appelle la grande conque, laquelle se trouve dans le palais archiépiscopal et qui vaut une escarte, ou deux mesures. Trente-huit églises de cet archiprêtré paient, et sept ne paient pas les quartières comme appartenant aux moines de Saint-Macaire ou aux abbayes de La Sauve et de Sainte-Croix de Bordeaux. Le port de Rions est le point de concentration des grains exigibles. - Mention de l'église de Saint-Martin de Semens, « que dicitur Talhas ». - Quartières de l'archiprêtré d'Entre-deux-Mers ; il est divisé par le ruisseau du Lubert ou « Ubert » en deux parties, dont vingt-huit églises doivent porter leurs quartières au château de Lormont, et l'autre partie, formée de dix-huit églises, rend ses quartières à l'archevêque dans celle de Saint-Pierre de La Sauve où se trouvent deux mesures en pierre destinées à mesurer les grains. - Les quartières de l'Entre-Dordogne sont payées par quarante-cinq églises, celles de Fronsac et de Villegouge non comprises, comme étant de la mense des abbayes de Blaye et de Guîtres ; - celles de l'archiprêtré de Bourg sont acquittées par trente-deux églises et non servies par six. - L'archiprêtré de Blaye (incomplet) énonce vingt et une églises devant les quartières ; celles de Brau et de Saint-Cyr-la-Lande sont portées comme abandonnées (f° 295). [Voir sur les quartières les articles G. 217 à 224 et G. 236 à 239.] Recettes des droits de ventes et arrière-ventes de l'année 1429 (f° 309). - La nouvelle de la mort de l'archevêque au pays d'Angleterre arrive à Bordeaux le 3 août 1430. - Recettes des arrérages des cens dus sur les maisons de la ville.
VIII. Comptes de 1459 (f° 315 à 471). - Ces comptes sont en français. Ils commencent par une liste informe des quartières. - Recettes des cens de la ville, mentionnant : Arnaud Buhan ; une maison dans la grande rue des Aires, joignant celle de feu J. Colomb, dont le maire de Bordeaux acquitte le cens, qui est de quatre deniers ; - en la grande paroisse Sainte-Eulalie joignant la rue de Lalande, messires P. Andron, H. de La Brie, Gaillard de Lalande, Hélie Ros ; Gaillarde de La Rue ; - en la paroisse Saint-Pierre, dans la rue Obscure qui va de la rue du Puits d'Ailhan vers la maison du seigneur de Lalande ; - vignes dans la rue Tronqueyre ; - vignes à Cenon, joignant le port de Traject, J. de Francs, chevalier, pour la vigne qu'il a en Queyrie ; - au marché de Bordeaux : Nolin Rore « pour une table en laquelle se vend le menu bestail, c'est assavoir des chevreaux et aigneaux ; » - J. de La Mote, seigneur de Cambes ; - des hommes de Saint-Maurillon, en l'archiprêtré de Sernaiz, pour ung devoir appelé Captennium, qui donnent deux sols par cap chascun an le jour de saint André, ainsi que appert par le livre du petit rôle, dont ne s'en fait point pour le présent de recepte jusques ad ce qu'on aye esté sur le lieu » (f° 349). « Les hommes de Pouyon et Lobezin en la paroisse de Preignac, et aussy de Sauternes, pour ung droit appelé Captennium, qui doivent par an vingt deniers par cap au jorn S. André... et semblablement les hommes de Barsac qui doivent par cap douze-deniers. » [Quatre deniers morlanes valent cinq deniers sterlings] (f° 353) ; - les propriétés et maisons de l'hôpital Saint-André dans la paroisse Saint-Paul ; - Mgr l'archevêque Maditensis pour plusieurs maisons où est le collège, à côté de l'église Saint-Paul, habitées ou possédées par messires J. Jaussen, Bernard de La Naude, Guillaume Bec et Pierre Barlant (Pey Berland) ; - les hoirs de Jacques de Vignolles, dans la rue de Mimizan ; - dans le diocèse de Saintes, le prieur d'Hiersac. - Les hommes de Talais, l'hôpital Saint-Antoine de la Palomière ; - Marie Forton, « à cause de six livres tournoises qu'elle vendit à feu de bonne mémoire messire Pierre Barlant dernier arcevesque de Bordeaux sur la maison qu'elle possède dans la rue des Ayres » (f° 360). - Cens de Lormont, avec les noms des rues de ce bourg (f° 367). - Recettes des pensions dues à l'archevêque par les vicaires perpétuels des églises annexées à sa mense et dignité archiépiscopale : Yvrac, Quinsac d'Ambarès, Lormont, Lesparre, Mortagne et Rions. - Recettes de certaines autres églises annexées à la mense, lesquelles « se baillent aucune fois à acense et autrefois » se lèvent [directement] en la main de l'archevêque » : Soulac, Saint-Cybran, prieurés appartenant à l'archevêque, le premier pour moitié, le second pour le tout (f° 385). - Recettes des dîmes, agrières et quartières ; elles sont acensées dans trente-sept paroisses (f° 387) ; - du revenu des châtellenies de Belvès, Bigarroque, Couze et Millac, et « des hommes non nobles qui do vent « commun » à mondit seigneur en sesdites terres. Et est assavoir que enfant masle au dessus de douze ans doibt comme son père » (f° 389) ; - du revenu des châtellenies de Montravel et de La Mote Saint-Paixent, composé de la prévôté, et du fournage, bladage et sivadage, péage, forestage, carnelage, herbage et glandage, formant deux cent trente livres tournois. Il n'y a plus de deniers sterlings (f° 390). - Recettes du péage et terre de Cauderot : « et est assavoir que les revenus de ladite terre n'ont pas été perçus parce que Monseigneur a donné les fruits de revenu à Madame la mareschalle de Xainctrailles jusques à cinq ans qui finiront à Pâques 1461. » [C'est donc à Pâques 1456, époque de la conquête du pays par les Français, que ce contrat avait été passé. C'est une imposition de guerre] ; - du revenu des châtellenies de Coutures et de Loutranges : rien touché de Loutrange, car Mgr d'Albret occupait tout » (f° 391) ; - des sommes assignées à l'archevêque sur le trésor du roi de France, quarante livres sur le receveur de La Rochelle ; mais les agents français lui contestent le revenu de la petite coutume de Bordeaux, de celle de Bourg et de Pierrefitte, et de son droit sur la monnaie ; - des cens sur les dîmes de la sénéchaussée, exprimés en monnaie bordelaise. - Dépenses du même compte ; l'écu d'or est de une livre sept sous tournois. - L'archevêque est à Saint-Pourçain allant à la cour de France, le 12 décembre 1459 (f° 401). - Payé en son absence les frais de voyage de son procureur au pays de Périgord, qui était venu le 1er février de la même année, avec plusieurs gentilshommes du pays, amener prisonnier Arnaud de Bonaredon pour certain cas par lui perpétré. - Dépenses intérieures de l'hôtel : journée de taille de vigne, homme deux sols trois deniers tournois ; de laboureur quatre sols ; de faucheur trois sols neuf deniers ; de vendangeur deux sols ; de tonnelier six sols tournois ; journée de femme pour sarmenter la vigne, quinze deniers tournois ; - frais de plantation de raisins muscadet et barbeau. « Item, la sepmaine commançant le lundi 17 e jour de Septambre, pour sept journées de vendangeurs, à vendanger le jardin de l'hostel, au pris de deux sols tournois par jour ; pour ce, payé XIIII sols tournois24 » (f° 409). - [Cinquante ardits font cent cinquante deniers tournois et une fraction (f° 411). - Ailleurs (f° 418) l'ardit est de trois deniers et une fraction.] - Le dimanche 25 novembre 1459, départ de Bordeaux, par ordre des vicaires généraux, à trois personnes et quatre chevaux : dîner à Lormont, passage à Cubzac et souper à Saint-André. - Le lundi 26 novembre, dîner à Montendre, souper à Archiac ; le mardi, dîner à Archiac et souper à Aulnay ; le mercredi, dîner à Melle et souper à Chenay ; le jeudi, dîner à Coulombiers et souper à Poitiers, où ils demeurent jusqu'au ler décembre ; ce jour, souper à Chauvigny, pensant aller à la Cour ; Me Jacques vint les chercher pour les ramener à Poitiers. - Achat d'une malle pour mettre le pourpoint en peau de chamois de l'archevêque. - Le 3 décembre, Me Alexandre et le receveur Guillaume Larue partent de Poitiers par ordre du seigneur archevêque, pour aller jusqu'au bourg de Dreux, et séjour jusqu'au 8 décembre, fête de la Conception. - Le 8 décembre, n'ayant aucune nouvelle de l'archevêque, ils partent pour Saint-Pourçain, souper à Châteaumeillant ; dîner à Espineuil le 9 décembre et souper à Cosne. - Le 10 décembre, dîner à Montet. - Le jeudi 13 décembre, Monseigneur partit de Saint-Pourçain ; le même jour, Guillaume de Larue part de Saint-Pourçain et va à Tours. Demeuré un jour et demi à Tours et allé à la Cour pour les affaires dudit seigneur archevêque. Après y être resté trois jours et demi, comme la chancellerie ne fonctionnait pas, parti pour La Rochelle afin d'y recevoir quatre-vingts livres tournois [formant deux années de la pension donnée par le Roi à l'archevêque de Bordeaux sur les recettes de l'Aunis], et y demeuré trois jours en attendant le paiement. Puis reparti pour Bordeaux et arrivé à Blaye le 1er janvier. - Le 6 mars, départ de Guillaume de Larue et autres pour Chinon vers l'archevêque ; le mardi 11 mars, celui-ci arriva à Bordeaux (f° 423). - Autres mises et dépenses pour l'exécution d'une feilletière (sorcière) de Saint-Cybran (f° 425). - Le 1er juin, on apprit que Pompadour envoyait un grand nombre de gens d'armes pour s'emparer par trahison du prieuré de Saint-Cybran ; on convint alors d'envoyer un certain nombre de gardes pour la sûreté de ce lieu (f° 428). Le lundi 4 juin, le seigneur de Coulonges et autres alliés dudit Pompadour entrèrent subrepticement dans Saint-Cybran ; et sur l'avis reçu qu'ils avaient l'intention de se livrer au pillage avant de partir, Guillaume de Larue fit ramasser tout le pain de la ville. - Payé au charpentier pour avoir fait devant la porte du prieuré un boulevart, avoir refait les guérites, etc. - Le dimanche 8 juillet, les gens de Mgr Darzent arrivèrent à Saint-Cybran dont on leur livra la possession (f° 429). - Le vendredi 20 juillet, les gens de Mgr Darzent envoyèrent vers Guillaume de Larue un homme pour lui dire de diriger sur Saint-Cybran, et à toute diligence, des arbalétriers, parce qu'ils ne se sentaient pas assez forts. Le samedi 21 juillet, le seigneur de Corgnac, le seigneur de Serval et autres vinrent à Saint-Cybran pendant que nos adversaires y étaient encore. - L'archevêque arriva à Bordeaux en mai 1460 (f° 436). - Vins de l'archevêché logés au jeu de Paume. - Maison du collège Saint-Gabriel autour duquel sont les écoles, ainsi que l'hôtel Pey Berland (f° 437). - Maisons à l'entrée de la rue de Bassens abattues pour la construction du château du Hâ (f° 439). - Prieuré de Saint-Ladre (Saint-Lazare) à Bourg, maintenant détruit (f° 442). - Plusieurs paroisses en ruines n'ont pas payé les cens. En Cerns, chaque escarte vaut trois boisseaux bordelais. - Les quartières de Saint-Romain de Budos ne furent pas payées parce que le seigneur de La Mote, qui a la dîme, refusa de payer et pour cela fut excommunié (f° 449). - En Benauges, les deux grandes mesures d'escarte ou de conque valent cinq boisseaux bordelais (f° 450). - Dans l'Entre-deux-Mers, chaque escarte vaut trois boisseaux bordelais, et s'il y a deux escartes et demie, elles valent huit boisseaux bordelais (f° 454). - Dans l'Entre-deux-Mers, au delà du Lubert, chaque pierre vaut un boisseau bordelais, l'un comble, l'autre ras (f° 456). - L'église Saint-Martin de Loupes est en ruines. - Dans l'Entre-Dordogne, chaque setier vaut six boisseaux bordelais, l'un comble et l'autre ras (f° 457). - En Fronsadais, chaque setier vaut huit boisseaux, l'un comble, l'autre ras (f° 460). - A Bourg, le quartail de froment vaut huit boisseaux, l'un comble et l'autre ras. Nombreuses églises détruites : Gauriac, Camillac, Cézac, Civrac, Mazion, etc. (f° 461). - Dans l'archiprêtré de Blaye, il faut deux boisseaux, l'un comble et l'autre ras, pour faire un boisseau bordelais (f° 462).
(Registre.) - In-4°, latin et français ; 471 feuillets, papier. Reliure du XVIIe siècle. Filigranes des XIVe et XVe.1389-1459
G 241
Comptes de l'Archevêché de Bordeaux. Ce registre contient : I. Comptes de l'année 1400 (f°s 1 à 85). - II. Comptes de l'année 1410 (f°s 85 à 132). - III. Comptes de l'année 1430, le siège vacant (f°s 133 à 155). - IV. Comptes des années 1432 (f°s 156 à 213), et 1434 (f°s 257 à 263). - V. Fragments de comptes des années 1383 à 1393 (f°s 214 à 243). - VI. Fragment d'une taxe des bénéfices sur le diocèse de Poitiers (f°s 243 à 256). - VII. Compte des oblations faites au tombeau de Pey-Berland en 1478 (f°s 264 à 272). - VIII. Compte rendu par les exécuteurs testamentaires du chanoine A. de Rival, en 1489 (f°s 274 à 291). - IX. Compte des années 1462, 1467 et 1476 avec de nombreuses lacunes (f°s 291 à 324). - X. Comptes de l'année 1543 et de l'année 1556 (f°s 325 à 409). - XI. Comptes des années 1563 et 1564 (f°s 410 à 496).
I. Comptes de l'année 1400 (f°s 1 à 83). - C'est un rôle général, alphabétique par noms de baptême, de tous les tenanciers de l'Archevêché qui doivent les cens de la ville et de la banlieue : Arnaud de Molarin, pour une maison en pierre dans la rue « deus Pinhadors, sivè Armadureys » ; - Almusia Nodet ; entre autres maisons qu'elle possède, il y en a une qu'elle loue à la dame Marie de Saint-Symphorien ; - Arnaud de Ruapeyros, bourgeois de Cadillac ; - Archambaud de Greyly, captal de Buch ; - Arnaud du Tastar, - de Gombaut, - du Frêne, - Rostan, - Forton, - de Roquers (f° 11) ; - Arnaud de Balsada, écuyer ; - Bertrande Andraud ; - B. de Feriard, notaire ; - B. Lecomte, pour une maison rue Pentenière ; - B. de Jalès, écuyer ; - B. d'Asta, chanoine de Saint-André ; B. de Bruciacalida, bachelier ès-lois, paroissien de Notre-Dame-de-la-Place (f° 53) ; - Fort Lano, parois sien d'Estampes (Saint-Jean de Stampis ), pour une maison dans la grande rue de Bègles ; - Fort Roger, pour une journée de vendangeur, estimée à douze deniers ; F. de Valle, notaire, pour une maison dans la rue qui va du carrefour de Fontjouin à la porte Dijeaux ; Flos de Bardos, épouse de Guill. le Mancip, pour une maison dans la rue de l'Ancienne-Église, en la paroisse Saint-Siméon (f° 24). - Gaillarde d'Artiguavapa, aliàs La Bona de Saint-Anthoni, paroissienne de Saint-Seurin-de-la-Tugeyre, pour le quart du moulin de Font-Obscure ; - Gentia d'Arriet pour le reste de ce moulin (f° 27). - Guillaume de Chambarlhac, notaire public, paroissien de Saint-Éloi de Bordeaux ; - G. Bonneau, docteur ès-lois, paroissien de Saint-Projet ; - Guillemette Caboy, femme de maître Hélie Lambert ; - G. Ays, de Fronsac, écuyer ; - G. de Villaveteri pour des vignes à la Mote-d'Ayre ; G. et Contor Lambert, paroissiens d'Eyzines ; - G. de Pujol, pour une vigne à Pessac, au lieu dit les Camps de Nanest (f° 33). - Guill. de Larroman, aliàs Moteu, de Lège en Buch : il doit trois sols pour son casau, et l'hommage lige, « et doit tenir feu vif » lui et ses héritiers ; - G. Medici, de Lège ; - G. Amanieu, aliàs Dauvergne ; - G. de Beaumon, notaire public ; - G. Guitard, paroissien de Sainte-Hélène-du-Bois, pour un bois qu'il tient dans cette paroisse à la Versanne Saint-André ; - G. Carle ; G. de Vignolles ; - Gaillard de Podio, prieur de Cayac, pour la dîme du moulin de Gradignan (f° 37). - Hélie Ramnulfe, pour une maison dans la rue de l'ancienne [ou de la Vieille-Église], paroisse Sainte-Colombe : voir f° 23. - Textor, chanoine de Saint-Seurin (f° 39). - Henri Boet, connétable de Bordeaux ; - H. Vigier, pentenerius (?) - J. Gibon, hospitalier de Saint-André, pour l'hôpital nouvellement construit (c'est celui de Vital-Carles) ; - J. Antoun, le jongleur ; - Isabelle de Saint-Symphorien, aliàs de Landiras, veuve du seigneur de Stratton, chevalier. - J. de Mareuil, notaire ; - J. Argui (f° 49). - Jean Colomb du Mirail (f° 51). - Iseult de Guiraudon, femme de maître Arnaud Medici (ou le Metge) ; - J. de Fargues, pour un pré à Cadaujac, au lieu des Grands-Arcins (apud Magnos Arssinxs) ; - J. Leblanc, ou Albi, notaire (f° 55). - Jeanne de Senegat, femme de Me Jean de Cartet, médecin ; - Mabile Colomb ; - Marie de Saint-Symphorien, aliàs de Landiras, femme du seigneur de La Lande (f° 61). - Marquèse Berland, femme de P. Vigier, de Beautiran ; - P. de Bosco, évêque de Dax ; - P. de Boscal, pour une maison dans laquelle est une voûte sarrasine, située paroisse Saint-Paul, dans la rue du Puy-de-Malemort ; - Pétrone Arrabit, habitante d'Eyzines ; - P. du Casse, pour une maison de pierre dans la rue Maucaillou, où se trouve une grande voûte (f° 74). - Ramond Coronel ; - Richard Withelstra, anglais, et Jeanne de Hainaut, sa femme (f° 76). - Mention de l'île de Malhorgues ; - P. de Veluire (f° 81). - Étienne de La Canau, homme questal, etc... Les noms d'hommes les plus fréquents sont : Arnaud, Bernard et Guillaume ; parmi les noms de femmes, on peut remarquer ceux d'Alpaïde, Alays, Assalhide, Argantia, Aude, Contor, Hélione, Mabile et Marquèse. - [Voir G. 240, f°s 81 et suivants.]
II. Comptes de l'année 1410 (f°s 85 à 132). - Reddition des comptes de l'archevêché pour l'année écoulée du 11 juin 1410 au 11 juin 1411, sous l'épiscopat de François II, Hugocionio, cardinal-prêtre de l'Église romaine, du titre des Quatre Saints couronnés, et archevêque de Bordeaux, par Pierre Textor, receveur général et administrateur du diocèse. - Recettes des cens (f°s 85 à 94). - Recettes du grand rôle (f°s 95 à 98) ; ce sont les dîmes inféodées. - Recettes des legs de l'année (f°s 99 à 101) : Arnaud de La Roche, prêtre ; Gui de Laforest, demeurant chez la dame Mabile de Colomb ; Hélie Textor, chanoine de Saint-Seurin ; P. Fouchier, prêtre ; P. Reynaud, curé de Lugon ; R. de Maucour, prêtre ; Hélie Dupuch, etc. - Recettes des quartières (f°s 103 à 111) : Saint-Estèphe s'appelle encore Saint-Estèphe de Calones ; les paroisses de Lilhan en Médoc, Lassatz, Sainte-Sportalie, Saint-Jean d'Estontes, Saint-Clément de Coma, dans l'archiprétré de Cernès, existent aussi comme paroisses ; pas de trace de la paroisse de La Brède, sous le nom de La Brède ; Haux, près de Langoiran, dans l'Entre-deux-Mers, s'appelle Fau. L'église de Lormont ne paie pas de quartières, étant propriété de l'archevêque, non plus que Gauriac et Bayon, qui font partie de la mense archiépiscopale. Les églises des paroisses de Laye, le Bois, Abzac, Savignac, La Gorse, Chamadelle, Saint-Sulpice, Coutras, la Double, l'Estelle, Porchères dans l'archiprêtré de Fronsac, sont abandonnées et désertes (f° 112). - Recettes des dîmes acensées et de la vente des blés (f° 114). - La dîme et l'agrière de Guitignan de Cussac en Médoc sont acensées pour soixante-deux guinées d'or à A. Maurin, les redevances des hommes questaux demeurant en dehors de ce compte. Dépenses du même compte, à dater de la Saint-Barnabe, 11 juin 1410. - Composition de la maison ecclésiastique : l'official avec deux clercs, le procureur avec un clerc, le receveur général avec deux, le scelleur avec un, et deux autres officiers. - Journée de maçon et de charpentier : cinq sols. - Journée de manoeuvre, huit sterlings, et de femme quatre sterlings ; pour épamprer les treilles, seize deniers. Le sterling est de vingt deniers. - Frais de la copie authentique faite devant l'official (f° 126) d'une bulle du pape Grégoire XI contenant la réduction de la taxe des bénéfices, pour être adressée à Rome en mars 1411 au cardinal-archevêque. - Frais de la dépense occasionnée par le repas du dimanche avant Noël 1410, jour où l'évêque de Périgueux fit les ordinations en l'absence et par délégation de l'archevêque. - Monitoires envoyés à Libourne contre ceux qui occupent l'église et diment sans droit, contre la volonté de l'archevêque ; - lettres exécutoires pour le même objet, contre les usurpations des dîmes de Saint-Germain-du-Puch ; autres lettres contre Bernard de Jalès. - Fixation, en présence des officiers de la ville de Bordeaux, des bornes de la sauveté de Lormont. On ne mentionne que le coût du voyage.
III. Comptes de l'année 1430, le siège vacant (f°s 133 à 155). - Ces comptes sont en gascon, et sont rendus par G. de La Rue, archiprêtre de Cernès, receveur général et commissaire nommé à l'administration des biens de l'archevêché, le siège vacant, en vertu d'une délibération du chapitre métropolitain en date du 3 août 1430. - Porté dès le lendemain, de la Sauvetat à la maison de l'official, « per pavor de mossen l'abat de Senta-Crotz, coma colletor de nostre senhor lo papa, » une douzaine de pipes de vin. - Envoyé une lettre au seigneur de Montferrand, le 11 août, de la part du doyen du chapitre. - Nota quod die XII mensis augusti fuit electus dominus Petrus Berlandi in archiepiscopum. - Il reçut ses provisions en novembre. - Gages de Pey de Paulin, capitaine de la Mote-Saint-Paixant. - Reliure des registres des cens et des quartières. - Dépenses faites sur le revenu de la « sivade », par vente de blé à mossen Pey Eyguet, à Mondot de Montferrand, à mossen Pey Berland, au doyen, à mossen Pey Maurin, au chapelain de l'évêque de Dax, au procureur du roi, au prix de quinze sols le boisseau, et à Raphaël pour les roussins de « mossen lo Dottor ».
IV. Comptes des années 1432 et 1434 (f°s 156 à 264), rendus par G. de La Rue à l'archevêque Pey Berland. - Ceux de 1432 sont, de la Saint-Augustin (28 août) jusqu'à la même date de l'année suivante, en latin jusqu'au folio 173, en gascon jusqu'au folio 187, et le reste en latin. - Les nouveaux noms qui se rencontrent dans les cens de la ville sont : Guillaume de Loupe ; - dame de Bourbon, femme de Jean de Jalès ; - Mabile des Monts, fille du notaire Géraud ;- maître Hélie Dalhayrac ; - J. Forton, orfèvre ; - Baudel, changeur ; - Trissan ; - Verdale ; - P. Arros ; - Menaud de Asta, docteur en décret ; - G. Espès, etc. On trouve dans le rôle des dîmes inféodées les confrères de la confrérie de Saint-Jean d'Estampas. - Dépenses de ce compte (f° 178) : « item per i pecia de crabotin que mossen lo ofliciau medisso que comparesi per escriere i letra a nostre senhor lo Papa. » - Mention de la fête de saint Pierre Cadègre (in vinculis ?) et de celle de sainte Quitterie. - Notes particulières du rendant compte qui se déclare incapable de suffire à son office de receveur depuis plus de deux ans qu'il le tient. - Cens du petit rôle de 1432 : Bernard de Garos, marchand ; - le maire de Bordeaux, pour une maison à côté de celle de J. Colomb, laquelle fut autrefois à Guillaume Aymeris ; - Escolan ; - J. Colomb, de la rue Saint-Jacques ; - J. Monadey ; - Gaudet, Gasteuil, de Mausse, de Perrières, notaires publics ; - Aymar et Pelegrin Pesset frères, pour la dîme d'Artigue-extremeyre, que Géraud, défunt archevêque de Bordeaux, avait achetée d'Ayquelin Furt ;- Isabelle, de Sainte-Colombe et le maire de Bordeaux, chacun pour moitié d'un emplacement, ou sou : « totum illud sou, seu casale, sive plateam, etc. » - Inventaire des documents représentant les titres de l'archevêché pour les cens des paroisses de Sainte-Colombe « qui sont dans le quatrième carton en entrant dans le chapitre, à gauche, » et de Sainte-Eulalie de Bordeaux, « qui sont au cinquième carton » (f°s 204 à 213) ; on voit cités les noms suivants : Gaillarde du Boys ; - Arn. de Botaric ; - J. de Vendôme ; - J. Furt ; - Isabelle de Combrailles ; - A. Peletan ; - Etienne de Quinquestone ; - Jamart ; - Thomas de Bulton ; - P. Taillefer ; - Hosten ; - Pierre Eyquem, celui-ci pour une maison au vieux puits du Hâ ; - Flos de Joe ; - G. de Primet ; - Pailhas, etc.
Comptes de 1434 (f°s 257 à 264), rendus à l'archevêque Pey Berland par P. et J. de Meyre, de novembre 1433 à novembre 1434, des différentes dépenses de l'archevêché concernant particulièrement le transport, le débarquement et l'embarquement des vins : deux barriques portées à l'hôtel du chanoine d'Angleterre (?) ; - « un barricot acheté pour mettre les agras que vous Monseigneur, devez transporter en Angleterre ; » - emballage de merlus expédiés par l'archevêque au cardinal de Foix, etc... - La journée de vigne, par homme, est de onze sterlings. Une main de papier en vaut sept.
V. Fragments de comptes des années 1383 à 1393 (f°s 214 à 343), intercalés entre les deux comptes précédents. - P. Embaut, official, en présence duquel sont données aux enchères les dîmes à acenser : d'Ivrac, à Arnaud Constantin, prêtre, pour trois guinées (guyanes) d'or et quinze sols ; - de Mélac, à J. André, de Floirac, pour huit guinées ; - de Quinsac, enchéries successivement à deux cent cinquante, deux cent soixante, deux cent soixante-cinq guinées par P. Galan, marchand, Arnaud du Bouscat, et J. Blanc, paroissien de Saint-Michel ; adjugées pour deux cent soixante-dix à une société formée d'un prêtre et de deux marchands. Les soumissions paraissent signées de deux témoins et de l'adjudicataire ; - de Lormont ; - de la chapelle de Montuzet, etc., etc. - Compte des arrérages de l'année 1383 (f° 218), rendu par P. de Valle, spécialement des cens de ville, dont la cote varie d'un sou à cinq. Il est fait cependant mention des arrérages dus et payés par la dame India de Beautiran, vingt livres ; - par P. de Germignan et ses associés, neuf livres ; - par la dame d'Arbanatz, pour la dîme de Portets, cinquante sols. [Ces papiers ont le filigrane du XIVe siècle : les deux cercles traversés d'un trait ; et les comptes qui suivent immédiatement (f°s 220 à 243), et qui paraissent être le relevé d'une taxe sur les bénéfices du diocèse, doivent être, tant par la forme de l'écriture que par le filigrane de la main gantée, attribués au XVe siècle. C'est ce qui peut servir à expliquer l'intercalation au milieu des comptes de l'archevêché de Bordeaux de l'article suivant, relatif à l'évêché de Poitiers, mais qui est aussi le relevé d'une taxe sur les bénéfices.]
VI Fragment d'une taxe des bénéfices sur le diocèse de Poitiers (f°s 243 à 256). - Il comprend les paroisses des archiprêtrés : de Rom, dix-huit ; - de Lusignan, vingt-cinq ; - de Melle, soixante-douze ; - de Sanxay, vingt-six ; - de Saint-Maixent, quarante-deux ; - d'Exoudun, vingt-huit ; - de Thouars, soixante-sept ; - de Partenay. cinquante-qualre ; - de Loudun, quarante-neuf ; - de Mirebeau, vingt-trois ; - de Châtellerault, quarante-cinq ; - de Mortemer, vingt-huit ; - de Saint-Pierre-de-l'Absie, aliàs Dissay ; - (archipresbyteratus Sedis), vingt-quatre ; - de Lussac, vingt-quatre ; - de Montmorillon, trente-six ; - de Faye-la-Vineuse, trente-deux ; - de Chauvigny, neuf ; - d'Angle, huit ; - de l'officialité de Niort, six ; - de la cité de Poitiers, vingt-quatre églises paroissiales.
VII. Compte des oblations présentées au tombeau de Pey Berland, en 1478 (f°s 264 à 272). - C'est l'écolâtre de la cathédrale, Hélie de La Ville, qui est chargé par le chapitre de recevoir les oblations en cire, en argent, en dons de diverse nature qui sont faites sur le tombeau du défunt archevêque Pey Berland, dont le total pour l'année est de deux cent quarante-quatre francs, six ardits ; il est réparti entre la fabrique Saint-André, les pauvres de l'ancien archevêque, les oeuvres de charité ; une part sert à l'établissement d'un tronc devant le tombeau, et aux frais du double anniversaire du défunt, le 19 janvier et le 20 mai, jour de la Saint-Urbain.
VIII.Compte rendu par les exécuteurs testamentaires du chanoine Arnaud de Rival, en 1489 (f°s 274 à 291). - Administration de sa succession, paiements, dons, legs et aumônes. - A Arnaud de Pontac, marchand, pour sept, aunes de drap noir à faire des robes de deuil à maître Bernard de Rival et à Raymond de l'Abbaye, oncle et cousin du testateur, ainsi qu'aux autres parents et serviteurs. Raymond reçoit, outre cent francs pour achever ses études, un livre appelé Henri Looyt, qui est dans le cabinet de travail, et un volume imprimé dont le titre n'est pas rapporté ; - à Jeannot de Crabey, paroissien de Cambes, pour l'indemniser de quelques dépenses faites au nom dé Guillaume, neveu du testateur, six francs, et à Georges de Rivière, maître des écoles de Cambes, pour l'enseignement donné à son neveu, un franc ; - à J. de Maisonneuve, clerc, vingt francs pour continuer ses études ; - à Bernard d'Amville, clerc étudiant très pauvre, cinq francs pour continuer ses études ; - à Bernard de Rival, curé de Blanquefort, oncle du testateur, cent francs en reconnaissance de l'éducation et des soins qu'il en avait reçus dans sa jeunesse ; - à Antoine d'Amville, étudiant en droit civil, trente francs pour qu'il puisse continuer son cours, et un ouvrage de maître Saliceti, super codice, en quatre volumes ; - pour l'acquittement d'un voeu à Notre-Dame de Montserrat et du Puy, quarante francs à celui qui fera le voyage, et pour un autre voeu à Notre-Dame de Créon, un franc et un cierge de quatre livres ; - à maître Bernard de Lanture, procureur du collège Saint-Raymond de Toulouse, où le défunt avait été élevé, cinquante francs ; - à la fabrique de Saint-Martin de Cambes, trente francs pour avoir un calice ; - legs divers aux hôpitaux Saint-André, Saint-Seurin, Saint-Esprit, Puchmoton, Saint-Jacques, Sainte-Croix, Bouglon, du Carmel et aux couvents des Dominicains, des Carmes, des Franciscains, des Augustins, des Augustines et des soeurs Menudes ; - à Bertrand du Meystre, en dédommagement d'un certain dommage que le défunt lui avait causé dans sa jeunesse, quatre francs ; - aux chapitres et aux fabriques Saint-André et Saint-Seurin, à chacun deux cent cinquante francs, et aux fabriques, quarante francs à chacune ; - au procureur du cardinal nommé pour lever la taxe des subsides dus par les bénéfices du diocèse, à raison de l'élévation au cardinalat de l'archevêque de Bordeaux : le testateur paie six francs, en qualité de curé de Cambes ; - à maître de Tindo, chanoine de Saint-André, une certaine somme représentant la valeur d'un livre prêté par lui au défunt, lequel ne s'est pas retrouvé dans sa bibliothèque ; - à la famille, quatre cents francs en divers dons et legs ; - à quatre jeunes filles pour se marier, vingt francs. - Dépenses de la fonte d'une cloche que les exécuteurs testamentaires ont fait faire à maître Michel Lemasson, fondeur ; fourni soixante-deux quintaux de métal, dont dix de cuivre blanc roset, et deux d'étain ; façon du fondeur, cent soixante francs : en tout : douze cents francs.
IX. Comptes de 1462-1464, jusqu'à 1476, avec de nombreuses lacunes (f°s 291 à 324). Noms des nouveaux acquéreurs, ou tenanciers des maisons de Bordeaux qui doivent les cens à l'archevêché : Bertrand le Piochel, B. de Lescotiére, J. de La Salle, le notaire A. de Rouen, etc..., et des habitants de Bordeaux, parmi lesquels J. Rostan, Fortin, Bec, Monadey, de Sainte-Colombe, G. de Lestona, J. Verdalle, B. de la Gourgue, de Saint-Médard, J. de Caupène, P. de Tartas, etc. - Confrontations et dépendances de l'hôpital Saint-André (f°s 295 et 296). - L'archevêque tient et possède (f° 297). trois grandes maisons et tout l'emplacement derrière l'église Saint-Paul, qui sont trois fiefs ayant appartenu à feu Raymond de Cussac ; les maisons contiguës à l'église sont aux prêtres J. Jaussen, Bernard de La Naude, G. Vet, et à Pierre Berland, habitant d'Avensan en Médoc, et à un autre Berland, habitant de Mérignac ; tous les deux parents et héritiers de l'archevêque ; leur maison touche à la Devize. - Mention (f° 315) du château neuf du Hâ.
X. Comptes des années 1543 et 1556 (f°s 325 à 409). - Comptes de 1556. - Registre des cens de la ville : Sereine de Verteuil ; - Étienne de M aisonneuve ; - le conseiller de Pontac ; - de Guérin ; - Gauffreteau, tous les trois, rue Sainte-Eulalie. - Maître Jacques Raoul, juge de la Rigueur ; - Louis de Pontac, secrétaire du Roi, doit, au lieu de noble Arnaud de Pontac, son père, pour la maison du Petit-Cahernan, qui « souloit » être de Jean de Bonnegarde, cinq sols tournois ; et Monsieur Me J. de Pontac pour l'autre maison attenante, le même prix de cinq sols tournois. - Hanric Mousset, lieutenant du capitaine du guet, demeurant devant les Carmes, au lieu de Marie Cochery, pour la maison qui fait le canton du Cahernan, et « souloit estre hospital au temps passé. » Cens et rentes de 1543. - Demoiselle Marguerite (f° 327) de La Rochechaudry, veuve de Jean de Rostaing ; Louis et Ramond de Rostaing ; - les héritiers de feu P. Guilloche ; - Monsieur Me Gaillard du Mung, conseiller du Roi, au lieu de Me Guillaume de Bordeaux, lui-même au lieu de noble homme Pierre de Bordeaux, son père, trois sols six deniers tournois ; - Jean de Bordeaux, seigneur de Livran ; - Me Antoine Pagan, prieur du collège Saint-Raphaël ; - Monsieur Me« De Quercie, » conseiller en Parlement ; - M. de Rubran, procureur audit Parlement ; - M. Dominge, conseiller au Parlement, au lieu (et emplacement d'habitation) de Me Guillaume de Bordeaux ; - M. le greffier Pontac (f° 335) ; - les héritiers Piochel ; - Marguerite de Pichon ; - J. Toudouet, curé de Saint-Paul ; - le prieur de Saint-Raphaël, au lieu de J. Gayral, prêtre, pour une maison qu'il tenait de J. Constantin, prêtre de Bordeaux ; - J. de Jehan ; - F. Lespiault ; - Mancaut, conseiller du Roi ; - Pey Eyquem, aliàs Taudin ; - Clinet de Chaumont, sieur de Labatut, conseiller du Roi (f° 343). - Monsieur Me Jean de Pontac, notaire et secrétaire du Roi, et greffier du Parlement ; - J. de Ferron, Duchalard, de Monsnier, conseillers au Parlement. - J. d'Ybarolla ; - en la paroisse Saint-Seurin, devant l'église Saint-Germain, et près du portail, Béraud, avocat en Parlement ; - Gay, conseiller au Parlement ; - Marguerite de Setze (f° 369) ; - J. de Martin ; - Me Geoffroy de Balzac ; - Olivier Crébit, chapelain, doit « cinq escults vieux du coing du roy Phelipes de France » ; - J. Belcier, fils de M. le bayly de Bergerac ; - J. Duhalde, marchand ; - la présidente Carie, fille et héritière de feu Baudinot Constantin ; - les héritiers de feu Arnaud Miqueu ; - Martin de Losa ; - J. de Bèze, aliàs l'aventurier ; - G. de Brach ; - Poton de Ségur, seigneur de Francs ; - Me Joseph de La Chassagne, procureur du Roi en Parlement ; - Richard Pichon, marchand de Sainte-Colombe ; - Jeanne Duforn, femme de Grimond Eyquem ; - dame Jacquette Audron de Lansac ; - J. de Ferrand, seigneur de Livran ; - Me Peyrot Gaufreteau, avocat en Parlement, et M. Gaufreteau, chanoine de Saint-Seurin.
XI. Comptes de 1563 et de 1564 (f°s 410 à 496). - Recettes des agrières, dîmes et cens de l'archevêché, sous l'épiscopat de Mgr le cardinal Du Bellay. - J. de Lespiaut ; - B. de Campet ; - J. Houel ; - Nicolas de Blaignan, seigneur de Monadey ; - Marie de Bordeaux, damoiselle ; - Valérie de Baleste (f° 429). - Dame Marguerite de La Rochechaudry, veuve de J. de Rostaing ; la régente (directrice d'école), tient d'elle en sous-location une maison ; - les héritiers de feu P. Guilloche ; - les Pontac ; - le sieur de Malus ; - Lestonnac ; - P. Colomb, procureur en Parlement ; - Vincent de Yver ; Pélegrin d'Arragon ; - G. Greyly d'Arsac, chevalier, pour son fief de Queyries ; - G. de Brach ; - J. de Pontcastel ; - Gaufreteau ; - Dupuis, etc.
(Registre.) - In-4°, relié ; papier ; latin, gascon et français, 496 feuillets. Les filigranes sont de la fin du XIVe, du XVe et du XVIe siècle. Au feuillet 243 jusqu'au 256 se trouve intercalé un cahier provenant de l'évêché de Poitiers, dont le filigrane est le lion couronné et toisonné. - Reliure du XVIIe siècle, comme les registres précédents.1383-1564
G 242
Comptes des recettes et dépenses de l'Archevêché. Ce registre comprend : I. Agrières dîmes et cens de 1537 à 1545 (f°s 1 à 61). - II. Cens et rentes de Bordeaux de 1560 à 1564 (f°s 62 à 605). - III Agrières de Lormont en 1577 (f°s 603 à 660). - IV. Comptes généraux de 1580 à 1588 (f°s 663 à 770). - V. Agrières de Lormonl en 1590 (f°s 772 à 776).
I. Agrières, dîmes et cens de 1537 à 1545. - Elles sont exprimées par les redevances au quint, au septain du vin collat ; quelques tenanciers doivent « le questau ». Mention de la fontaine de Trompette, à Pissebouc. La rue des Caperans est formée presque en totalité des fiefs des chapellenies (f° 12). Doivent les cens et dîmes : J. de Marsis, avocat en Parlement ; - Jacquette Constantin, damoiselle ; - Arnaud de Saugues ; - Catherine de Vivier, veuve de B. Duprat, dit le questau ; - J. Militis (f° 31). - Dépenses de la récolte des dîmes, et du foulage et pressage des vins (f° 30). - Redevances de 1544 : l'hôpital et les condonati de Saint-André ; - le prieur de Saint-Raphaël, pour le grand jardin qu'il tient devant le collège, et pour la maison ayant appartenu à messire J. Gayral, et auparavant au prêtre J. Constantin ; - J. Leber, chanoine de Bazas (f° 37) ; - presque toute la paroisse Saint-Paul, et particulièrement la rue de Mimizan, est tenue par des chanoines, bénéficiers ou chapelains. - Dans la paroisse Saint-Christoly, maître de Moncault, conseiller du Roi ; - Clinet de Chaumont, sieur de Labatut (f° 39) ; - J. Pontac ; - J. Bobusson, recteur (curé) de Cantois ; - Me Guy Banier, avocat. - Dans la paroisse Saint-Seurin, René de Rostaing, sieur de Ferrade (f° 44) ; - Étienne Gaufreteau ; - Monsieur Me Le Guay, conseiller du Roi en sa cour, à Paris (f° 49, v°) ; - Me Nicolas Bouhier, tiers président, etc.... - Cens divers : à Campeyraud, aliàs Saint-Laurent, le seigneur Jehan Duhalde, marchand (f° 54, v°) ; - la présidente Carle ; - Monsieur Me Nicolas de Bidel ; - le seigneur P. de Bèze. aliàs « l'Adventurier » ; - le seigneur Jean de Pontcastel, marchand ; - J. de Jehan, dit le Catalan ; - Me de La Chassagne, abbé de Bourg ; - Jeanne de Guilloche, veuve de Mangon de Larripau, marchand de Sainte-Colombe ; - Me P. Leberon, syndic de l'hôpital Saint-André (f° 61) ; - Me Guillaume Gaufreteau, avocat en Parlement, habitant sur les fossés des Tanneurs.
II. Cens et rentes de Bordeaux de 1560 à 1572. - S'en suivent les cens et rentes dus à très révérend père en Dieu, Monseigneur l'archevesque de Bourdeaulx. » Ce sont les mêmes noms de tenanciers que ceux du registre précédent G. 240, plus les suivants : N. de Sales ; - Me Pierre Mainard de Bordeaux, nis de noble homme P. de Bordeaux ; - J. de Bordeaux, écuyer, seigneur de Livran ; - Arnaud de Lestonnac ; - Richard Pichon ; - Raymond de Hardène ; - Me Étienne Rondier, prêtre ; - Me P. de Quercu, dit de Jaulne, conseiller à la cour ; - L'Aventurier de Saint-Seurin ; - le sire Jean de Condières (f° 71) ; - Thomas Carte (f° 81) demeurant sur les fossés des Tanneurs ; - Hilaire de Magny, maître boulanger ; - les Dames Recluses (86) ; - messire Germain Ducourneau, procureur « des Ames Saint-André », au lieu de Me J. Belcier, fils de M. le bailli de Bergerac (f° 91) ; - Messire Pélegrin d'Aragon, prêtre ; - les gens de Guitinhan doivent leur prévôté au lieu de leur dîme (f° 106) ; - Monsieur Me J. de La Randonette, trésorier de l'archevêché, pour la dîme de Guillos et du prieuré de Courgas ; - Monsieur Me Jacques de Pontac, prieur de Belin, pour les dîmes de Salles et de Mios ; - Me Goulard de Fite, prieur de La Rame, près Langon, diocèse de Bazas, pour la dîme qu'il prend en la paroisse de Léojats, et du Got [Villandrault] au diocèse de Bordeaux ; - le chapelain de Saint-Pierre de Lussac, annexe de l'abbaye de Faïze ; - Marguerite de Loupe Gaufretelle ; - Me de Feydieu, conseiller au présidial, au lieu de « la régente » qui tenait ce bien de la dame de La Roche Chaudry (f° 118) ; - les héritiers de feu J. de Gères, pour ceux de feu P. Guilloche ; - la dame de Salles, au lieu de la famille de Pontac ; - Bran, procureur en Parlement, pour une maison de la rue Mimizan acquise par lui de la fabrique de l'église Saint-Paul, en échange de remplacement du cimetière Saint-Paul (f° 126) ; - une religieuse de Sainte-Claire, pour la moitié d'une maison dans la rue de Malemort ; l'Aventurier de Saint-Seurin l'a achetée pour deux cents francs bordelais ; - Marie de Chaumont, damoiselle, femme de B. Arnoul, conseiller du Roi, au lieu de Joachim de Chaumont, seigneur de Labatut ; - Marie Forthon, rue des Ayres, pour une rente de six livres mise sur sa maison par feu Pey Berland, archevêque [au nom du collège Saint-Raphaël] ; - Dame Marie Bourtube, veuve de Me Nicolas de Boyer, conseiller du Roi et tiers président au Parlement ; - Mention de l'église Saint-Germain, dans la paroisse Saint-Seurin (f° 141) ; - les religieuses de l'Ave Maria ; - Marie de Noailhes, tutrice de J. de Lamotte ; - R. de Pichon, marchand de Sainte-Colombe ; - Jeanne Dufour, femme de J. Grimon Eyquem (f° 186) ; - la présidente Brignon (f° 194). - Agrières et dimes des vins en 1560 (f°s 202 à 218) : à la fin du cahier se trouve la pièce suivante d'Anacréon [de la traduction d'Henri Estienne, qui venait de paraître en 1554. Note de M. Dezeimeris].
Foecunda terra potat,
Hanc arboresque potant ;
Et potat oequor auras
Phoebusque potat oequor,
Ipsumque Luna Phoebum.
Quid ergo vos, sodales,
Potare me vetatis ?
Agrières et dîmes des vins en 1561 (f° 219). - P. Ducarpe : - Me Jérémie Mosès ; - « La vigne du pape Clément a esté vendangée le 12 septembre, et entré ledit jour dans la ville par permission de MM. les jurats et n'avons fet que douze barriques, où le vigneron a eu la moitié (f° 230) ; » - J. de Villac, dit Monsieur de Bordeaux : c'était le bourreau de la ville ; - Pelegrin d'Aragon, appelé Peregrin du Dragon, etc. - Cens de l'année 1563 et comptes des vignes : vendange de la vigne du pape Clément (f° 282). Vendange de cette vigne en 1563 ; il y a eu en tout, vingt barriques (f° 305) ; - Vendange de la même vigne, le 8 septembre 1566 ; vingt-quatre barriques (f° 347) ; - vendange de 1567, vingt-quatre barriques (f° 401) ; - L. Dutour, visiteur de la rivière ; - Étienne Bernard, maître cordonnier ; - Me André de Beauclerc, armurier (f° 367) ; - Bouard ; - P. de Soley, parcheminier ; - Jeanne Eyquem, femme d'Eymery Chevalier, clerc de feu le président Fauguerolles. - « La vigne du pape Clément, en deux pièces, dont l'une est près le moulin à vent, contenant douze journaux à boeufs : ledit J. du Taudin la fait à moitié ; Monseigneur paie le carrasson chescun an, et ledit du Taudin est tenu la faire vendanger, et porter la vendange, à ses dépens, à Bordeaux : il lui est baillé cent cinq sols pour chescun an. Il y a eu la présente année vingt barriques, et une pour l'ouillage, dont le vigneron prend la moitié du tout » (f° 426). - Agrières et dimes de vins de 1570 à 1574 : Alison Saige, femme de G. Hustin ; - la vigne du pape Clément (f°s 452 et 503), elle a donné huit barriques en 1572 ; en 1573, vendangée le 23 septembre, elle a donné dix barriques en tout (f° 530) ; en 1574, vendangée le 20 septembre, elle donne en tout dix barriques. - Mention de la tour de Andrato, aliàs Saint-Georges, aux Chartrons ; - P. Lescot (f° 535), au lieu de Macé Congé, au lieu de Me André de Beauclaire, armurier, mari de B. de Luce, demeurant dans la rue Sainte-Catherine ; - Jacques de Makanan, seigneur de la Salle de Bruges ; - MeJ. de Poyferré, procureur en Parlement ; - Me Sauvat ; - Me Simon de Malcran, prieur du collège Saint-Raphaël ; - Me Philiparie, auditeur de Mgr l'archevêque ; - les héritiers Clinet de Chaumont ; - le prieur d'Yersac, diocèse de Saintes (f° 576) ; - Monsieur Me Jean Rousseau, docteur en médecine ; - Me de Gaufreteau, conseiller en la cour ; - Madame la sénéchale, pour les vignes qu'elle tient près le portail Saint-Germain ; Mlle de Vergoing ; - Marie de Loupes (f°605).
III. Agrières de Lormont en 1577. - [Voir plus haut (f°s 197 à 219), un cahier des agrières de Lormont, intercalé.] - C'est le nombre des agrières appartenant au seigneur archevêque ; en sa paroisse de Lormont, Entre-deux-Mers, commençant le jour de la Saint-Barnabé, qui est l'onzième du mois de juin en l'an 1577. - Tenanciers : Maurin, sieur de La Lande ; - Fau ; - Madronnet ; - Mosnier, notaire ; - Furt ; - Fillastre ; - Ychon ; - Sybille de Maubourg ; - le sire Arnaud Salomon, hôte du Lion-d'Or. - Toutes ces agrières, tant celles de Bordeaux que celles de Lormont, sont au quint et dîme, à trois sols de garde, deux deniers de terrage, et à dîner [ procuratio ]. - En 1577, la vigne du pape Clément a donné six barriques, deux tiers.
IV. Comptes généraux de 1580 à 1588. - Comptes des blés donnés au boulanger et au moulin pour la consommation de l'archevêché et pesés par pierre et caillou ; les deux grosses pierres qui servent de poids, font équilibre à un boisseau de froment [du poids actuel de cent vingt livres]. « Le premier dudit moys, mis au molin douze boisseaux un quart froment pesant, chacun, les deux grosses pierres et le caillou » (f° 691). - Cahier du sceau commencé le 6 juillet 1586. - Comptes de détail des ventes et dons de grains aux couvents et aux particuliers, Madame de Montferrand, vicomtesse d'Uza ; Demoiselle de La Rivière ; - Madame de Nesmond, M. de Citran, M. de Lescoux, - État de la recette des lods et ventes (f° 757) ; - le taux du droit de mutation est de douze pour cent, dont l'archevêque relâche-le tiers : une maison de cent cinquante écus ne paie que trente-sept livres dix sols, au lieu de cinquante-six livres. - Recettes de rentes : P. de Malus, maître de la Monnaie ; - La Loubière ; - la dîme de Saint-Aignan, Galgon et Pérac, est affermée sous contrat au grand sénéchal, pour la somme de quatre-vingt-neuf livres ; celle de Fargues, au trésorier Pontac ; les lins de Lormont sont donnés à lever à P. Robert, cordier, qui en doit rendre compte ; le revenu de Lormont en vins, blés et agrières perçu directement en la main de l'archevêque. Les quartières de Buch rendent quatre cent vingt-quatre livres ; celles de Born, deux cents ; le revenu de Caudrot, trois cent cinquante. V. Agrières de Lormont en 1590. - Les vignes sont tenues au sixain, six ardits de garde, deux deniers de terrage, et à dîner (procuratio) ; parmi les hommes qui baillent garde comme représentant du tenancier, se trouve J. du Villa, pour les juges et magistrats Casaubon, Pontac et Jehan ; - le sire Mathurin Salomon, maître du Lyon d'or.
(Registre.) - In-4° français, 776 feuillets, papier. Reliure en fort carton du XVIIe siècle.1537-1590
G 243
Comptes de l'archevêché,Terrier de Lormont. « S'ensuit le double du terrier des rentes dues à Monseigneur de Bordeaux, en la juridiction de Lormont, sivè Ambarés » (f° 1). - Frère Bernard Barquis, prieur de Sainte-Catherine de Lormont, doit six sols de rente pour une pièce de vigne et aubarède sise à l'Ermitage Sainte-Catherine ; - Marguerite Vidaut, damoiselle ; - Aristote Beaugendre ; - messire Jean de Haultmont, curé de Saint-Remy de Bordeaux. Rentes et agrières [Voir G. 242] : la veuve de J. de Montclar ; - dame Jaquette de Lestonnac, mère et tutrice de ses enfants et de feu P. Pichon, son mari ; - Me de Ciret, conseiller en la cour ; - J. de Machicourt. - Rentes de 1560 à 1565 : Escot ; - Ychon, juge de Lormont ; - N. de Melon, procureur en Parlement, etc. ; - Me Arnaud de Malleville, prêtre recteur d'Izon (f° 174), au nom et comme substitué de Grégoire d'Anglades, seigneur du Cos, maître d'hôtel et procureur de l'archevêque. - Mention du chemin de Lormont au Guâ. - Messire Marsault d'Arpalange, prêtre. - Agrières de 1568 à 1572 (f°s 219 à 242). - Recettes des lods et ventes, signées Pécaray de Montrigaud, en 1572. - Agrières des vins pour 1573 jusqu'en 1577 (f°s 328 à 403). Terrier de la fabrique de l'église de Saint-Martin de Lormont, formé des reconnaissances féodales passées par les notaires : J. Bernier, Lirault, Fillastre, Malle, Peyron, G. de l'Épine, Militis, Bernard. Mosnier, au milieu du XVIe siècle, et dressé en 1608 par les notaires Delafoye et Moureau (f°s 404 à 663). - Fiefs reconnus dans la paroisse de Bassens : à Maufourat, ou Salazart, à la Gravade, à Font de Pic, à Puchpelat, à Plapa, au Dac, etc. - Fiefs reconnus dans la paroisse de Pompignac : le Maine de Cordes, le chemin de Manillan, Fontaneyre : une mesure de superficie s'y nomme un « lignol ». - Fiefs dans la paroisse Saint-Romain de Cenon : le Luc, le Puch Sainte-Marie, Samathan, etc. - Fiefs dans la paroisse de Quinsac d'Ambarès ; - au cap de la vie Bruneau (Brunehaut) (f° 545), plus connu sous le nom de chemin de la Vie. - Vente judiciaire d'un bien de mineurs, situé à Lormont, pour acquitter les legs des père et mère décédés, L. de Fortage, seigneur de la maison noble du Puch, en terre gasque, et dame Marie Miquau ; le curateur est l'oncle, Bernard du Vern, habitant de Pissos en Bazadais, époux de demoiselle Anne de Fortage. - Pouvoir de mandataire général donné par R. de Lande, en son nom et à celui de « son ante ». - Noms divers : M. de Malbert : - Goudin Grospilhau, écuyer ; - B. de Massey, juge de la juridiction de Montferrand (f° 560) ; - Jacques Barré, juge ordinaire de Lormont ; - J. Militis, clerc du diocèse de Limoges (f° 580) et notaire ecclésiastique à Bordeaux ; - G. de Lépine, prêtre et vicaire de Lormont ; - J. de Favols, écuyer ; - Godifer Dugua, notaire. Reconnaissances de fiefs pour la confrérie Saint-Sauveur, érigée dans l'église de Saint-Martin de Lormont (f°s 587 à 595). Agrières des blés de l'archevêché en 1614 (f°s 664 à 679). - Liève des rentes et menus cens payables à Lormont.
(Registre.) - In-4°, papier, français, 736 feuillets. Reliure du XVIIe siècle.1495-1615
G 244
Comptes de l'archevêché.Recettes des reconnaissances de rentes appartenant à l'archevêque de Bordeaux, des années 1566 à 1589, qui sont au terrier rouge de Castaigne. [Ce sont les mêmes noms de tenanciers que ceux des articles précédents, G. 241 et 242, plus ceux de] : demoiselle Jeanne de Piochel, veuve de François de Mons, notaire et secrétaire du Parlement ; - Marguerite Pichon, damoiselle, veuve de Guillaume de Lestonac ; - damoiselle Marie Boursier, veuve du tiers président Bouhier ; - Messire J. de Saint-Martin, curé de la Majestat ; - Fr. Matagot, maître maçon ; - Étienne Batut, fondeur de cloches. - Comptes rendus des frais faits pour remettre en état la maison de Bellebat, appartenant à l'archevêque (1651), et des dispenses ordonnées par lui pour cause de libéralités : à M. Lombart, page de Monseigneur, au maître-d'hôtel Lamy, à M. Cors, son aumônier ; achat d'un carrosse pour quatre cents livres ; « le 26e juin 1651, j'ay donné à M. Descayrac, procureur en la cour, la somme de quatre-vingt-dix livres par commandement de mondit seigneur, et ce, pour payer les boucquets que Monseigneur a baillés à MM. du Parlement. » - Comptes de 1660, rendus par Mathurin Sauvestre, receveur général de l'archevêque Henri de Béthune. - Le boisseau de froment est vendu sept livres. « Plus, reçu de M. de Tustal, pour rente constituée sur tous ses biens, la somme de cent vingt-sept livres, sans préjudice de plus grande, qu'il doit annuellement pour plus value de l'échange fait avec défunt Mgr le cardinal de Sourdis comme archevêque de Bordeaux, de la baronnie de Calamiac et d'un bourdieu de Tustal dans l'enclos de la Chartreuse. » - Afferme de Montravel, cinq mille huit cents livres ; de Lormont, quinze cents ; de Caudrot, six cents ; de Coutures, deux cent soixante-dix. La recette totale s'élève à trente-huit mille deux cents livres, et la dépense à quarante mille cinq cents ; il y est fait mention de Labatut, l'entrepreneur du dessèchement des marais de Bordeaux, contre lequel assignation a été donnée au Grand Conseil, et de Mgr l'évêque du Puy, comme ayant reçu, de l'ordre de l'archevêque, quatre cent quinze livres en don. - Comptes de 1661. Ce sont les mêmes que les précédents. On remarque dans la dépense les sommes adressées par lettres de change sur divers banquiers à l'archevêque étant à Paris d'avril à juillet. Acheté au baron de La Rivière, en Fronsadais, seize barriques de vin pour le prix de quatre cent cinq livres ; au sieur Lagunegrand, onze barriques du vin de Macau pour deux cent quarante-six livres ; un tonneau du vin de Lormont se vend cent livres. Les réparations du château de Lormont ont coûté, cette année, quinze mille livres. Comptes de 1662, rendus par Mathurin Sauvestre, vicaire général. - Recettes des blés : trois mille boisseaux de tous grains, dont une partie a été acquittée en argent, à raison de dix livres le boisseau de froment, huit le boisseau de seigle et six le boisseau de millet. - Recettes en argent sur diverses cures, dénommées dans les comptes précédents. - Recettes des dîmes inféodées : le président Le Comte, pour la paroisse de La Tresne ; - M. de Pommiers, président aux Enquêtes, pour la dîme de Lados ; - le greffier de Pontac, à Bautiran ; - la comtesse de Noaillan ; - le conseiller de Gascq, à Portets, etc. - Recettes des lods et ventes de l'année et droits de prélation : neuf cent cinquante livres. - Recettes des fermes en argent, vingt-deux mille livres. - Recette générale de tous les articles : trente-sept mille cinq cents livres. Dépenses totales, quarante-trois mille livres. [Une partie des mémoires de fournisseurs se trouve ci-après.] Compte particulier de l'archevêque Henri de Béthune, dans lequel se trouvent cependant des articles qui rentrent dans le compte général. Il est rendu pour les années 1662 à 1667 par le chanoine de Saint-Émilion, P. Dussaussoy, chargé par l'archevêque de ses affaires comme abbé de Cormery (Indre-et-Loire), et de ses procès à Paris comme archevêque de Bordeaux, contre le marquis de Sourdis, le conseiller Taranque, les tenanciers de Cormery, le curé de Crognon (Gironde), les Chartreux de Bordeaux, l'hôpital Saint-André, le chapitre Saint-Seurin, l'évêque de Bayeux, l'évêque de La Rochelle, les pillards de la terre de Montboyer et de celle de Montravel, en Saintonge. Envoi de livres de Paris : « Item, pour envoi des gazettes plusieurs fois par mois. - Item, pour deux grands in-f°s, sans reliure, impression de Vittray. - Item, au sieur Dubois, relieur, pour la reliure de deux grandes bibles in-f°, impression de Vittray, douze livres ; - Item, pour un livre in-4° qui est La vie du B. Dom Barthélémy des Martyrs, archevêque de Braga en Portugal ; - l' Abrégé de l'histoire des Rois de France, par M. l'abbé de Villeloing ; - le Traité de Pise fait entre le Pape et le Roi ; - un Édit de suppression de plusieurs offices ; - la Déclaration du Roi contre les Jansénistes ; - la Bulle de la légation, la Relation de l'entrée de M. le Légat, et un poème français sur ladite légation ; - deux exemplaires en feuilles de l' Imitation de Jésus-Christ, impression de Gauteux, très grand papier, et un exemplaire aussi en feuilles de : La perpétuité de la foi de l'Église touchant l'Eucharistie ; - Envoi des gazettes et spécialement d'un numéro extraordinaire contenant la défaite du Turc ; - l' Examen des privilèges de Saint-Germain-des-Prés, composé par M. de Lannoy ; - un livre du P. Saint-Jure, jésuite, et un autre de M. Ollier, - deux exemplaires en feuilles des Méditations du P. Saint-Jure, et deux exemplaires, aussi en feuilles, du Combat spirituel. - Le 25 janvier 1665, donné au secrétaire de M. l'avocat-général Talon, pour son droit, en lui baillant le sac de Monseigneur contre le sieur Gillart, trois livres ; - le 3 février, au secrétaire de M. l'avocat-général Bignon, pour son droit, en lui remettant le sac de Monseigneur contre le sieur Gillard, un écu ; - le 5, au secrétaire de M. Regnard, conseiller, en retirant de lui un sommaire contre Mgr l'évêque de La Rochelle, un écu ; - le 14 mars , payé cinq cents écus à M. Justice, intendant de M. Le Pelletier, château de Poissy, à valoir sur les arrérages de rentes dus à M. Le Pelletier ; - le 1er juillet , envoyé à Monseigneur, à Pontoise, un paquet de lettres de l'évêque de Tulle ; - donné quelqu'argent au crocheteur qui a reporté la Visitation et ornements prêtés à Monseigneur pour le sacre de Mgr l'évêque du Puy ; - le 10 août , fait apporter quatre tableaux appartenant à Monseigneur, du logis de Mgr l'évêque du Puy, au collège Saint-Michel, et le 24 septembre fait reporter les quatre tableaux de Monseigneur du collège de Saint-Michel, en son hôtel, rue du Colombier, au faubourg Saint-Germain. » - Voir plus bas : Mémoires de fournisseurs. Comptes de 1666, rendus par Étienne Pascault, notaire royal de Bordeaux : mêmes recettes (trente-huit mille vingt livres) que les précédents comptes ; dépenses : trente-neuf mille cent soixante-seize. - Comptes de 1668, par le même ; recettes : trente et un mille cent trente ; dépenses : trente-huit mille six cent soixante livres. Le boisseau de froment en vaut sept. Registre journal des recettes de 1718 à 1720, tant en argent qu'en billets de banque ; ceux-ci sont de mille, cent, cinquante et dix livres, entre le 3 mai et le 29 septembre 1720. Les lods et ventes paient dix et demi pour cent. Le tonneau de vin du haut crû de Beauséjour se paye trois cent vingt-cinq livres, le bas crû, deux cents. Le tonneau de la vigne du Pape Clément est coté mille livres. Les quartières sont payées en argent. La recette des dîmes, capitalisée à vingt mille quatre-cent soixante-dix livres, rend pour l'année six cent vingt livres. L'archidiacre du Médoc est l'abbé de Champigny ; l'archiprêtre de Lesparre est curé de Saint-Estèphe ; celui de Bénauges a son siège à Saint-Pierre de Loupiac. La dîme inféodée de Saint-André du Teich est vendue quatre mille livres par le seigneur de Ruat à M. de Saint-Martin, et les lods et ventes, soit deux cent soixante-dix livres, sont payés, 3 mai 1720, en billets de banque. - Le chapitre de La Rochelle paie vingt-huit livres pour la dîme de Saint-Trélody en Médoc. - La ferme des boucheries de Lormont est partagée entre le précédent archevêque, Mgr de Bezons, actuellement archevêque de Rouen, et l'archevêque actuel, Mgr d'Argenson, au prorata du temps de leur épiscopat ; le premier n'y a qu'un douzième de l'année 1719. - Mention des noms : - du sieur Piganeau de Bellevue, acquittant, au nom du curé de Tizac, les quartières de 1719 ; - du président de Montesquieu, pour la moitié des quartières de Saint-Morillon en 1718 ; - du président Brassier, à Saint-Mambert ; - du chapitre de Casteljaloux pour partie des quartières de Rions. Total général de la recette, trente-neuf mille six cent dix-huit livres. - Dépenses des années 1718 à 1722 : celle de 1720 est de quarante-deux mille sept cents livres, avec un tableau de la diminution des espèces. - Réfection de la vigne du Pape Clément, et dépenses pour la maison de Beauséjour. La journée d'homme, pour la façon des vignes, est de sept à dix sols ; la journée de femme, invariable à cinq sols. - Envoi à l'archevêque, à Paris, en janvier 1770, de lettres de change sur divers pour des sommes qu'il demandait. - Le 26 avril, même année, payé à Mme Gaston de Sabourin pour le prix d'une tapisserie à personnages, achetée par Monseigneur, huit cent cinquante livres. [C'est Mgr d'Argenson.] - Le 2 août, signification de l'acte de prise de possession de l'archevêché ; le 29, porté l'écusson des armes de Monseigneur depuis la maison navale ; le 1er septembre, visites de l'archevêque à MM. du Parlement. Petits comptes : amendes, droits de sceau, lods et ventes, insinuations. - Années 1546 et 1547 : lettres de non-résidence. Mandements de quêtes en faveur des hôpitaux ou chapelles de pèlerinage : la chapelle des Pèlerins au Carbon-Blanc, Saint-Antoine de Pizon, hôpitaux Saint-Antoine et Saint-Esprit de Bordeaux, la Trinité de Saint-Laurent, en Médoc, le Saint-Sépulcre de Cadouin, Notre-Dame du Puy en Auvergne, Notre-Dame d'Uzeste, Notre-Dame de Lorette. - Droits de sceau pour autoriser les confréries de Saint-Jean-Baptiste à Carignan, de Saint-Marc à Dardenac, de Saint-Jacques au Porge, de la Visitation Notre-Dame à Saint-Pierre de La Lande, en Fronsadais. - Permutations, résignations, collations de chapelles, etc. Dispenses de bans de mariage : on n'admet de dispenses que pour le second ban. Comptes des recettes des lods et ventes pour les années 1633, 1720 et 1780. Le taux est toujours de six et demi pour cent par le rabais du quart que font habituellement les archevêques : autrement, il serait, comme par le passé, de dix à douze pour cent, si l'on y comprend les exporles à muance de seigneur et de tenancier. Mémoires et comptes de fournisseurs. 1660-1680. - Réparation du palais de Lormont par le sieur Habert, architecte. - 1676. Mémoires des peintures et dorures faites à l'archevêché et à Lormont par C. Fournier, peintre, en exécution du contrat passé avec l'archevêque. « Nettoyé et verni le tableau du Jugement de Salomon ; nettoyé le tableau de Sainte-Cécile, qui est sur la porte allant à la chambre de la Reine ; nettoyé et verni le tableau de la Madeleine ; plus, accommodé un tableau sur le marbre d'un « christ que l'on met au sépulcre, et j'y ay peint une tête et des draperies qui estoient gastées. Plus j'ay nettoyé et verny et peint sept portraits de papes où ils étaient gastés, plus deux autres de sept pieds de haut, et j'ay escrit les noms à ces portraicts. Plus, pour la dorure de cinq cadres pour mettre les portraicts des Roys, et au portraict « de Grenade, » lesquels tableaux sont à Lormont. - Plus ay nettoyé et verny vingt-trois tableaux à Bordeaux, et accommodé deux cadres dorés pour deux paysages. Plus nettoyé et verny le cadre d'une Vierge, et doré et fourny le cadre d'un Saint-François de quatre pieds de haut et trois de large, qui est à Lormont. - Mémoire des tableaux que j'ay faict dans le vestibule du palais archiépiscopal par ordre de Mgr l'Archevêque, achevé et posé le 28 mars 1680. Premièrement j'ay peint un plafond sur toile, auquel il y a quatre enfants qui portent les armes de Mgr l'Archevêque, quatre-vingt-dix livres. - Plus, un tableau de fleurs de six pieds de haut, cinq de large, où il y a des rideaux et tapis feints d'étoffe d'or, et aux tables des ornements de camaïeu ; - Plus, un tableau de fruits de six pieds de hauteur, cinq de large, où il y a des rideaux et tapis feints d'étoffe d'or, les tables enrichies de divers ornements sur lesquels il y a des vases feints d'or. Plus, deux autres tableaux pareils. - Plus, deux tableaux de fruits de trois pieds de large, un pied et demy de haut, qui se mettent sur les portes..... Plus, j'ay nettoyé et verny un tableau de Saint-Françoys de la grande chambre de Monseigneur ; - Plus, j'ay peint un cordon blu au portrait du père de Monseigneur, et l'ay nettoyé. » Mémoires des réparations faites à l'archevêché par Mgr Champion de Cicé en 1782. - Différents corps de bibliothèque. - Couverture en ardoise de la serre chaude du jardin ; - toisé des ouvrages de plâtre faits au château de Beauséjour. - Construction par le serrurier Jayer d'une machine à râcler les allées du jardin ; ce sont deux branches courbes sur lesquelles est montée une faux susceptible, au moyen de vis, de plus ou moins d'inclinaison vers la terre.
(Carton.) - 64 pièces, papier.1546-1782
G 245
1545-1760, avec un inventaire mentionnant des pièces de 1204 à 1488. Cahier du revenu de l'Archevêché et des affermes pour 1545, dans lequel se trouvent compris : le greffe et sceau des officialités de Mimizan, Libourne et Bordeaux ; des appeaux de la cour métropolitaine, tenus par Jérôme Mosès ; - de l'audience ordinaire ; - de la primace ; - la pension montant à quarante livres par année et imputée sur le domaine royal de La Rochelle ; - les menus cens de la ville de Bordeaux. - Recette générale des vins : quatre-vingt-quinze barriques, soit vingt-quatre tonneaux. - Recettes des quartières : en froment, mille quatre-vingts boisseaux ; en avoine, onze cent vingt ; en seigle, cent trente-cinq ; en millet, quatre cent soixante-quatre : les archiprêtres de Buch et Born ont payé en argent. Compte rendu par Guaray de Montrigaut, archidiacre de Saint-André, des recettes et dépenses de l'année 1576, mentionnant en détail les revenus de Belvès, Milhac, Mauzac et Montravel [détaillés d'autre part dans les articles précédents]. - Baux à ferme des revenus de l'archevêché en 1599, 1609, 1612 et 1649 : ils sont successivement de sept mille écus, quinze mille et trente mille livres. En 1615, les revenus sont de seize mille livres. Etat et inventaire des titres et reconnaissances qui ont été trouvés dans les archives du chapitre Saint-André, et remises entre les mains de l'archevêque, cardinal de Sourdis, comme appartenant à l'archevêché, le 12 janvier 1624. [La plupart de ces pièces sont perdues ; c'est pourquoi on a copié ici tout ce qui a une importance générale, les exporles et hommages divers étant laissés de côté.] - « Une grande pancarte, contenant quatre peaux de parchemin, où il est contenu la mort de Pierre Berardi, jadis évêque d'Agen, daté au commencement de l'année 1477, et le 9 août, sans être marqué ni signé de la main d'aucun notaire. - Acte capitulaire des dames religieuses de Xainctes, 26 décembre 1443, par lequel elles demandent la confirmation de l'élection qu'elles ont faite d'une prieure. - Département des décimes de l'an 1340. - Un registre fort ancien, sans commencement ni fin, contenant quelques règlements de la chancellerie de Rome pour l'élection du pape. [Ce doit être le registre G. 81, mal coté.] - Un cahier des sentences de l'officialité de Bordeaux, en papier, non signé. - Une grande pièce de parchemin là où il y a cinq exporles de devoirs dus à Monseigneur en 1363, dans la paroisse de Plassac en Blayais. - Une grande peau de parchemin contenant certains privilèges donnés à l'archevêque de Bordeaux par le roi Philippe de France et de Navarre, à Paris le 6 janvier 1319, non signé, auquel pend la queue d'un parchemin où était le sceau. - Indult du pape Clément V permettant à l'archevêque de conférer trois bénéfices à trois personnes ydoines : donné à Poitiers, le 3 juillet, pontificatus nostri anno tertio. - Trois hommages-liges ou pleins de 1304 à 1307. - Quittance donnée à Bertrand « Des Gots », évêque de Conserans, le 12 juin 1297. - Paiement de deux francs d'or fait par le receveur de l'archevêché, P. Embaud, nommé, le siège étant vacant, par le chapitre, au seigneur de Villeneuve, lieutenant-général en Guienne, le 12 mars 1378. - Prestation du serment de fidélité fait à Arnaud [III, de Canteloup], archevêque de Bordeaux, devant le grand autel, en présence du chapitre, par Fort, évêque de Poitiers, le 2 juillet 1318 - Sentences entre l'archevêque de Bordeaux et l'archevêque de Bourges, données à Naples, le 13 des calendes d'avril 1255, la première année du pontifical d'Alexandre IV. - Procuration de l'archevêque David de Montferrand à Bernard de Plessis, religieux de l'abbaye Sainte-Croix pour assister au concile de Constance, en date du 19 avril 1417. - Bulle de la croisade contre le Turc, 1er février 1455. - Sentences de l'official, écrites en trois grandes peaux de parchemin. - Statuts des bourgeois de la ville de Bordeaux, écrits en trois grandes peaux de parchemin, tirés du registre de Fabri. - Contrat d'acquisition par l'archevêque de la dîme de Bonétan. - Quittance comment l'archevêque avait payé au collège des cardinaux à cause de sa promotion à l'archevêché, - sans date. - Commission adressée au clergé d'Agen pour lever quatre décimes pour la rançon de MM. les Enfants de France, en date du 29 avril 1528. - Prestation de serment de fidélité et d'obéissance de l'évêque de Luçon à l'archevêque de Bordeaux, en date du 28 avril 1319. - Sauvegarde donnée à l'archevêque par le roi Edouard d'Angle- terre, datum apud Monstier. - Procuration de l'arche- vêque de Bordeaux, Arnaud [pas d'Arnaud en 1300], en date de l'an 1300, pour aller à Tours pour certaine assemblée, qui porte aussi exemption à l'archevêque de Bordeaux de prêter serment de fidélité. - Confirmation de toutes les grâces et privilèges donnés à l'archevêque et au chapitre Saint-André, 15 mars 1337. - Transaction passée entre l'archevêque et l'abbé de Bourg, par laquelle celui-ci s'oblige à payer, outre les quartières, un tonneau de vin (1376). - Confirmation du droit du tiers de la monnaie de Bordeaux, 15 mars 1333, en faveur de l'archevêque et du chapitre. - Quatre billets de parchemin liés ensemble, contenant promesse d'obéissance faite et rendue par trois divers évêques d'Angoulême, et par un abbé d'un monastère [probablement Nanteuil-en-Vallée]. - Acquisition des péages de Montravel, 25 décembre 1266. - Refus fait par l'archevêque de recevoir à hommage un chevalier de Malte pour certains biens qu'il possédait dans la terre de Montravel, 9 juin 1366. - Commission à l'archevêque donnée par le pape Urbain à Viterbe, adressante à l'archevêque d'Auch, pour prononcer sentence d'excommunication contre les Carmes pour avoir fait bâtir leur couvent sans licence de l'archevêque de Bordeaux. - Continuation d'un procès-verbal de visitation faite en Condomois par l'archevêque de Bordeaux. - Déclaration des vicaires-généraux en faveur de Bertrand de Bourrégie, « lequel ayant esté esleu évesque de Condom, » demandait la confirmation de son élection à l'archevêque de Bordeaux, en date du 1er décembre 1457. [Non inscrit au Gallia. ] - Élection d'un doyen de Saint-Seurin présentée à l'archevêque pour la confirmer, en date du 28 novembre 1460. - Fulmination de deux bulles faite par l'abbé de Verteuil en faveur d'Alain, archevêque de» Bordeaux, du 8 octobre 1458. [C'est le cardinal légat, résidant à Bordeaux, entre les mains duquel Pey Berland, malade, avait remis l'archiépiscopat en 1456, un an avant sa mort.] - Vidimus d'une commission du pape Jean XXII, adressante à l'archevêque de Bordeaux et à ses suffragants pour imposer « une » décime en faveur du Roi : donné à Avignon, le six des calendes de juillet, l'an sixième (1322) du pontificat. - Appel relevé par Géraud de Puch, juge de Lormont, devant le juge des appeaux de Gascogne. - Lettres de sauvegarde données à l'archevêque et à ses tenanciers, en septembre 1451, datées de Taillebourg. - Sauvegarde du Roi donnée à l'archevêque Arnaud [III, de Canteloup], et passeport du 11 novembre 1310. - Autre passeport pour un archevêque, daté du 1er avril 1378. [Le Gallia, à cette date, fait le siège vacant.] - Élection faite par les religieux de La Sauve d'un abbé, qu'ils ont présentée à l'archevêque à fin de confirmation, le mercredi avant Noël 1314. - Hommages divers de 1307 à 1364. - Lettre du roi Charles, du 20 octobre 1459 signée : par le Conseil. - Élection de L. de Rochechouart, pour être évêque de Saintes, du 6 juin 1410. - Procuration de P. de Bosco, élu évêque d'Agen, pour poursuivre la confirmation de son élection envers l'archevêque de Bordeaux, du 28 août 1477. - Procuration des religieux de Condom pour procurer la confirmation par eux faite de l'élection d'un évêque, du 19 janvier 1461. - Sentence donnée par l'évêque de Périgueux, commis par le Saint-Siège, en faveur de l'archevêque de Bordeaux Hélie [de Salignac] contre Archambault, comte [de Périgord], du samedi antè cantatum officium Oculi mei 1361. - Commission du Pape à l'archevêque Bertrand et au chapitre, pour aller à Rome pour certain concile (?). - Enquête faite à l'official pour l'archevêque contre le comte de Périgord, 22 février 1363. - Privilège du pape Clément donné à l'archevêque de Bordeaux pour la province plutôt que pour son diocèse, si bon lui semble (sic), donné à Villandraud, le douze des calendes de décembre, l'an troisième du pontificat. - Procès-verbal de la visite faite par l'archevêque de Bordeaux à l'abbaye de Sainte-Croix, en date du 9 mai 1254. - Vidimus d'une abolition donnée par le Roi à Montferrand, aux ecclésiastiques, nobles, bourgeois et marchands de la ville de Bordeaux du 9 octobre 1407, signée : par le Roy, en son Conseil. - Patentes du comte de Périgord pour s'exempter de la restitution des terres qu'il possédait au préjudice de l'archevêque, 3 mai 1364. - Copie du privilège par lequel les évêques suffragants de l'archevêché de Bordeaux sont tenus et obligés de prêter le serment de fidélité et obéissance à l'archevêque et à l'Église de Bordeaux, du 13 février 1317 : « Nota que » ce titre est commun à l'Archevêque et au Chapitre, et partant, a été mis à part dans les papiers du Chapitre Saint- André. - Requête présentée par les députés de Saint-Seurin à Mgr l'archevêque, par laquelle ils confessent que ladite église est immédiatement sujette audit seigneur, du 9 janvier 1460. - Requête pré- sentée par l'archevêque au lieutenant du Roi qui avait pris et saisi le château de Montravel, en laquelle ledit seigneur archevêque soutient que l'archevêché, au temporel et au spirituel, dépend immédiatement du Saint-Siège, 4 mars 1324. - Hommage rendu au pape Clément V, archevêque de Bordeaux et en sa qualité d'archevêque, après son élection au pontificat et devant qu'il n'eût ses bulles, par Pierre de Bordeaux, le 24 juillet 1305. - Protestation de l'archevêque Bertrand, qui depuis a été le pape Clément V, faite en plein Conseil du Roi, déclarant qu'il n'est pas ténu » au serment de fidélité et hommage envers le Roi de France pour son archevêché de Bordeaux, du mercredi avant Pâques 1302. - Vidimus dressé par le juge des appeaux de Gascogne, le 5 novembre 1415, des privilèges concédés à l'archevêché de Bordeaux par la reine Éléonore. - Privilège concédé à l'archevêque André d'Épinay de pouvoir députer un ou plusieurs visiteurs au diocèse... [le nom est en blanc : c'est probablement en Pologne] daté de 1488, et signé : Sigismundus « avec un grand sceau dans une boîte de fer. - Vidimus du rétablissement de l'archevêque [Pey Berland] en tous ses biens et honneurs, du mois de septembre 1451. » - L'inventaire est terminé par un procès-verbal de remise de toutes ces pièces à l'archevêché le 12 janvier 1624. Catalogue en forme de pouillé des bénéfices et cures du diocèse, avec le nom des collateurs et présentateurs, pour l'année 1657. Notes des bénéfices usurpés ou aliénés. - Impositions en minute des feuilles des décimes sur les cures du diocèse en 1760.
(Carton.) - 10 pièces, parchemin ; 33 pièces, papier.1545-1760

Mémoires généraux

G 246
Mémoires généraux.Mandement de Geoffroy de Saint-Belin, évêque de Poitiers, établissant, conformément aux prescriptions du Concile de Trente, l'uniformité de la liturgie dans son diocèse à dater du premier dimanche de l'Avent 1603, et supprimant tous les bréviaires, missels, et autres livres imprimés à l'usage du Poitou (1603). - Mandement de Claude Joly, évêque d'Agen, sur la tonsure et les Ordres mineurs (1665). - Mémoire relatif à la mise en ordre et à la reliure des terriers et reconnaissances des archives de l'archevêché, approuvé et signé d'Henri de Sourdis (1645). - État des actes dressés par divers notaires pour les affaires de l'archevêché et mentionnant, entre autres contrats, une transaction entre l'archevêque et les habitants de Saint-Cyprien, du 19 mai 1660 ; une procuration à Joseph de Lopès ; des marchés avec Claude et Antoine de Lapierre, l'un tapissier, l'autre peintre (1655-1660). - Inventaires des titres déposés ou remis dans les archives à différentes époques depuis 1623 jusqu'en 1783, parmi lesquels se trouvent : l'état des pièces et titres appartenant à l'archevêché qui ont été rencontrés dans les archives du chapitre Saint-André, et remis par celui-ci au trésor de l'archevêque ; - la liste des livres que M. l'abbé de Londres a empruntés de la bibliothèque de l'archevêché : on y voit mentionnés des atlas et cartes des côtes de Bretagne et de Guyenne, prêtés en 1772 au géographe Barbier, pour faire la carte du diocèse qui doit être envoyée « au prince notre archevêque » ; - un rituel de Bordeaux ; - une dissertation sur l'édifice de l'église primatiale de Saint-André, in-4° ; - les ordonnances du diocèse, in-12 ; - différents ouvrages de droit canonique ; - un atlas des plans de Saint-Seurin ; - l'état des titres et documents remis à Dejean de Fonroque, notaire à Belvès, pour la confection des papiers terriers de Belvès, Bigarroque et Millac : quarante hommages et dix-huit autres pièces (1783). - Comptes particuliers de dépenses et lettres d'affaires adressées : - au cardinal de Sourdis (1624-1625) sur l'arpentement commencé de la seigneurie de Vélines et l'administration de la terre de Montravel ; - à l'archevêque Henri de Béthune (1657) autorisant la mainlevée de l'écrou du sieur Pélisson, receveur des tailles de Guienne, qu'il avait fait emprisonner à Paris, comme caution, pour une somme de douze mille livres, des fermiers de l'archevêché en faillite, laquelle somme est payée audit seigneur par dame Françoise Tiraqueau, veuve du comte de Baudéan, gouverneur des ville et château de Niort ; - au même, des dépenses faites en son nom à Paris en 1657, par son mandataire l'abbé Dussaussoy, et des sommes reçues par ledit mandataire, tant de l'archevêque que de ses parents les comte et marquis de Charost ; gazettes, envoi de livres, relations de la capitulation de Dunkerque, le livre de M. de Lyonne, celui du P. Bouchon, sur l'autorité épiscopale, un autre intitulé : Lettre de N. S. J. C. à l'âme dévote ; les articles de la paix générale ; la lettre du Roi aux princes de la députation de Francfort sur le Mein. - Expédition de pièces de procédure entre l'évêque de la Rochelle, touchant les réparations de Maillezais, contre les héritiers de Sourdis ; ratification, par le comte de Charost, de la transaction de 1657, entre monseigneur et MM. les comtes de Béthune et de Charost ses frères ; consultation sur la saisie de Mauléon (abbaye de Châtillon-Mauléon, Deux-Sèvres) par les agents de l'évêque de la Rochelle ; - divers : « fait porter chez Mme la comtesse de Charost deux tableaux que monseigneur lui a envoyés et qu'il m'avait adressés ; - payé quatre cents livres à M. Lemosnier, ouvrier en verny de la Chine, pour une table de lapis pour monseigneur ; - payé pour le transport des tableaux que M. l'abbé de Béthune envoie à monseigneur son oncle. » - Tarif des expéditions du secrétariat (1681-1698). - Dispenses de bans, lettres de Regendo ; il en est délivré soixante-douze en l'année 1698. - Arrêt du Parlement de Bordeaux, concernant les droits honorifiques des seigneurs hauts-justiciers dans les églises, rendu à la requête du sieur Texandier, seigneur de Saint-Gence en Limouzin, contre le curé du lieu (1719). - Extrait du cérémonial romain sur la discipline à observer dans le choeur. - Concession du droit de banc et de sépulture dans l'église de Saint-Vincent de Floirac en faveur de Bernard Lamolère Sibirol, écuyer, seigneur de Feuillade et possesseur de plusieurs fiefs dans la paroisse de Floirac (1730). - Requête des habitants de Bourg pour la suppression du chapitre de Saint-Vincent de cette ville (1773). - Requête des confrères de la Nativité N. D. et de l'Annonciation de Libourne relative au maintien de leurs privilèges religieux que la fabrique leur conteste (1784).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 31 pièces, papier ; 5 imprimés.1603-1784
G 247
Règlement entre l'archevêque de Bourges, messire Jacques Le Roy, appelant comme d'abus des privilèges et exemptions de l'église de Bourges et les doyen et chanoines de son église cathédrale sur la question de savoir si les doyen et chapitre d'une église cathédrale peuvent être exempts de la juridiction de l'archevêque et en quel cas ; arrêt du Parlement à ce sujet qui donne raison à l'archevêque (1542)Requête présentée à la Cour des comptes par le cardinal de Sourdis relativement au droit qu'il a de toucher annuellement sur le domaine du Roi à La Rochelle la somme de quarante livres qui lui est due (voir G. 240, suprà ), à cause de son archevêché (1608), et dont les arrérages n'ont pas été acquittés depuis 1598. - Mémoire concernant les procès que le cardinal de Sourdis a devant les Parlements de Paris, Toulouse et Bordeaux (1627). - Mémoire pour le clergé du diocèse concernant, au point de vue des redevances, le cas fortuit de la gelée de l'hiver. - Mémoire sur les maléfices, les sorciers et autres choses diaboliques. - Mémoire du procès de l'archevêché contre les héritiers de Sourdis, la Chartreuse de Bordeaux, Louis de La Bernède, sieur de Rochebrune et sieur de Rimbaut.
(Liasse.) - 12 pièces, papier.1542-XVIIème siècle
G 248
Lettres de Paris adressées à l'archevêque Henri de Béthune par son mandataire relativement aux procès qu'il soutient contre le prieur de Comprian, les seigneurs de Lesparre et de Castillon pour raison de leur redevance, et mentionnant diverses nouvelles sur la famille de Béthune (1676-1680)Autres lettres adressées à l'abbé de Ferre, et en son absence à l'abbé de Caylus, secrétaire de l'archevêché, relatives à Montravel, Belvez, Bigarroque et Sainte-Foy et à la difficulté de faire rendre par les vassaux les aveux et hommages qu'ils doivent, par les tenanciers leur cote-part dans les frais d'arpentement, et par les acquéreurs des terres les lods et ventes qu'ils éludent constamment au moyen des contrats à pacte d'antichrèse (1785). - Lettres diverses adressées à l'abbé Langoiran, vicaire général, relatives à des détails d'administration curiale dans quelques paroisses (1788).
(Liasse.) - 55 pièces, papier.1676-XVIIIème siècle

Papiers particuliers des archevêques

G 249
Papiers particuliers des archevêques.Abbaye de la Sainte-Trinité de Mauléon, diocèse de Maillezais (actuellement Châtillon-sur-Sèvre). - Aveu et dénombrement à noble René de Bellay, seigneur de Laforest, de Thouarcé, etc., par Thomas de Daillon, écuyer, seigneur dudit lieu et de Belligné (1514) ; l'expédition en est délivrée en 1613 au cardinal de Sourdis, abbé de Mauléon. - Reconnaissances féodales relatives aux fiefs de l'abbaye de Mauléon (1522). - Procuration par François de Nesmond, évêque de Bayeux et abbé de Mauléon, pour résigner son abbaye entre les mains du Pape (1646). - Quittance des droits perçus par Henri de Béthune, comme abbé de Mauléon (1671). - Procès de Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, abbé de Mauléon, contre les héritiers du cardinal François d'Escoubleau de Sourdis et Henri d'Escoubleau de Sourdis, autrefois abbé de Mauléon, d'une part ; et les religieux Célestins de Notre-Dame-de-Verdelais, intervenants au procès en qualité de créanciers du cardinal, d'autre part (1674). - Sentence relative à la saisie des biens dépendants de l'abbaye de Mauléon (1683). (François Duchesne, abbé, contre le chapitre Sainte-André qui se portait comme héritier canonique d'Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux et abbé de Mauléon.) - Transaction entre François Duchesne et le chapitre Saint-André relativement à la succession de l'archevêque.
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 11 pièces, papier.1514-1683
G 250
Abbaye de Saint-Lhomer de Blois.Concordat entre le cardinal de Ferrare, abbé de Saint-Lhomer et les religieux de ladite abbaye (1567). - Bail à ferme par Guillaume Fouquet de La Varenne, abbé de Saint-Lhomer, de tout le revenu temporel de ladite abbaye (1609). - État du temporel. - Procès- verbaux des visites pastorales faites par l'évêque de Chartres (1622). - Bail à ferme des revenus par le cardinal François de Sourdis, abbé de ladite abbaye, archevêque de Bordeaux (1624).
(Liasse.) - 7 pièces, papier.1567-1624
G 251
Abbaye de Sablonceaux, diocèse de Saintes.Donation à l'église de N.-D. de Taillebourg par Jeanne d'Orléans, comtesse de Taillebourg, dame de Didonne, Royan, Cozes, etc., princesse de Mortagne sur Gironde, veuve de Charles de Coëtivy, comte de Taillebourg, et par Louise de Coëtivy, leur fille, femme de Charles de La Tremouille, prince de Talmont, des dîmes et pêcheries de Saujon, dîmes de Meschers et Médis, droit sur les navires chargés de sel au port de Taillebourg, etc. (1510). - Bail à ferme pour le prieuré de La Salle (1527). - Aveu et dénombrement au Roi par frère Gabriel Guy, prieur du prieuré de La Salle, membre dépendant de l'abbaye de N.-D. de Sablonceaux pour ledit prieuré de La Salle en Saintonge. - Prise de possession du prieuré de Lassalle par Jean Gorrin, prieur nommé (1557). - Baux à ferme des droits du prieuré de Saint-Georges de Didonne sur la cure de Meschers en Saintonge (1589). - Lettres de provisions de prieur claustral de l'abbaye en faveur de Jacques Gallet, prieur du prieuré de La Salle (1612). - Baillette des moulins de Sablonceaux par messire Raymond de Montaigne, chevalier, abbé de Sablonceaux (1629). - Deux requêtes au Parlement de Bordeaux par Henri de Sourdis, archevêque de Bordeaux et abbé de Sablonceaux, en règlement de sa part dans les réparations à faire à ladite abbaye après la nomination du dernier abbé R. de Montaigne à l'évêché de Bayonne. - Compte des paiements faits pour Monseigneur de Bordeaux sur le prix de la ferme de l'abbaye par le sieur Aymard, fermier (1631). - Mémoires et enquêtes concernant le procès entre l'abbé de Sablonceaux et la dame de Lonzac relativement aux droits de justice et autres sur les fiefs de Brandard et du Chiron, relevant de l'abbaye de Sablonceaux, que cette dame déclare lui appartenir exclusivement, et que le procureur de l'abbé revendique (1632).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 12 pièces, papier.1510-1632
G 252
Abbaye de Sablonceaux.Baillette à moitié fruits par les religieux de l'abbaye des marais salants qu'ils possèdent dans la paroisse de Saint-Just près Marennes (Charente-Inférieure), au lieu appelé : Nouzil ou à la Torte (1500). - Sumptum d'une bulle du pape Clément VII, établissant deux chanoinies semi-prébendées par remplacement d'un canonicat supprimé au chapitre de l'église de Saintes (1529) ; la copie est de janvier 1650. - Deux, quittances de deux cents et de trois cent cinquante écus données au fermier des revenus de l'abbaye de Sablonceaux, à valoir sur la ferme entière, au nom du maréchal de Biron, en ce moment possesseur en commende des revenus de cette abbaye (1685). - Convention entre le prieur de La Salle, membre dépendant de l'abbaye et en même temps prieur claustral de Sablonceaux, et un maçon pour la bâtisse du four banal, avec halle et emplacement pour décharger et empiler un millier de fagots (1604). - Provisions en cour romaine de l'abbaye de Sablonceaux, en faveur de Gabriel Martel, moine de Cadouin, par décès du précédent titulaire Renaud du Guâ. Formule du serment qu'il prête, et formalités de son installation (1604). On y mentionne Guill. de Buon, abbé des Alleux (Deux-Sèvres). - Accord et transaction entre le prieur claustral au nom de l'abbaye et un détenteur d'une partie des marais salants, qui est ramené, ainsi que les autres sauniers, aux termes de la baillette originaire (1611). - Convention entre Raymond de Montaigne, abbé de Sablonceaux, et le prieur claustral avec les autres religieux au sujet du bois de chauffage à fournir par l'abbé à chacun des moines (1627). - Opposition par les religieux de Sablonceaux à la prise de possession de ladite abbaye par François Brochard à la place de Raymond de Montaigne déjà titulaire. - Bail à ferme par Jacques de Fiefgallet, prieur claustral de Sablonceaux et prieur de La Salle, pour les marais de la Seudre (1631) et pour toute la terre et seigneurie de La Salle (1634).
(Liasse.) - 22 pièces, papier.1500-1650
G 253
Abbaye d'Airvault (Deux-Sèvres), diocèse de Maillezais.Procès-verbal de visite de deux chapelles de l'église d'Airvault par le prieur de Saint-Porchaire, vicaire général de l'abbé d'Airvault, assisté de maîtres charpentiers et maçons, dont l'un est Pierre Fillon (1613). - Procès-verbal de la visite de la terre et abbaye d'Airvault, monastère, église, métairies, moulins et dépendances, faite par le juge sénéchal de ladite abbaye, contradictoirement avec l'économe nommé par le Roi à l'administration du revenu temporel, et les fermiers (1615). - Procuration du cardinal François d'Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux, à François Périssac, bordelais, pour prendre possession de l'abbaye dont il vient d'être pourvu par bulles du Saint-Père (18 juillet 1615) après le décès d'Henri d'Escoubleau, évêque de Maillezais, et y exercer toute l'administration des biens et revenus, et décharge donnée en 1617 à ce mandataire après vérification de ses comptes. - Concordat entre F. de Sourdis, archevêque de Bordeaux et abbé d'Airvault, et L. de Gouffier de Boisy, abbé de Saint-Lhomer près Blois, par lequel ils font mutuellement échange de leurs abbayes (1619).
(Liasse.) - 10 pièces, papier.1613-1619
G 254
Prieuré d'Aubrac, ordre de saint Augustin, diocèse de Rodez.Lettres de Mme de Beaufort (Gabrielle d'Estrées) et de Mme de Sourdis (Babou de La Bourdaisière) recommandant à la reine Marguerite de Valois l'abbé de Sourdis, abbé de Saint-Jouin-lès-Marnes (Deux-Sèvres), comme cousin de la première et fils de la seconde, pour obtenir le prieuré de Notre-Dame-d'Aubrac, ordre de saint Augustin, au diocèse de Rodez (1596). - Lettre de Henri IV en faveur de Sourdis, nommé prieur d'Aubrac (1596). - François d'Escoubleau de Sourdis, abbé de Saint-Jouin, ayant cédé l'abbaye d'Aubrac (alto Brado) à Jean Lebreton, abbé de Nizos, en échange de l'archevêché de Bordeaux dont Jean Lebreton était pourvu depuis le 1er janvier 1592, sans avoir jamais été installé, le roi Henri IV recommande aux religieux de la domerie d'Aubrac de recevoir favorablement leur nouvel abbé (1598). - Pièces relatives aux nominations de divers prieurs dudit prieuré ; Bernardin de Cornelhan, Olivier Dionajo, etc. ; formule de serment employée en prenant possession d'un bénéfice (1599).
(Liasse.) - 5 pièces, parchemin ; 5 pièces, papier.1596-1599
G 255
Abbaye de Cadouin (Dordogne), diocèse, de Sarlat. Procuration d'Henry de Béthune, abbé de Cadouin, pour faire exporler les tenanciers de son abbaye (1626).Copie d'une bulle d'Urbain VII nommant à la même abbaye Henri d'Escoubleau de Sourdis, archevêque de Bordeaux (1634). - Contrat d'échange de l'abbaye de Cadouin contre l'abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux entre Henry de Sourdis, archevêque de Bordeaux, abbé de Cadouin, et Jacques Desaygues, abbé de Sainte-Croix (1640). - Procès relatif à cet échange (1643). - Lettres de Rome à l'archevêque Henri de Sourdis par son représentant près de la Daterie au sujet du retard apporté à l'envoi des bulles relatives aux abbayes de Cadouin et de Sainte-Croix, retard qui provenait « de ce que vous aviez porté les armes et qu'à cette occasion vous avez encouru quelques censures ecclésiastiques » (1642). [Il s'agit de l'archevêque de Bordeaux, amiral de France dans les mers du Ponant.]
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 23 pièces, papier.1626-1643
G 256
Abbaye de Cormery, diocèse de Tours.Procès-verbal de la visite de la métairie de la Gitourie dépendant de l'abbaye de Cormery (1663). - Compte de six années de la ferme de Cormery, finissant à la Saint-Jean 1666, à raison de dix mille cinq cents livres par an, rendu à l'archevêque de Béthune, abbé commendataire. - Transaction sur arrérages de rentes dues à ladite abbaye (1671). - Arrêt interlocutoire entre Henri de Béthune, abbé, et les religieux au sujet du partage des fruits et revenus (1672). - Adjudication des revenus et état du revenu du temporel (1672). - Transaction en règlement de comptes entre l'archevêque, abbé de Cormery et les religieux (1676). - Mémoire sur l'état de l'abbaye après le décès de l'archevêque de Bordeaux et procès-verbal de visite (1680). - Dires contradictoires du chapitre Saint-André de Bordeaux, héritier de l'archevêque, et de Nicolas de Vaudrun, nommé abbé de Cormery, au sujet des réparations de ladite abbay (1689). - Mémoires et comptes des travaux exécutés à l'abbaye.
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 47 pièces, papier.1663-1689
G 257
Evéché de Maillezais.Pension sur l'évêché de Maillezais et reçus divers donnés par Henri de Sourdis et par Henri de Béthune, successivevement évêques de ce diocèse ; quittance donnée au fermier des revenus de l'évêché par Philippe de Béthune, conseiller du Roi, capitaine de cent hommes d'armes, comte de Selles, et Hippolyte de Béthune son fils, de sommes dues à Henri de Béthune, évêque de Maillezais. - Bref du pape Innocent XI concédant à Henri de Béthune, abbé de Cormery et de Mauléon, le pouvoir de conférer les prieurés et autres bénéfices dépendants desdites abbayes sans pouvoir être prévenu, pendant toute l'année par aucun légat ou nonce apostolique (1677) ; suivent les lettres du Roi y relatives. - Procès entre l'évêque de La Rochelle ayant les droits de l'évêché de Maillezais et Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux. - Comptes et reçus divers. - Procès entre Henri de Béthune, évêque et baron de Maillezais, et les chanoines de son église cathédrale au sujet de la bulle du pape qui les a sécularisés (1645). - Lettres d'affaires adressées à l'évêque de Maillezais.
(Liasse.) - 3 pièces, parchemin ; 52 pièces, papier.1645-1677
G 258
Actes du synode de l'évêché de Maillezais, tenu à Bressuire du 7 au 10 mai 1608, par le cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, primat d'Aquitaine, coadjuteur du diocèse de Maillezais.Lecture du décret du Concile provincial, de vita et moribus clericorum. Ordonnances du synode relatives : à la résidence des pasteurs, aux prédicateurs, aux sacrements, aux bréviaires et missel, etc. - État et noms des bénéficiers du doyenné de Fontenay, de l'archiprêtré d'Ardin, des doyennés de Bressuire, de Saint-Laurent, de Vihiers. - Nominations de députés du clergé ; condamnation des clercs qui n'ont pas assisté au synode ; nomination du syndic, etc.
(Cahier.) - 11 feuillets, papier.1608
G 259
Copie du testament du cardinal François de Sourdis (1627) et codicille en faveur de l'hôpital Saint-Charles Borromée, bâti dans l'enclos de la Chartreuse Notre-Dame de la Miséricorde de Bordeaux.Inventaire des titres et papiers se trouvant dans les archives du chapitre Saint-André et appartenant à celles de l'archevêché, parmi lesquels sont réintégrés treize registres des comptes de l'archevêché pendant le XIVe siècle. - Inventaire des papiers qui sont en commun entre ledit archevêque et le chapitre (hommages, lièves, privilèges, etc.,) de 1340 au XVIe siècle (1620). - Procès entre Henri de Sourdis, archevêque de Bordeaux, frère et héritier du cardinal, et Jacques Lecomte, président aux enquêtes sur les dîmes inféodées de la terre de La Tresne (1630). - Sentence arbitrale relative aux successions du cardinal de Sourdis et d'Henri de Sourdis, archevêques de Bordeaux : Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, abbé commendataire de Mauléon, contre Charles d'Escoubleau, marquis de Sourdis (1658) ; le marquis de Sourdis condamné à payer audit de Béthune le prix de la terre de Loutrange et les démolitions des châteaux de Bigarroque et de Montravel. - Extrait du contrat de mariage du marquis de Sourdis. - Lettres du Roi concernant le procès entre Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, et Charles d'Escoubleau, marquis de Sourdis, au sujet de la succession de François, cardinal de Sourdis, et de Henri, son frère, autrefois archevêques de Bordeaux (1661). - Arrêt du Parlement de Dijon sur l'appel interjeté de la sentence arbitrale de 1658 par Henri de Béthune contre François de Nesmond, évêque de Bayeux, autrefois abbé de Mauléon, et encore contre Charles d'Escoubleau, marquis de Sourdis, et autres (1672). - Demande d'une somme de trente mille livres par les Célestins de Verdelais sur la succession de François de Sourdis, leur fondateur et mise en cause des Chartreux de la Miséricorde de Bordeaux en paiement de cette somme (1673). - Transaction entre Paul d'Escoubleau, marquis d'Alluye et de Sourdis, tant en son nom qu'au nom de ses frères et neveu, tous héritiers de Charles d'Escoubleau de Sourdis et de ses frères le cardinal François de Sourdis et Henri de Sourdis, d'une part, et Henri de Béthune, archevêque de Bordeaux, d'autre part (1675).
(Liasse.) - 8 pièces, parchemin ; 89 pièces, papier ; 3 sceaux en partie brisés.1340-1675
G 260
Lettre du roi Louis XIII au Pape, pour lui désigner Henri de Béthune, abbé du Jard, à l'évêché de Bayonne, vacant par la nomination de Claude de Rueil à l'évêché d'Angers (17 février 1627).Bail à ferme pour sept années des revenus de l'évêché de Maillezais par Henri de Béthune, évêque et seigneur, baron dudit lieu, en faveur de Antoine Ayrault, marchand de Niort, moyennant le paiement immédiat et par avance d'une somme de quinze mille livres, et l'engagement de payer dans les trois mois une somme pareille aux créanciers de l'évêque dont celui-ci lui donnera la liste (1630). - Lettre de Henri de Béthune, évêque de Maillezais, adressée au Pape sur le relâchement de la discipline ecclésiastique dans son diocèse (1637). - Lettre de Louis XIV au Pape, pour lui désigner Henri de Béthune à l'archevêché de Bordeaux (1646) et diverses requêtes adressées à la cour de Rome pour obtenir gratuitement en sa faveur la bulle de sa nomination (1647). - Pièces relatives à l'expédition des bulles en faveur de Henri de Béthune, pour sa nomination à l'abbaye de Mauléon et à l'archevêché de Bordeaux ; comptes des frais payés à la cour de Rome pour l'obtention des bulles. - Lettres du Roi nommant Mathurin Sauvestre, prieur de Bressuire, pour administrer les revenus de l'archevêché de Bordeaux pendant la vacance du siège depuis la mort d'Henri de Sourdis (1646). - Autres lettres nommant ledit sieur Mathurin Sauvestre pour saisir et administrer au nom du Roi les fruits et revenus de l'archevêché, H. de Béthune n'ayant pas encore pu obtenir des bulles (1648). - Enfin bulle du pape Innocent X, nommant à l'archevêché, sur la présentation du Roi de France, aux lieu et place de Henri de Sourdis, Henri de Béthune, évêque de Maillezais, à la charge de prêter le serment de fidélité entre les mains de l'évêque de Corinthe et de l'évêque de Poitiers (1648).
(Liasse.) - 4 pièces, parchemin ; 56 pièces, papier.1627-1648
G 261
Emprunt et constitution de rente par Henri de Béthune, nommé à l'évêché de Bayonne, et Hippolyte, comte de Béthune, son frère, fait à demoiselle Marte Lemaistre, veuve de Charles Amelot, conseiller du Roi (1629), dont le remboursement est opéré en 1642, au nom des débiteurs, par J. Le Bouteiller de Senlis, comte de Money.Arrêt du Parlement rendu à la requête des P. Jésuites, légataires de la bibliothèque de l'archevêque de Béthune, pour opérer la levée des scellés apposés sur les effets mobiliers dudit archevêque (1680). - Arrêt semblable rendu à la requête du chapitre Saint-André ; procès-verbal de la levée ; protestation relative à la maison noble de Beauséjour, située en Graves de Bordeaux et dépendant de la succession de l'archevêque (1681). - Mémoire relatif aux lods et ventes dus à la succession de l'archevêque par les seigneuries de Grossat et Passirat en Saintonge (1681). - Arrêt du Conseil du Roi relatif aux procès entre le chapitre Saint-André et divers concernant la succession de Béthune ; pièces diverses se rapportant à ce procès (1684).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; 20 pièces, papier.1629-1684
G 262
Lettres de Louis XIV nommant Me Joachim d'Estrechau à l'administration des biens de l'archevêché de Bordeaux après la mort de Mgr de Béthune et en attendant que Louis d'Anglure de Bourlemont ait été nommé (1680).Procès divers relatifs à la succession d'Henri de Béthune formés à la requête du chapitre Saint-André, nommé héritier universel. - Lettres de : l'évêque de La Rochelle, l'abbesse de Beaumont et Philippe de Béthune, père dudit archevêque. - Requêtes adressées au Parlement par Jean Castaing, syndic du chapitre Saint-André, afin de recouvrer les sommes dues à la succession (1681). - Arrêt du Conseil sur le procès pendant entre Henri d'Orléans, marquis de Rothelin, et le chapitre de Bordeaux, et renvoi devant le Parlement de Bordeaux (1683). - Arrêt du Parlement sur la délivrance des livres légués par ledit archevêque aux Pères Jésuites. - Documents relatifs à l'administration des biens de Saintonge. - Sommes diverses dues par la succession et payées par le comte de Béthune, comte de Selles. - Délivrance de legs par le chapitre Saint-André à dame Éléonore de Montault de Benac de Navailles, épouse séparée de biens de Henri d'Orléans ; marquis de Rothelin (1684). - Recouvrement des sommes dues à la succession (1689).
(Liasse.) - 5 pièces, parchemin ; 48 pièces, papier.1680-1689
G 263
Appointement devant le sénéchal de Guienne qui condamne le chapitre Saint-André à rendre à l'archevêque L. d'Anglure de Bourlemont certains tableaux provenant de la succession d'Henri de Béthune son prédécesseur, et que le chapitre avait fait enlever tant du château de Lormont que du palais de l'archevêché : deux tableaux de fruits, quatre paysages, deux autres représentant l'un l'Hiver, l'autre la Marine et un dernier représentant Judith, lesquels avaient été faits par l'ordre et aux frais du défunt (1682).Inventaire des meubles et effets du palais épiscopal de Bayonne et de la maison de Lissague, appartenant à feu Mgr D'Arche, évêque (1774). - Cession en faveur de l'archevêque de Lussan des rentes, lods et ventes et autres droits et devoirs seigneuriaux qui pouvaient être dus tant à la succession de M. d'Argenson qu'à celle de M. de Maniban, précédents archevêques de Bordeaux (1762-1783).
(Liasse.) - 1 pièce, parchemin ; 11 pièces, papier.1682-1783

Inventaires

G 264
Inventaires.Inventaire analytique des pièces contenues dans les archives de l'archevêché relatives aux hommages, reconnaissances féodales, revenus, droits et honneurs dus aux archevêques de Bordeaux, et mentionnant (f° 1) un contrat daté du trois de la fin de décembre 1293, c'est-à-dire du 4 des calendes de janvier, portant cession et vente à Arnaud de Cion par Ramond et un autre Ramond de Prignan, habitants de la paroisse de Bassens, de la quarte-partie de la petite dîme de cette paroisse, et autres droits contenus « dans un feuillet qui ne se peut lire, étant rompu et gâté d'antiquité » ; sous la réserve néanmoins de ceux appartenant aux archevêques, pour raison desquels sont dus un denier d'exporle et trois sols bordelais de rente annuelle payables et portables à la maison archiépiscopale, et avec la clause expresse qu'après le décès de l'acquéreur, ladite quarte-partie de dîme reviendra en propriété au seigneur archevêque et à ses successeurs ; - une déclaration donnée par le sénéchal de Guienne étant au lieu de Saint-Émilion en 1301, interprétant son ordonnance contre les juges ecclésiastiques, qui se mêlent d'assigner devant eux les laïques, en ce sens « que les inhibitions ne s'étendront que contre les archiprêtres du diocèse qui commettent une infinité d'abus en leurs charges » et que la juridiction de l'official, exercée dans le lieu et les limites d'usage, continuera d'être entièrement libre ; - l'hommage rendu à l'archevêque en 1304 par Ramond de Bordals, seigneur de Chalais, pour des vignes en la paroisse Sainte-Marie ; - un autre hommage rendu par Guillaume de Castillon et quarante-six habitants de Montravel, des terres possédées par eux dans cette seigneurie (1306) ; - la reconnaissance des agrières de Cissac en Médoc tenues par Hugues Caillau en 1307 ; - un accord entre l'archevêque et les gens de Montravel par lequel quatorze chefs de famille auront désormais leur chauffage pour leurs maisons et fours à pain, à prendre dans la forêt de Bretenor ; - la fulmination par l'archidiacre de Bazas, désigné à cet effet, d'une bulle du pape Clément V, datée de Bordeaux le 6 des ides de mars, l'an second de son pontificat, rattachant à la terre de Montravel, en opposition aux prétentions des Hospitaliers de Fumadières, les domaines et églises de Saint-Avit et de Saint-Jean de Bonneville, du diocèse de Périgueux ; - les serments d'obédience et de sujétion faits à genoux sur le saint-autel, en l'année 1307, par l'abbé de Saint-Romain de Blaye et par l'abbé de Bonlieu (Carbon-Blanc). Visite archiépiscopale (f°s 3 à 15 v°) et tournée pastorale avec séjour et gîte aux frais des églises, commencée le 17 mai 1304 par Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, dans les diocèses suffragants de son archevêché. - 1° Diocèse d'Agen : visité les prieurés de la bastide de Sainte-Foy, de Cabiosa (?), Ligors, Saint-Astier et Duras ; couché dans le château du seigneur à Lévignac, le 10 des calendes de juin (23 mai 1304), donné la confirmation dans le prieuré de Marignac près Mirmont ; visité les prieurés, abbayes et églises de Marmande et Virazel, Clairac, Sainte-Livrade, Tombeboeuf et Lauzun, Montauriol, Montaut, Leyrac et Casseneuil, Monflanquin ; dîné et couché à Cours, dans la maison de son frère Gaillard de Goth, qui l'avait invité, et à Port de Penne, aux frais du prieur d'Allemans, dans la maison de l'évêque ; reçu processionnellement dans la ville d'Agen par l'évêque et le chapitre, visité l'église et le prieuré de Saint-Caprais, et prêché le peuple dans la cathédrale le 24 juin 1304, fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste. Inspection de la commanderie du Temple de Golfech : « le seigneur archevêque se serait transporté en ce lieu, maison des Templiers, où étant, il aurait été processionnellement reçu, et après avoir visité l'église dudit lieu, aurait couché avec son train aux dépens du commandeur. » Même exercice du droit de visite chez les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Salvagnan et à La Maison-Dieu, et chez les Templiers d'Argenton. Inspection des abbayes de Condom et du Paravis près le Port Sainte-Marie, ainsi que des prieurés de Buzet et du Mas. (La visite du diocèse d'Agen paraît être terminée vers le 15 juillet 1304, époque à laquelle dut arriver à Bordeaux la nouvelle de la mort du Pape. L'archevêque ne reprit sa tournée que le 1er septembre.) - 2° Diocèse de Périgueux, dans lequel l'archevêque entre le 1er septembre par la paroisse de Saint-Paixens et la commanderie du Temple de Bonnefare, Moncaret, Saint-Médard, Le Fleix, les prieurés de Galli Assati, du Pizou, de Paracel, Gardedoeil et Saint-Michel de Clusa, Saint-Privat ; séjour à Sourzac le 11 septembre, pendant lequel l'archevêque envoie ses visiteurs au prieuré de Saint-Médard près Mussidan, et continue sa tournée par Bergerac, Trémolac, la prévôté de Paunat et le prieuré de la Monzie, ainsi que celui de Guilgorsa. Visite d'Issigeac, Eymet, Saint-Pasteur (actuellement du diocèse d'Agen), Saint-Avit-le-Vieux, Belvès, l'abbaye du Bugue où l'archevêque, en considération de la piété du monastère, remet « la procuration » à l'abbesse et paie de sa bourse tous les frais de dîner, de gîte et de séjour. Visite du prieuré de Cénac près Dome, et le lendemain étant monté à l'église du mont de Dome, l'archevêque aurait été mal accueilli par le prieur, lequel avec armes et violence avait blessé dans le cimetière messire Hélie de Bosco, chapelain du dit seigneur, ce qui aurait obligé celui-ci à excommunier le prieur et ses complices. Visite de l'abbaye de Sarlat et séjour aux frais de l'abbé : les visiteurs envoyés pour inspecter les prieurés de Notre-Dame de Sarlat, Saint-Quentin de Caneria et de Montignac se sont vu refuser l'entrée et le droit de visite (f° 7). En présence de l'opposition qu'il rencontre, l'archevêque affirme son droit de visite, prédication, correction et réformation d'abus, gîte, procuration et séjour dans les abbayes de Terrasson, Chatres, Saint-Astier, Chancelade, Tourtoirac, Brantôme, prolonge son séjour aux frais des abbés dans celles dont les prieurés qui en dépendent ont refusé l'entrée à ses visiteurs, et dans les lieux où il n'est pas reçu comme il devait, ainsi qu'à Saint-Ripert, Mareuil, Sept-Fonts, etc., excommunie les prieurs et leurs adhérents et complices. Réception et séjour dans la ville et cité de Périgueux et prédication dans la cathédrale ainsi que dans l'église Saint-Front ; il y séjourne aux frais du chapitre Saint-Front, comme il a fait la veille à la cathédrale aux frais de l'évêque et du chapitre diocésain (f° 8, v°). - 3° Diocèse de Poitiers. La visite du diocèse de Périgueux ayant fini le 6 novembre, celle du diocèse de Poitiers commence, le 11 décembre 1304, par l'abbaye de Nanteuil, le Vieux-Ruffec, l'abbaye de Charroux, Nuaillé, Châtelacher, Vivonne. A Comblé, le prieur s'enfuit en apprenant l'arrivée de l'archevêque ; mais, revenu le lendemain et s'étant soumis, il est relevé de la punition qu'il avait encourue. Arrivée le 24 à Poitiers, visite et gîte à l'abbaye Saint-Cyprien, à Notre-Dame-la-Grande et à la cathédrale Saint-Pierre le 27, après avoir célébré pontificalement la fête de Noël à Saint-Cyprien. Continuation de la tournée pastorale de Poitiers à Châtellerault où l'archevêque est le 2 janvier 1301, passant par Moutierneuf, Pozay-le-Vieux, La Mercy-Dieu, Angliers, Mortemer, Saint-Savin, Montmoreau ; le 25 janvier à Boësse et les jours suivants à Quainxay, aliàs Saint-Benoît des Ombres, et Ligugé ; à Chalendray le 1er février et le 6 à Partenay par la route de la vieille Peyratte ; remonté par Gourgé à Airvault et Saint-Jouin-lès-Marnes, redescendu le 13 à Mirebeau, passé par Loudun, et visitant Bournaud, les Trois-Moutiers, Nieuil-sur-Dive et Montreuil-Bellay, arrivé à Thouars (le 1er mars) le lundi avant les Cendres. Visité l'archiprêtré de Vihiers et arrivé le 14 mars à Cholet, le 20 à Montaigu par Tiffauges, le 25 à Saint-Pierre des Herbiers d'où prenant son chemin par Le Boupère, Pouzauges, Mouilleron, Bazoges et l'Absie, l'archevêque de Bordeaux arrive à Ardin le 6 avril. Le 7, il est au prieuré de Xanton, appelé Xainctes dans la copie ci-analysée, le 9, à Saint-Michel-le-Clou, le 11, à Fontenay et Auzay-sur-Vendée, le 12 à Sainte-Radegonde de Marsais, le 13, à l'Hermenault, localités placées sur la route qui mène aux Sables. Le samedi, veille de Pâques, séjour à Mouzeuil, et le jour de Pâques (18 avril), commencement de l'année 1305, séjour à l'abbaye de Luçon : « Ledit seigneur serait allé en l'abbaye de Luçon et y aurait esté reçu avecq grand joye et musique, instruments, orgues, cimbales sonants et avecq grand solemnité. » De Luçon à Talmont, séjourné aux Moustiers-sur-Lay, à Bellenoue, à l'abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm, à Curzon, Saint-Benoît d'Angles, Longeville et au prieuré des Maufaits, en faisant inspecter sur les deux côtés de son chemin Saint-Martin-l'Ars, La Caillère, La Jaudonnière, Mareuil, Le Champ-Saint-Père, Saint-Vincent-sur-Sèvre, et fait séjour à l'abbaye du Lieu-Dieu-en-Jard, où il fut reçu par honnêteté et défrayé aux dépens de l'abbé. Le 2 mai, à Talmont, Orbestier et les Sables-d'Olonne. Remonté la côte de l'Océan jusqu'à Beauvoir-sur-mer par Commequiers, Sallertaine où il arrive le 7 mai, et retour direct sur Bressuire et Loudun par Saint-Gervais, La Roche-sur-Yon, l'abbaye de Fontenelles, La Chaise-le-Vicomte, Les Essarts, Mouchamp, Château-Mur, du 12 au 21 mai ; le 22, à Treize-Vents et Mallièvre ; le 27, jour de l'Ascension, au prieuré Saint-Cyprien de Bressuire, et le lendemain à Thouars. Rentré dans la plaine de Loudun, visité le prieuré de Panthenay, entre Pas-de-Jeu et Oiron, le prieuré d'Oiron, ceux de Chassaigne et Chavaigne ; entré dans le Châtelleraudais et inspecté Cernay, Savigny-sur-Faye (Vienne), exercé les droits de procuration, inspection et gîte à Faye-la-Vineuse (actuellement partie du diocèse de Tours, ou tout au moins du département d'Indre-et-Loire), et revenu directement de là sur Poitiers par Saint-Genès d'Ambière, Saint-Denis de Vaux aliàs Dangé, et Vandoeuvre où il arrive le 9 juin. « Le 10 de juin dudit an 1305, l'archevêque de Bordeaux, par la providence de Dieu élu en Souverain Pontife, se transporte au prieuré de Milly (commune de Charray, canton de Neuville), couche en iceluy avec son train ; le lendemain, annonce la parole de Dieu et accomplit sa visite. » Le 11 à Jaunay, le 12 à Saint-Hilaire de Celles, le 14 à Sainte-Radegonde de Poitiers et ensuite allé à la maison du Roi à Poitiers où il aurait couché avec son train aux dépens du prieur et du chapitre de cette église collégiale. Les 16, 17 et 18, séjour à l'abbaye de Fontaine-le-Comte pour se récréer à ses propres dépens, et le vendredi 18, à ceux de l'archiprêtré de Sanxay qu'il aurait envoyé visiter. Le dimanche et le lundi, 20 et 21, à Lusignan où seraient arrivés plusieurs courriers et lettres de ce qu'il était élu en Souverain Pontife. Le 22 juin, visité l'abbaye de Notre-Dame de Celle près Saint-Maixent, séjourné le jeudi 24, fête de saint Jean. Les vendredi 25 et samedi 26 juin, Sa Sainteté serait allée prêcher la parole de Dieu à l'abbaye de Saint-Séverin près Chizé (Deux-Sèvres). Les articles suivants ne concernent plus la visite archiépiscopale, et sont relatifs à des prestations d'hommage aux archevêques de Bordeaux de 1304 à 1307, analysées ci-après. - Hommages rendus à l'archevêque de Bordeaux par : Guillaume Ayquard de Grissac, gentilhomme, pour dîmes à Lormont, etc. (1307) ; - Bertrand de Samonac, écuyer, pour fiefs, à Puisseguin (1307) ; - Guillaume, seigneur d'Ambleville, pour son château (1307) ; - le seigneur de Montmoreau ; - Itier Espleytat pour dîmes à Cars, Saint-Seurin ; - Pierre Ayrin de Chalais pour ladite seigneurie ; - Milet du Bouil, écuyer. - Rigaud de Baro, écuyer, pour le fief de Vaillac en Périgord (1304) ; - divers pour les terres de Bigarroque, de Millac et de Belvès ; - noble Pierre de Bordeaux, lequel rend hommage au Souverain Pontife comme archevêque de Bordeaux, pour la maison de Puy-Paulin et pour ses fiefs de Queyries.
II. - « Le second inventaire est un livre en parchemin couvert de bois et basane tannée, contenant dix-sept feuillets signés à la fin H. de Salon, où sont descripts les privilèges, franchises et libertés octroyées par les Rois de France aux seigneurs archevesques de Bourdeaulx et leurs suffragants, ensemble aux abbés de leur province : cotés de un à vingt feuillets. Le premier est de Philippe, roi de France, portant que la duché de Guyenne lui estant obvenue par le décès du duc de Guyenne et comte de Poitou, Guillaume, et par le mariage d'Aliénor, fille dudit duc, il permet la libre élection des évêques et abbés, sans qu'ils soyent tenus fayre ny prester aucun serment ou obligation, et en outtre veult que lesdits archevesques et leurs suffragants et abbés de leur province venant à décéder, leurs biens appartiendront à leurs successeurs pour en jouyr par usufruict, et que toutes leurs seigneuries et possessions soient et demeurent libres et exemptes de tous devoirs : donné à Moissac, l'an 1282. » - Autres lettres lettres du même prince en date de l'an 1299. [Celui-ci doit être Philippe le Bel et non Philippe le Hardi.] - Mêmes privilèges d'immunité donnés l'un à Paris, l'autre à Bordeaux, par Louis (VI), roi de France, et par son fils et successeur, duc de Guyenne, Louis (VII), en l'année 1137 : les archevêques et évêques élus canoniquement ne devront aux Rois ni hommage ni serment de fidélité. - Vidimus de cinq lettres-patentes de Philippe le Bel datées de 1300, et portant défense à ses sénéchaux de Périgord et de Gascogne de laisser leurs sergents arrêter personne dans les cimetières, églises et lieux sacrés, exercer leur charge dans les terres de l'archevêque, saisir aucun de ses fiefs, résider même sur les terres ecclésiastiques contre la coutume et le droit commun, et à eux-mêmes sénéchaux et officiers royaux sous leurs ordres de contraindre les personnes ecclésiastiques à ester devant eux pour leurs actions personnelles et réelles, au contraire leur ordonnant de renvoyer les causes devant les juges d'église. - Protestation d'Arnaud III de Canteloup, archevêque de Bordeaux, mandé à Langon par les officiers du roi d'Angleterre réunis dans ce lieu pour la réformation des États du pays de Guyenne, qu'il n'est pas obligé d'obéir, s'il y va, au Roi ni à ses officiers, mais bien au Pape auquel seul il doit fidélité ; « ne devant se rendre à cette convocation que pour la révérence et l'honneur dus à Sa Majesté et pour donner conseil, car il n'est ni a été homme du Roi, et qu'il ne tient aucune chose de lui ni comme Roi, ni comme duc de Guyenne, 2 juillet 1324. » - Lettres-patentes de Philippe le Bel datées de Paris le 1er août 1300, ordonnant de maintenir l'archevêque de Bordeaux, après enquête toutefois, dans le droit de prendre et recevoir du trésorier de la comptablie de Bordeaux, chaque année cent livres « chipolenses » et quarante livres de la même monnaie par les mains du prévôt d'Entre-deux-Mers, et cent quarante livres par les mains du trésorier de Saintonge, qu'on avait discontinué de lui payer à cause des guerres. - Vidimus daté de 1320 des lettres-patentes d'Aliénor, reine d'Angleterre, duchesse de Normandie et de Guyenne, confirmant les archevêques dans tous les privilèges à eux concédés par les ducs ses prédécesseurs, comme la propriété du tiers du droit royal de la Monnaie et Bourse de Bordeaux, le tiers de certain droit de comptablerie ou de péage « de bocia », et l'exemption pour leurs vaisseaux de tout tribut depuis Mortagne jusqu'à Langon. - Lettres-patentes de Philippe, roi de France, données à Pierrefonds en 1302, portant mandement au sénéchal de Périgord de faire justice à l'archevêque en lui rendant la connaissance de la temporalité de l'abbaye de Guîtres dont l'avaient dépossédé les officiers de Sa Majesté, sous prétexte du différend entre l'archevêque et le vicomte de Fronsac ; autres lettres de 1301 au sénéchal de Guyenne pour maintenir l'archevêque dans la haute, basse et moyenne justice des châtellenies de Coutures et Loutrange en Bazadais. - Procuration donnée par Arnaud, archevêque de Bordeaux, à Arnaud de Brie, en 1308, pour comparaître en l'assemblée faite par les commissaires du Roi en la ville de Tours sur le fait des Templiers, par laquelle procuration entre autres choses ledict seigneur déclare n'estre astreint à Sa Majesté d'aucun serment de fidélité, ny tenu d'aller en ladite ville à son mandement. - Vidimus d'un rescrit du pape Martin par lequel il compose les différends existant entre l'archevêque et les maire et jurats de Bordeaux. - Protestation faite par Bertrand de Goth, archevêque, en l'assemblée tenue à Paris par commandement du Roi de plusieurs princes de son sang et prélats de son royaume, qu'il n'était tenu à aucun hommage ni serment de fidélité au Roi de France, et qu'il n'était pas venu audit lieu pour préjudicier aucunement à sa liberté ni à celle de son église et de ses successeurs ; fait à Paris en l'an 1302. Mention des terriers et livres des dîmes et des revenus divers de l'archevêché depuis le XIVe siècle. - Livre des cens, ventes, agrières, reconnaissances en faveur de l'archevêché dans le diocèse et dans les diocèses voisins (1413-1562). - Échange entre Charles de Grammont, archevêque de Bordeaux, et Artus Olivier, écuyer, seigneur de Cabanac, sous-maire de Bordeaux, agissant au nom de tous les jurats, et Arnaud de Lavie, avocat, procureur de la ville, de rentes diverses (1539). - Évocation des procès de l'archevêché devant le Conseil du Roi (1547). - Transactions sur procès relativement au prieuré de Soulac (1565). - Décharge que le clergé de Bordeaux demandait au Roi de la taxe imposée sur le diocèse pour le rachat des biens ecclésiastiques (1565). - Lettres-patentes de Henri II portant que l'archevêque de Bordeaux et ses successeurs pourront entrer en la cour du Parlement avec voix délibérative, ainsi que font les autres archevêques ou évêques du royaume dans les villes où il y a un Parlement (1555). - Arrêt du Parlement portant que, à cause de la grande disette de l'année, les sommes qui étaient habituellement employées en bouquets seraient converties en aumônes (1598). - Procès-verbal de l'état du moulin de Lormont (1600). - Union au monastère des Chartreux de Vauclaire des églises paroissiales de Saint-Pierre de Bruges et de Saint-Siméon de Bouliac (1455). - Bulle de Clément V portant pouvoir aux archevêques de Bordeaux d'unir ou de désunir les cures, prieurés ou chapelles, donnée à Villandraut (1309). - Bulle de Clément V donnant pouvoir aux archevêques de Bordeaux de pourvoir à trois canonicats dans le chapitre Saint-André et deux dans celui de Saint-Seurin et un dans chacune des églises cathédrales collégiales de la ville ou diocèse et province de Bordeaux, comme aussi en chaque monastère ou prieuré régulier ou séculier de quelque ordre que ce soit, d'y mettre une personne capable, religieuse ou séculière, de plus, de conférer cinq bénéfices dans le diocèse d'Agen, sept à Périgueux, trois à Angoulême, huit à Saintes, douze à Poitiers, un mois après la vacance desdits bénéfices (1308). - Fondation du collège de Saint-Raphaël par Pierre Berland, en 1402, avec l'état des revenus dudit collège, lequel a été réformé par le cardinal de Sourdis et fait collège du séminaire de Bordeaux. - Contrat par lequel Amanieu de Lamothe, archevêque de Bordeaux, concède à P. Vital Rolland, abbé de Verteuil en Médoc, de nommer les recteurs et chapelains dans les paroisses dépendant de ladite abbaye, sous certaines conditions. Donné à Lormont, le 19 avril 1358. - Hommage à l'archevêque par Bertrand de Tustal, écuyer, seigneur de la maison noble de Saint-Julien pour ledit fief noble dans la paroisse de La Tresne (1562).
(Liasse.) - cahier de 27 feuillets, papier.1293-1562
G 265
Répertoire de tous les titres, actes, mémoires et documents quelconques contenus dans les archives de l'archevêché ; dans le premier volume contenant la table alphabétique des hommages, des dîmes et les titres de la seigneurie de Montravel.
(Registre.) - Grand in-folio, relié, 233 feuillets, papier.1732-1733
G 266
Répertoire des titres de l'archevêché ; second volume contenant : l'inventaire des fiefs pour Bordeaux et le Bordelais, Floirac, Cenon-la-Bastide, Saint-Seurin, les Graves, La Palu, Rions, Caudrot, Paillet, Lormont, Coutures, Bigarroque, Belvez, Mauzac, Meillac, Couze, Loutrange en Bazadais, enfin tout ce qui est relatif aux quartières, foires et marchés, passages, péages, acquisitions, aliénations, mémoires pour le temporel de l'archevêché, procédures, et les rapports des archevêques avec les jurats de Bordeaux, le collège Saint-Raphaël, les chapitres Saint-André et Saint-Seurin.
(Registre.) - Grand in-folio, relié, 444 feuillets, papier.1732-1733

CHAPITRE METROPOLITAIN SAINT-ANDRE

Bulles.

G 267
Actes relatifs à la constitution et à la fondation du Chapitre.Bulles. - Bulle d'Adrien IV, adressée à l'archevêque de Bordeaux et à ses suffragants les évêques de : Agen, Angoulême, Périgueux, Saintes, Poitiers, par laquelle en confirmant les privilèges accordés aux églises de la province par ses prédécesseurs papes : Innocent II, Lucius II et Eugène IV, et reconnus par les rois de France Louis VII et Louis VIII, il les rappelle à la liberté canonique d'être indépendants de tout engagement de serment d'homme lige (etiam fidei per manus date obligatione) en ce qui concernait l'élection des évêques et des abbés de monastères (sans date, 1154-1159). Vidimus adressé au pape, et donné par l'évêque de Périgueux et les abbés de Guîtres, de Saint-Émilion et de Verteuil, etc., des privilèges ci-dessous, accordés par le Saint-Siège au chapitre Saint-André, les chanoines n'osant laisser voyager les originaux : 1° Bulle d'Alexandre III, adressée à Géraud, doyen, et aux chanoines de Saint-André, par laquelle il déclare prendre sous sa protection l'église Saint-André ; les chanoines devront suivre la règle de saint Augustin ; ils pourront recevoir des donations du Roi, des princes et des fidèles ; ils auront la collation des églises de : NotreDame de la Place, Saint-Paul, Saint-Projet, Saint-Siméon, Saint-Pierre près du Cancera, Sainte-Colombe, Saint-Éloy, Saint-Jacques, dont l'union à Saint-André fut faite par l'archevêque Arnaud, du consentement du fondateur Guillaume Prévôt ; Saint-Vincent de Lodors, Saint-Michel, Sainte-Eulalie. Saint-Laurent d'Escures ; les dimes à Bordeaux et les droits sur la rivière, Saint-Pierre de Bonzac, Lège, Lesparre, Cadaujac, Saint-Martin de Cabanac, Saint-Michel de Rieufret ; cens à Blaye, Saint-Vincent de Bourg, Notre-Dame de Guîtres, Saint-Émilion, La Sauve, etc., le moulin de Cadaujac (1173) ; - Confirmation de la bulle précédente par le pape Lucius III ; le même pape confirme de plus la juridiction particulière et personnelle du chapitre et tout ce que les comtes de Poitou, ducs de Guyenne, ont donné à ladite église ; plus le tiers du droit de la monnaie, la haute justice de la terre de Lège et l'exemption du droit de tonlieu sur la rivière, depuis Mortagne jusqu'à Langon ; de plus, l'archevêque ne pourra rien aliéner des biens de l'archevêché sans le consentement du chapitre ; enfin ce dernier pourra élire seul son doyen et choisir le lieu de sépulture de ses membres, etc. (1181). - 3° Bulle d'Urbain II, adressée aux chanoines de Saint-André, par laquelle il déclare que pour mettre fin aux différends qu'ont suscités contre le chapitre Saint-André les clercs de Saint-Seurin, le Concile tenu à Rome a décrété que l'église Saint-André de Bordeaux, a nobis per Dei gratiam consecrata, reprendra la possession de son cimetière (1099).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; latin.1099-1181
G 268
Accord entre l'archevêque de Bordeaux et les chanoines de Saint-André, relativement à l'introduction de la règle de saint Augustin dans le chapitre.La discorde s'étant élevée entre l'archevêque lequel, conformément à la volonté des papes Innocent II et Lucius II et de Louis VII, roi de France et duc d'Aquitaine, avait voulu soumettre les chanoines de Saint-André à la règle de saint Augustin, d'une part, et lesdits chanoines qui s'y étaient refusés d'autre part, un certain nombre de ceux-ci ne voulant pas revenir à résipiscence avait été excommunié et privé de ses bénéfices, l'archevêque avait dû lui-même quitter la ville pendant au moins cinq ans et l'église de Bordeaux avait été privée pendant ce temps du service divin. Albéric, archevêque d'Ostie et légat du Saint-Siège, et Bernard, abbé de Clairvaux (saint Bernard), passant par Bordeaux pour aller combattre les hérétiques dans le pays de Toulouse, l'archevêque et le chapitre les choisissent comme arbitres et acceptent leur décision dans le différend qui les divise. Ceux-ci décident que les chanoines seront réguliers dans l'église Saint-André, et que leur nombre qui était primitivement de vingt-quatre, sera réduite quatorze, dont cinq réguliers et neuf séculiers, jusqu'après la mort des séculiers, lesquels seront successivement remplacés par des réguliers ; de plus, ils devront mener la vie commune. Fait dans le palais archiépiscopal, en présence desdits légat du Saint-Siège et abbé de Clairvaux ; de Raymond-Bernard, évêque d'Agen ; Bernard Ier, évêque de Saintes ; Raymond, évêque de Bazas ; Beaudoin, abbé de Castillon ; Aymond, abbé de Saint-Émilion (le 2 juillet 1145), Eugène III étant pape, Louis VII roi de France et duc d'Aquitaine ; Alberic, légat du Saint-Siège en France. - Pièce annexée : lettres de Louis VII, roi de France et duc d'Aquitaine, adressées au prévôt et aux habitants de Bordeaux, par lesquelles désirant relever l'ancienne splendeur de l'église Saint-André, nobilis quondam et famose Burdegalensis ecclesie tam ex seniorum relatione quam ex scripturarum antiquitate cognoscentes dignitatem, et remédier à l'insuffisance des revenus des chanoines de ladite église, enfin pour honorer la mémoire de son père Louis VI le Gros et celle de Guillaume son prédécesseur, comme ducs d'Aquitaine, il ordonne que lesdits chanoines adopteront la règle de saint Augustin, et seront placés sous sa sauvegarde perpétuelle.
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin, latin.1145
G 269
Confirmation par l'archevêque, de Bordeaux, Bertrand Ier, transféré de Lectoure, d'un accord fait entre le chapitre Saint-André et les hommes de Lège : l'archevêque, sur les instances du chapitre et du consentement de Gilibert, archidiacre de Cernès, ayant donné cette église aux chanoines de Saint-André malgré les réclamations d'Arnaud-Guillaume et de Guitard, son parent, qui prétendaient que leur famille en avait toujours joui, confirme la transaction intervenue entre les parties, après plusieurs dommages réciproques : l'église de Lège appartiendra désormais au chapitre, à la charge de donner par forme d'achat trois cents sols auxdits Arnaud-Guillaume et Guitard, réclamants ; les parties jurent sur l'évangile d'observer fidèlement cet accord et l'archevêque lui-même y pose son sceau en présence de quinze chanoines et de deux clercs (1169).Dans le procès entre le doyen et le chapitre Saint-André, d'une part, et l'hospitalier de Saint-Jacques, d'autre, relatif à la juridiction et la dîme d'un plantier qui est près dudit hôpital, et à la somme de cent marcs d'argent perçus pendant le temps de l'excommunication, Arnaud II de Pins, évêque de Bazas, Pons de Blanquefort et Pierre, abbé de Saint-Sauveur de Blaye, juges délégués par le Saint-Siège et choisis d'un commun accord par les parties, décident que le prieur de Saint-Jacques sera tenu d'assister aux processions du chapitre ; il donnera à celui-ci la dîme et l'agrière que tient Bernard de Lartigues dans la paroisse de Léognan, en exceptant le croît des animaux et le produit des abeilles, et les revenus de la paroisse du Pian en Médoc ; de son côté le chapitre abandonne en toute propriété la juridiction sur le plantier près de l'hôpital et les cent marcs perçus à l'époque de l'excommunication. Cette sentence est rendue exécutoire sous peine de deux cents marcs ; le prieur de l'hôpital donne comme fidéjusseurs : R. de Cambes et R. Thomas de Areis et le chapitre, R. Brun de Barsac et Amanieu Dailhan (4 octobre 1229).
(Liasse.) - 2 pièces, parchemin ; latin.1169-1229
G 270
Confirmation par le pape Alexandre III de l'union de l'église Sainte-Eulalie de Bordeaux au chapitre Saint-André (1178) ;mandement d'Alexandre III à Géraud de La Barthe, archevêque d'Auch, légat du Saint-Siège, et à Garcie de Benquet, évêque de Bazas, de faire cesser les vexations commises contre le chapitre Saint-André par Amanieu d'Albret et L. de La Motte, lesquels avec une multitude de gens armés s'étaient emparés des lieux de Lège et de Cadaujac dépendant du chapitre et en avaient amené les habitants prisonniers pour en tirer rançon (XIIe siècle.) - Bulle de Grégoire IX confirmative de la bulle d'Alexandre III datée de 1173 portant concession de privilèges en faveur du chapitre ; le pape Grégoire IX (Pérouse, 1228) lui concède de plus la présentation du prieur de l'hôpital Saint-Jacques, l'église Sainte-Eulalie, soixante sous de rente sur l'hôpital du Pont-Saint-Jean à Bordeaux, la juridiction sur ses possessions ; défense est faite à l'archevêque de frapper d'excommunication ou d'interdit un membre du chapitre, sans de justes causes ; ledit chapitre fera seul les nominations dans les églises qui sont sous sa dépendance et l'archevêque ne pourra y mettre obstacle. - Bulle d'Alexandre IV contenant le rescrit d'appel fait par Arnaud de Budos, chanoine, exerçant. la juridiction du chapitre dans le château de Lège, contre une sentence de l'official de Bordeaux qui se croyait en droit d'exercer la juridiction sur ce chanoine ; le Pape décide que le chapitre est juge souverain (à Anagni, 1255). - Indult d'Alexandre IV aux doyen et chapitre de Saint-André par lequel ledit chapitre n'est pas tenu de recevoir un chanoine, si les lettres apostoliques dont il pourra être pourvu ne font pas une mention expresse du présent indult (Viterbe, 1257-1261). - Bulle d'indulgences concédées à perpétuité par le pape Clément V à l'église métropolitaine Saint-André de Bordeaux, que à juventutis nostre primordiis suis deliciis nos educavit (1308) ; confirmation de la bulle précédente par Innocent X (1650.) - Bulle d'Innocent IV portant dispense pendant dix ans en faveur du chapitre d'être cité en justice sur les lettres du Saint-Siège ou des légats, si lesdites lettres ne font pas mention expresse de l'église de Bordeaux (Lyon, 24 avril 1356).
(Carton.) - 6 pièces, parchemin ; 4 pièces, papier ; 2 sceaux en plomb.1173-1356
G 271
Bulle de Pie II portant exemption de la juridiction archiépiscopale en faveur du chapitre Saint-André. Dans le différend entre Blaise de Greilly, archevêque de Bordeaux, et les chapitres Saint-André et Saint-Seurin, et le collège Saint-Raphaël sur le droit de visite, la collation des bénéfices, le droit de sceau et la succession de Pey Berland, archevêque, le Pape décrète que, les églises cathédrales des diocèses d'Agen, Saintes, Poitiers, Maillezais, Luçon, Angoulême, Périgueux, Sarlat et Condom, suffragants de Bordeaux, ayant été exemptées de la juridiction de l'ordinaire, les chapitres Saint-André et Saint-Seurin, le collège Saint-Raphaël et les églises et hôpitaux qui en dépendent en seront également exemptés, à la charge par chaque doyen et prieur de donner, annuellement au Saint-Siège dix florins d'or ; à défaut de paiement desquels pendant trois ans consécutifs, le privilège d'exemption tomberait (1458).Fulmination de la bulle précédente de Pie II (1458) par l'évêque de Bazas, délégué spécialement à cet effet (1481). Le chapitre de Saint-André s'étant plaint au Roi de ce que Charles des Astors, chevalier, maire de Bordeaux, avait fait procéder à l'inventaire des biens dé l'archevêque dernièrement décédé, contrairement aux coutumes et aux privilèges apostoliques et royaux dudit chapitre, lequel a le gouvernement spirituel et temporel de l'archevêché pendant la vacance du siège, Louis XI, roi de France, promet aux chanoines d'ajourner à ce effet ledit Charles des Astors devant la cour du Parlement. Fait à Bordeaux le 9 mars 1464. - Bulle d'Innocent VIII portant création de quatre canonicats semi-prébendés dans l'église Saint-André (1488). - Lettres patentes de Louis XII donnant au chapitre et à l'arche-vêque le droit de clore et de munir d'une enceinte le palais archiépiscopal et les cloîtres qui l'environnent, et de faire mettre des portes ou des barrières sur les rues, les entrées et les issues, au lieu de chaînes qui servent de limites (1498). - Confirmation de ces lettres par François Ier ; celui-ci promet, en outre, au chapitre de subvenir aux frais de construction des grandes et des petites orgues, de deux grosses cloches et à la réfection de trois grandes arches et voultes de la nef, 31 mars 1514. - Reconnaissance faite par l'archevêque Charles de Bourlemont à son entrée dans la ville de l'exemption dont jouissait le chapitre Saint-André et de l'indépendance dans laquelle il vivait vis-à-vis de l'archevêque (1530). - Édit de François Ier établissant que les rentes constituées sur les maisons et places des villes et cités du royaume et des faubourgs sont rachetables par leurs propriétaires au prix d'émission (1539) ; enregistrement de ces lettres par le Parlement. - Lettres-patentes de François Ier restreignant en faveur des gens de mainmorte le rachat des rentes constituées ; on ne pourra racheter les rentes duement amorties ; des indemnités seront données aux gens d'église, aux femmes veuves et aux mineurs (1545). - Arrêt du Parlement de Bordeaux ordonnant, à la requête des chapitres Saint-André et Saint-Seurin, que les mots lecta, publicata et registrata soient mis au bas de l'édit précédent du Roi (1545). - Lettres-patentes de Charles IX confirmant l'édit de François Ier de 1545 en ce qui touche les ecclésiastiques (1566).
(Carton.) - 7 pièces parchemin, 7 pièces papier, latin et français.1458-1566
G 272
Confirmation par François de Mauny, archevêque de Bordeaux, du privilège d'exemption de la juridiction archiépiscopale dont jouit le chapitre métropolitain, dans l'église et dans la sauvetat Saint-André et dans les paroisses de Floirac et de Tresses, relevant dudit chapitre (1555).Sentence du lieutenant de l'official à Bordeaux, relativement au privilège revendiqué par le chapitre d'être exempt de la juridiction de l'archevêque (1579). - Vidimus, par André, évêque de Périgueux, Bernard, abbé de Nanteuil, et l'abbé de Blaye, d'une transaction entre Hélies Ier, de Malemort, archevêque de Bordeaux, et le chapitre Saint-André. L'archevêque, après avoir donné le baiser de paix aux chanoines, déclare renoncer aux lettres apostoliques qu'il a reçues contre eux ; il renonce également à toute action, tout en réservant les droits de l'archevêché ; le chapitre dit qu'il lui appartient de pourvoir à son personnel, même en l'absence de l'archevêque et ce dernier ne peut s'y opposer sans de justes motifs : l'archevêque ne peut confier sa juridiction spirituelle à un vicaire étranger (usurpation du chapitre contre les vicaires généraux), mais au doyen et au chapitre ; il nomme trois archidiacres, le sacriste et le trésorier ; le chapitre élit le doyen avec l'approbation de l'archevêque ; le doyen confère la chantrerie ; le chapitre nomme les chapelains dans les paroisses qui dépendent de lui, sans le concours de l'archevêque, etc. Autres conventions au sujet des offices célébrés par l'archevêque les jours de Noël et de Pâques, des moulins du chapitre sur le Peugue, de la juridiction du doyen et de l'archidiacre, etc. (sans date). - Mandement adressé par Henri III, roi de France et de Pologne, à Antoine de Sansac, archevêque de Bordeaux, pour lui ordonner de rassembler six des principaux bénéficiers du diocèse avec le chapitre Saint-André afin de rassembler une partie des sommes qu'il doit remettre entre les mains du trésorier des Ligues Suisses (1583). - Bref de Paul V, relatif à l'absolution à donner aux membres du chapitre Saint-André frappés d'excommunication ou de suspension par l'archevêque ou ses officiers contrairement aux droits dudit chapitre, exempt de la juridiction de l'ordinaire et ne relevant que du Saint-Siège (1609). - Arrêt du grand Conseil réglant les rapports du chapitre avec l'archevêque et certains détails de l'administration intérieure (mars 1642). - Requête au chapitre afin d'intervenir dans le procès au grand Conseil entre Léonard de Massiot, chanoine de Saint-André, appelant comme d'abus contre Henri d'Arche, vicaire général de l'archevêché, qui avait interdit ledit de Massiot contrairement aux droits d'exemption du dudit chapitre (1654). - Arrêt du Conseil d'État qui soumet aux maire et jurats de Bordeaux les habitants des sauvetats de Saint-André et de Saint-Seurin pour le service de patrouille et de guet (1675). - Arrêt du Conseil d'État touchant les portions congrues (1690). - Ordonnance de l'archevêque Bazin de Bezons prescrivant, à cause du défaut de fonts baptismaux dans un grand nombre d'églises, que les déclarations de naissances seront faites au curé de la Majestat pour les églises Saint-André, Saint-Pierre, Saint-Siméon, Sainte-Colombe, Saint-Éloi, Sainte-Eulalie, Saint-Projet, Sainl-Christoly ; au curé de Saint-Seurin pour les paroisses de Sajnt-Seurin, Saint-Remy, Saint-Maixent et Puy-Paulin ; au curé de Sainte-Croix pour les paroisses Sainte-Croix et Saint-Michel ; les curés rédigeront un certificat de baptême et ne pourront prendre plus de cinq sous ; ils enregistreront gratuitement les actes de baptême sur les registres de paroisses (1699). - Déclaration du Roi portant règle- ment sur les fonctions des banquiers-expéditionnaires en cour de Rome (3 août 1718). - Édit du Roi concernant les cessions de bénéfices (septembre 1718). - Lettres de committimus aux requêtes du Parlement en faveur du chapitre Saint-André (novembre 1718.) - Lettres-patentes de Louis XV confirmant le chapitre Saint-André dans les privilèges, libertés, franchises, prérogatives, coutumes, exemptions et rentes remplaçant le droit de monnayage, préclôture, dons de domaines, seigneuries, droits de justice accordés à l'église Saint-André par les rois Charles VIII, Louis XII, François Ier, Charles IX, Henri III et Louis XIV (mars 1761).
(Carton.) - 15 pièces, papier.1555-1761

Règlements

G 273
Statuts, Règlements.Statuts de l'église Saint-André : 1° Les membres du chapitre jureront de ne retenir pour leur usage personnel aucune portion des dîmes. 2° Ils devront tenir eux-mêmes fidèlement compte de leurs absences. 3° Chaque chanoine devra avoir au choeur un chapelain ou clerc « suffisant non bénéficier » qui assiste à toutes les heures canoniales. 4° Le chapitre doit se tenir tous les jeudis après prime. 5°. Les produits de la vendange seront partagés entre les chanoines résidants. 6° S'il vient à vaquer quelque place au chapitre, outre les places de portier, de prieur de Saint-Julien ou d'aumônier, les chanoines donneront successivement leur avis, suivant leur ordre d'ancienneté, sur la collation de la fonction vacante. 7° Tous les baux à cens seront faits par le chapitre Saint-André pour une année. Ils seront payés à la Saint-Barnabé. 8° Deux chanoines tiendront un grand rôle et un rôle pour les blés. Ils rendront leurs comptes trois fois l'an. 9° Le chanoine député pour affaires par le chapitre Saint-André ne perd aucun de ses droits. Le chapitre le tient pour présent. 10° Après deux mois d'absence les chanoines perdent tous droits aux fruits accordés aux chanoines résidants. 11° Chaque chanoine, à sa mort, reçoit le produit de sa première année, à savoir : soixante livres bordelaises. 12° Les chanoines devront résider dans la Sauvetat pour avoir droit aux fruits de leur prébende. Quand une maison canoniale viendra, par une cause quelconque, à. être libre, le chanoine le plus élevé en dignité déclarera, le premier, s'il l'occupera. 13° Le chapitre peut en assemblée générale modifier, ajouter ou retrancher certains articles de son règlement. 14° Les chanoines ou le prêtre ou clerc qui les remplacent doivent assister à tous les offices. S'ils manquent à ces devoirs, ils perdent deux deniers à matines, un à tierce, un à la grand'messe, deux à vêpres. Ils devront se trouver à l'office au premier psaume et à la messe à la première oraison et y rester jusqu'à la fin ; les jours de fêtes leur absence leur fera perdre le double de ce qui est précédemment fixé. 15° Les nouveaux chanoines prébendés doivent donner à l'église une chape de procession d'une valeur de cinquante livres. Le doyen nouvellement nommé doit en donner une d'une valeur de cent livres bordelaises. 16° On ne peut changer de canonicat ni de prébende sans l'agrément du chapitre. Cet assentiment doit être donné en chapitre général. 17° Tout chanoine est tenu de laisser à l'église de quoi fonder un anniversaire qu'on célébrera pour sa mémoire. 18° Le chapitre est obligé de faire célébrer une messe pour les chanoines morts hors de la ville. 19° Toute maison canoniale en mauvais étal sera réparée aux frais de la succession du chanoine décédé qui l'occupait ou avec l'argent du chanoine qui la cède. 20° Pour éviter que les chanoines ne s'écartassent des devoirs qui leur étaient tracés, on donnait primitivement aux prébendiers quatre escartes de blé, un tonneau de vin clairet, une pipe de vin rouge et soixante sous pour la cuisine. Au lieu de cette prébende, les chanoines recevront dorénavant quinze deniers par jour et trente deniers les fêtes annuelles et doubles. Toutefois leur portion congrue ne pourra excéder vingt-cinq livres. 21° De la Trinité à l'Avent on dira une messe en l'honneur de la Vierge, le samedi et une de saint André le jeudi. 22° Tout chapelain institué dans l'église par testament devra jurer au chapitre obéissance et promesse de bien accomplir ses devoirs. 23° Les portiers doivent assister à prime, à tierce et à vêpres, ils perdent quatre deniers chaque fois qu'ils manquent à un de ces offices. 24° On lira les statuts du chapitre à chaque chanoine nouvellement reçu. Il jurera sur les évangiles de les observer et de les garder. 25° Ces nouveaux statuts n'abrogeront les anciens que dans les dispositions contraires aux nouvelles qu'ils pourraient renfermer. 26° Les chanoines seront tenus à une continuelle résidence. Ils partageront entre eux le vin proportionnellement au temps de service qu'ils auront passé à l'Église. 27° Tout chanoine assistant au chapitre qui se tiendra tous les jeudis après prime, recevra douze deniers. 28° Les chanoines qui occupent des maisons sur lesquelles il y a des anniversaires fondés, doivent payer annuellement une rente au receveur à peine d'être privés de leur portion sur les autres anniversaires. 29° A chaque réception de chanoines, les deux portiers recevront une tunique ou un manteau avec capuchon, ou bien six francs. 30° Le chapitre se réserve la collation du prieuré de Saint-Julien, des prébendes et des offices de portiers (1316-1410).
(Cahier). - 18 feuillets, latin, papier, copie du XVIIIe siècle.1316-1410
G 274
Dignités, Présences, Pointes, Personnel.Liste nominative et numérique des ecclésiastiques, réguliers et séculiers, résidant dans les couvents, chapitres, vicairies, chapellenies, etc., du diocèse ; chapitre de Bordeaux avec tous les résidants, 120. - Chapitre Saint-Seurin, 35. - Abbaye Sainte-Croix, 35. - Vicaire perpétuel de Saint-Michel et tous les bénéficiers, 25. - Vicaire de Sainte-Eulalie et les bénéficiers, 10. - Abbaye de Verteuil, 15. - Abbaye de Faize, 7. - Abbaye de Guîtres, 15. - Abbaye de Bourg, 15, etc. - Au mois de juin 1483, les trois États de Guyenne assemblés votent une somme de 3,500 livres tournois pour la canonisation de Pey Berland, et la répartition est faite entre toutes les communautés de la province.
(Cahier.) - Petit in-4°, 25 feuillets.1483
G 275
Actes notariés concernant le personnel du chapitre Saint-André ; élection d'Étienne Le Piochel, comme doyen à la place de Baude d'Agés (1504) ;élection de noble Jean de Loupes, comme sous-doyen à la place de Jean III Bonald, évêque de Bazas (1504) ; - le chapitre donne acte à Jean Cassat, prêtre du diocèse de Vienne, de la présentation de deux lettres apostoliques de la cour de Rome, à l'effet d'obtenir le premier bénéfice vacant (1506). Ladislas (ou Lancelot) Du Fau, docteur in utroque, chanoine de Saintes, protonotaire apostolique, président en la Chambre des enquêtes au Parlement de Bordeaux, après avoir rappelé que le siège épiscopal de Saintes étant devenu vacant par la mort de Louis de Rochechouart, il a été nommé ritè et canonicè, solemnitatibus omnibus tam per jura nova quam vetera requisitis, servatis et adhibitis, évêque de ladite ville de Saintes, et qu'il a soumis, en temps utile, son élection à la confirmation de l'archevêque de Bordeaux, son métropolitain, malgré les prétendues nominations de Pierre de Rochechouart et de Guy de Torretes (ou Tourestes), doyen de ladite église ; pendant la procédure de la confirmation, Pierre de Rochechouart étant mort et le chapitre de Saintes voulant procéder à une nouvelle élection, ledit Ladislas Du Fau en appelle à la cour de Rome, à l'archevêque de Bordeaux, au roi de France et à la cour du Parlement de Bordeaux (2 juillet 1504). - Jean de Lamartonie, abbé commendataire de Sainte-Marie de Guîtres, chanoine de Saint-André, présente au chapitre des lettres de Georges d'Amboise, cardinal de Rouen, afin d'être pourvu de la trésorerie de Saint-André à la place de Bertrand d'Agés, 1505. - Collation de la vicairie perpétuelle de Saint-Germain de Roffignac, dans le diocèse de Périgueux, en faveur de François de Calvimont, étudiant à Poitiers, par Jean de Lamartonie, abbé de Guîtres, vicaire général de Godefroy, évêque de Périgueux (1505). - Collation de la chapelle de Bosco à Saint-André, en faveur de Jean Darboet, clerc, par Lamartonie, chanoine trésorier, en sa qualité d'hebdomadier de ladite église (1506). - Collation de la chantrerie en faveur de Jean de Landa par Bertrand d'Agés ; étant chanoines : Bertrand d'Agés, doyen ; Étienne de Leymarie, sacriste ; Ladislas Du Fau, écolâtre ; Jean de Landa, Raymond de Saint-Clair, Jacques de Borda. Pierre Tustal, Jean Makanan, François de Chassaignes, Jean de Lamartonie, Jean Brissaud, François Chaussade, François de Calvimont ; Bertrand d'Agès, élu doyen, à la place d'Étienne Le Piochel (1505). - Canonicat prébendé en faveur de Jean de Syrieulh, licencié, à la place de Jean Despinay. - Obligation de dix écus d'or au soleil par Laurent de Lisle, marchand de Moulins en Bourbonnais, en faveur de Pierre d'Agés ; - le chapitre étant absent de Bordeaux à cause de la peste, ordre est donné aux chanoines semi-prébendés de dire les messes accoutumées (1506). - Levée de l'excommunication encourue par Jean de Coutures, pour n'avoir pas obéi aux ordres du chapitre, relativement aux messes à dire pendant l'absence du chapitre. - Le Pape Innocent, à la requête du Roi de France, de l'archevêque André d'Espinay et du chapitre, ayant supprimé deux canonicats et deux prébendes et ayant appliqué les fruits et revenus qui en dépendaient, à fonder quatre canonicats prébendés pour l'hebdomadier, dont la collation appartiendrait au chapitre, quatre prêtres choristes, habiles dans l'art de la musique, sont nommés à cet effet et le chapitre leur ordonne de chanter des messes au grand autel pour apaiser la colère de Dieu. - Marché du chapitre avec divers charpentiers, Mathieu Grossard, Guiot Velhot et Jean Dubreuilh de Saint-Michel, pour la somme de deux cent vingt francs tournois afin de faire un chaffault d'une croisée de l'église Saint-André en la nef depuis le bas jusques aux voultes et sintres pour abattre et refaire les dictes voultes (1506). - Réception de la bulle d'Alexandre VI, accordant un jubilé général au royaume de France (1506). - Concession de lettres relatives à la pension de dix ducats d'or concédée par le pape à Jean de Barrola, docteur, conseiller du Roi, sur les fruits et revenus de l'église paroissiale de Montjoye (de Monte-Gaudio), diocèse de Condom. - Transaction par laquelle le chapitre Saint-André abandonne au recteur de l'église Saint-Aubin en Médoc la dîme de ladite paroisse en échange de trente francs de la monnaie de Bordeaux, attribués à la mense du chapitre. - Autre transaction entre le chapitre et Jean de Borda, chanoine de Saint-Seurin et recteur d'Artigues (Entre-deux-Mers), pour la dîme de cette paroisse ; - autre transaction entre le chapitre et Bertrand de Haulong, prieur curé de Cantenac, et des membres dépendants de l'abbaye Saint-Pierre de Verteuil, pour la dîme de ladite paroisse (1506). - Un grand nombre de chanoines et le doyen étant absents à cause de la peste, Jean Celard, chanoine semi-prébendé de Saint-André, procureur de Jean Leroyer, étudiant en l'université de Paris, présente au chapitre des lettres apostoliques portant provision d'un canonicat prébendé en faveur dudit J. Leroyer (1508).
(Carton.) - Cahier de 43 feuillets papier et parchemin, français, latin.1504-1506
G 276
Réception de François Thevenin comme sous-doyen du chapitre (1556).Canonicat prébendé en faveur de Mathurin Bertin du diocèse de Maillezais (1583). - Canonicat prébendé en faveur de Philibert Dusault (1584). - Collation par le chapitre Saint-André immediate a Sancta sede apostolica dependens d'une prébende en faveur de Raymond Fishon, prêtre (1617). - Proposition faite par Henry Desaygues qui avait accepté le décanat, de se démettre de cette dignité en faveur du précédent doyen Jacques Desaygues, qui ne s'était démis de ses fonctions qu'à cause d'une grave maladie (1618). - Nomination de Jean de Viod, clerc, comme portier du chapitre. - Requête adressée au Parlement par Rivière Moysset, chanoine et promoteur de l'église Saint-André, pour maintenir le droit de préséance qu'avaient les chanoines et afin de les régler comme suit : les chapitres généraux et ordinaires précéderont tous les membres du clergé en tous lieux et en toutes assemblées, puis viendront les chanoines qui ne sont pas prêtres, derrière eux les diacres, puis les sous-diacres, enfin les clercs tonsurés (1620). - Nomination, par l'archevêque Henry d'Escoubleau de Sourdis, de Pierre Palisse, aux fonctions de chanoine prébendé, et arrêt du Conseil d'État rétablissant Pierre Palisse dans la possession de son canonicat prébendé contre le sieur Antoine Cotsages ; le même arrêt maintient l'archevêque de Bordeaux et ses successeurs dans le droit de conférer les trois premiers canonicats prébendés qui viendraient à vaquer depuis leur avènement au siège archiépiscopal (1632). Sommation par le cardinal de Sourdis au chapitre Saint-André concernant le nombre des chanoines prébendés et des clercs dans le choeur pendant les offices. - Mémoire relatif à l'interdit dont le sieur Massiot, chanoine de Saint-André, archiprêtre de Cernès, avait été frappé, pour n'avoir pas, en temps opportun, fait viser par l'archevêché, à cause de la difficulté des chemins et de la présence de l'ennemi, le titre par lequel le pape lui conférait la cure de La Tresne (1653). - Collation prébendée d'un canonicat semi-prébendé en faveur de Jean Guillebaud, prêtre (1686). - Collation par l'archevêque de Paulmy d'Argenson d'un canonicat prébendé en faveur de Joseph-Michel Buhan, prêtre (1724). - Protestation contre le sieur Riboully, vicaire perpétuel de Saint-Pierre, lequel, contrairement aux privilèges du chapitre, avait refusé de donner la bénédiction à son délégué le jour de la fête de Saint-Pierre. (1752).
(Carton.) - 6 pièces, parchemin ; 7 pièces, papier, latin et français.1583-1752
G 277
Certificats d'études et attestations du grade de bachelier délivrés par le grand archidiacre et en cette qualité chancelier de l'Académie de Bordeaux, en faveur de Jean Labeylhue, Pierre de Brassier, Joseph de Galatheau, Charles Desaygues, Jean Charpentier, Raymond d'Auguiraude, Léonard de Lacroix, Pierre de Maisonneuve, Louis d'Athia, Louis de Pichon, Noël de Mirat, Jacques d'Arche, Gabriel Galatheau, etc. (1594-1630).Ordonnance du cardinal de Sourdis, archevêque de Bordeaux, concernant les droits de présence du clergé de l'église Saint-André, tant en chapitre qu'à l'église (1623). - Autre ordonnance contre les chanoines qui portent des habits indécents tels que « manteaux courts, pourpoings descouppés à grands lambeaux et bandes sur lesquelles ils ont des chemisettes de soye de diverses couleurs » (1623). - Ordonnance des vicaires généraux de l'archevêque relative aux cérémonies funèbres à célébrer à l'occasion de la mort du Roi ; injonction au sieur Henry d'Arche, doyen du chapitre, qui, avait refusé d'y obéir (24 juin 1643). - Prise de possession de l'archevêché de Bordeaux par Mathurin Sauvestre, fondé de procuration de Henry de Béthune. Cérémonie de l'entrée du prélat dans la cathédrale, prestation de serment entre les mains du chapitre métropolitain et baiser de paix donné aux chanoines (1648-1649). - Formule du serment prêté par les cha- noines à leur entrée en fonctions. - Attestation des maire et jurats de Bordeaux établissant que les délégués des chapitres Saint-André et Saint-Seurin ont occupé les premières places et ont opiné les premiers dans l'assemblée de tous les corps de la ville tenue à l'hôtel de ville de Bordeaux le 14 août 1654. - Requête afin d'obtenir le premier bénéfice vacant par Jacques Miard (1610). - Nominations de : - juge à la primace d'Aquitaine en faveur de Guillaume Durand, prêtre et chanoine ; - promoteur à la primace en faveur de Mathieu-Jean Thoreau, prieur de Notre-Dame de Château-Larcher, pour les diocèses de Poitiers, Angoulême, La Rochelle et Luçon, signée : Calendrini, vicaire général ; - auditeur en ladite cour en faveur de Zacharie Guillot, chanoine et chantre de l'église royale et collégiale de Sainte-Radegonde, diocèse de Poitiers ; - promoteur à Poitiers en faveur de Filleau ; - sous-promoteur du diocèse de Bordeaux en faveur de Pierre Ferbos ; - juge de la primace en faveur de Guillaume d'Arche ; - Étienne Bentzman, Jean-Jacques Noiret, Jean Picon, Jean-Olivier Brunaud, nommés chanoines ; - Michel Faugère, pourvu de la cure de Sainte-Hélène-de-Lalande ; - titres d'assesseurs, juges d'officialité, vicaires perpétuels et titre de protestation du chapitre contre l'adresse faite par le Pape à M. l'archevêque pour la réception d'un chanoine (1728-1781). - Lettre du chancelier de Maupeou au chapitre Saint-André établissant que pendant la vacance du siège archiépiscopal, le chapitre métropolitain n'a pas le droit de députer au bureau des collèges (1769). - Mémoire des présidents-trésoriers de France au Bureau des Finances de Bordeaux au sujet de la contravention du chapitre métropolitain Saint-André dans l'assemblée des Cent-Trente, tenue le 10 août 1767, à l'arrêt du Conseil du 22 novembre 1757 qui déclare commun entre les trésoriers de France et le chapitre Saint-André l'arrêt contradictoire du Conseil du 6 août 1745, maintenant les trésoriers de France de la ville d'Aix dans la préséance sur le chapitre cathédral de la même ville, et qui en conséquence fait inhibition et défense audit chapitre Saint-André de troubler les trésoriers de France à Bordeaux dans ladite préséance (XVIIIe siècle). - Mémoires relatifs aux différends entre le chapitre Saint-André et l'archevêque de Bordeaux au sujet de la collation de l'office de grand chantre ; droit invoqué par le chapitre, résultant d'un accord fait entre les chanoines et l'archevêque, au XVe siècle, par la médiation de l'évêque de Périgueux et des abbés de Nanteuil et de Saint-Romain, que le doyen a seul le droit de nommer à la chantrerie (XVIIIe siècle).
(Carton.) - 80 pièces, papier.1594-1781
G 278
Honoraires et départements d'honoraires des chanoines.Département (division) des anniversaires doubles ou simples entre les chanoines. Les chanoines se divisent, par portions égales, ces anniversaires en commençant par le doyen, le sous-doyen, les archidiacres de Cernès et de Blaye, le chantre, le trésorier, le sacristain, l'écolâtre, le sous-chantre. Les chanoines pour 1598 sont : MM. Perier, Bertin, Dusault, Levenier, Lacouture, Lasserre, Bareau, Geoffre, Gonat, Lucas, Dubreuilh, Dubernet, Lartigue, Majour, Guilhem, Pobère, Faugeras. - Département (ou division) entre les chanoines des lods et ventes (1602-1603). - Département du blé froment pour 1603. Chaque chanoine reçoit un boisseau. - Département des semaines entre chanoines pour 1617. Les chanoines reçoivent entre douze sous et quinze livres. - Département des obits pour 1618. Les chanoines reçoivent entre trois et vingt-sept livres. - Noms des chanoines pour 1621 : Dusault, Dubernet, Desaugiers, Bigonac, d'Hirigary, Lartigue, Montaigne, Mosnier, Grimaud, Boucaut, Brach, Lacouture, Fayart, Amadom, Chapelas, Fougeras, Bardin, Laroche, Boutineau. - Département, pour le bas choeur, des anniversaires doubles et simples et des messes matutinales. - Chacun des membres du bas choeur reçoit une somme variant entre trois et cinq livres (1626). - Département des pitances entre les chanoines pour un mois (mois de décembre 1630). - La moyenne pour chaque chanoine est de quatre ou cinq livres. - Département des semaines pour 1631. La moyenne est de quatre livres pour chaque chanoine.
(Carton.) - 185 pièces, papier.1597-1632
G 279
Division d'honoraires entre chanoines sur la masse ; chaque chanoine reçoit sept ou huit livres (1632).Déparlement pour les prébendiers et choristes du bas choeur des anniversaires doubles. La moyenne est de sept livres pour chaque chanoine (1635). - Quartiers pour les mêmes en 1635 : sept livres environ. - Département de la masse entre les chanoines : la division des sommes totales, qui s'élèvent à deux cent dix-neuf livres pour un mois (celui de février 1636), donne entre cinq et vingt livres pour chaque chanoine. L'archevêque cardinal de Sourdis reçut cent livres. - Les chanoines pour 1636 sont : MM. d'Agès, Cailhery, Bonaldy, Baillarger, Borde, La Guienne, Bareau, La Chassaigne, Desaigues (1663). - Département entre les membres du chapitre de Bordeaux de treize processions sept livres dix sous chacune. Cette division donne au total quatre-vingt-dix-neuf livres. Les chanoines prennent entre trois et six livres (1645). - Département pour Messieurs des chapitres généraux (pour cinq mois des années 1648-1649). Chaque chanoine reçoit entre dix et vingt et un sous. - Département pour les prébendiers pour les heures canoniales, matines, messes matutinales (1649). Chaque prébendier reçoit en moyenne quatorze ou quinze livres. - Département entre les prébendiers pour les heures canoniales, matines, etc. (1654). Chaque prébendier reçoit de dix à dix-sept livres. - Département d'une somme de huit cents livres provenant de l'afferme des droits sur la monnaie de Bordeaux pour une demi-année (1660). Chaque chanoine reçoit trente-quatre livres dans ce partage. - Le département entre les choristes du bas choeur de Saint-André pour les heures canoniales de novembre 1651 monte à vingt livres dix sous. - En janvier 1652 il s'élève à vingt et une livres trois sous. - Le département pour les prébendiers du chapitre Saint-André, à raison des processions pour 1652, produit huit livres seize sous. - Le département pour les prébendiers à raison des anniversaires pendant les mois de mars et avril 1652, s'élève à trois cent trente livres. - Le département pour le doyen et les chanoines à raison des stabats de l'année (1652), cinquante-six livres. - Le département des mêmes pour leur quartier de la Saint-Michel, deux cent quatre-vingt-onze livres ; - de Noël, deux cent soixante-une livres ; - de la Saint-Jean, deux cent soixante-treize livres ; - de Notre-Dame de mars, deux cent soixante-treize livres ; - les pitances pour les mêmes, quatre-vingt-treize livres.
(Carton.) - 219 pièces, papier.1632-1660
G 280
Département entre les chanoines pour les chapitres qui ont été tenus de 1664 à 1665. Il y a cent livres à distribuer entre les chanoines : ils reçoivent entre quatre et six livres. Les chanoines sont MM. Dussaut, Mareau, Frapereau, Duteil, Caron, Lopès, Mosnier, Massiot, Deschamps, Béthune, Boucaud, Cortade, Gombaud, Saintout, Boursiguot, Combabessouze.Répartition des anniversaires doubles pour 1672 entre les chanoines ; ils reçoivent chacun en moyenne deux livres. - Département des processions pour 1676 ; chaque chanoine recevra quatre livres en moyenne. - Département des anniversaires doubles pour 1677-78. Les chanoines reçoivent trente livres en moyenne. - Département des chapitres généraux pour 1685 entre les chanoines, chaque chanoine reçoit une livre. Un grand nombre de chanoines qui avaient fait défaut ne reçoivent rien. - Département des anniversaires et autres fondations entre les chanoines, pour un mois (celui de juillet 1688). La moyenne est de trois à neuf livres pour chaque chanoine. - Les chanoines sont à cette époque MM. Caron, Lopès, Saintout, Cortade, Combabessouze, Geay, Plasse, Bourousse, Chapelas, Mosnier, Lacoumard, Baritaud, Pontac, Duvault, Bentzmann, Gallois, Labadie, Boucaud, Bernada, Lamasse, Laborie, Delacoumard, représentant la fabrique, Hébérard, Pascaud, Guillegault. - Département entre les choristes au bas choeur pour sept stabats du carême 1688. Ils reçoivent sept ou neuf sous. - Les pitances, la même année s'élèvent à une moyenne de trois livres pour chaque chanoine et pour trois mois (1688).
(Carton.) - 233 pièces, papier.1664-1688
G 281
Département des pointes pour 1689 (mois d'octobre), cinq cent soixante-huit livres à diviser entre trente-une parties prenantes : elles reçoivent de dix-sept à vingt-huit livres (1689).Département des anniversaires et autres fondations pour 1689. La moyenne est de six à sept livres pour chaque chanoine, chaque mois. - Le département des semaines, en 1689, pour trois mois, donne de deux à huit livres, pour chaque chanoine (1689). - Le département des quartiers en 1690 donne pour quatre mois une moyenne de dix à treize livres pour chaque chanoine (1690). - Les processions pour 1691 produisent pour chaque chanoine vingt sous environ (1691). - Le département des stabats du carême pour 1696 donne une ou deux livres à chaque chanoine. - En 1696 les chanoines sont MM. Sainctout, Cortade, Geay, Plasse, Brousse, Mosnier, Baritaud, Pontac, Dussault, Bentzmann, Labadie, Bouraud, Bernada, Lainasse, Cantenac, Chapotel, Despujols, Vossais, Hébérard, Guillegault, Sabourin (1696). - La moyenne des départements pendant l'année 1692 à raison des messes et des obits a été par quartier : pour le doyen, de deux livres, pour l'archidiacre de Cernès, de cinq livres, pour l'archidiacre de Blaye, de huit livres, pour le chantre, de huit livres, pour le sous-doyen, de quatre livres, pour le sous-chantre de sept livres, pour les chanoines, de deux à huit livres. - La moyenne des départements pendant cette même année pour les chapitres généraux a été de dix-huit pour le doyen, neuf sous pour l'archidiacre de Cernès, quinze sous pour l'archidiacre de Blaye, quinze sous pour le chantre, dix-huit sous pour le sous-doyen, dix-huit sous pour le sous-chantre et de neuf à dix-huit sous pour les chanoines.
(Carton.) - 223 pièces, papier.1689-1696
G 282
Département pour les choristes du bas choeur des sept stabats du carême 1707. Il produit onze sous pour chacun.Pour les processions de 1709, cent cinquante livres sont distribuées à raison de une à trois livres par partie prenante : doyen, dignitaires et chanoines. - Les semaines pour 1711 donnent cent seize livres. - Les pitances pour un mois de cette année cent huit livres, les anniversaires pour un mois trois cent treize livres. - La pointe des prébendiers cent quatorze livres. - Département des quartiers pour 1713 : chaque chanoine reçoit de trois à neuf livres. - Département pour les chapitres généraux de 1715. Les chanoines reçoivent de douze à quinze livres pour cinq mois. - Département de quartiers pour 1716 : chaque chanoine reçoit de deux à treize livres. - Département des quartiers pour 1721. Le résultat est semblable au précédent. Les chanoines sont à cette époque : MM. Cortade, Boucaud, Bernada, Lainasse, Despujols, Brousse, Decraud, Dalon, Galatheau, Salegourde, Carpentey, Mathieu, D'Arche, Bordes, Basterot, Roussanes, Calandrini, Lauvergnac, Sossiondo, Grégoire, Chadevoine, Bentzmann, Robert, Merlet.
(Carton.) - 88 pièces, papier.1707-1721
G 283
Le département des semaines (pour deux mois) de l'année 1762 produit de une à sept livres pour chaque chanoine (1762).Les semaines de 1763 (pour deux mois) donnent de une à treize livres pour chaque chanoine. En 1762, les chanoines sont MM. d'Alphonse, Chambert, Buhan, Brunaud, Durand, Noyret, de Mounille, d'Arche, Castres, Pacareau, Audoing, Baulos, Logette, Duval, Castelnau, Broc, Dudon, Lamontaigne, de Biré, Delieux, de Meyère, Cremeaux, Sabla, Delau, Borie, Clément. - Le département pour avril 1763 des heures canoniales, matines, prime, tierce, sexte, none, grand'messe, vêpres, donna pour chaque partie prenante de dix-sept à vingt-six livres. - Département pour les choristes du bas choeur des heures canoniales : ils reçoivent chacun deux livres pour un mois (1764). - Département des quartiers pour 1765. Chaque chanoine reçoit de neuf à onze livres. - Les visitances du carême pour 1775 produisent seize livres qui, divisées entre huit prébendiers, donnent deux livres pour chacun. - Le département des heures canoniales pour décembre 1781 entre les prébendiers donne de six à vingt livres pour chacun. - Le département du quartier des chanoines (de Noël à Notre-Dame de mars 1785) donne de dix à quatorze livres pour chacun. - Département des anniversaires pour octobre 1788. Il donne pour chaque chanoine de trois à vingt-trois livres. Les chanoines à cette époque sont MM. Pacareau, Duval, Biré, Meyère, Fonteneil, Camiran, Durand, Darmajan, La Fourcade, Pérès, Marginier, Delau, Desbiey, Parouty, Glym, Pelet, Corneille, Degriny, Dheral, Duderaut, Dujannie, Dinematin, Bentzmann, Duviella, Berdolle (1788).
(Carton.) - 85 pièces, papier.1762-1788

Actes capitulaires

G 284
Actes capitulaires.Délibérations du chapitre métropolitain Saint-André de Bordeaux : nomination de Pey Berland, chanoine, aux fonctions de secrétaire du chapitre, avec la permission pour lui de desservir l'église de Bouliac les jours de fêtes, sans encourir de retenue pour ces absences (1419) ; - liste des chanoines : Jean Embrun, doyen ; Jean d'Anglades, archidiacre de Blaye ; Pierre de Castro, chantre ; Guillaume Étienne, écolâtre ; Pierre Maynard, sous-chantre ; Jean de Lisan, Jean Chambon, Raymond de Cussac, Pierre de Fontpiton, Pierre de Lacour, Bertrand de Bruchaud, Pierre Forthon, Jean Forthon, Philippe Fournier, chanoines. - Remises des droits de dîmes aux assenseurs de Pessac, Floirac, Eyzines, Corbiac, Saint-Aubin, à cause des circonstances, et de l'absence de toute récolte. - Envoi à Bourg de deux chanoines pour prendre possession de la terre de Lidone, acquise du seigneur de Montferrand. - Défense aux chanoines d'ôter le vin de leurs pressoirs sans avoir acquitté les droits ordinaires ; - Peyroton de Sales, nommé bayle de Lège. - Remise, sur la demande du cardinal de Foix, des quarante livres annuelles dues au chapitre par l'église Saint-Siméon. - Assenses de blé et vin par Pierre de Castetja, chevalier, de Saint-Julien de Born. Pey Berland, Jean Forthon et le grand chantre envoyés vers Jean de Francs pour l'obliger à la réparation de l'hôpital Saint-Ujan, 1420. - Le doyen et Pey Berland, arbitres nommés dans le différend avec l'abbé de Sainte-Croix sur les dîmes de Graves et de Paludate. - Nomination comme architecte de la fabrique, magister operis et fabrice, de Guillaume Géraud, au traitement de cent guyennois d'or, valant vingt-cinq sous de la monnaie courante à Bordeaux ; ledit architecte ne devra pas entreprendre d'autres travaux, sauf pour les églises de Saint-Michel et de Saint-Seurin. - Concession à Pierre de Castro, chanoine, du lieu de Lège, pour six ans, avec la permission d'y établir un colombier et un moulin et le droit de prélever le tiers du produit de la côte. - Don au sénéchal par le chapitre de cinquante écus d'or. - Chaque chanoine, à son tour, obligé de donner à dîner aux portiers du chapitre ou bien la somme de deux sous six deniers ; Pierre Surget, prieur de l'hôpital Saint-Julien en Born (1421). - Maison d'Isabelle de Sainte-Colombe, épouse d'Hélie de Pujols ; - Pierre de Lande, notaire du chapitre. - Commission donnée à Jean Forthon, relativement à l'affaire des hommes de Saint-Gervais de Bourg, sur laquelle un procès avait été intenté devant le sénéchal par G. de Lansac. - Signatures de tous les chanoines au nombre de dix-huit, composant le chapitre ; - le lundi, 28 avril 1422, le doyen et le chapitre s'étant rendus au château du Roi, exposent devant Rampnulphe de Blaye, lieutenant du sénéchal d'Aquitaine, que Gaston de Foix, captal de Buch et comte de Longueville, ayant fait arrêter trois hommes de Lège, leurs vassaux, et les ayant maltraités, ils demandent justice contre lui. - Plaintes par les chanoines au procureur du Roi, Étienne de Brosser, au sujet de leur droit de sauvegarde. Plaintes contre le captal de Buch et contre ses officiers, Jean de Saints, capitaine de La Teste, Arnaud Ayquard, capitaine de Certes et leurs complices, pour avoir, suivis d'une multitude de gens armés, saisi et maltraité Raymond de La Roman, habitant de Lège. - Instance contre le captal de Buch et ses complices devant le juge des appaux de Gascogne : - requête adressée à P. Artus, abbé de l'Isle et vicaire de l'archevèque, pour informer contre le captal ; - lettre des doyen et chanoines au Roi sur les vexations dudit captal. - Arnaud de Cazauvieilh, préposé à la dîme de Floirac. - Deux chanoines chargés de marquer les présences au choeur, selon l'antique usage ; règlement pour la fête des clercs. - Audition des comptes de Guillaume Michel et de Jean Fort. - Arnaud de Cazauvieilh et Guilhaume Taillefer, procureurs de Pierre de Castro, chargés de la réparation de la tour de Lège et du moulin de Saint-André (1423). - Le portier et le serviteur du sacriste visiteront, accompagnés d'un chien, les chapelles et les angles de l'église et devront y passer les nuits. - Les paroissiens de Cadaujac consentent à payer la dîme qu'ils doivent au chapitre, à condition que celui-ci les protègera contre Jean Colomb et son fils qui ravagent leurs terres. - Mort de Jean Embrun, doyen. - Collation de la chapelle de Raymond Bayle à Géraud de Salvaine, maître ès-arts ; - hospice de la Gardarauba (ancien hôtel Talbot, rue des Ayres). - L'archidiacre de Blaye aura huit francs à prendre sur les sommes dues par le seigneur de Montferrand, pour lesquelles ce seigneur a donné au chapitre sa ceinture en gage. - Paiement par Me Avril de quarante francs, soit quinze nobles du coin nouveau, en déduction des cent francs qui étaient dus par Hélie Brun ; - l'abbé de Sainte-Croix, collecteur apostolique, annulle les monitions faites contre le chapitre. - Nicolas Duval, clerc de la curie romaine, chanoine prébendé ; - Colin Trenchant, tailleur de pierre et maître en géométrie, nommé à l'oeuvre de la fabrique de l'église (1425). - Assense des revenus de l'hôpital du Thil ; - Vente par Pierre Ménard, chanoine et ouvrier de Saint-André, et Jean d'Artiguemale, chanoine et ouvrier de Saint-Seurin, du livre appelé Catholicon, ayant appartenu à Guillaume Scarlate, pour le prix de cent guyennois d'or payés par Pierre Berland ; - soixante francs donnés à Pierre Forthon pour faire ses études à Toulouse ; - Permission donnée à Arnaud de Cazauvieilh, official de Bordeaux, d'assister aux réunions capitulaires ; - un missel et le livre : Flores sanctorum trouvés dans la succession de l'archidiacre de Blaye. - Dîme de Bègles acquise au seigneur de Duras et à Judith de Landa, son épouse, pour deux cent cinquante nobles nouveaux et cinquante francs (1426). - Peines infligées à trois serviteurs de Tristan de l'Isle qui avaient enlevé une jeune fille à Lège. - Location de la maison de Jean Forthon à l'évêque de Dax ; - le chapitre ordonne de poursuivre l'injure et la déprédation faite sur la côte de Lège par Guillemet de Vinal, capitaine de Certes et ses complices, 17 juin 1427 ; Pierre de Comprian, clericus uxoratus cum unica et virgine, autorisé à résider à Lège (1428). - Mort de Pierre de Castro, doyen de Saint-Seurin et chanoine de Saint-André (1429). - Dîme de Floirac acquise de Catherine de Pellegrue. - Antoine Villar, bachelier en droit canon et chanoine. - Le chapitre décide que le nouveau clocher (devenu depuis la tour de Pey-Berland) sera édifié d'après les plans dressés par l'architecte (28 juin 1429). - Différends avec le captal au sujet de la juridiction de Cadaujac. - Jean André, vicaire de Sainte-Eulalie et chanoine de Saint-André, accompagne l'archevêque en Angleterre ; - ordre à l'archidiacre du Médoc de donner cent francs à l'archevêque pour exécuter son voyage en Angleterre (14 mars 1429). - Raymond Tinher, prêtre et organiste pour les dimanches et les fêtes, à raison de vingt-quatre livres par an. - A la nouvelle de la mort de l'archevêque David de Montferrand, le chapitre nomme une commission pour obtenir la confirmation des exemptions et privilèges capitulaires (4 juin 1430). - Antoine Villar, nommé secrétaire du chapitre aux lieu et place de Pey Berland (17 août 1430). - Protestation contre l'élection d'Arnaud de Cazauvieilh comme official ; - ordre donné par le chapitre de convoquer le clergé pour savoir si celui-ci consent à ce que les sommes levées après la mort de l'archevêque soient employées à la défense du pays et si ledit clergé veut lui-même y contribuer, ainsi que cela a été dit dans le synode de Pâques (9 novembre 1430). - Envoi de quinze ducats à Guillaume Tidon et à Pierre Gascq qui étaient allés à Rome pour le procès entre le chapitre et Nicolas de Reissac, avril 1431. - Mort de Pierre de Fontpiton, enseveli dans la chapelle de Notre-Dame (4 novembre 1431) ; - à la prière du sénéchal, Aymeric de Caumont est autorisé à s'absenter pendant deux mois dans l'intérêt du pays, propter utilitatem patrie, tout comme si l'archevêque l'eût autorisé lui-même (20 novembre 1431) ; - Jean de Cadillac, vicaire perpétuel de la chapelle Sainte-Colombe. - Permission aux chanoines de s'absenter trois mois pendant le temps de la peste, tempore mortalitatis (23 octobre 1433). - Permission accordée à Guillaume Bec d'aller en cour de Rome pour y défendre en faveur du canonicat à lui conféré par le chapitre, contre la collation faite du même canonicat à Jean de Lande par le pape actuel ; afin de voyager plus sûrement, il s'embarquera pour l'Angleterre et passera ensuite par l'Allemagne (1434). - Aymeric de Caumont demande un congé pour aller sur ses terres qui sont ravagées par les ennemis du Roi. - Jeanne de Gournay et Jeanne de Durfort, sa fille (1435). - Permission à plusieurs chanoines de s'absenter pendant trois mois à cause de la peste (1437). - Notes écrites à la fin du registre : délibéré d'informer le Roi de toutes les vexations que commet contre le chapitre Gaston de Foix, captal de Buch (26 juin 1445) ; - Guillemot de Lège vient déposer que Gaston de Foix, contrairement aux droits du chapitre, s'est emparé d'un navire de Bretagne ayant fait naufrage sur la côte de Lège, au lieu de : Frontau, ledit navire contenant quarante pipes de vin et tous les cordages et accessoires de marine (28 juillet 1451) ; - le même témoin dépose qu'il a promis par force de payer vingt nobles d'or au mandataire de Polon de Xaintrailles et de Jean Bureau, commissaires du Roi de France, pour qu'il ne soit rien innové dans la vicomte de Lège, mais que cet engagement étant évidemment postérieur au traité pour la réduction de Bordeaux, doit être annulé.
(Registre.) - In-4°, 29 feuillets, papier, latin.1419-1451